SOCIETE
Le pouvoir de Transition au Mali a décidé de mettre fin à l’existence des partis politiques. Cette décision de la dissolution des partis et des mouvements à caractère politique, a un moment défrayé la chronique au Mali. Les partisans du pouvoir ont mordicus défendu la décision alors que les acteurs politiques la considéraient comme anticonstitutionnelle.  Les  débats ont été très houleux entre les uns et les autres. Certains détracteurs avaient déjà qualifié, à tort ou à raison,  les partis politiques comme responsables de tous les maux que connaît le Mali. Il n’était plus rare d’entendre partout  que les démocrates seraient ceux qui ont vendu le Mali aux occidentaux. Même la révolution de mars 1991 a été qualifiée de frein au développement du Mali. Pourtant les principaux animateurs de la vie politique du Mali  ont décidé de garder  la tête froide,  pour mener le combat de l’annulation du décret portant dissolution de leurs  formations politiques. Depuis, les tribunaux de Grande Instance de Bamako ont été saisis de  l’affaire de dissolution  des partis et associations à caractère politique. Mais des mois ont passé et nombreux étaient les maliens qui pensaient que les partis politiques étaient enterrés définitivement. C’était sans compter sur la persévérance  des acteurs politiques qui ont commis des Conseils,  dont le célèbre avocat  Me Mountaga Tall, afin que le Droit soit dit dans cette affaire juridico-politique.  Trois tribunaux (CIII, CIV et CV) se sont déclarés incompétents. L’affaire est pendante au niveau du TGI  de la VI. Alors que celui de la CI, compétent  a rendu, ce  lundi 25 août , sa décision en « ordonnant le sursis à statuer jusqu’à l’examen définitif de l’exception d’inconstitutionnalité soulevée ; ordonnant la transmission de la procédure à la Cour Constitutionnelle via la Cour Suprême en application des dispositions de l’article 133 de la Constitution du 22 juillet 2023 ». Dans ce communiqué,  le collectif des avocats a exprimé sa satisfaction du fait que leurs arguments aient été entendus par les juges du TGI de la CI. Il espère que la plus haute instance judiciaire puisse in fine appliquer la loi et prononcer le droit. Pour le collectif des avocats,  il s’agit d’abord et avant tout de la défense des droits des citoyens et de leur liberté. À cela,  s’ajoute une logique républicaine pour la garantie  d’un état de droit. Il considère que c’est déjà une victoire du fait que l’affaire soit transmise à la Cour Constitutionnelle pour être définitivement tranchée. Un faisceau lumineux pour la résurrection des partis politiques ? D’ores et déjà,  les débats sur l’affaire de dissolution des partis politiques  ont repris. Certains pensent qu’il faut définitivement tourner la page des partis politiques. Et laisser les militaires seuls gérer la Transition afin de  terminer la lutte contre le terrorisme. Mais aussi ces gens estiment qu’ils sont, dans le contexte actuel, les seuls à  pouvoir tenir tête aux occidentaux,  en l’occurrence la France. Par contre,  d’autres maliens  estiment  que les autorités de la Transition doivent respecter leurs paroles et engagements pris aux maliens,  au lendemain de la chute du régime de feu d’Ibrahim Boubacar KEITA .Pour ces derniers,  le retour à l’ordre constitutionnel normal  ainsi que  la libération des « prisonniers d’opinions »  est serait  plus importante  que  bénéfique pour le  Mali. Wait and see ! Monoko Toaly Boîte de commentaires Facebook [...]
La dénonciation par le gouvernement de Transition de la convention qui liait depuis plus d’un demi-siècle l’État malien et l’Église catholique vient de produire un choc d’ampleur nationale. L’archidiocèse de Bamako a annoncé la fermeture, pour toute l’année scolaire à venir, de douze établissements privés catholiques. Parmi eux figurent des références historiques du paysage éducatif malien : le lycée Prosper Kamara, le lycée Notre Dame du Niger et le lycée Pie XII de Koulikoro. Ces trois établissements, à eux seuls, accueillaient plus de 5000 élèves. Leur transfert vers le système public devient désormais un casse-tête pour un État qui peine déjà à absorber la pression démographique et les déficits structurels de son école. Pour l’année scolaire 2024-2025, ces trois établissements, rien que pour le bac, ont présenté 1209 candidats sur lesquels près de 60% ont été admis. Créées pour la plupart dans les premières décennies de l’indépendance, ces écoles catholiques se sont imposées comme des bastions de qualité académique et de rigueur éducative. Leur réputation dépassait largement les cercles chrétiens : des générations entières de cadres de l’administration, de leaders politiques et d’intellectuels maliens ont été formés entre leurs murs. Plus de 80% des enseignants de ces établissements ne sont pas de confession catholique et plus de 90% des élèves ne le sont pas. En fermant leurs portes, même temporairement, faute d’alternative, l’Église catholique ne tourne pas seulement une page d’histoire. Elle interpelle aussi sur l’avenir d’un partenariat éducatif qui avait, jusqu’ici, montré sa résilience malgré les crises successives traversées par le Mali. Le ministère de l’Éducation nationale se retrouve avec la responsabilité immédiate de scolariser des milliers d’enfants supplémentaires. Or, les infrastructures publiques sont déjà saturées : classes pléthoriques, déficit d’enseignants qualifiés, manque criant de matériel didactique. L’arrivée soudaine de ces élèves pourrait accentuer l’effritement de la qualité de l’enseignement. Au-delà du défi logistique, la décision gouvernementale soulève un débat politique et social : fallait-il rompre de manière unilatérale une convention qui, bien qu’ancienne, avait permis une coexistence harmonieuse entre l’État laïc et une institution religieuse investie dans l’éducation ? L’affaire ne se résume pas à un bras de fer technique. Elle traduit aussi un climat de méfiance grandissant entre les autorités de Transition et certains corps intermédiaires, dont l’Église catholique. Pour de nombreux parents, cette fermeture résonne comme une sanction collective infligée aux familles et aux enfants, pris en otage d’un différend institutionnel. En toile de fond, c’est la question de la place des acteurs religieux dans l’espace public qui est reposée. Dans un pays où les écoles catholiques complètent l’offre éducative nationale, l’enjeu dépasse le seul cas de Bamako. Si l’archidiocèse a annoncé une fermeture « pour une année scolaire », les observateurs ne comprennent pas la sortie tardive des syndicats d’enseignants, qui, au lieu de s’en prendre à l’Etat pour sa défaillance, ont, dans un premier temps, tenté de se défausser sur l’Eglise qui, depuis des mois, s’échine à suppléer l’Etat, en payant des salaires sans augmenter les scolarités. Pour l’État comme pour l’Église, la balle est désormais dans le camp du dialogue. Mais en attendant, ce sont les élèves, leurs parents et les enseignants qui paient le prix fort. Alexis Kalambry MALITRIBUNE Boîte de commentaires Facebook [...]
Les dernières statistiques, aussi alarmantes qu’édifiantes, témoignent de l’ampleur des dégâts causés par les pluies diluviennes. À la date du 26 août 2025, 37 cas d’inondations et 1 015 effondrements de maisons ont été enregistrés, selon les données révélées lors de la 9ᵉ réunion hebdomadaire de la Plateforme Nationale des Risques et Catastrophes. Placée sous la présidence du colonel sapeur-pompier Badra Alioune Sissoko, chef de cabinet du Directeur Général de la Protection Civile (DGPC), cette rencontre cruciale a réuni les principaux acteurs nationaux en charge de la gestion des crises. Objectif : analyser le bilan de la semaine écoulée et ajuster les stratégies pour mieux faire face aux catastrophes. D’après le lieutenant sapeur-pompier Sékou Gassama, la situation sur le terrain demeure préoccupante. Outre les inondations et effondrements de maisons, on dénombre également 6 cas de foudre, 4 cas de vents violents, 1 éboulement et 1 conflit intercommunautaire, preuve que les risques se multiplient avec l’intensité des intempéries. Pour sa part, le représentant de la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) a confirmé la hausse du niveau des cours d’eau à travers le pays. Cette montée est directement liée aux fortes pluies enregistrées dans les hauts bassins du Niger, du Sénégal et du Bani. Le remplissage des barrages de Manantali et de Sélingué, a-t-il précisé, se poursuit normalement. À l’issue des travaux, les participants ont formulé de nouvelles recommandations, notamment l’intensification des campagnes de sensibilisation, l’amélioration de la coordination des secours et le renforcement de l’assistance aux populations sinistrées. La Plateforme Nationale des Risques et Catastrophes a réaffirmé, pour sa part, sa mobilisation totale afin de renforcer la résilience des communautés face à ces catastrophes récurrentes. Mohamed KanoutéSource : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le jeudi 28 août 2025, le troisième rapport annuel du Comité Indépendant de Suivi-Évaluation de la Mise en Œuvre des Recommandations des Forums Nationaux de la Refondation (CINSERE-FNR) a été officiellement remis au Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOÏTA. La cérémonie a réuni de hautes personnalités, parmi lesquelles le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, le Président du Conseil National de Transition (CNT), le Général de Corps d’Armée Malick Diaw, ainsi que plusieurs présidents d’institutions, membres du Gouvernement et responsables du CINSERE-FNR. D’après ce rapport, les travaux s’appuient sur 517 recommandations du Cadre Stratégique de la Refondation de l’État (CSRE), réparties comme suit : 55 recommandations prioritaires, 153 recommandations prioritaires complémentaires et 309 recommandations non prioritaires, suivies par 1 340 indicateurs de suivi et d’évaluation. Au 31 décembre 2024, 72 recommandations avaient été entièrement réalisées, tandis que 315 étaient en cours de mise en œuvre, soit un taux global d’exécution de 74,85 %. Le rapport souligne également plusieurs réalisations concrètes issues d’initiatives présidentielles, parmi lesquelles : la mise en service d’unités de dialyse, le renforcement des capacités de centres de santé et d’hôpitaux, l’équipement en panneaux solaires pour améliorer l’autonomie énergétique des structures sanitaires. Dans son allocution, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a salué la qualité du document et l’engagement du CINSERE-FNR. Il a insisté sur l’importance d’intégrer les recommandations des différents forums, notamment celles issues du Dialogue inter-Maliens, tout en félicitant le comité pour son sens du suivi rigoureux et de la redevabilité. Le Chef de l’État a réaffirmé sa volonté de bâtir un Mali nouveau, mobilisant toutes les forces vives de la Nation. Pour sa part, le Coordinateur général du CINSERE-FNR, M. Amadou Tiéoulé Diarra, a rappelé l’importance des Assises Nationales de la Refondation (ANR), organisées en octobre, qui ont permis à toutes les composantes de la société malienne de participer activement au débat sur l’avenir du pays. Il a également mis en avant les rencontres de proximité menées auprès des populations, en particulier dans la diaspora, afin d’identifier les préoccupations récurrentes, telles que l’accès aux services sociaux de base et aux documents d’état civil. Le rapport met aussi en lumière les efforts engagés pour la transformation numérique de l’administration, un levier essentiel pour plus de transparence et d’efficacité. Enfin, M. Diarra a proposé plusieurs pistes d’amélioration, notamment : le renforcement de la planification et de la coordination ministérielle, la création deComités Techniques de Coordination (CTC) dans chaque département ministériel afin d’accélérer la mise en œuvre des recommandations. Mohamed KanoutéSource : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la lutte contre le grand banditisme et pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, les enquêteurs du commissariat de police de Yirimadjo, dirigés par le Commissaire Principal de Police Modibo K. Diarra, poursuivent sans relâche la traque des hors-la-loi qui troublent la quiétude des citoyens. Le 16 août 2025, les éléments de la Brigade de Recherches (BR) du commissariat ont interpellé un jeune de 19 ans, identifié par les initiales A.S. Selon les informations policières, l’affaire remonte au 3 août, lorsque ce dernier s’était présenté au commissariat pour déclarer avoir été victime d’un accident de circulation le 1er août, à hauteur de l’échangeur de Yirimadio. Dans sa déclaration, il affirmait que sa moto, saisie après l’accident, avait mystérieusement disparu. Saisis de l’affaire, les enquêteurs ont entrepris des vérifications en compagnie de la prétendue victime. Mais au terme des investigations menées par les sections VP et BR, il s’est avéré que le jeune homme avait en réalité volé la moto de son ami afin de la revendre. La poursuite de l’enquête a permis d’arrêter B.S., 24 ans, qui avait acheté la moto pour 40 000 F CFA. Le 17 août 2025, un autre individu, I.T., âgé de 21 ans, a également été interpellé en possession de l’engin. Les trois suspects ont été placés à la disposition de la justice, tandis que les enquêtes se poursuivent pour remonter toute la filière. Pour le Commissaire Principal Modibo K. Diarra, cette opération illustre une fois de plus l’engagement de ses hommes dans la lutte contre la délinquance et la criminalité sous toutes ses formes, conformément aux instructions du Directeur Général de la Police Nationale, le Contrôleur Général de Police Youssouf Koné, et avec le soutien du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. Il a par ailleurs exhorté la population à rester vigilante et à renforcer sa collaboration avec les forces de sécurité, gage de protection et de quiétude pour tous. Mohamed KanoutéSource : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le samedi 23 août 2025, le Boulevard de l’Indépendance était le théâtre du lancement de l’Action Commune de Reboisement, édition 2025, des Rotary Clubs du Mali. C’était en présence des autorités municipales et traditionnelle, de la Commune III, des représentants de la Direction régionale des Eaux et Forêts du District et des leaders de la jeunesse. Plus de 300 pieds d’arbres seront plantés dans la capitale malienne. Des clubs Rotary, Rotaract et Interact du Mali en partenariat avec la Direction régionale des Eaux et Forêts du District, ont procédé au reboisement de l’Avenue de l’Indépendance et du Boulevard de l’Indépendance. Placée sous le thème : « Agissons aujourd’hui pour un Mali vert », cette action commune de reboisement s’inscrit dans les 7 principes rotariens, à savoir : la promotion de la paix, la *prévention de maladie, l’eau, l’assainissement et l’hygiène, la santé des mères et des enfants, l’alphabétisation et l’éducation de base, le développement des économies locales, la protection de l’environnement. Selon Modibo Dembélé, Porte-parole des Rotary Clubs du Mali, l’objectif de cette activité est de contribuer à la protection de l’environnement et de l’écosystème, en luttant contre la désertification et les effets du changement climatique. « Un environnement sain est le socle de la paix, de la santé et du développement durable ». Le porte-parole des Rotary Clubs du Mali a, ensuite, salué l’engagement et l’esprit rotarien du Président de Rotary Club Bamako Ouest, Ibrahim Maïga, et toute son équipe pour la bonne organisation de la journée mémorable à travers ce geste remarquable. « Celui qui a planté un arbre n’a pas vécu inutilement », a-t-il rappelé. Planter et, surtout, protéger les arbres Pour Sory Niang, représentant de la chefferie du quartier, c’est un acte d’une grande importance pour sa communauté. Tout en rappelant les erreurs du passé « les premiers arbres plantés ici sont morts à cause du manque de suivi », le notable a rassuré les initiateurs. « Nous allons, avec l’accompagnement de la mairie, protéger ces pieds d’arbres, puisque planter un arbre est un acte mais le protéger en est un autre », a promis Sory Niang. Le représentant de la maire de la Commune III de Bamako, Mamadou Kéita, a également rappelé l’importance de cette action qui sauve à la fois l’environnement et les vies. « Les arbres protègent l’écosystème et sont aussi efficaces dans le traitement des maladies », a-t-il déclaré. L’élu local a salué l’esprit d’anticipation, d’engagement des Rotariens en faveur de sa commune, avant de rassurer de la disponibilité des autorités communales à œuvrer pour la réussite de l’activité et la pérennisation des actions. La Maire de la Commune III, Mme Djiré Mariam Diallo, a remercié les initiateurs et s’est réjouie de la mobilisation de la jeunesse autour de ce projet écologique, dont l’ambition est de planter beaucoup d’arbres. « Si les jeunes l’ont déjà compris, c’est déjà une très bonne chose », a-t-elle lancé avant de procéder à la plantation de son arbre guidée par les agents des Eaux et Forêts. Plusieurs responsables rotariens tels que le Président de Rotary Club Bamako Ouest, Ibrahima Maïga, ont aussi mis en terre leur arbre. Par Broulaye Koné Boîte de commentaires Facebook [...]
Lutte contre l’esclavage au Mali : Les innovations majeures du Code pénal Le nouveau Code pénal apporte des innovations majeures, à la lutte contre l’esclavage au Mali. Un grand pas en avant pour les défenseurs de droit de l’homme, qui militent depuis plusieurs années dans ce sens. L’Organisation internationale du Travail (OIT) à travers son Projet DRL-MLI 23/03/USA sur l’esclavage et les pratiques analogues au Mali, a organisé, du 29 au 30 juillet 2025, à l’Hôtel Flandre de Sévaré, un atelier de vulgarisation des nouveaux codes: Code pénal, Code de procédure pénale et de la Loi sur l’organisation judiciaire au Mali. Facilité par le Coordinateur national du Projet, Ibrahim Abathina Cissé, cet atelier a regroupé des universitaires, des professionnels de l’information et des membres de la société civile. Pendant deux jours, les participants se sont familiarisés avec ces différents textes, notamment les dispositions légales de répression du fleau de l’esclavage, de la traite des personnes et du trafic illicite des migrants. Le nouveau Code pénal apporte des innovations majeures dans la lutte contre l’esclavage. Le Livre III, Titre I et Chapitre 4 du Code pénal évoque les atteintes aux libertés de la personne tandis que la Section 4 aborde l’esclavage et les pratiques assimilées. Selon l’article 324-11, l’esclavage et les pratiques assimilées sont interdits. L’article 324-12 définit l’esclavage comme « l’état d’un individu sur lequel s’exercent des attributs comparables à ceux du droit de propriété ou certains d’entre eux ». L’esclave est la personne qui n’est pas libre et se retrouve sous la dépendance absolue d’un ‘’maître’’ dans les conditions définies à l’alinéa précédent, précise l’alinéa 2 de cet article. L’alinéa 3 de cette même disposition explique que « la traite des esclaves comprend tout acte de capture, d’acquisition ou de cession d’un individu en vue de la réduire en esclave, tout acte d’acquisition d’un esclave en vue de le vendre ou de l’échanger, tout acte de cession par vente ou échange d’un esclave acquis en vue d’être vendu ou échangé, ainsi que tout acte de commerce ou de transport d’esclaves ». Il ressort de l’article 324-13 que l’esclavage et la traite des esclaves sont punis de la réclusion de dix ans et d’une amende de 10 millions de francs. L’article 324-14 définit le délit d’esclavage sexuel comme le fait de contraindre une personne, sur laquelle exerce un pouvoir associé au droit de propriété, soit pour l’avoir acheté, prêtée ou troquée à des actes de nature sexuelle. De lourdes sanctions frappent toute personne coupable d’esclavage sexuel qui risque la réclusion criminelle de vingt ans, une amende de 5 millions de francs et une interdiction de séjour de dix ans. L’âge, la maladie, l’état de grossesse et le handicap physique ou psychique de la victime constituent des circonstances aggravantes. Avec l’une des circonstances aggravantes, la peine est la réclusion de 20 ans, une amende de 10 millions de francs et une interdiction de séjour de 15 ans. Les pratiques assimilées à l’esclavage, selon l’article 324-15, sont le placement, le servage et la servitude pour dettes. L’article 324-16 fournit plus de détails sur le placement en énumérant quatre cas. Le premier cas concerne une femme promise ou donnée sans son avis en mariage, moyennant une contrepartie en espèce ou en nature versée à ses parents, tuteur, famille ou toute personne ou groupe de personnes. Le deuxième cas frappe le mari ou la famille de ce dernier qui cède sa femme à titre onéreux ou autrement. Le troisième exemple de placement concerne le cas d’une « femme transmise par succession, à la mort de son mari à une autre personne ». Le dernier cas de placement, selon le nouveau Code pénal, est la situation d’un enfant remis soit par ses parents ou par l’un d’eux, soit par son tuteur, à un tiers contre paiement ou non, en vue de l’exploiter ou de le soumettre au travail. « Le placement, quelle que soit sa forme, est puni d’une peine de prison de dix ans et d’une amende de 1 000 000 de francs », tranche l’article 324-16. Le servage est, selon l’article 324-17, la condition d’un individu tenu par la loi, la coutume ou un accord de vivre et de travailler sur une terre appartenant à une autre personne et de fournir à cette dernière, contre rémunération ou gratuitement, certains services déterminés sans pouvoir changer sa condition. « Le servage est puni d’un emprisonnement de dix ans et d’une amende de 1 000 000 de francs ». L’article 324-18 définit la servitude pour dettes comme l’état ou la condition résultant du fait qu’un débiteur s’est engagé à fournir en garantie d’une dette, ses services personnels ou ceux de quelqu’un sur lequel il a autorité, si la valeur équitable de ces services n’est pas affectée la liquidation de la dette ou si la durée de ces services n’est pas limitée ni leur caractère défini. Cette pratique assimilée est punie de dix ans de prison et de 1 million de francs d’amende.  « Le fait d’épouser, faire marier ou empêcher de se marier, une femme réduite en état d’esclavage contre son gré est puni d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 1000 000 de francs. Tout rapport sexuel commis pendant un mariage survenu dans les conditions décrites à l’alinéa 1er, est réputé viol, et les dispositions de l’alinéa 4 de l’article 324-3 du présent code sont applicables ». Agent public visé par des lourdes sanctions  L’article 324-20 nous apprend que la privation d’une veuve de la jouissance de son délai de viduité ou sa réduction pour cause d’esclavage est punie de cinq ans de prison ferme et 1 million de francs d’amende. La privation d’un enfant de l’accès à l’instruction à cause de l’état d’esclave de ses parents ou de lui-même est punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 1 million de francs, ajoute l’article 324-21. L’article 324-22 note que la privation d’un ayant-droit de son droit à l’héritage à cause d’un état d’esclavage est punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 1 million de francs. « Le bien dont la victime a été privée lui est restitué ». Toute discrimination fondée sur l’état d’esclavage, dispose l’article 324-23, est punie de cinq ans de prison ferme et 250 000 francs d’amende. « Tout propos ou écrit privé ou public, tout acte privé ou public, de nature à approuver, encourager, ou faciliter l’esclavage est puni d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 250 000 francs. Cette peine est portée au double lorsque l’auteur de l’infraction est un agent public. Le code ordonne la destruction des supports ayant servi à la commission de l’infraction ». Toute personne qui va proférer des injures publiques à l’encontre d’une personne en état d’esclavage sera sanctionnée d’une peine de prison, selon l’article 324-25. L’article 324-26 évoque la responsabilité d’agent public qui a désormais l’obligation d’agir face à des pratiques d’esclavage.  « Tout agent public informé, dans le cadre de ses fonctions, de pratiques susceptibles d’être qualifiées d’esclavage ou de pratique  assimilées, a l’obligation de saisir le procureur de la république territorialement compétent. Se rend coupable de complicité passive du crime d’esclavage tout agent public qui, y ayant assisté, s’est abstenu d’intervenir pour empêcher sa perpétration ou qui, en ayant eu connaissance s’est abstenu d’en dénoncer les auteurs ou complices ». La tentative et la complicité de l’esclavage et de pratiques assimilées sont punies de la même façon que celle-ci, rapporte l’article 324-27. Selon l’article 324-28, l’interdiction des droits civiques à temps est, en outre, prononcé contre les personnes condamnées pour les infractions d’esclavage et des pratiques assimilées. Par Chiaka Doumbia Boîte de commentaires Facebook [...]
 Une alerte a secoué la localité de Diago ce mardi 26 août, aux alentours de 19h. Des coups de feu ont brisé le calme de cette petite ville, située à 10 km de Kati, sur la RN24. La panique a rapidement gagné la population, tandis que des rumeurs d’attaques terroristes se mélangeaient à celles de braquage sur les réseaux sociaux. Une boutique ciblée, des questions en suspens Selon nos informations, six individus armés ont braqué une boutique près de l’usine CMM. L’attaque, visiblement préméditée, a pris de court les habitants. Les malfaiteurs ont rapidement pris la fuite avant l’arrivée de la gendarmerie. Ce braquage laisse de nombreuses questions sans réponse : Pourquoi cette boutique a-t-elle été ciblée ? Quel est le montant du butin ? Pour l’heure, le mystère demeure. L’enquête est en cours et il revient aux enquêteurs de faire la lumière sur cette affaire qui continue de faire parler. Appel au calme et à la collaboration Au lendemain de l’incident, le calme est revenu, mais l’inquiétude persiste parmi les habitants. Face à cette situation, les autorités locales appellent la population à la sérénité et à la collaboration. Elles invitent les citoyens à fournir toute information qui pourrait aider à appréhender ces bandits et à ramener la quiétude dans la ville. Affaire à suivre… Mohamed Kanoute mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les enquêteurs du commissariat de police de Korofina Nord, en commune I du district de Bamako, ont récemment mis la main sur un réseau de voleurs de motos. À la suite d’une plainte pour le vol d’une moto de type « djakarta » à Banconi, la Brigade de Recherches a mené l’enquête. Dans la nuit du 12 au 13 août 2025, les policiers ont interpellé un premier suspect. Celui-ci était en possession de l’engin volé. Une perquisition à son domicile a permis la découverte de six autres motos d’origine douteuse. Lors de son interrogatoire, le suspect a avoué les faits et révélé l’existence d’un réseau organisé. Ses aveux ont mené à l’interpellation de quatre complices présumés. Tous ont reconnu leur implication dans plusieurs vols de motos à travers le district de Bamako. Au total, ce sont cinq individus qui ont été arrêtés et sept motos saisies. Selon le commissaire de police Bakary Coulibaly, les suspects, âgés de 17 à 23 ans, ont été déférés devant la justice. L’enquête se poursuit pour retrouver d’éventuels complices. Le commissaire a souligné que cette opération s’inscrit dans la poursuite de la traque des criminels, un engagement du Directeur Général de la Police Nationale, Youssouf Koné, et du Ministre de la Sécurité, pour garantir la sécurité des citoyens. Mohamed Kanouté Source : Mali24  Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 25 août 2025, le ministre de l’Éducation nationale, le Dr. Amadou Sy Savané, a procédé au lancement des épreuves des examens des brevets de technicien (BT1 et BT2), filière agropastorale. Accompagné de son homologue de l’Élevage et de la Pêche, M. Youba Ba, il a visité le lycée technique de l’Académie d’enseignement de Bamako Rive gauche. Ils ont rencontré les 6459 candidats et les surveillants, répartis dans 32 centres d’examen. Le ministre en a profité pour leur prodiguer de précieux conseils. Le Dr. Amadou Sy Savané a souligné l’importance de ces examens nationaux pour le développement du pays, en insistant sur le fait que la filière agropastorale est un secteur d’avenir au Mali. Il a encouragé les candidats à travailler avec honnêteté pour faire la fierté de leur pays. Il a ajouté que « le Mali est une terre multisectorielle où toutes les couches ont des valeurs qui sont enseignées aux enfants ». Ces examens, qui se déroulent dans 16 académies d’enseignement, se tiendront du 25 au 29 août 2025. Mohamed Kanouté Source : Mali24  Boîte de commentaires Facebook [...]
Le 30 juin 2025, par protocole d’accord entre le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseyni Sanou, et Mgr Augustin Traoré, vice-président de la Conférence épiscopale du Mali, l’État malien décidait de mettre un terme aux subventions qu’il accorde à l’enseignement catholique privé depuis une cinquantaine d’années. En mettant un terme au financement public des écoles privées catholiques, ledit protocole prévoyait toutefois une transition financière progressive. Ainsi, pour l’année scolaire 2024-2025, l’État s’est engagé au versement d’une subvention exceptionnelle de 2,867 milliards F CFA, destinée à la prise en charge des salaires du personnel enseignant. S’y ajoutent 1,5 milliard F CFA pour éponger partiellement les arriérés de subvention accumulés. En guise de geste d’apaisement, le gouvernement a décidé en outre de renoncer à une dette fiscale de plus de 494 millions F CFA due par les établissements catholiques et s’engage, par ailleurs, à prendre en charge 50 % des indemnités de licenciement du personnel enseignant, si l’arrêt des subventions devait entraîner des suppressions de postes. De son côté, la Conférence épiscopale s’engage à poursuivre les activités pédagogiques, éviter les fermetures d’écoles dans l’immédiat et à communiquer, d’ici au 31 janvier 2026, la liste des établissements susceptibles de fermer afin de permettre au ministère de l’Éducation et aux collectivités territoriales de trouver des solutions pour la rentrée 2025-2026. On y est déjà puisque 12 établissements sont concernés ou du moins ne seront plus couverts par l’enseignement catholique. Il s’agit des écoles Jean Paul II et Saint Jean Bosco de Faladiè, de Saint François Xavier de Ouélessébougou, François Xavier du Reau de Goualala, de l’école Monseigneur Luc Auguste SANGARÉ de Banantoumou. Y figurent également trois lycées dont Prosper Kamara, le lycée du Séminaire Pie XII de Koulikoro et Notre Dame du Niger. Le Cours Jeanne d’Arc, le Centre technique et professionnel de Kolokani et les jardins d’enfants Prosper Kamara, Kanuya et le jardin d’enfants de Kolokani ne seront pas épargnés d’un sort qui concerne au total 5 écoles fondamentales, 3 lycées, 2 écoles professionnels et trois jardins d’enfants. En attendant d’être mis dans leurs droits, les enseignants de ces établissements, de bonnes sources, seraient déjà en possession de leurs lettres de licenciement, à l’exception de certains de leurs collègues dans la région de Bougouni. Ils sont 1 600 enseignants contractuels d’écoles catholiques et ne sont pas les seuls acteurs menacés par la tragédie. Ils encadrent, selon les estimations, pas moins de 40 000 apprenants de diverses catégories dont la plupart pourraient accroître les défis de gestion et de maîtrise des flux qu’affrontent déjà si laborieusement le public et les écoles communautaires. De quoi s’interroger si la fin des subventions ne pose pas plus de problèmes sociaux qu’elle ne résout l’équation économique qu’elle prétend juguler. Amidou Keita Le Témoin Boîte de commentaires Facebook [...]
  « Condiments mélangés » au marché  est un cri d’alarme d’une citoyenne malienne. Soumbala frelaté, sel trafiqué, et maintenant… de la pâte d’arachide mélangée du carton réduit en poudre ! L’alerte est donnée par une citoyenne, Binta Jean Bittar. Elle dénonce ces actes inqualifiables et si nocifs pour la santé publique dans une vidéo de six minutes postées sur les réseaux sociaux. Les révélations ne viennent pas d’un laboratoire certes, mais du vécu quotidien d’une citoyenne. Après en avoir vu de ‘’ses propres yeux’’, Mme Binta Jean Bittar a finalement décidé de rompre le silence en prenant son courage à deux mains. Elle sonne l’alerte sur une pratique aussi honteuse que dangereuse pour la santé publique. Une pratique qui ne doit pas rester sous  silence Selon Binta, près de 90 % des pâtes d’arachide vendues sur les marchés locaux seraient mélangées à du carton réduit en poudre. Cela, dans l’unique but, dévoile-t-elle dans sa vidéo devenue virale, d’en augmenter la quantité afin de réaliser plus de bénéfice. Pour tous les consommateurs, la menace est réelle, le danger guette au pluriel. Poison de cuisine La pratique malsaine transforme un aliment de base de notre alimentation en véritable poison de cuisine. Les faits qu’elle dénonce, Mme Binta Jean Bittar déclare en avoir vécu l’amère expérience. Elle dit avoir extrait des débris de carton mêlés à de la pâte d’arachide. « Je ne dis pas que toutes les vendeuses le font », relativise-t-elle, mais « le phénomène porte sur pas moins de 90 % des pâtes d’arachides. Et je ne parle pas sans preuves. J’ai vu, j’ai acheté, j’ai analysé dans ma cuisine, et j’ai démêlé des résidus de cartons  dans la pâte d’arachide achetée. Je connais la vendeuse, le lieu où j’ai acheté. C’est un fait vécu. Rien n’est inventé », affirme Binta Jean Bittard. Si sa dénonciation a dérangé certaines vendeuses, qui l’ont contactée, elle pourrait pourtant sauver des vies. Raison pour laquelle Binta reste ferme : « Elles défendent leurs intérêts, moi je défends la société. Malheureusement que dans la société, la santé des Maliens n’épouse pas les intérêts communs. » Mais les faits sont encore plus graves. La dénonciatrice va plus loin, liant ces pratiques à des problèmes de santé récurrents, y compris ceux touchant l’impuissance sexuelle chez l’homme. «On parle des bouillons culinaires comme cause de la faiblesse sexuelle chez des hommes, mais on oublie cette pratique que sont les aliments trafiqués, mélangés à nos produits de consommation». Et, plus grave, la pratique porte sur plusieurs denrées de large consommation telles que le sel iodé et bien d’autres. Le danger est grand. Il y a une urgence de sensibiliser, de sévir au besoin. Ousmane Tangara Boîte de commentaires Facebook [...]
Après la 6e Édition de la Coupe Hamani Touré, récemment tenue à Bourem, donateur et organisateurs ont joué ce matin du Vendredi 22 Août 2025 ses prolongations, à travers une importante cérémonie de remise d’équipements sportifs et d’attestations de reconnaissance aux acteurs du sport local. L’événement, tenu dans la cour de la Mairie de Bourem, s’est déroulé en présence de l’adjoint au Maire, du Vice-Préfet de Bourem, ainsi que de nombreuses figures du monde sportif. Le donateur, Hamani Touré, était représenté par Abdourouja Kameina. À travers cette initiative, Hamani Touré, de son vrai nom Abderhamane Omorou Touré, ancien Ministre de la République, confirme son profond attachement à sa ville natale. Figure emblématique, il est reconnu pour son engagement en faveur de la jeunesse, du sport et du développement local. Instituée comme un véritable cadre de paix et de vivre-ensemble, la Coupe Hamani Touré réunit chaque année des équipes locales. Elle offre à la jeunesse un espace de fraternité, de compétition saine et de cohésion sociale, tout en valorisant les talents locaux. Lors de la cérémonie, des ballons, maillots et autres accessoires ont été remis aux structures sportives comme US Foghas, AS Vieux Bois, AJSB, ainsi qu’au District de Basketball et à plusieurs encadreurs sportifs. Les différentes autorités présentes ont unanimement salué l’initiative, rappelant que le sport reste un outil puissant pour construire un avenir meilleur. La Coupe Hamani Touré se mesure désormais comme un espoir durable pour la jeunesse de Bourem. Rédaction Boîte de commentaires Facebook [...]
Les enquêteurs de la Direction du Renseignement et de la Lutte contre la Fraude (DRLF) de la douane malienne continuent avec leurs croisades contre la fraude sous toutes ses formes sur l’ensemble du territoire national. En effet ce jeudi 21 Août 2025 , grâce à leurs vigilances et à l’exploitation de renseignements, ils ont interceptés 20.952 unités d’explosifs à bord d’un véhicule en provenance d’un pays côtier non frontalier du Mali. Les explosifs étaient soigneusement dissimulés sous des sacs de produits alimentaires, mais aussi parmi des cartons de boissons alcoolisées et énergisantes. Une stratégie trompeuse qui visait à contourner la vigilance des enquêteurs chevronnés de la Direction du Renseignement et de la Lutte contre la Fraude (DRLF) qui n’a pas du tout marchée car les enquêteurs sont restés vigilant en procédant à une fouille montueuse du véhicule suspect. Selon les sources douanières , grâce à cette belle saisie ,les douaniers ont empêchés l’acheminement et l’ utilisation de ces explosifs, en sauvant des vies et en préservant la stabilité du pays. Et cette prouesse illustre encore une fois de plus la détermination des douaniers , dans la lutte contre la fraude et le trafic illicite, mais aussi le rôle de la douane dans la défense nationale, car derrière chaque saisie se cache une victoire silencieuse contre des ennemis du Mali. Mohamed Kanouté Source : Mali24     Boîte de commentaires Facebook [...]
L’Union des Journalistes Reporters du Mali (UJRM) organise une conférence de presse pour la présentation d’un rapport d’enquête sur les conditions de vie et de travail des journalistes au Mali dans ses locaux sise à Sotuba ACI ce mercredi 20 Aout 2025. Remis à Bandjougou Danté, le Président de la maison de la presse de Bamako lors de la nuit de l’UJRM tenue le 08 Août au Centre International et de Conférence de Bamako, la commission de rédaction donne des détails. Un travail effectué sur 4 mois et 15 jours, la commission de rédaction affirme avoir fait la collecte des informations sur les conditions de travail des journalistes à Bamako et dans huit régions administratives du Mali à savoir Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Koutiala. Un travail minutieux effectué sur fonds propre, l’UJRM avoue avoir mobilisé à peu près une somme de 161.000 FCFA, une somme dérisoire dont les 14 membres de la commission de la commission de rédaction n’ont obtenu que 10.000 F chacun. Ibrahim Traoré, le président de la commission de rédaction précise : « La commission a procédé par sondage d’un échantillon de 300 journalistes et 100 patrons de presse. 200 journalistes sur les 300 ont participé au sondage soit un taux de 66,66 % de participation. Du côté des patrons de presse 51 sur 100 ont participé au sondage soit un de taux de 51% de participation. Sur les 200 journalistes ayant participé au sondage, seul 38,5 % soit 77 personnes ont un contrat de travail. Concernant la couverture sociale, 12,5 personnes sont inscrites à la couverture sociale soit un taux de 25,5 %. Parmi ces personnes inscrites à la couverture sociales, 2 sur 12,5 personnes ont leur couverture à jour soit un taux de 17,5%. » Sur les vingtaines de questions de sondage des journalistes, les principales étaient entre autres : « Avez-vous un contrat de travail formel ? Si oui, est-ce par écrit ou verbal ? Avez-vous un salaire fixe ? Si oui, est-ce au-dessus du SMIG ? Avez-vous une couverture sociale ? Si oui, est ce que vous êtes à jour ? » Il est important de noter que le rapport contient également des pistes de réflexion et des recommandations concrètes pour renforcer la protection des journalistes et le soutien aux organes médiatiques. L’UJRM reste engagé pour ses nobles missions.   Boîte de commentaires Facebook [...]
Le lundi 18 août 2025, le capitaine Mamadou dit Tiemoko Koné, substitut du procureur près le Tribunal Militaire de Mopti, a procédé à l’ouverture des travaux de la 4ᵉ session ordinaire de la chambre correctionnelle. Au rôle de cette session, qui s’étendra sur une semaine, figurent 29 affaires impliquant une cinquantaine de prévenus, dont trois civils. Les infractions concernées vont du vol d’armes et de munitions de guerre à la vente illégale d’armes, en passant par des cas de désertion. Cette audience vise à lutter contre l’impunité et à garantir le respect des droits de l’homme. Elle constitue également une occasion de mettre en valeur le rôle des tribunaux militaires, qui, depuis leur installation, ont déjà jugé plusieurs dossiers impliquant des militaires maliens. Selon le capitaine Mamadou dit Tiemoko Koné, ces audiences correctionnelles permettent de préserver la discipline et la justice au sein des Forces armées maliennes (FAMa). Pour sa part, le colonel Abdoulaye Coulibaly, commandant de zone de la région de Mopti, a exhorté les prévenus à se conformer aux décisions du Tribunal militaire. « Dans l’armée, il existe une morale et un code de conduite qui doivent être respectés par tous, sans exception », a-t-il rappelé. Mohamed KanoutéSource : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
« L’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs Saisis ou Confisqués (ARGASC) est aujourd’hui au cœur de la lutte implacable contre la corruption. » Cette déclaration forte a été faite, le mercredi 20 août 2025, par M. Ibrahim Berthé, Conseiller technique au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux. C’était à l’hôtel Azalaï Salam, lors de l’ouverture de l’atelier de pré-évaluation du Manuel de procédures administratives, opérationnelles, financières et comptables de l’ARGASC. La rencontre, jugée cruciale pour l’avenir de cette jeune institution, a réuni autour du Directeur général de l’ARGASC, M. Oumar Traoré, plusieurs personnalités : M. Roland Seri, représentant résident adjoint du PNUD au Mali, des directeurs de services centraux et assimilés du ministère de la Justice, le personnel de l’ARGASC, des experts du cabinet PYRAMIS Audit et Conseil, ainsi que divers invités. Organisé en partenariat avec le PNUD, cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (LUCCEI 2). Il marque une étape importante dans l’opérationnalisation de l’ARGASC, chargée de recouvrer et de gérer les biens saisis ou confisqués par l’État. Pendant deux jours, les participants examinent minutieusement ce manuel, outil de référence conçu conformément à l’instruction n°00003/PRIM-CAB du 21 novembre 2002 relative à la méthodologie de mise en place des systèmes de contrôle interne dans les services publics, tout en tenant compte des besoins spécifiques de l’ARGASC. Dans son allocution, M. Ibrahim Berthé a insisté sur l’importance de ce document :« Ce manuel vise à doter l’ARGASC d’un système de contrôle interne performant et harmonisé, garantissant la bonne gouvernance, la transparence et la protection des biens de l’État. » De son côté, M. Roland Seri du PNUD a salué un outil « aligné sur les meilleures pratiques internationales en matière de gestion administrative, financière et logistique », soulignant qu’il contribuera à renforcer la transparence, la redevabilité et la gouvernance publique. Pour sa part, le Directeur général, M. Oumar Traoré, a rappelé que ce manuel constitue une obligation légale et répond à une exigence de redevabilité, surtout à un moment où se tient la première session de la Commission de suivi des systèmes de contrôle interne au niveau du Contrôle général des Services publics. Il a invité les participants à formuler des observations et suggestions pertinentes pour l’amélioration du document. Les travaux prendront fin le jeudi 21 août 2025. Mohamed Kanouté Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
À l’invitation de son homologue de la fédération de Russie, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants vient d’effectuer une visite de travail à Moscou. Pour la circonstance, le Général de corps d’armée Sadio Camara était accompagné de ses frères du Burkina Faso et du Niger. La Russie et la Confédération des États du Sahel (AES) multiplient les échanges en vue de renforcer leur partenariat stratégique visant à répondre aux défis sécuritaires dans la région. Une volonté qui s’est traduite par une visite à Moscou des ministres de la Défense du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Les deux parties (AES-Russie) ont eu une séance de travail pour consolider leur coopération militaire conformément à la vision commune des dirigeants de la fédération et de l’alliance. Selon le ministre russe de la Défense, Andreï Beloussov, le dialogue quadripartite deviendra un cadre important pour discuter des questions de renforcement de la coopération dans le domaine de la défense. «Aujourd’hui, nous tenons les premières consultations entre les dirigeants des départements de la Défense de la Fédération de Russie et des pays membres de la Confédération des États du Sahel», a déclaré Andreï Belousov. «La décision de créer cette alliance est le résultat du libre choix des peuples sahéliens et de leur orientation vers un développement pacifique durable. Néanmoins, les menaces terroristes et les actions actives de formations armées illégales persistent aujourd’hui dans les pays de la Confédération», a-t-il affirmé. Le ministre russe de la Défense a indiqué que son département était prêt à apporter un soutien complet afin d’assurer la stabilité dans la région. «Nous soutenons votre position quant à la nécessité de renforcer la sécurité, de protéger les territoires et la souveraineté». Andreï Belousov a souligné que le dialogue quadripartite deviendrait un format important pour discuter des questions de renforcement de la coopération dans le domaine de la défense. S’exprimant au nom des ministres de la Défense des pays membres de la Confédération des États du Sahel, le ministre de la Défense et des Anciens combattants du Mali a indiqué que l’initiative d’organiser cette première réunion au niveau des ministres de la Défense répondait à une volonté commune de renforcer le partenariat stratégique entre les pays. «À l’heure actuelle, la coopération dans le domaine de la défense constitue le principal axe de collaboration entre nos pays», a souligné le Général de corps d’armée Sadio Camara. À l’issue des négociations, les parties ont signé une déclaration conjointe à l’issue des consultations, ainsi que des mémorandums d’entente entre les départements de la Défense de la Fédération de Russie et de la Confédération des États du Sahel. Naby Source : Ministère de la Défense de la Fédération de Russie Boîte de commentaires Facebook [...]
Le mardi 19 août 2025, la Journée Mondiale de l’aide Humanitaire a été célébrée à l’hôtel Azalai Salam, sous le thème « Agir pour l’humanité ». Cette date marque le 22e anniversaire de cette journée. L’événement, présidé par Madame Assan Badiallo Touré, la ministre de la Santé et du Développement social, a réuni de nombreux acteurs humanitaires, incluant des organisations internationales et non gouvernementales ainsi que des représentants de la société civile. L’objectif principal de cette journée est de saluer le travail de ces humanitaires qui, au péril de leur vie, viennent en aide aux personnes les plus vulnérables. Au cours de la cérémonie, des besoins et des défis auxquels sont confrontés les acteurs sur le terrain ont été exposés. M. Khassim Diagne, Coordonnateur Humanitaire adjoint par intérim au Mali, a déploré le manque crucial de financement : « L’aide humanitaire, sous toutes ses formes, manque encore cruellement de financement alors que les besoins se multiplient. Dans beaucoup de zones d’opérations humanitaires, les civils et les humanitaires sont pris pour cibles, en flagrante violation du droit international humanitaire. » Il a également souligné l’insécurité grandissante : « Au Mali, au 31 juillet 2025, plus de 40 attaques ont ciblé des humanitaires. Tout récemment, nous avons perdu deux collègues pendant des opérations humanitaires, tandis que cinq autres ont été enlevés ou détenus contre leur volonté. » Face à cette situation, M. Diagne a rappelé que le Plan de réponse humanitaire du Mali n’avait pu mobiliser que 11 % du financement nécessaire en juillet 2025, ce qui a contraint les équipes à réduire ou à suspendre des interventions essentielles. De son côté, la ministre Assan Badiallo Touré a rappelé le premier forum des ministres chargés de l’action humanitaire, qui s’est tenu du 7 au 9 août. Ce forum a permis de dégager une vision commune pour les États du Sahel, basée sur les objectifs suivants : « renforcer la coordination régionale, diversifier les financements, impliquer davantage les communautés, anticiper les crises, promouvoir des solutions durables pour les déplacés et réaffirmer le respect des principes humanitaires, tout en respectant la souveraineté de nos États. » Il est à noter que le thème de la journée, « Agir pour l’humanité », a été reconduit pour la deuxième année consécutive. Kada Tandina  Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Le ministre Daniel Telema flotte-il dans son fauteuil ? C’est la question qui taraude l’esprit des observateurs avisés et soucieux de la situation de la campagne agricole à l’Office du Niger. Vecteur de la souveraineté alimentaire, le géant agricole est visiblement confronté à l’une des pires campagnes de son existence avec la rareté de l’engrais pour les paysans. C’est du moins ce qu’on retient du compte rendu de la cellule de communication de Badara Aliou Diarra, à l’issue d’une certaine rencontre en date du 4 Août en entre le PDG et son staff technique sur «la sempiternelle question d’approvisionnement en engrais». « Si les préparatifs ne vont pas bon-train, il y aura des risques de voir la campagne agricole compromise», peut-on  lire dans ledit compte rendu publié sur leur page Facebook de l’entreprise. En cause, l’administration du géant agricole pointe principalement du doigt la difficulté d’accès à l’engrais. En effet, dans la zone Office du Niger, selon des indiscrétions, l’engrais est devenu comme de la tomate en provenance de la Mecque. Très prisé et dispensable à la culture du riz, l’intrant en question est si absent du marché que même les paysans les plus nantis ne peuvent s’en procurer. Il semble, selon les affirmations de la cellule de communication du PDG Diarra, que les opérateurs chargés d’approvisionner la zone, pour la majorité, n’arrivent pas à s’acquitter de leurs obligations contractuelles avec le département chargé de l’Agriculture. Le directoire de l’Office du Niger dégage par conséquent toute responsabilité et précise qu’elle n’a ni déterminé le quota d’engrais pour sa zone encore moins choisi les fournisseurs retenus. Il pointe plutôt un doigt accusateur sur les fournisseurs d’engrais, notamment des «inconnus au bataillon» incapables de constituer les stocks à fortiori les livrer. Il s’agit, en clair, d’une allusion à peine voilée au département de l’Agriculture qui, sous la conduite de l’ancien Directeur National de l’Agriculture et secrétaire général des lieux, Daniel Telema, est chargé du lancement, du dépouillement et de l’attribution du quota par fournisseurs dans la procédure de passation des marchés d’intrants des Offices. C’est dire que l’espoir des plus hautes autorités ont placé sur la personne du ministre Telema – sur la base d’un CV bien fourni – est en passe de tourner en cauchemar avec une campagne agricole assez catastrophique pour remettre en cause la souveraineté agricole promise. Amidou Keita le Témoin Boîte de commentaires Facebook [...]
Un ministre de la Transition en activité, selon nos informations, comme pour prendre une quelconque revanche sur ses frères et sœurs, a racheté la maison paternelle située dans l’une des quartiers huppés de la capitale. Ledit domaine a été complètement démoli pour laisser place à une résidence à la hauteur de la dignité du nouvel acquéreur. Seulement voilà : le chantier, de bonnes sources, a été interrompu quelques mois après son démarrage. Il semble, ajoutent nos sources, que notre ministre aurait été finalement gêné de la manière très peu galante dont il a acquis ce domaine, d’autant plus qu’il en possédait déjà l’une des résidences les plus enviées dans un autre quartier de la capitale. Le jugement de ses employeurs ainsi que les commentaires de l’opinion publique, notamment sur la provenance de ce brusque enrichissement pour se permettre un confort aussi somptueux, aurait dissuadé le puissant ministre à l’arrêt de son chantier. Du moins pour l’heure. Le challenger Boîte de commentaires Facebook [...]
Les parentés gênantes dans la sphère du pouvoir se multiplient. En plus de ce cousin haut placé qui ne s’en cache plus depuis la prolongation illimitée, la fratrie comporte d’autres sulfureux éléments que leur disgrâce contraint à se tapir dans l’ombre. Nos sources parlent d’un richissime policier de la place, qui aurait pu se retrouver parmi les nombreux clients de l’OCLEI s’il ne bénéficiait du parapluie de ses liens consanguins avec le sommet de l’Etat. Commissaire de police de son état, il fait fortune, selon les mêmes sources, dans le secteur de l’immobilier et du foncier avec à son actif de nombreux bâtiments et villas somptueux acquis rubis sur ongle. Il va sans dire que l’intéressé, qui répond au nom de famille Dembelé, se distingue par une liquidité exceptionnelle en espèces, dans un pays où même les banques en manquent si cruellement que les dépôts individuels de leurs clients sont libérés avec beaucoup de parcimonie. Il n’empêche que le gênant policier et frère de ce haut gradé de l’armée ne se désabonne pas aux frasques. En dépit de sa richesse digne d’un intérêt de l’OCLEI, il n’est pas à l’abri des tentations à l’extorsion, au point que ses frasques sont souvent ébruités par ses victimes Le challenger Boîte de commentaires Facebook [...]
La Commission nationale des droits de l’homme se veut encore intraitable sur sa vocation de sentinelle, en dépit de son agitation par un récent épisode tumultueux. Quelques semaines à peine après le départ de son président fraîchement élu et l’avènement d’une présidence intérimaire, la structure est montée au créneau sous la férule de la présidente Aissata Tembelly. La CNDH a notamment donné de la voix sur la brûlante et rocambolesque affaire de militaires arrêtés pour tentative de déstabilisation de la Transition, en interpelant les autorités sur le devoir qui leur incombe de préserver les droits des personnes concernées. Ce faisant, les collègues de l’avocate Aissata Tembelly et du notaire Ibrahima N’Diaye ont exclusivement mis le pointeur sur la présomption d’innocence, en se retenant toutefois de relever que celle-ci est déjà allègrement piétinée avec la publication des images de chacune des personnalités en cause. À ce manquement blâmable à tous égards s’ajoute, par ailleurs, l’arrestation des intéressés, leur accusation et détention en dehors de toute procédure sans que la CNDH n’ait daigné le mentionner dans son communiqué en demi-teinte – dont la promptitude a été quand même saluée par nombre d’observateurs. Le Témoin Boîte de commentaires Facebook [...]
Le feuilleton judiciaire autour de l’ancien Premier ministre du Mali, Choguel Kokalla Maïga, vient de connaître son épilogue. Convoqué ce mardi 19 août 2025 à la Cour suprême, il a été placé sous mandat de dépôt pour atteinte aux biens publics. L’affaire trouve son origine dans un rapport du Vérificateur général, qui pointe des irrégularités dans la gestion des fonds alloués à la Primature durant son passage à la tête du gouvernement. Selon ce document, plusieurs pratiques de gestion jugées opaques impliqueraient l’ex-Premier ministre et certains de ses proches collaborateurs, notamment dans l’utilisation de budgets destinés au fonctionnement de la Primature. Déjà convoqué et auditionné une première fois le vendredi 1er août par la brigade du Pôle national économique et financier, Choguel Maïga avait été de nouveau convoqué le mardi 12 août pour des confrontations avec ses anciens collaborateurs. Mais après plusieurs heures d’attente, celles-ci n’ont finalement pas eu lieu. Au lieu de cela, les enquêteurs lui avaient notifié son placement en garde à vue, tout comme à son ancien Directeur de cabinet, le Professeur Issiaka Ahmadou Singaré, et à trois ex-Directeurs administratifs et financiers. Selon les précisions de son avocat Maître Cheick Oumar KONARE, après une garde à vue qui a duré du 11 au 19 août 2025 au Pôle économique et financier, l’ancien Premier ministre Choguel Maïga a été présenté, ce mardi 19 août 2025, à la chambre d’instruction de la Cour suprême. Celle-ci lui a notifié les faits d’atteinte aux biens publics que lui reproche le réquisitoire du procureur général et a décidé de le placer sous mandat de dépôt. Toutefois, il ajoute que Choguel Maïga se dit serein et estime qu’un homme politique doit s’attendre à tout, y compris la prison et la mort. << Il se réjouit très fortement du fait que son ancien directeur de cabinet, le Professeur Issiaka Ahmadou SINGARE, âgé de 80 ans, soit poursuivi non détenu dans le même dossier >>, conclut-il.   Le Conseil Maître Cheick Oumar KONAR     Massassi  Mali24  Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la lutte contre la criminalité et la délinquance sous toutes leurs formes, les enquêteurs du commissariat de police de Kéniéba ont réussi à démanteler un redoutable réseau de braqueurs armés lors d’une opération menée les 7 et 8 août 2025. Le réseau, composé de huit (08) individus, a été neutralisé suite à la plainte d’une victime dépouillée de ses biens (argent, téléphone et autres effets) entre Dandougou et le pont du fleuve Bafing. Plusieurs passagers d’un car reliant Kéniéba à Bamako avaient également subi le même sort. Grâce à une réquisition téléphonique, l’un des appareils volés a pu être localisé, permettant l’interpellation d’un premier suspect. Ce dernier, lors de son audition, a reconnu sa participation aux braquages et dénoncé sept (07) de ses complices. Tous ont ensuite été arrêtés par les enquêteurs avec professionnalisme. Une perquisition menée dans la foulée a permis la saisie de plusieurs biens volés et produits illicites, parmi lesquels : cinq (05) motos, un fusil de chasse calibre 12 avec cartouches, trois (03) kilogrammes de haschich, cent quarante-huit (148) plaquettes de tramadol, seize (16) téléphones portables, dont treize (13) smartphones, ainsi que divers accessoires électroniques. Selon le Commissaire principal de police, Moustapha Kanté, en charge du commissariat de Kéniéba, ce réseau est à l’origine de nombreux braquages transfrontaliers entre le Mali et le Sénégal. Les huit suspects, identifiés par leurs initiales O.B alias « Guimbala » (24 ans), H.S (32 ans), M.A (59 ans), A.C (28 ans), A.B (39 ans), A.D (32 ans), S.D (41 ans) et B.K.D (38 ans), ont été mis à la disposition de la justice. Les investigations se poursuivent afin d’identifier et interpeller d’éventuels complices. Le Commissaire Kanté a par ailleurs invité la population à renforcer sa collaboration avec les forces de défense et de sécurité, en signalant tout comportement suspect. Mohamed KanoutéSource : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le terrain de Magnambougou, en Commune VI du District de Bamako a abrité la cérémonie de funérailles de feu Tiébilé Dramé, ancien ministre des Affaires étrangères. A cette occasion, l’ancien président Alpha Oumar Konaré, longtemps absente de la scène publique a refait surface. Disparu des radars depuis plusieurs années, l’ancien chef de l’État a fait une brève apparition. Sa présence de ce jour n’était pas fortuit. Car avait un lien personnel avec le regretté. En effet, Tiébilé Dramé était l’époux de Kadiatou Konaré, ancienne ministre de la Culture dans le gouvernement de transition de 2020 et fille du Président Konaré. Aux côtés d’Alpha Oumar Konaré, d’autres grandes figures politiques du Mali étaient présentes, notamment Dioncounda Traoré, ancien Président de la République, et Ousmane Issoufi Maïga, ancien Premier ministre. Leur présence conjointe, dans ce moment de recueillement, a été perçue comme un fort d’unité et de cohésion nationale, au-delà des clivages politiques. Coulibaly A  Mali24    Boîte de commentaires Facebook [...]
C’est dans une ambiance festive , bon enfant et pleine d’émotion que 64 élèves du Complexe Scolaire Abdoul Karim Konaté de Lafiabougou dont 13 admis du baccalauréat et 51 admis du DEF, ont reçu ce samedi 16 Aout 2025 leurs attestations d’excellences. C’était lors d’une cérémonie tenue dans les locaux du Centre Culturel les «  Manèges » de Lafiabougou, sous la présidence de M. Siriki Ballo conseiller pédagogique, représentant le directeur du Centre d’Animation pédagogique de Lafiabougou. Cette cérémonie de remise des attestations d’excellences du Complexe Scolaire Abdoul Karim Konaté de Lafiabougou, a enregistré la présence des responsables du CAP de Lafiabougou, ceux Complexe, les parents d’élèves, les bénéficiaires et un parterre de journalistes. Cette remise d’attestations d’excellences aux admis du DEF et ceux du BAC (2025 ) est l’aboutissement de longues heures de travail, de persévérance et de sacrifice, qui ont permis aux élèves admis de relever des défis, surmonté des épreuves en vue de franchir une nouvelle étape importante pour leurs parcours . Selon M . Siriki Ballo conseiller pédagogique, représentant le directeur du Centre d’Animation pédagogique de Lafiabougou , cette cérémonie riche en émotion est d’une importance capitale, car elle permet de récompenser le sacrifice consenti par les élèves durant toute l’année scolaire. Et d’ajouter que « Cette réussite est le fruit d’un travail d’équipe de l’ensemble du corps professoral, avec le soutien de l’administration. C’est aussi un nouveau départ pour les 64 admis du Complexe Scolaire Abdoul Karim Konaté de Lafiabougou. Il a par ailleurs exhorté les parents d’élèves à suivre les enfants gage d’une bonne formation. Quand a M Abdoul Karim Konaté promoteur du Complexe Scolaire, cette cérémonie de remise d’attestations d’excellences, prouve à suffisance que, durant toute l’année scolaire les élèves grâce à l’accompagnement du corps professoral et de l’administration ont donnés le meilleur d’eux, pour couronner leur année en beauté en se soumettant aux rigueur de l’école. Il a également précisé que ,la création du Complexe Scolaire Abdoul Karim Konaté répond à une vision, celle de participer à la construction du pays en offrant aux enfants une bonne formation de qualité à la base. En s’adressant aux parents et aux élèves ,il dira qu’une école c’est la rigueur, la discipline ,le DEF et le BAC se préparent depuis le premier jour de la rentrée et leur slogan est «  Maintenir le cap et faire chaque année mieux que l’année précédente » Dans son allocution M. Oumar Diallo directeur des études à souligné que l’éducation est un travail d’équipe et cette réussite à été aussi rendue possible grâce à l’accompagnement des parents et du promoteur du Complexe Scolaire Abdoul Karim Konaté. A l’endroit des diplômés du DEF et ceux du BAC il a souligné que, cette étape n’est pas une fin mais un nouveau départ. «  Ou que vous alliez, souvenez -vous que le savoir est une clé, qui ouvre les portes de l’avenir. », a-t-il ajouté. Au nom des élèves admis au DEF et au BAC Mlle Kadiatou Cissé porte parole à soulignée que ces diplômes couronnant le travail fait durant toute l’année au sein du Complexe Scolaire Abdoul Karim Konaté. Une prestation des élèves et la remise des diplômes ont mis fin à la cérémonie. Le rendez-vous est donc pris pour l’année prochaine. Mohamed Kanouté  Source : Mali24  Boîte de commentaires Facebook [...]
18 août 2020-18 août 2025 ! Il y a exactement cinq ans, le Comité national pour le salut du peuple (Cnsp) apparut à la télévision nationale pour annoncer la fin du régime du Président Ibrahim Boubacar Kéita. Quelques heures auparavant, pendant que la rue était noire de manifestants contre son régime, ce dernier avait mis aux arrêts à sa résidence de Sébénikoro, en compagnie de son Premier ministre, Dr Boubou Cissé. Conduit au Camp Sunjata de Kati, il annonça, tard dans la nuit, sa démission, ainsi que la dissolution des institutions républicaines. L’irruption du Cnsp sur la scène publique est consécutive aux manifestations quasi-insurrectionnelles du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP) qui avaient atteint une ampleur sans précédent ce jour-là. Elle a été saluée comme un parachèvement de la lutte contre la mal gouvernance du régime d’IBK. Dans la première déclaration télévisée du Cnsp, son porte-parole, Colonel major Ismaël Wagué, déclarait : «nous ne tenons pas au pouvoir, mais nous tenons à la stabilité du pays qui nous permettra d’organiser dans les délais consentis des élections générales pour permettre au Mali de se doter d’institutions fortes, capables de gérer au mieux notre quotidien et restaurer la confiance entre les gouvernants et les gouvernés». Le mercredi 19 août 2020, le Colonel Assimi Goïta rencontrant les secrétaires généraux des départements ministériels au ministère de la Défense et des Anciens combattants, s’est présenté au monde comme le Président du Cnsp. «Nous, on n’a aucune ambition politique. Nous sommes des soldats. Nous avons d’autres …..qui nous attendent. Notre objectif c’est, très vite à travers les différentes rencontres avec les différents groupes sociaux politiques, transférer rapidement le pouvoir à une transition civile», a-t-il confié à la presse après cette rencontre. Cinq ans après le coup d’Etat du 18 août 2020, que retenir en termes de satisfaction des attentes fortement exprimées par cette frange importante de la population qui est descendue dans la rue pour réclamer le changement ? Quid de la réalisation des engagements pris par les nouvelles autorités ? Quel est l’état des libertés fondamentales au Mali? Cinq ans après, le pouvoir d’Etat est entre les mains des militaires. Le M5-RFP est écarté de la gestion de la transition. Les grands meneurs de la contestation populaire sont soit en prison soit en exil soit réduits au silence. L’autorité morale du M5-RFP, l’Imam Mahmoud Dicko, est en exil. Un autre de ses ténors, Dr Oumar Mariko, est aussi en exil. Pr Clément Dembélé, Issa Kaou Djim et Adama Diarra dit Le Cerveau sont en prison. Les partis politiques et les associations à caractère politique sont dissous. L’ancien Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, Président du Comité stratégique du M5-RFP, a de sérieux ennuis judiciaires. Cinq ans après le coup d’Etat de 2020, les petits aventuriers du Mnla ont été chassés de Kidal, mais la situation sécuritaire s’est métastasée avec la réorganisation stratégique des groupes armés djihadistes. L’opération Barkhane est chassée du pays. La Minusma aussi. Le Mali n’est plus membre de la Cédéao. Il est cofondateur de l’Alliance des Etats du Sahel. Cinq ans après la chute d’IBK, nombreuses restent les interrogations voire les inquiétudes quant à l’espoir d’un Mali nouveau. Par Chiaka Doumbia   Boîte de commentaires Facebook [...]
Colloque des leaders spirituels musulmans du Mali : Les autorités invitées à intensifier les recherches pour retrouver Cheick Hadi Tall Dans le but de définir une feuille de route de sortie de crise, au sein de leur Groupement, les leaders spirituels musulmans du Mali ont organisé un colloque national sous le leadership de son président Chérif Ousmane Madani Haïdara. La rencontre a rassemblé le samedi 16 août 2025 au CICB, refusant du monde l’ensemble des leaders religieux membres. Depuis un certain temps, les Zihara, les Maouloud et d’autres actes de foi sont interdits dans plusieurs localités. Face à cette situation, certains fidèles n’ont eu d’autre choix que de les délocaliser à Bamako, suscitant ainsi l’indignation du groupement. Cette rencontre a donc été initiée pour discuter de la crise, échanger et proposer des solutions. À l’ouverture des travaux, plusieurs responsables ont pris la parole pour rappeler la mission et les objectifs du groupement. Pour El Hadj Maki Ba, ce colloque est un véritable cri de cœur des soufis et des torika, regroupés au sein d’une quarantaine d’associations membres. «Trop c’est trop», a-t-il lancé, dénonçant les humiliations subies par les imams, parfois bastonnés et contraints de suspendre les prières. Selon lui, même les morts n’échappent plus au mépris des ennemis de la religion. Il a appelé les autorités à réagir rapidement pour mettre fin à ces dérives. De son côté, le président du groupement, Chérif Ousmane Madani Haïdara, a insisté sur la responsabilité des leaders religieux dans la stabilité du pays. « Les leaders religieux ne frappent pas aux portes des autorités pour demander quelque chose, mais pour apporter quelque chose », a-t-il rappelé, tout en soulignant que lorsque la population souffre, ce sont les religieux qui sont interpellés. Il a également mis en garde contre les risques de fermeture au dialogue : « Si les portes restent closes, d’autres moyens peuvent être envisagés », a-t-il prévenu. Évoquant les difficultés des populations, il a dénoncé l’insécurité qui empêche même les paysans de cultiver leurs champs. À titre personnel, il a révélé avoir abandonné 300 hectares de terres dans la zone de l’Office du Niger, par crainte d’attaques. Pour lui, il est urgent que les autorités assument leurs responsabilités afin que les Maouloud et les Zihara puissent de nouveau se tenir dans leurs localités d’origine, sans contrainte. Par Drissa Togola   11 recommandations Au terme des échanges, onze recommandations ont été formulées pour interpeller les autorités et proposer des pistes de sortie de crise : – Mise en place d’une commission nationale au niveau du ministère des Affaires religieuses, des Coutumes et du Culte, pour le suivi et la continuité des Zihara et Maouloud sur le territoire national. – l’invitation aux autorités à renforcer les dispositifs sécuritaires autour des sites de Zihara et Maouloud. – l’organisation d’un atelier avec l’École de maintien de la paix sur la lutte contre le terrorisme. – la poursuite active des recherches pour retrouver le Calife de Nioro, Cheick Hadi Tall. – l’invitation au bureau exécutif national du groupement à organiser la restitution du forum dans les régions et communes. – la tenue, dans un bref délai, du congrès national du groupement des leaders spirituels du Mali. – la prise des mesures pour la réouverture des sites de Zihara fermés (Macina, Nioro du Sahel, Berta, Dili, etc.). – la garantie de la liberté de culte sur toute l’étendue du territoire. – la promotion de l’enseignement islamique au sein du groupement. – la création d’une université islamique au nom du groupement. – le renforcement de l’union de la communauté soufie à travers le groupement. Boîte de commentaires Facebook [...]
À ce jour, 122.166 agents ont été recensés sur un total de 158.317, soit près de 80 % de l’objectif initial. La salle des banquets du palais de Koulouba a accueilli, vendredi dernier, la cérémonie de remise du rapport d’exécution du projet de Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH) des fonctions publiques de l’État et des collectivités territoriales. Le document a été présenté au Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, par le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Bakary Traoré, en présence du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), le Général de corps d’armée Malick Diaw, ainsi que plusieurs membres du gouvernement. Depuis des décennies, l’administration malienne est confrontée à de graves dysfonctionnements : absence de mise à jour des fichiers du personnel, manque d’interconnexion entre les services des ressources humaines de l’État et des collectivités, et inexistence d’un mécanisme unifié de gestion salariale. Pour y remédier, le Président Assimi Goïta a instruit le gouvernement de mettre en place un système moderne, intégré et sécurisé. Ainsi est né le projet du SIGRH, fruit des recommandations des Assises nationales de la Refondation (ANR), inscrit dans le Plan d’action du gouvernement. Trois étapes clés La mise en œuvre du SIGRH s’est déroulée en trois phases principales : Recensement des agents: collecte des données administratives et professionnelles, pièces justificatives à l’appui. Enrôlement biométrique: identification physique et biométrique des agents dans toutes les régions et dans les missions diplomatiques et consulaires du Mali. Intégration dans le logiciel SIGRH: développement et déploiement d’un outil numérique par l’administration, permettant de regrouper et sécuriser les données biométriques et professionnelles des agents. Entièrement financé par le budget national, cet outil est hébergé et sécurisé au Mali. Le processus, lancé en mai 2022, s’est achevé en septembre 2024, sous la supervision d’un Comité d’orientation stratégique et d’un Comité technique d’exécution. 36.151 agents non identifiés Selon le ministre Bakary Traoré, les opérations ont permis de recenser 158.317 agents, dont 122.166 ont été identifiés physiquement et biométriquement. Cependant, 36.151 agents ne se sont pas présentés au contrôle. L’incidence financière de ces absences est estimée à 48,28 milliards de Fcfa par an, soit 4,57 % de la masse salariale totale. Toutefois, le ministre précise qu’il serait prématuré de qualifier ces agents de « fictifs ». Une période de grâce de trois mois a été accordée pour régulariser la situation, à l’issue de laquelle la liste définitive des agents fictifs sera arrêtée. Un tournant dans la modernisation de l’État Le Président Assimi Goïta a salué « l’aboutissement d’une initiative majeure pour la modernisation de notre administration publique ». Tout en reconnaissant les résultats obtenus, il a exhorté les comités à « poursuivre les efforts jusqu’à la couverture complète de l’administration ». Le Chef de l’État a également promis de distinguer par des médailles les membres ayant travaillé sur ce projet, soulignant que le SIGRH constitue désormais un outil stratégique pour la maîtrise des effectifs et de la masse salariale, l’amélioration de la transparence et la planification des ressources humaines. Pour assurer la pérennité du système, il est recommandé de produire régulièrement des statistiques à partir de la base de données, de valoriser le SIGRH comme référence officielle en matière de gestion des effectifs, de digitaliser les actes administratifs et d’instaurer un mécanisme permanent de suivi Dily Kane mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
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