SOCIETE
Chassez le naturel, il revient au galop. Cette maxime sied manifestement avec la Société de Patrimoine Ferroviaire du Mali (SOPAFER). Longtemps taxée de gestion très peu orthodoxe des baux du domaine ferroviaire, notamment par les occupants illégaux (stations d’essence, pharmacies, alimentations, de boutiques et même des concessions) et avec des complicités tapies dans l’ombre, deux agents ont décidé de passer à un niveau supérieur en vendant, courant 2024, un domaine du chemin de fer à un riche opérateur économique de la place. Selon plusieurs observateurs avisés, ce brusque retour des vieux démons s’explique par la rareté des ressources consécutive à l’arrêt de l’unique locomotive, en occurrence la CC 2207, qui s’est effondré après six mois de marche laborieuse. Quoi qu’il en soit, il nous revient que c’est la vigilance du PCA sortant qui aurait permis de découvrir la supercherie. Aussitôt avisé, la direction, de sources concordantes, comme pour dégager toute implication, à porter plainte contre ces deux agents pour falsification de signature du DG. Interpellés il y a une dizaine de jours, lesdits agents, dont le chef de gare de Bamako, ont été auditionnés par un juge d’instruction du tribunal du pôle économique et financier de Bamako et placés sous mandat pour faux usage de faux, atteinte aux biens publics entre autres chefs d’inculpation, a-t-on appris de sources judiciaires. En attendant leur jugement, rapportent nos sources, le chef de gare de Bamako, depuis sa cellule, aurait menacé de passer à table. Est-ce pour enfoncer le clou, il faut attendre pour y voir clair. Et depuis, d’aucuns se demandent ce que sont devenus les trois locotracteurs BB 800. Il se murmure dans des milieux de cheminots qu’il ne reste pratiquement qu’un seul de ces engins. Et ce n’est pas le seul bien de la Sopafer jalousement gardé dans les emprises de Koulikoro. Alors question ou sont partis les deux autres ? Malin qui pourrait répondre, sauf une inspection urgente pour faire le point, à la fois des domaines du chemin de fer des autres patrimoines (mobilier et immobilier) de la Sopafer, notamment au niveau de Bamako et Koulikoro. Cette inspection est essentielle pour sauver le peu qu’il en reste, en attendant que le train se remette à siffler de nouveau. En tout état de cause, selon des indiscrétions, toutes les emprises dans la gare principal de Bamako et l’atelier central de Korofina seraient morcelées et vendues à des particuliers. Pendant ce temps, une affaire de bourreuse, récemment achetée à une somme exorbitante, continue d’alimenter les discussions dans les couloirs sombres de la Sopafer. Amidou Keita Boîte de commentaires Facebook [...]
La RN 1 continue d’être un obstacle aux voyageurs en dépit de la rareté des djihadistes et de la faible densité de l’insécurité. Les usagers n’y sont plus persécutés comme naguère mais ils affrontent moult désagréments avant de rallier une destination entre Kayes et Diéma. Les obstacles n’ont pas seulement pour noms le délabrement des chaussées que les travaux de réhabilitation de l’axe Sandaré-Kayes n’atténuent pas encore malgré les décaissements engloutis. À ce phénomène s’ajoute désormais la carence dans la gestion des séquelles laissées par le blocus terroriste. Contrairement aux promesses faites en son temps de déblayer le terrain, les épaves de citernes incendiées continuent de gésir par dizaines sur la route et au beau milieu de la chaussée. Aucune mission d’assainissement ne s’est apparemment effectuée, selon les témoignages de voyageurs, alors que ces carcasses font figure de ralentisseurs plus gênants que les anciens check-points terroristes. Le Témoin Boîte de commentaires Facebook [...]
Depuis que leur directoire est tombé dans la déshérence, suite au départ du DG Mamadou Ba, les travailleurs de l’Apej tournent littéralement le pouce. L’oisiveté qui y règne est plus prononcée dans ses démembrements de l’intérieur où elle fait bon ménage avec une disette criante de ressources de fonctionnement. Mais, de source bien introduite, la décapitation prolongée de l’Agence commence à se métastaser en phénomène qui déteint sur l’ensemble des 180 agents éparpillés des différents départements et points focaux de la boite. Il nous revient de sources concordantes, en effet, que les pouvoirs limités du DG les ont contraints à passer la fête de ramadan sans le rotin. Les salaires n’ayant pu faire l’objet d’un traitement à cause de l’absence d’un Directeur Général de pleins pouvoirs. Il va sans dire que la carence impacte logiquement le fonctionnement adéquat d’une boîte dont l’efficience repose un leader doué dans la mobilisation de ressources auprès des partenaires. Il se pourrait aussi que le retard accusé à en doter l’Apej s’explique par le temps qu’il faut pour en dénicher. Boîte de commentaires Facebook [...]
Condamné finalement à 2 ans d’emprisonnement ferme, en dépit des appels à la raison, le confrère Youssouf Sissoko du journal «L’Alternance» n’aura pas eu l’occasion de retrouver la plume et les siens. Après l’acteur politique Kaou N’Djim, il est malheureusement devenu la deuxième victime d’une solidarité judiciaire de l’AES dans l’harmonisation de la répression des médias se cache derrière le vocable offense à un chef de l’Etat étranger. Toutefois, le confrère et son conseil d’avocat n’ont pas dit leur dernier mot et vont interjeter appel du verdict que les observateurs s’accordent à qualifier de dérive répressive inédite à l’égard d’un acteur de la presse. Jamais, de mémoire de Malien, la justice ne s’est montré aussi impitoyable et liberticide en infligeant à un journaliste une condamnation aussi excessive, dénoncée du reste comme telle par la corporation. Et pour cause, tous y voient un fâcheux précédent s’il était confirmé en instance supérieur et ressentent la nécessité de sonner la mobilisation dans les rangs de la corporation – et bien au-delà – en guise de résistance aux tentatives de racler les ultimes résidus qu’il reste encore des symboles et acquis de Mars 1991. Faute de quoi, la presse témoin de l’histoire et acteur vivant des acquis démocratiques court le risque d’être associer au lot de ses martyrs de plus en plus désacralisés. Puisqu’en définitive le martyre d’un journaliste est indissociable de celui de la profession dans son ensemble. Source: le témoin Boîte de commentaires Facebook [...]
Le mercredi 25 mars 2026, le ministre de l’Énergie et de l’Eau a été reçu à la Direction générale d’Énergie du Mali (EDM-SA) dans le cadre de ses prises de contact avec les structures de son département.  Ils étaient tous là, les directeurs des services d’EDM-SA autour du Directeur général, à la rencontre et à l’écoute du nouveau ministre de l’Energie, Professeur Tiémoko Traoré, venu les saluer et encourager pour les efforts en cours afin de triompher des difficultés actuelles auxquels est confronté le secteur de l’électricité. Au cours de cette rencontre fortement empreinte de cordialité, le ministre Traoré a lancé un vibrant appel à l’ensemble des agents, du Directeur aux plantons, à unir leurs efforts pour relever les nombreux défis qui les attendent. « Oublions le passé et regardons vers l’avenir. C’est dans la solidarité et l’union que tout peut bien marcher », a-t-il déclaré. Soutien, encouragement, accompagnement Le Directeur général, Madani Dravé, a félicité le ministre pour sa nomination à la tête du département de l’Énergie et de l’Eau. Ce qui témoigne, selon lui, de la confiance des plus hautes autorités du pays en sa personne. Il a également exprimé sa profonde gratitude à l’illustre visiteur pour sa présence, qu’il considère comme un signe fort de soutien, d’encouragement et d’accompagnement de la mission confiée à EDM-SA : assurer de manière continue et fiable la production, le transport et la distribution de l’électricité au bénéfice des populations et des acteurs économiques. Selon lui, EDM-SA, consciente de son rôle stratégique dans le développement du pays, s’est engagée dans un processus de transformation visant à améliorer ses performances opérationnelles, renforcer la qualité du service, optimiser la gestion des ressources et diversifier les sources de production, notamment en accordant une place importante aux énergies renouvelables. Le Directeur général a également évoqué les défis majeurs auxquels la société est confrontée, notamment la croissance rapide de la demande, les contraintes techniques liées aux infrastructures et les besoins importants en investissements. Pour y faire face, il a sollicité l’accompagnement du gouvernement afin de bâtir un système énergétique plus performant, durable et accessible à tous. Il a enfin salué le dévouement et le professionnalisme des agents d’EDM-SA, qui œuvrent sans relâche pour assurer la continuité du service public, parfois dans des conditions extrêmement difficiles. Le ministre Tièmoko Traoré a exprimé sa vive reconnaissance à la direction d’EDM-SA pour la qualité de l’accueil qui lui a été réservé. Il a indiqué que cette visite, au-delà de son caractère administratif, lui a permis d’apprécier à leur juste valeur les conditions de travail, ainsi que les contraintes opérationnelles. Il a salué la promptitude et le professionnalisme du Directeur général et de son équipe dans la gestion de l’incendie de Kodialani, pour lequel des solutions ont été rapidement mises en œuvre afin de rétablir le service. «Cela démontre que les défis ne sont pas insurmontables et que les solutions se trouvent chez nous, au Mali», a-t-il affirmé. Il a assuré qu’aucun effort ne sera ménagé pour la réussite de leur mission commune, afin de garantir un accès durable et continu à l’électricité pour les populations. Par Broulaye Koné Boîte de commentaires Facebook [...]
Le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a déclaré lors d’un point de presse qu’elle a animé, le 27 mars 2026, à la Primature, que les résultats encourageants en matière d’emploi au Mali sont le fruit des efforts constants du Gouvernement sous le leadership éclairé du Général d’Armée Assimi Goïta et sous la bonne conduite du Général de division Abdoulaye Maïga.  Lors de la présentation vendredi dernier à la primature des résultats réalisés en matière d’emploi, le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène, a salué le leadership et l’engagement de sa collègue en charge de l’Entrepreneuriat national. Oumou Sall Seck a exprimé sa joie de présenter ces résultats encourageants, fruit des efforts constants du Gouvernement sous le leadership éclairé du Président de la Transition, Le Général d’Armée Assimi Goïta et sous la bonne conduite du Premier ministre, Le Général de division Abdoulaye Maïga. Recrutements dans la fonction publique, des investissements publics soutenus « Notre pays, en 2025, a enregistré la création de 69 298 emplois bruts, tandis que 3 795 emplois ont été perdus. Cela donne un solde net positif de 65 503 emplois. Par comparaison, en 2024, le solde net était de 60 692 emplois, ce qui souligne une progression notable », a-t-elle souligné. Selon elle, c’est la meilleure performance en matière de création d’emplois au cours des cinq dernières années au Mali. Cette dynamique positive, a déclaré Oumou Sall Seck, s’explique en grande partie par le rôle moteur du secteur public, qui a généré  40566 soit 59% des créations totales. « Ces résultats sont le fruit des recrutements dans la fonction publique, des investissements publics soutenus, des dispositifs d’auto-emploi et d’insertion des jeunes. Le secteur public s’affirme ainsi comme un levier essentiel pour stabiliser et dynamiser notre marché d’emploi ». Avec 28732 emplois créés en 2025 contre 32292 emplois créés en 2024, le secteur privé a significativement contribué à l’atteinte de ce bilan positif. La légère baisse constatée est le reflet du contexte économique fragilisé par des crises énergétiques, hydrocarbure, des zones de tension ayant provoqué la prudence des entreprises en matière d’investissement. Elle a ainsi insisté sur la nécessité de soutenir les efforts du secteur privé à accroître ses capacités à générer des emplois et surtout sur les dispositifs d’auto-emploi et d’insertion des jeunes. Solidité des politiques publiques en matière d’emploi Le premier semestre a été propice en matière de création d’emplois avec 38864 emplois nets, soit 59% du total annuel contre 26639 au second semestre. « Malgré quelques pertes d’emplois, celles-ci restent modérées, ce qui témoigne de la résilience de notre tissu économique national. Le solde net positif confirme la solidité des politiques publiques en matière d’emploi, l’impact structurant des investissements publics, ainsi que l’efficacité des mécanismes d’insertion professionnelle ». Selon elle, « ces résultats encourageants démontrent clairement que les efforts du Président de la Transition, Chef de l’Etat et du Premier ministre, chef du gouvernement portent leurs fruits ». Pour aller encore plus loin, a-t-elle préconisé, il est essentiel de renforcer le soutien au secteur privé afin d’augmenter sa capacité à créer des emplois décents. « Il est aussi nécessaire de consolider les dispositifs d’auto-emploi et d’insertion des jeunes, véritables clés pour l’avenir ». Le Gouvernement s’engage, a-t-elle annoncé, à poursuivre les réformes favorables à l’investissement privé, à améliorer l’environnement des affaires et à continuer de mettre en œuvre des programmes structurants qui génèrent des emplois durables pour tous les Maliens. La ministre Oumou Sall Seck a rappelé l’adoption, lors du conseil des ministres du 18 mars 2026, de la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat et son plan d’action 2026-2030. Une première au Mali, selon Mme le ministre. « Ce qui dénote une volonté affirmée des plus hautes autorités de la Transition à consolider un écosystème d’entrepreneuriat favorable à la création d’emplois ». Rythme bien cadencé du Premier ministre La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la formation professionnelle a sollicité davantage l’accompagnement indéfectible du Président de la Transition dont le soutien reste déterminant et éloquent pour booster le sous-secteur Emploi. « ce qui devrait nous permettre d’intensifier des actions à impact rapide, concret et durable pour obtenir de meilleurs résultats au cours de l’année 2026. Et cela est possible sous la très bonne conduite du Premier ministre, Chef du Gouvernement ». De l’avis de Mme Oumou Sall Seck,  le rythme bien cadencé du Premier ministre pousse aux résultats.   Selon Alhamdou Ag Ilyène, ces résultats encourageants honorent l’ensemble des membres du Gouvernement Broulaye Koné Boîte de commentaires Facebook [...]
Du 26 au 28 Mars 2026 la communauté Jama’at Islamique Ahmadiyya du Mali a tenu sa 17ème conférence nationale annuelle appelée Jalsa Salana sur le thème : « La tolérance et la liberté religieuse en islam » à Hadiqatul-Mahdi de Koulikoro. Placée sous la présidence du représentant résident de la Jama’at Islamique Ahmadiyya au Mali, M. Jaffar Ahmed Butt, ce voyage spirituel de trois jours a regroupé 6712 participants dont 3230 hommes, 2879 femmes, 603 enfants venus de 360 localités et 4 pays voisins. Il a permis aux participants fidèles musulmans d’implorer Dieu le tout puissant pour l’union, la paix, la cohésion entre maliens, cela à travers des prières collectives et des séances de bénédictions. Véritable rendez-vous religieux, cette 17e convention annuelle ou Jalsa Salana de la communauté Islamique Ahmadiyya du Mali vise à renforcer le lien spirituel avec le créateur et promouvoir la paix et la tolérance. C’est aussi une occasion pour les fidèles musulmans de renforcer les liens de fraternités ainsi que le renouvèlement de la foi, gage d’un islam pacifique et tolèrent. Durant trois jours, cette 17e édition a été marquée par les séances de prêche sur le thème central de cette édition à savoir « La tolérance et la liberté religieuse en islam », des exposés sur la paix et la cohésion en islam des histoires de l’islam et de la vie de son noble prophète, Mohammad (Paix et salut sur lui), pour une bonne formation spirituelle. Selon M. Jaffar Ahmed Butt représentant résident de la Jama’at Islamique Ahmadiyya au Mali, cette édition a permis de débattre plusieurs sous thèmes avec les participants en vue d’augmenter leur amour d’Allah et d’augmenter leur amour du saint prophète Mohamed (Paix et salut sur lui). Toutes choses qui selon lui, permettront aux participants de pratiquer les commandements d’Allah et les sunnas du prophète Mohamed (PSL). A l’en croire, cette conférence annuelle vise à monter l’amour d’Allah et son prophète Mohamed (Paix et salut sur lui) en vue d’avoir une chaleur spirituelle et fortifier leur foi à l’islam. Par ailleurs il a souligné que malgré la crise de carburant que le pays connait depuis un certain temps, les fidèles musulmans ont répondu à l’appel de la communauté Ahmadiyya, donc l’objectif est atteint. Quant à M. Mamadou DAOU président du comité d’organisation et non moins missionnaire de la région de Koulikoro, il s’est réjoui de la forte participation des fidèles musulmans, toute chose qui selon lui témoigne de l’intérêt qu’ils accordent à la voie tracée par la communauté de la Jama’at Islamique Ahmadiyya au Mali pour une religion pacifique. Il a par ailleurs rappelé que cette messe spirituelle est une occasion de renforcer le lien spirituel avec le créateur et promouvoir la paix et la tolérance. Pour Mme Oumou Barry du Burkina Fasso et Kadidia Diarra du Mali la Jalsa Salana est une rencontre spirituelle qui permet aux fidèles musulmans de se rapprocher d’avantage de Dieu, de mieux connaitre l’islam, de côtoyer d’autres fidèles musulmans et de faire des prières et des bénédictions. Et cette 17eme édition a vraiment comblé les attentes des fidèles musulmans en terme de chaleur spirituelle. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
À Daoudabougou, ce samedi, les rires ont remplacé les silences, et les regards timides ont laissé place à des visages illuminés. Grâce à l’initiative de l’Association Sira Gnouman Yira, présidée par Dr Fatoumata Fily Diarra, les jeunes filles du Centre Djiguiya Bon ont vécu une journée pas comme les autres. Dénommée « Rêves d’enfants à dos de dromadaires et chevaux », cette caravane a transformé l’orphelinat en un espace de joie et de découvertes. Balades à dos de dromadaires et de chevaux, séances de maquillage, tatouages au henné, tenues traditionnelles, shooting photo professionnel, jeux et animations, tout était au rendez-vous pour offrir de la joie  aux jeunes filles. Sous les notes de Djelimadi Bagayoko, la cérémonie a également enregistré la présence de représentants des fédérations maliennes des dromadaires et des sports équestres, les responsables et représentants de plusieurs associations et organisations. Pour Dr Fatoumata Fily Diarra, l’objectif est de donner le sourire à ces enfants et leur permettre de se sentir comme toutes les autres jeunes filles. Pour elle, offrir du henné, du maquillage ou une séance photo, c’est redonner confiance, valoriser l’image de soi et raviver des rêves parfois enfouis. Mais au-delà de l’aspect festif, cette caravane revêt une importance capitale. Elle rappelle que ces enfants, bien que vulnérables, ont droit à l’enfance, à la dignité et à l’amour. Elle met en lumière une réalité souvent ignorée, celle des structures d’accueil comme le Centre Djiguiya Bon, qui œuvrent dans l’ombre pour offrir une seconde chance à des dizaines de jeunes filles. Créé en 2004, le Centre Djiguiya Bon accueille aujourd’hui près d’une centaine de filles âgées de 3 à 21 ans, dont des orphelines, des enfants abandonnées ou survivantes de violences. Sous la direction de Mme Togo Mariam Sidibé, l’établissement se bat au quotidien pour assurer leur éducation, leur sécurité et leur épanouissement. Très émue, la directrice n’a pas manqué de saluer cette initiative. « C’est une première qui permet aux enfants de découvrir autre chose, de voir les animaux et d’apprendre à interagir avec eux ». Mais derrière la joie, le constat reste préoccupant. Le centre fonctionne essentiellement grâce aux dons de personnes de bonne volonté, avec un soutien étatique limité au strict minimum administratif. Son appel est donc poignant et sans détour, car  soutenir ces enfants, c’est investir dans l’avenir de la société. « Si on les laisse à elles-mêmes, cela peut devenir une bombe sociale », alerte-t-elle, invitant autorités, entreprises et citoyens pour venir en aide au centre Djiguiya Bon. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ils travaillent, sourient, interagissent… mais à l’intérieur, certains s’effondrent en silence. Dépression, anxiété, idées suicidaires : les troubles de santé mentale bouleversent profondément l’existence et altèrent l’identité même de ceux qui en souffrent. Dans une société marquée par la pression sociale et le tabou, beaucoup n’osent ni parler ni demander de l’aide. Enseignant et psychologue consultant en santé mentale et soutien psychosocial, spécialisé dans la prise en charge des traumatismes, Dr Abocar Mahamane KOUNTA éclaire ce phénomène aux conséquences souvent invisibles mais dévastatrices. Comment définir la santé mentale ? Selon l’Organisation mondiale de la santé, la santé mentale est un état de bien-être dans lequel une personne peut se réaliser, surmonter les tensions normales de la vie, accomplir un travail productif et contribuer à la vie de sa communauté. Cette définition met en exergue le bien-être psychologique, émotionnel et social, ainsi que la capacité à faire face aux exigences du quotidien. Elle souligne également que la santé mentale est une composante essentielle de la santé globale. Quelles sont les causes des troubles de santé mentale ? Il est plus approprié de parler de facteurs de vulnérabilité et de facteurs de protection. Les facteurs de vulnérabilité incluent notamment les prédispositions génétiques, les traumatismes précoces, les conditions de vie difficiles telles que la pauvreté, les violences ou encore l’isolement social. À cela, s’ajoutent des événements de vie marquants comme le deuil, la perte d’emploi ou les crises sanitaires. À l’inverse, des éléments comme un bon soutien social, une estime de soi solide et un environnement favorable contribuent à renforcer la santé mentale. Quels sont les troubles les plus fréquemment rencontrés ? Les troubles les plus courants sont les troubles anxieux, la dépression, les troubles liés à l’usage de substances, les troubles bipolaires, la schizophrénie, les troubles de l’alimentation, les troubles de la personnalité ainsi que les troubles obsessionnels compulsifs. Quels sont les signes d’alerte ? Les signes d’alerte sont variés. Il peut s’agir d’une fatigue persistante, de troubles du sommeil, d’une tristesse durable ou d’une anxiété marquée. Des difficultés de concentration, des pensées négatives récurrentes, un isolement social ou des changements de comportement doivent également attirer l’attention. Dans certains cas, des idées suicidaires peuvent apparaître et nécessitent une prise en charge urgente. Peut-on prévenir les troubles de santé mentale ? Oui, la prévention est possible et doit être envisagée à plusieurs niveaux. Au niveau individuel, il est important de développer des compétences émotionnelles et d’adopter une bonne hygiène de vie. Au niveau communautaire, la sensibilisation et la création d’espaces d’échange sont essentielles. Les pouvoirs publics doivent intégrer la santé mentale dans les soins de base et lutter contre la stigmatisation. Enfin, en milieu professionnel, il est nécessaire de promouvoir un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Peut-on guérir des troubles mentaux ? Dans de nombreux cas, une guérison est possible. Certains troubles peuvent disparaître complètement avec un traitement adapté, tandis que d’autres nécessitent un suivi à long terme. La prise en charge vise alors une amélioration significative de la qualité de vie et, lorsque cela est possible, une rémission complète. Quelles sont les conséquences des troubles mentaux ? Les conséquences sont multiples et affectent à la fois l’individu, la famille et la société. Elles peuvent se traduire par une détérioration de la santé physique, des difficultés cognitives, une souffrance psychologique importante et une perte d’autonomie. Sur le plan social, elles entraînent souvent isolement et stigmatisation. Sur le plan professionnel, elles peuvent conduire à la perte d’emploi ou à des difficultés scolaires. Les répercussions économiques et familiales sont également importantes, notamment en raison de la charge supportée par les proches. Comment se déroule la prise en charge ? La prise en charge repose sur une approche pluridisciplinaire impliquant psychologues, psychiatres et travailleurs sociaux. Elle comprend l’écoute, les psychothérapies, les traitements médicamenteux lorsque nécessaire, ainsi que des interventions visant la réinsertion sociale et professionnelle. Quel rôle jouent la famille et les proches ? La famille occupe une place déterminante dans le processus de prise en charge. Elle apporte un soutien moral, participe à l’accompagnement quotidien et facilite la communication avec les professionnels de santé. Son implication contribue de manière significative à l’efficacité du traitement. Pourquoi la santé mentale demeure-t-elle un sujet tabou ? Ce tabou s’explique notamment par des croyances culturelles, des perceptions erronées des troubles mentaux et une forte stigmatisation. Le manque d’information et la faible prise en compte de la santé mentale dans les politiques publiques contribuent également à entretenir cette situation. Existe-t-il des différences entre les hommes et les femmes ? Les données montrent que les femmes consultent plus que les hommes. Cela s’explique en partie par une plus grande facilité à exprimer leurs émotions et une attention accrue portée à leur santé. Les hommes, quant à eux, consultent moins, souvent en raison de normes sociales. Quel message souhaitez-vous adresser aux personnes concernées ? Il est important de faire preuve de patience et de régularité dans le suivi. Les troubles mentaux nécessitent du temps pour être pris en charge efficacement, mais une amélioration est possible. Quels conseils donner à la population ? La santé mentale doit être considérée comme une composante essentielle de la santé. Elle mérite d’être préservée au même titre que la santé physique. Aujourd’hui, des services existent et sont accessibles. Il est donc important de consulter dès les premiers signes afin de bénéficier d’une prise en charge appropriée. Propos recueillis par Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
La décision est tombée comme une reconnaissance méritée. Monsieur Ibrahima Adama Diarra, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural de 2ème classe, précédemment directeur régional par intérim du génie rural de Koulikoro, est désormais nommé directeur régional du génie rural de la région de Bougouni. Une promotion saluée pour sa justesse, tant l’homme incarne compétence, rigueur et sens du devoir. Sur le terrain, Ibrahima Adama Diarra s’est imposé comme un travailleur infatigable, un cadre méthodique et déterminé, toujours prêt à répondre à l’appel de la nation. Sa carrière, marquée par un engagement sans faille, témoigne d’un professionnalisme rare dans un secteur aussi stratégique que celui du génie rural, au cœur des enjeux agricoles et fonciers du Mali. Mais derrière cet élan d’enthousiasme, une inquiétude sourde gagne la région de Koulikoro. Car si Bougouni se réjouit, Koulikoro, elle, redoute une perte. Et pour cause : Ibrahima Adama Diarra s’était imposé comme un acteur clé dans la gestion des litiges fonciers, un domaine particulièrement sensible dans cette région. A koulikoro, beaucoup pensent que grâce à sa rigueur, son sens de l’écoute et sa maîtrise des dossiers, il a su apaiser des tensions parfois explosives. << Dans un contexte où les conflits fonciers peuvent fragiliser la cohésion sociale, son rôle de médiateur technique et administratif était devenu essentiel. « Il savait trouver les mots justes et les solutions équilibrées >>, confient plusieurs acteurs locaux. Ainsi, son départ laisse un vide que beaucoup jugent préoccupant. Certains n’hésitent pas à prédire des turbulences dans la gestion foncière du cercle de Koulikoro, tant son empreinte y était forte. En effet, cette nomination illustre à la fois la reconnaissance d’un mérite et les défis de la continuité administrative. De toute façon si cette effective, Ibrahima Adama Diarra est attendu à Bougouni comme l’homme de la situation. Boîte de commentaires Facebook [...]
En vue de permettre aux citoyens de signaler rapidement les incidents, les dangers ou les situations nécessitant l’intervention des services de Sécurité et de la Protection civile, le Ministère de la Sécurité et de la Protection civile annonce la disponibilité de nouveaux numéros d’appel d’urgence des services de Sécurité et de la Protection civile. Ce mercredi 25 Mars 2026, le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile l’a annoncé au Conseil des Ministres. Cette mesure est une instruction du président de la Transition le General d’Armée Assimi Goita, qui vise à permettre aux citoyens de signaler rapidement les incidents, les dangers ou les situations nécessitant l’intervention des services de Sécurité et de la Protection civile. Selon le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile le Général,  des démarches nécessaires ont été entreprises pour la réduction du nombre de chiffres des numéros d’appel d’urgence des services de Sécurité et de la Protection civile. Ainsi, à la suite de la mise à niveau des équipements de réception d’appels permettant l’identification et la localisation des appelants, les numéros verts suivants sont attribués aux structures ci-après : – Police nationale : 101 ; – Gendarmerie nationale :111 ; – Protection civile : 122 ; – Secrétariat permanent de Lutte contre la Prolifération des Armes légères et de petit Calibre : 133 ; – Office central des Stupéfiants : 135 ; – Centre de Coordination et de Gestion des Crises :144 ; – Garde nationale : 145. Par ailleurs le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile précise que la mise en service de ces numéros verts, d’usage facile, accessibles gratuitement sur l’ensemble du territoire national, permettra aux citoyens de signaler rapidement les incidents, les dangers ou les situations nécessitant l’intervention des services de Sécurité et de la Protection civile. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Depuis quelques jours, les conditions d’apprentissage des élèves du premier cycle de Kita Gare défraie la chronique et suscitent de vives inquiétudes du côté des acteurs de l’éducation et des parents d’élèves. Considérée comme le socle de l’avenir de la communauté l’école de Kita Gare (1er Cycle) avec ses 1751 élèves répartis entre 13 salles de classes traverse actuellement une crise infrastructurelle majeure. Les fosses des latrines, laissées ouvertes et dans un état de dégradation avancée, exposent les élèves à des risques sanitaires et sécuritaires. Ce mercredi 25 mars 2026, le Directeur d’Académie d’Enseignement (DAE), Monsieur Amidou Traoré, s’est rendu sur place avec ses collaborateurs pour constater une réalité qui fait mal au cœur. 1 751 visages, 1 751 destins, mais seulement 13 salles de classe… Imaginez un instant le quotidien des élevés enfants de l’école de Kita Gare. Il ressort de cette visite de terrain de M. Amidou Traoré, Directeur de l’Académie d’Enseignement (DAE) qu’au sein de l’école Kita Gare (1er cycle), le danger fait partie du quotidien des élèves et des enseignants, car toutes les latrines sont dans un état de dégradation totale et les élèves apprennent dans l’indignité et l’insécurité sanitaire. En plus avec un effectif étouffant de 1 751 élèves entassés dans seulement 13 salles, c’est une mission difficile pour les enseignants et un sacrifice pour les élèves. << Une école à ciel ouvert sans clôture, l’espace scolaire n’est plus un sanctuaire protégé et les enfants sont exposés à tous les vents et à tous les dangers extérieurs >>, déplore le M. Amidou Traoré, Directeur de l’Académie d’Enseignement (DAE) de Kita. Par ailleurs, il a souligné que « l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde, mais elle a besoin d’un toit et de respect pour s’épanouir « . En fin il a exhorté la diaspora, opérateur économique, parent d’élève ou simple citoyen au grand cœur de faire un geste pour sauver l’école de Kita Gare 1er cycle. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le quartier de Daoudabougou, en Commune V du District de Bamako, est plongé dans la consternation depuis l’effondrement tragique d’un immeuble en construction survenu le dimanche 22 mars. Alors que les opérations de secours se poursuivent sans relâche, le bilan humain ne cesse de s’alourdir, atteignant désormais six morts et plusieurs blessés. Selon la Direction générale de la protection civile (DGPC), l’alerte a été donnée peu après l’effondrement de cet immeuble de type R+4, situé à proximité de l’ambassade d’Algérie. Très rapidement, les équipes de secours de la Direction régionale de la protection civile du District de Bamako ont été déployées sur les lieux, engageant d’importants moyens humains et logistiques pour tenter de sauver les victimes piégées sous les décombres. Grâce à la réactivité des secouristes, une vingtaine de personnes ont pu être extraites des gravats et évacuées vers des structures sanitaires adaptées. Mais malgré ces efforts, le drame a déjà coûté la vie à six personnes, et les recherches se poursuivent dans l’espoir de retrouver d’éventuels survivants. Sur le site du sinistre, les images sont saisissantes : amas de béton, ferrailles tordues et visages marqués par l’angoisse témoignent de l’ampleur de la catastrophe. Des familles, inquiètes, attendent toujours des nouvelles de leurs proches, tandis que les équipes de secours continuent les fouilles avec détermination. Au-delà du lourd bilan humain, d’importants dégâts matériels ont également été enregistrés, relançant le débat sur le respect des normes de construction au Mali. La DGPC appelle ainsi à la vigilance collective et insiste sur la nécessité de se conformer strictement aux règles en vigueur afin d’éviter de tels drames à l’avenir.   Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre du renforcement de la collaboration entre le Comité International de la Croix Rouge (CICR) et les médias, une journée d’échange s’est tenue ce mardi 24 Mars 2026 dans les locaux de l’hôtel Millenium. Initiative du Comité International de la Croix Rouge (CICR) en collaboration avec la Maison de la Presse, ce master class se veut un espace d’échange, d’apprentissage et de partage d’expériences entre le CICR et les professionnels des médias. Il s’agissait par ailleurs de renforcer la collaboration entre les médias et le CICR pour une couverture plus approfondie des thématiques humanitaires, afin de garantir une diffusion plus large des messages essentiels concernant des sujets complexes ou sensibles (qui ne sont pas toujours abordés explicitement par les médias.). Du coup, la journée a permis aux hommes des médias de se familiariser avec le fonctionnement CICR,  de découvrir ses actions au Mali, de comprendre les défis à relever et de mieux cerner le DIH dans son ensemble. En effet, selon un bilan de ses activités réalisées au cours de l’année 2025 présenté par le Comité International de la Croix Rouge (CICR), l’organisation a au total touché 1 102 156 personnes en 2025 dans divers secteurs. Face aux journalistes, Mme Kany Elizabeth SOGOBA, Coordinatrice Communication et prévention au sein du CICR a dans sa communication mis en exergue toute l’importance de ce cadre d’échange entre les médias et le CICR. L’on retient que dans le secteur de la Sécurité Alimentaire, 22 970 ménages ont été touchés par le CICR soit 137 820 personnes ont bénéficié d’une assistance alimentaire, 60 780 personnes en articles de ménagers essentiels, en plus 11 808 ménages vulnérables, soit 70.848 appuyés en semences, outils équipements et engrais pour la production agricole. Pour ce qui concerne le secteur de la santé, 24 161 patients dont 13 784 blessés, urgences et autres cas vulnérables entièrement pris en charge dans les hôpitaux de GAO, Mopti. Dans le secteur du rétablissement des liens familiaux, 641 messages croix rouge échangés entre personnes séparées dont des détenus, enfants, des personnes déplacées, 167 cas de recherches résolus et 212 cas ouverts. Sur le volet de la détention, on retient 83 visites aux détenus effectuées dans 13 lieux de détentions à travers le pays en 2025, en plus 884 détenus visités et assistés en produits d’hygiène et d’entretien. Quant à M. Emanuelle Lippolis chef des programmes et de la prévention-CICR, il a axé son intervention sur comment comprendre les enjeux humanitaires au Mali. Selon lui, en 2026 environ 5,1 millions de personnes devraient nécessiter une assistance humanitaire et de production soit 20% de la population. Et d’ajouter que la protection des civils reste au cœur des enjeux transversales au cœur des actions du CICR. Par ailleurs, il a souligné que l’accès aux terres, aux champs et aux services vétérinaires demeure limité dans plusieurs zones. Dans son intervention M Mahamadou Talata Maiga administrateur de la Maison de la Presse s’est réjoui de la tenue de cette rencontre qui selon lui a permis aux participants de mieux cerner les concours du DIH ainsi que les missions et les secteurs d’intervention du CICR. Il a salué l’engagement des participants, tout en exhortant le CICR pour la pérennisation d’une telle initiative en vue d’approfondir cette collaboration pour le bien des citoyens. En procédant à la clôture de cette journée d’échange M. Nicolas Lambert chef de la délégation du CICR au Mali a souligné qu’il y’a trop de préconçus sur le CICR et ses actions à travers le pays et le Comité International de la Croix Rouge (CICR) a toujours été neutre dans les conflits. Mohamed Kanouté Source :Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce samedi 21 Mars 2026 dans un communiqué rendu public, relayé par les médias, le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry annonce l’arrestation et l’inculpation de plusieurs individus pour des faits de complicité de terrorisme, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et financement du terrorisme. Dans ce communiqué, M. Fallou Doumbouya procureur général indique que ces interpellations s’inscrivent dans la mise en œuvre de la politique pénale définie par le gouvernement en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. C’est à ce titre, selon lui, que plusieurs procédures judiciaires d’envergure ont été engagées et conduites avec diligence, en étroite coordination avec les services de défense et de sécurité. Les investigations ont ainsi permis de démanteler un groupe composé de onze (11) individus, dont sept (7) maliens, deux (2) nigériens, un (1) burkinabè et un (1) guinéen, interpellés en avril 2025 dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan. Un autre ressortissant malien, identifié comme Fotigui Daou, a été interpellé à Kankan par la gendarmerie nationale pour des faits présumés d’appartenance à une cellule dormante affiliée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) précise le procureur General dans son communiqué Toujours selon le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry, les investigations menées sur l’intéressé ont permis d’établir des liens avec le GSIM, ainsi que l’existence de réseaux de radicalisation en ligne impliquant plusieurs individus, dont certains de nationalité guinéenne. Soumis à un interrogatoire, Fotigui Daou a reconnu avoir participé, sans autorisation légale, à une opération de libération d’otages contre rançon, révélant ainsi son implication volontaire dans le financement d’activités à caractère terroriste. Les enquêtes ont permis mettre en évidence l’existence de plusieurs groupes de messagerie WhatsApp affiliés au GSIM, notamment « Charia », « Daroul Fatwa » et « Islam, l’unique solution finale au monde ». Ces groupes totalisent 513 membres, dont 38 guinéens. Parmi ces derniers, deux individus, Ibrahima Sow et Cheick Ibrahima Savané, ont été formellement identifiés comme membres actifs de ces réseaux de radicalisation en ligne. Ils ont été interpellés respectivement à Siguiri et à Conakry. Le parquet General près la Cour d’Appel de Conakry dans sa note souligne aussi qu’au terme des procédures, les personnes interpellées ont été déférées devant le parquet d’instance de Kaloum, juridiction compétente en matière de terrorisme. Elles ont ensuite été inculpées et placées en détention pour des faits de complicité de terrorisme, d’association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et de financement du terrorisme, conformément aux dispositions du Code pénal, notamment les articles 19, 20 et 574, ainsi que l’article 07 de la loi L/2021/024/AN du 17 août 2021 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Par ailleurs, le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry tient à rassurer la population quant à la pleine mobilisation des autorités judiciaires et sécuritaires pour assurer la protection des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national. Il invite les citoyens à faire preuve d’une vigilance accrue et à collaborer activement avec les autorités compétentes, en signalant tout comportement suspect susceptible de compromettre la sécurité publique. En fin il rappelle que toute participation, sous quelque forme que ce soit, à une entreprise terroriste expose ses auteurs, coauteurs et complices à des poursuites pénales rigoureuses et à des sanctions prévues par la loi, sans distinction de statut, de nationalité ou de mode opératoire, dans le strict respect des droits fondamentaux et des garanties procédurales. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, la Communauté de Pratique en Matière de Lutte Contre la Corruption (CPLC) a organisé une conférence-débat le mercredi 18 mars 2026 au Majestic Palace sise à Hamdallaye aci. En partenariat avec le Réseau des Femmes communicatrices de l’URTEL, avec l’appui du projet LUCEG et de l’Ambassade du Canada, les échanges ont porté sur la lutte contre la corruption et ses impacts sur les droits des femmes et des filles. Dans son intervention, Mme Fatoumata Siré Diakité, chargée de mission au ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, a rappelé que le 8 mars constitue un moment fort de plaidoyer pour l’égalité et la justice sociale. Elle a souligné que la corruption demeure un obstacle majeur à l’accès équitable aux droits, fragilisant davantage les femmes et les filles. De son côté, la présidente du CPLC, Mme Mariam Diama Sanogo, a insisté sur le fait que la corruption freine le développement et compromet l’État de droit. Elle a mis en avant l’importance d’impliquer les autorités traditionnelles et religieuses, véritables piliers des communautés, dans les efforts de sensibilisation et de changement de comportements. Réunissant des acteurs institutionnels, leaders communautaires et organisations de la société civile, les panels ont constitué le cœur de cette rencontre. Animés par Mme Binta Sissoko et M. El Hadj Hama Maina, ils ont permis d’aborder en profondeur trois thématiques essentielles : la vulnérabilité des femmes et des filles face à la corruption, le rôle des leaders communautaires dans la lutte contre ce phénomène, ainsi que les pistes de solutions pour mieux protéger les femmes et les filles. Les échanges ont mis en lumière la nécessité d’une mobilisation collective, impliquant aussi bien les autorités traditionnelles et religieuses que les organisations de la société civile. Les panélistes ont insisté sur l’importance de renforcer la sensibilisation, de promouvoir l’intégrité au sein des communautés et d’encourager des actions concrètes pour lutter contre les pratiques corruptives. Ainsi, au terme des panels, une conviction s’impose : la lutte contre la corruption est indissociable de la défense des droits des femmes et des filles, et ne peut être efficace sans l’engagement actif de tous les acteurs de la société. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Les organisations de la société civile malienne, soutenues par plusieurs ONG internationales, haussent le ton et appellent à l’ouverture d’un dialogue constructif avec les autorités. Au cœur des préoccupations : le projet de création de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales et d’appui au contrôle des associations et fondations (ANICT-ACAF). Dans un communiqué conjoint, les principales plateformes du secteur,  Conseil national de la société civile, Forum des organisations de la société civile, Conseil de concertation et d’appui aux ONG, Coordination des associations et ONG féminines du Mali, ainsi que le Forum des ONG internationales disent prendre acte de la volonté des autorités de renforcer la gouvernance, la transparence et le suivi des associations et fondations. Elles saluent une ambition jugée conforme aux principes de la Transition, notamment en matière de souveraineté nationale et de défense des intérêts du peuple malien. Toutefois, derrière cet accord de principe, des inquiétudes majeures persistent. Les organisations pointent notamment certaines dispositions du dispositif envisagé, en particulier l’instauration d’une contribution obligatoire de 10 % sur les ressources des projets, destinée au suivi et au contrôle. Dans un contexte déjà marqué par la baisse des financements humanitaires et de développement, elles estiment qu’une telle mesure pourrait fragiliser davantage les interventions. Parmi les risques évoqués figurent la réduction des ressources directement allouées aux bénéficiaires, la duplication des coûts de suivi déjà intégrés dans les projets, des difficultés de conformité avec les exigences des bailleurs, ainsi qu’une perte d’attractivité du Mali auprès des partenaires internationaux. Les signataires rappellent que l’essentiel des financements humanitaires provient de partenaires techniques et financiers internationaux, soumis à des règles strictes. L’imposition d’un prélèvement non prévu dans les accords pourrait, selon eux, compromettre la mobilisation de nouveaux financements. Au-delà de ces préoccupations, les organisations mettent en avant leur contribution significative à l’économie nationale : paiement de l’impôt sur les traitements et salaires, cotisations à l’INPS, TVA sur les biens et services, contributions diverses, sans oublier la création d’emplois. Chaque année, ce sont plusieurs dizaines de milliards de francs CFA qui sont ainsi injectés dans l’économie nationale. Elles soulignent également que leurs activités profitent largement aux opérateurs économiques locaux, notamment dans les secteurs du forage, de la distribution de vivres, des infrastructures, du transport et des services logistiques. Sur le plan social, leur rôle demeure crucial. Dans de nombreuses zones vulnérables, elles assurent l’accès aux services essentiels : santé, sécurité alimentaire, eau, éducation et protection. Les organisations rappellent enfin les principes internationaux encadrant l’action humanitaire, notamment la résolution 46/182 de l’Organisation des Nations unies, qui insiste sur la nécessité de garantir une assistance sans entraves administratives ou fiscales. Tout en réaffirmant leur engagement aux côtés de l’État, elles se disent disposées à poursuivre les échanges afin de dégager des solutions équilibrées, conciliant exigences de transparence et efficacité des interventions sur le terrain. Convaincues que le dialogue reste la meilleure voie, elles appellent à une concertation renforcée entre l’État, la société civile et les partenaires techniques et financiers, afin de préserver l’impact des actions au bénéfice des populations maliennes. Source: mali24 avec maliweb Boîte de commentaires Facebook [...]
Le village de Gombala, situé à environ 7 kilomètres de Koulikoro, est aujourd’hui sous le choc après un drame sanglant qui trouve son origine dans un conflit de chefferie… et une simple vache. Tout commence lorsqu’un donateur du nom de M. Sady Kouma offre une vache à la chefferie officiellement reconnue par l’administration, dirigée par Néné Diarra. Mais dans ce village profondément divisé, une autre faction conteste cette autorité et a mis en place sa propre chefferie, avec chef, conseillers et imam, sans reconnaissance administrative. Malgré les injonctions des autorités de Koulikoro leur demandant de retirer leur drapeau et de se conformer à l’ordre établi, cette faction dissidente a toujours refusé de répondre aux convocations. La tension était donc déjà vive entre les deux camps. Une vache au cœur de la discorde ! Le don de la vache va cristalliser les tensions. Refusant que l’animal revienne à la chefferie reconnue, le camp dissident s’en empare et l’emmène. Alertée, la gendarmerie intervient et donne des instructions claires : ne pas abattre la vache. Mieux encore, le donateur, Sady Kouma, propose une solution d’apaisement : récupérer la vache litigieuse et offrir une autre bête au second camp. Une proposition rejetée. En défi ouvert à l’autorité, la vache est finalement égorgée et partagée. Face à cet acte, perçu comme un refus d’obtempérer, la gendarmerie interpelle et place en garde à vue Aliou Diarra dit « Alioudjan », ainsi que Issa Diarra. Avant même le retour des représentants de la chefferie officielle au village, les menaces deviennent explicites. Le fils d’Alioudjan aurait juré que si son père restait en détention, des morts seraient enregistrés à Gombala. Les faits vont tragiquement lui donner raison. Bah Diarra, premier conseiller du village et proche de la chefferie reconnue, est pris à partie sur la route par Souleymane Diarra, frère d’Alioudjan, qui le menace de mort. Malgré l’agression, Bah Diarra choisit de ne pas réagir, invoquant les liens familiaux. Mais quelques heures plus tard, le mercredi, le drame se noue. Alors qu’il se repose chez lui après son retour, Bah Diarra est violemment attaqué par Massa Diarra, fils d’Alioudjan. L’agresseur lui assène trois coups de couteau, s’en prend également à son épouse, avant de prendre la fuite. Grièvement blessé, Bah Diarra est d’abord évacué vers l’hôpital de Koulikoro, puis transféré d’urgence vers le Hôpital Gabriel Touré. Il succombe malheureusement à ses blessures aux environs de 2 heures du matin, avant même de recevoir les soins nécessaires. Le lendemain, jour de la fête de Ramadan, un climat de terreur s’installe à Gombala. À l’arrivée des gendarmes, la plupart des hommes ont déserté le village, se réfugiant dans les collines ou dans des lieux inconnus. Fait rarissime : aucune prière collective n’a pu être organisée. Les funérailles de Bah Diarra, organisées le vendredi dernier ont rassemblé une foule venue de plusieurs localités. Tous saluent la mémoire d’un homme engagé pour le développement de Gombala. Mais derrière l’émotion, les fractures restent béantes. Le village vit désormais avec deux chefferies : l’une reconnue par l’administration, l’autre dirigée par Noumouké Diarra, non reconnue officiellement, malgré ses liens familiaux avec Néné Diarra. L’histoire retiendra qu’à Gombala, une simple vache aura suffi à déclencher une tragédie humaine. Une enquête est en cours… Nous y reviendrons Massassi Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 23 mars 2026, Youssouf Sissoko, Directeur de publication du journal L’Alternance, a été condamné à deux ans de prison ferme par le Tribunal du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. À cette peine s’ajoute le paiement d’un million de francs CFA à titre de dommages et intérêts. Une sentence lourde qui suscite une vague d’indignation au sein de la presse privée malienne. Dans un communiqué publié dans la foulée, l’Association des Éditeurs de Presse Privée (ASSEP) n’a pas mâché ses mots, dénonçant une décision qu’elle qualifie de « recul préoccupant » pour la liberté d’expression et la liberté de la presse au Mali. Pour l’ASSEP, cette condamnation dépasse le simple cadre judiciaire. Elle constituerait un précédent dangereux, susceptible d’accentuer la fragilité des organes de presse déjà confrontés à de nombreuses contraintes économiques, juridiques et sécuritaires. L’organisation alerte sur les conséquences d’une telle décision dans un contexte où les médias demeurent un pilier essentiel du débat public et du fonctionnement démocratique. « Toute atteinte à l’indépendance des médias constitue une menace pour l’équilibre démocratique et l’État de droit », souligne l’association, qui appelle les autorités à faire preuve de discernement. Elle plaide pour un cadre juridique et institutionnel garantissant un exercice libre, responsable et sécurisé du métier de journaliste. Face à cette situation, l’ASSEP lance également un appel à la mobilisation de l’ensemble des acteurs de la presse privée. Elle exhorte ses membres à faire bloc, à rester solidaires et vigilants afin de préserver les acquis démocratiques et défendre sans relâche la liberté d’informer. L’ASSEP, quant à elle, réaffirme son engagement indéfectible en faveur d’une presse libre, indépendante et responsable, tout en appelant à une prise de conscience collective pour éviter que ce type de décision ne devienne la norme. La Rédaction Boîte de commentaires Facebook [...]
À quelques jours du 22 mars, le Mali se mobilise autour d’un enjeu vital, celui de l’accès équitable à l’eau. En prélude à la célébration de la Journée mondiale de l’eau, la Direction nationale de l’hydraulique a animé, le 17 mars 2026, une conférence de presse de lancement placée sous le thème évocateur : « L’eau, source d’égalité ». Autour du Directeur national de l’hydraulique, Sékou Diarra, plusieurs acteurs majeurs du secteur étaient réunis, notamment Aly Sow de WaterAid Mali et Boureima Tabalaba, directeur exécutif du CN-CIEPA/WASH. Une rencontre qui a permis de poser les bases d’une célébration engagée, mais surtout de rappeler l’urgence d’agir. Dans une dynamique de partenariat renforcé, WaterAid Mali a réaffirmé son engagement aux côtés de l’État malien pour la mise en œuvre de politiques efficaces dans le secteur de l’eau. « Agissons ensemble pour atteindre les objectifs », a insisté le chargé de programme, appelant à une synergie d’actions pour concrétiser la politique nationale de l’eau. De son côté, le CN-CIEPA a souligné le rôle de la société civile dans ce combat. Pour son coordinateur, la reconnaissance de l’eau comme droit fondamental dans la nouvelle Constitution constitue une avancée majeure. Mais cette avancée appelle désormais à une obligation de résultats, avec une implication des collectivités territoriales dans la gestion des ressources hydriques. Prenant la parole, Sékou Diarra a dressé un constat sans équivoque car selon lui, l’eau, bien qu’indispensable à la vie, à l’agriculture, à l’élevage et aux écosystèmes, devient de plus en plus rare. « Seulement 2,8 % de l’eau disponible est douce, alors que les besoins ne cessent de croître », a-t-il rappelé, justifiant ainsi la nécessité de célébrer cette journée depuis 1993 pour éveiller les consciences. Face à cette réalité, plusieurs réformes sont en cours, notamment l’élaboration du Code de l’eau, aujourd’hui finalisé à 95 %, la mise en place d’une brigade spéciale pour lutter contre les pratiques nuisibles comme le dragage et le renforcement des mécanismes de protection des ressources. L’un des points saillants de cette édition reste la question de l’égalité. Car derrière la problématique de l’eau se cache une réalité sociale préoccupante. Lorsque l’eau se fait rare, ce sont les femmes et les enfants qui paient le plus lourd tribut, parcourant de longues distances pour subvenir aux besoins des ménages. Pourtant, ces mêmes femmes restent souvent en marge des instances de décision liées à la gestion de l’eau. Le thème « L’eau, source d’égalité » se veut ainsi une réponse à ce paradoxe, en appelant à une meilleure inclusion des femmes et des jeunes filles dans les processus décisionnels. Donner les mêmes chances à tous, dans la vie quotidienne comme dans la gouvernance de l’eau, devient donc une exigence. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 16 mars 2026, la Direction Régionale du Commerce et de la Concurrence (DRCC) du District de Bamako a démantelé un vaste réseau de trafic illicite de carburant opérant à Faladje Extension. Cette intervention majeure de la Direction Régionale du Commerce et de la Concurrence (DRCC) du district de Bamako constitue un coup direct contre la spéculation. L’opération menée avec professionnalisme suite à l’exploitation d’une information a permis aux agents de la Direction Régionale du Commerce et de la Concurrence (DRCC) du District de Bamako de mettre la main sur 618 bidons de 20 litres d’essences destinés à la vente clandestine. Une pratique qui s’est intensifiée en raison des tensions sur le marché des hydrocarbures depuis quelques jours. Cette opération « coup de poing » des agents de la Direction Régionale du Commerce et de la Concurrence (DRCC) du District de Bamako s’inscrit dans un dispositif de surveillance accru, pour garantir l’approvisionnement légal et lutter contre la spéculation. Ces produits pétroliers sont illégalement soustraits du circuit normalement d’approvisionnement de distribution de carburant pour alimenter un circuit clandestin en vue de créer la panique et de faire la surenchère sur le marché. Selon M . Fousseyni Bamba directeur régionale du Commerce et de la Concurrence (DRCC) du District de Bamako, c’est suite à une opération de contrôle menée par les agents sur le terrain qu’il a été découvert dans une concession à Faladje Extension 618 bidons de 20 litres remplis d’essence à travers une mini citerne qui contenait 18 500 litres d’essence et ce carburant était destiné à une autre destination. << Des sanctions plus sévères seront prises contres ses fraudeurs pour que d’autres personnes ne s’adonnent à de telles pratiques et cela malgré les sensibilisations et les sanctions >>, a-t-il précisé. Par ailleurs il a salué la résilience de la population et leur collaboration avec les agents de la DRCC pour traquer les hors la loi. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
communiqué À l’occasion de la Nuit du Destin (Laylatoul Qadr) et à l’approche de la fête de Ramadan (Aïd el-Fitr), le Gouverneur de la Région de Bougouni, le Général de Brigade Ousmane WELE, adresse ses salutations fraternelles ainsi que ses vœux les plus sincères à l’ensemble des populations de la région. En cette période de haute spiritualité, marquée par la prière, le pardon et le partage, le Gouverneur lance un appel solennel à la paix, à la cohésion sociale et au renforcement du vivre-ensemble, valeurs essentielles à la stabilité et au développement harmonieux de notre région. Il exprime sa profonde reconnaissance et ses vives félicitations : aux membres du Cabinet du Gouverneur ; aux Directeurs et Chefs des services régionaux ; aux Forces Armées et de Sécurité ; aux autorités administratives et communales ainsi qu’aux légitimités traditionnelles ; aux leaders religieux ; aux organisations de la société civile et aux médias ; pour leur engagement constant en faveur de la sécurité, de l’unité et du développement de la Région de Bougouni. Le Gouverneur exhorte l’ensemble des acteurs à poursuivre, avec responsabilité et vigilance, leurs efforts pour préserver la paix, consolider la cohésion sociale et garantir la stabilité dans toutes les localités. Que cette Nuit bénie du Destin, symbole de miséricorde et de bénédictions, soit pour chacun et chacune une source de renforcement de la foi, d’espoir et de prospérité pour la Région de Bougouni et pour le Mali tout entier. À la veille de l’Aïd el-Fitr, il souhaite à toutes et à tous une fête célébrée dans la paix, la fraternité et la solidarité. Bonne Nuit du Destin et Bonne fête de Ramadan à toutes et à tous. 2027 – Biennale Artistique et Culturelle : Bougouni sème la culture, le Mali récolte la fierté. 𝐅𝐚𝐢𝐭 à 𝐁𝐨𝐮𝐠𝐨𝐮𝐧𝐢,𝐋𝐞 𝟏𝟓 𝐦𝐚𝐫𝐬 𝟐𝟎𝟐𝟔 Boîte de commentaires Facebook [...]
Selon des informations, le prêcheur Oumar Farouk Coulibaly a été interpellé par la police judiciaire, sur ordre du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, à la suite de propos controversés tenus dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Dans ladite vidéo, largement relayée et commentée, le prédicateur aurait qualifié les non-musulmans, notamment les chrétiens, de « Kaffr (mécréants), suscitant une vague d’indignation au sein de l’opinion publique, notamment la communauté chrétienne. Ces déclarations, jugées sensibles dans un contexte national marqué par la coexistence religieuse et la nécessité de préserver la cohésion sociale, ont rapidement attiré l’attention des autorités. Selon des sources concordantes, c’est suite à ces propos que le Pôle anti-cybercriminalité a ordonné son interpellation. La police judiciaire a ainsi procédé à son arrestation afin de faire la lumière sur cette affaire et déterminer si ces déclarations constituent une infraction au regard des lois en vigueur, notamment en matière d’incitation à la haine ou de troubles à l’ordre public. En tout cas, cette interpellation intervient dans un climat où les autorités maliennes multiplient les mises en garde contre les dérives sur les réseaux sociaux, devenus des espaces d’expression mais aussi de tensions. La Rédaction Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la lutte contre la criminalité et le grand banditisme, sous toutes ses formes, les enquêteurs du commissariat de police de Diema, sous la houlette du commissaire de police Djibril SANOU continuent de traquer les hors la loi en vue de garantir la sécurité des personnes et de leurs biens. En effet du 08 au 11 Mars 20216 suite à l’exploitation d’une piste, les enquêteurs ont demandés un groupe présumé d’association de malfaiteurs impliqué dans plusieurs braquages sur les axes Diéma–Kayes et Diéma–Bamako. Ce coup de filet s’inscrit dans une lutte plus large contre le grand banditisme et l’insécurité grandissante dans l’ouest du Mali. Selon les sources sécuritaires, cette opération fait suite à de nombreuses plaintes d’usagers et de riverains, ayant conduit à l’interpellation de sept (07) individus âgés de 18 à 22 ans. Les premières investigations ont permis l’arrestation de deux suspects au quartier Flaking, dont les révélations ont conduit à l’identification et à l’interpellation de cinq autres membres présumés du réseau dans les différents villages environnants de Diema. Les perquisitions ont permis la saisie d’une arme à feu de fabrication artisanale garnie de deux (02) cartouches, de trois couteaux, de deux (02) motos de type Haoujue, de trois lampes torches ainsi que la somme de 1 300 000 francs CFA. Pour le commissaire de police Djibril SANOU en charge du commissariat de police de Diema, les mis en cause, identifiés par les initiales O.B., H.L., H.D., S.O.D., A.D., N.D. et H.S., ont été placés à la disposition de la justice, tandis que l’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices. Il a invité les populations à faire preuve de vigilance et à renforcer leur collaboration avec les services de sécurité en signalant tout comportement suspect, gage d’une sécurité collective durable. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La dépigmentation de la peau consiste à éclaircir volontairement son teint à l’aide de produits chimiques, naturels ou médicaux. Dans de nombreuses sociétés, notamment en Afrique, cette pratique est devenue courante. Pour certaines personnes, elle représente un idéal de beauté, un moyen de se sentir plus attirante ou plus confiante. Derrière cette quête esthétique se cache une réalité plus complexe. Car la dépigmentation ne concerne pas seulement l’apparence : elle touche aussi à la santé, à l’estime de soi et parfois même à l’identité. En effet, plusieurs produits dépigmentant contiennent des substances dangereuses comme le mercure, les corticoïdes ou l’hydroquinone. A court terme, ils peuvent donner l’impression d’un résultat satisfaisant. Mais avec le temps, les conséquences peuvent être lourdes : infections cutanées, brûlures, vergetures, taches foncées, hypertension, diabète, voire cancers de la peau. Au-delà des effets physiques, la dépigmentation peut aussi traduire un mal-être profond, un manque de confiance en soi ou une pression sociale liée aux standards de beauté. Témoignage d’une ancienne utilisatrice (anonymat requis) Une jeune femme raconte son expérience, entre satisfaction et regret : « J’ai commencé à me dépigmenter il y a quelques années. Au début, ma peau était plus claire et plus uniforme. J’étais contente. Je pensais qu’avoir la peau plus claire me rendrait plus belle et plus confiante. Mais après quelques mois, des vergetures sont apparues, des taches foncées aussi, et beaucoup de boutons. Je me disais que c’était juste de passage. Aujourd’hui, ma peau est devenue très fragile. Je ne peux pas rester longtemps sous un fort soleil, ni m’approcher du feu. Certains vêtements me donnent des rougeurs.  J’ai l’impression que ma peau ne me protège plus. Avec le temps, j’ai commencé à avoir des problèmes de santé. Un médecin m’a expliqué les risques à long terme, et cela m’a fait peur.  Mon message aux jeunes filles est simple : acceptez-vous telle que vous êtes. Les produits peuvent donner des résultats rapides, mais les conséquences peuvent être graves. La santé est plus importante que la beauté ». Salimata Doumbia (Stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Le bilan des glissements de terrain provoqués par de violentes pluies dans le sud de l’Éthiopie est passé à 70 morts, avec plus de 60 personnes toujours portées disparues, ont annoncé vendredi les autorités locales.  Dans une mise à jour publiée sur les réseaux sociaux, le Département des affaires de communication du gouvernement de la zone de Gamo en Éthiopie a confirmé que les corps de 70 victimes ont été retrouvés à ce stade. Les responsables locaux n’excluent pas que le bilan dépasse les 100 morts, les opérations de recherche se poursuivant pour retrouver au moins 60 personnes supplémentaires portées disparues à la suite de ces glissements de terrain dévastateurs dans la zone de Gamo, en région d’Éthiopie du Sud, où les pluies torrentielles ont provoqué des inondations dans plusieurs localités. La catastrophe s’est produite mardi dernier dans trois districts de la zone, après trois jours de précipitations intenses. Les autorités locales précisent que c’est le mercredi que les pluies ont été les plus violentes — une situation d’autant plus inhabituelle que cette période ne correspond pas à la saison des pluies dans cette partie de l’Éthiopie, ni ailleurs dans le pays. Le drame s’est produit après minuit, à l’heure où les familles dormaient chez elles. Les opérations de recherche des disparus sont toujours en cours, mais se heurtent à la complexité du relief dans cette zone. Hailemariam Tesfaye, responsable du service de communication du gouvernement régional, a indiqué que 3 480 habitants ont été déplacés des localités touchées. Le glissement de terrain le plus meurtrier s’est produit dans le district de Gacho Baba, où 59 corps ont été retrouvés et au moins 50 personnes sont toujours portées disparues. La police fait état d’un total de 128 personnes disparues à la suite de cette catastrophe. MG/as/lb/Sf/APA Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce jeudi 13 mars 2026 dans la prestigieuse salle des banquets du Centre International de Conférences de Bamako, les plus hautes autorités ont rendu hommage à 37 acteurs des secteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme, dont l’engagement contribue chaque jour à faire briller l’image du Mali. Ils sont au total trente-sept acteurs décernés pour saluer le travail, la créativité et la persévérance de ces femmes et hommes qui participent activement au rayonnement culturel du Mali. Parmi ces distinctions figurent 5 Médailles de Chevalier de l’Ordre National du Mali, 7 Étoiles d’Argent du Mérite National avec Effigie « Lion Debout » et 25 Médailles des Arts et de la Culture. La cérémonie de remise des distinctions honorifiques était présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, en présence du Grand Chancelier des Ordres nationaux, le Général Amadou Sagafourou Gueye. Artistes, artisans, opérateurs touristiques et personnalités du monde culturel ont répondu massivement à ce rendez-vous de reconnaissance nationale. À travers ces décorations, la Nation exprime sa gratitude envers celles et ceux qui, souvent dans l’ombre, préservent le patrimoine, valorisent l’artisanat et font vivre la richesse culturelle malienne. La Rédaction Boîte de commentaires Facebook [...]
À la suite de l’engagement pris par l’État en faveur des chauffeurs de camions-citernes décédés, leurs enfants, au nombre de 31, ont été immatriculés comme Pupilles de la Nation en République du Mali. La remise officielle des cartes et comptes bancaires était au cœur d’une cérémonie organisée ce vendredi à la Primature. Elle a réuni, en plus du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le ministre de la Santé et du Développement Social, celui du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, ainsi que le ministre des Transports et des Infrastructures. De manière exceptionnelle, ces enfants ont été immatriculés et mis en possession de leurs cartes, contrairement à la procédure habituelle qui prévoit cette cérémonie en octobre sous la présidence du Président de la Transition. S’adressant aux enfants, le ministre de la Santé et du Développement social, le Médecin Colonel-Major Assa Badiallo TOURÉ, leur a assuré qu’ils ne sont désormais plus seuls. À travers leur reconnaissance comme Pupilles de la Nation, l’État s’engage à les accompagner, à protéger leurs droits et à favoriser leur éducation, leur santé et leur épanouissement afin qu’ils puissent construire un avenir digne et porteur d’espoir. Elle a également souligné que la prise en charge des Pupilles de la Nation ne constitue pas uniquement une action sociale, mais représente aussi un investissement dans l’avenir du Mali. « Chaque enfant protégé, éduqué et accompagné aujourd’hui devient un citoyen responsable et un acteur du développement de demain », a-t-elle déclaré. Animé d’un profond sens du devoir, le Premier ministre a précisé qu’il s’agit là d’une reconnaissance du sacrifice consenti par les chauffeurs et apprentis chauffeurs. Il a souligné que le Gouvernement devient désormais la famille élargie de ces orphelins dont les pères sont décédés avec patriotisme et loyauté. Il a également rappelé que le Président de la Transition a fait de la protection des Pupilles, une priorité. « En regardant ces enfants, nous voyons l’avenir de notre pays et le témoignage de l’engagement, payé au prix du sang, des chauffeurs et apprentis chauffeurs des camions-citernes transportant du carburant », a-t-il affirmé. La cérémonie s’est achevée par la remise des cartes et de cadeaux aux Pupilles de la Nation. 𝐑𝐞́𝐬𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐌𝐒𝐃𝐒 Boîte de commentaires Facebook [...]
Alors que plusieurs stations-service de Bamako ont été prises d’assaut ce vendredi par des automobilistes inquiets, les autorités maliennes montent au créneau pour dissiper toute confusion. Dans un communiqué rendu public ce 13 mars 2026, le Centre de Coordination et de Gestion des Crises (CECOGEC), à travers le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes, a tenu à rassurer l’opinion nationale qu’il n’y a aucune pénurie d’essence au Mali. Selon le CECOGEC, la ruée observée dans certaines stations-service de la capitale est consécutive à une rumeur largement relayée, faisant état d’une prétendue rupture de stock d’essence. Une information que les autorités qualifient de fausse et susceptible de créer une panique injustifiée au sein de la population. « Le CECOGEC constate avec un grand étonnement une subite ruée des populations vers les stations-services pour s’approvisionner en essence », indique le communiqué. Pour les responsables de la gestion des crises, ce mouvement d’affolement est directement lié à la propagation d’informations non vérifiées sur une supposée pénurie. Face à cette situation, le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes se veut formel et rassure que les dispositions nécessaires ont été prises par le gouvernement afin d’assurer un approvisionnement régulier et continu du pays en hydrocarbures. Autrement dit, aucune rupture d’essence n’est à craindre à court terme. Les autorités appellent ainsi les populations à faire preuve de retenue et de responsabilité. Le CECOGEC invite notamment les usagers à ne pas céder à la panique ni à se précipiter inutilement dans les stations-service, ce qui pourrait paradoxalement provoquer des tensions artificielles sur le marché. Dans la même dynamique, le communiqué met en garde les personnes à l’origine de ces fausses informations. Les autorités dénoncent des rumeurs susceptibles de perturber l’ordre public et de favoriser des pratiques spéculatives sur les produits pétroliers. Coulibaly A Mali24   Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans plusieurs quartiers de Bamako, des files inhabituelles de motos et de voitures se sont formées ce vendredi devant certaines stations-service. Une scène qui alimente les rumeurs d’une pénurie généralisée d’essence dans la ville. Pourtant, selon les services techniques chargés du secteur pétrolier, la situation est loin d’être aussi alarmante qu’elle ne paraît. En réalité, la tension observée concerne principalement le gasoil, dont l’approvisionnement connaît quelques perturbations ponctuelles ces derniers jours. Cette situation ajoutée à la guerre en Iran qui a fermé le Détroit d’Ormuz a suffi à déclencher un mouvement de panique chez certains usagers qui, par crainte d’une rupture totale de carburant, se précipitent vers les stations pour faire le plein, y compris en essence, pourtant disponible en quantité suffisante. Ainsi, dans plusieurs stations-service de Bamako, le spectacle est le même ce vendredi ou des motocyclistes, voitures et autres pressés d’anticiper une éventuelle pénurie, remplissent leurs réservoirs. Paradoxalement, selon plusieurs sources proches des services chargés des hydrocarbures, l’essence est bel et bien disponible en grande quantité dans la capitale et continue d’être régulièrement approvisionnée. Les dépôts disposent de stocks suffisants pour répondre à la demande des consommateurs. Pour ces sources, la situation actuelle relève davantage d’une psychose collective alimentée par les rumeurs, que d’une véritable pénurie. Massassi Mali24   Boîte de commentaires Facebook [...]
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