SOCIETE
Ils sont au total 100 couples vulnérables de la commune I du district de Bamako à avoir scellé leurs unions ce jeudi 02 Avril 2026 au Centre Secondaire d’Etat Civil de Djelibougou à la faveur de la 6eme édition de la cérémonie dite « Mariage Collectif en Commune I ». Placée sous la présidence de M. Diakaridia Sangaré 4eme adjoint représentant M. Oumarou Togo, maire de la commune I du district de Bamako, cette 6ème édition de la cérémonie dite « Mariage Collectif en Commune I », s’inscrit dans le cadre des festivités du 8 Mars journée Internationale des Droits de la Femme. L’objectif est de doter les couches vulnérables de la commune I du district de Bamako d’actes de mariages. Outre les autorités communales, cette cérémonie riche en émotion a enregistré la présence sous-préfet du 1er arrondissement, Mme Traoré Fatoumata Traoré ; Mme Fatoumata Siré Diakité du ministère de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille; l’ancien ministre Maoulou Ben Katra ; As Sied Badra Aliou Hiaidara président du Mouvement AN Ka Ben Mayala, le président du CNJ commune I M. Ibrahim Boubacar Keita, les chefs de quartiers de la commune I ,la Marraine Mme Cissé Kadidia Haidara, le parrain Kah Gambi et plusieurs autres invités. Lors de son allocution M. Diakaridia Sangaré 4eme adjoint représentant M. Oumarou Togo maire de la commune I du district de Bamako, a souligné que cette initiative est salutaire car elle contribue à la consolidation du tissu social et au renforcement du mariage entre les couples. « Nous sommes aujourd’hui, à la 6eme édition de cette belle initiative sous le leader chef du jeune maire dynamique Fodé Mamadou Konaté en charge du Centre Secondaire d’Etat Civil de Djelibougou qui a su fédérer les énergies pour donner espoirs à ces centaines de familles vulnérables de la commune I », a-t-il ajouté. Pour Mme Traoré Fatoumata Traoré sous-préfet 1er arrondissement, cette initiative participe au développement de la commune et surtout de la consolidation de la paix dans les foyers, car l’acte de mariage est un document très important dans la vie d’un couple. Elle a par ailleurs exhorté les autres centres secondaires d’état civils de la commune à suivre les pas de Fodé Mamadou Konaté. Quant à Mme Fatoumata Siré Diakité du ministère de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, elle s’est réjouie de cette belle initiative qui contribue à la consolidation de la paix dans les foyers et dans la société. Et d’ajouter que cette initiative est une aubaine pour les couches vulnérables et s’inscrit en droite ligne du combat du département de la promotion de la femme, pour les droits de la femme pour son épanouissement. Dans son adresse aux invités, Fodé Mamadou Konaté maire délégué de Djelibougou s’est réjoui de la forte mobilisation de la population de la commune en faveur des familles vulnérables. « Cela fait aujourd’hui quatre mois que nous sommes en train d’organiser cet événement pour qu’elle soit une réussite totale. << cette réussite est le résultat d’un mouvement d’ensemble, une synergie d’action pour venir en aide à ces couches vulnérables de la commune qui pour faute de moyen n’ont pas pu se doter d’un acte de mariage >>, a-t-il martelé, avant d’ajouter que cette 6eme édition a été une réussite totale qui a comblée les attentes. La remise d’actes de mariages aux mariés et une animation folklorique de l’artiste Moustapha Sidibé ont mis fin à la cérémonie. Vivement la 7eme édition Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Un individu a été interpellé le mardi 31 mars 2026 à Bamako par les éléments de l’antenne OCS Rive droite. Il était en possession de quatre appareils de chicha. L’arrestation est intervenue non loin d’une compagnie de transport en commun. C’était dans le cadre des opérations de lutte contre la consommation de substances illicites. Le suspect, identifié par les initiales A.K.G., aurait agi pour le compte d’un certain H.N., domicilié à Badalabougou, selon des informations recueillies sur place. Il a été conduit pour les besoins de l’enquête, qui se poursuit afin de situer les responsabilités dans cette affaire. Awa Dramane Traoré, Stagiaire Boîte de commentaires Facebook [...]
Une opération menée le jeudi 2 avril 2026 par l’antenne de l’Office Central des Stupéfiants (OCS) de Bougouni a permis de démanteler une exploitation de cannabis près du village de Sido, sur la RN7, entre Bougouni et Kéléya. Selon les informations, le principal suspect, B.D., dissimulait la culture de cannabis au milieu de plants de tomates pour échapper à la vigilance des autorités. Plusieurs plants d’environ 1,20 mètre ainsi qu’environ un kilogramme de cannabis séché ont été saisis. Au total, quatre personnes, dont le principal suspect âgé de 45 ans, ont été interpellées. Les mis en cause devraient être présentés au procureur du Tribunal de grande instance de Bougouni. Awa Dramane Traoré, Stagiaire Boîte de commentaires Facebook [...]
La cérémonie officielle de présentation du Rapport annuel d’activités du ministère de la Justice du Mali s’est déroulée le lundi 30 mars 2025 dans la salle de conférences du département. Elle a réuni l’ensemble des responsables administratifs, judiciaires et techniques du secteur, sous la présidence effective du ministre Mamoudou Kassogué. Dans le cadre de la politique de transparence et de redevabilité engagée par les autorités de la transition, le département de la Justice du Mali a rendu public son rapport annuel d’activités au titre de l’année 2025. Ce document stratégique vise à informer à la fois la population malienne et les partenaires techniques et financiers des progrès réalisés, des défis rencontrés ainsi que des perspectives de réforme du système judiciaire. L’élaboration de ce rapport s’inscrit dans la dynamique de modernisation et de restauration de la confiance entre la justice et les citoyens. Il compile l’ensemble des actions menées par les structures et services rattachés au ministère, notamment les juridictions, les services pénitentiaires, les organes de contrôle ainsi que les institutions intervenant dans la chaîne judiciaire. Selon, le Secrétaire général, Dr Boubacar Diarrah, cet exercice de reddition des comptes, désormais institutionnalisé, constitue une avancée majeure dans la gouvernance judiciaire. Initiée sous l’impulsion du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, cette démarche vise à rompre avec les pratiques administratives opaques et à promouvoir une culture du résultat fondée sur la transparence et la responsabilité. « La justice est rendue au nom du peuple. Il est donc impératif que les acteurs judiciaires rendent compte de leurs actions », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité d’une gestion rigoureuse et traçable des activités judiciaires. Une année 2025 riche en réformes structurantes Le Rapport 2025 met en lumière des avancées significatives dans plusieurs domaines clés de la justice. Parmi les réalisations majeures figurent, entre autres, l’organisation du deuxième Forum national sur la Justice, financé sur budget national, réunissant l’ensemble des régions du pays, l’inauguration de la Maison de justice de Mopti, présentée comme un symbole du renouveau de l’institution judiciaire, la création de la Direction de la protection judiciaire de l’enfant, l’élévation de la Direction nationale de l’administration pénitentiaire au rang de Direction générale, le recrutement transparent de 140 auditeurs de justice, la création de 75 nouvelles charges d’huissiers, la mise en ligne du portail e-justice permettant la délivrance numérique du Casier judiciaire et du Certificat de nationalité. Ces réformes, selon Dr Diarrah, traduisent une volonté ferme de moderniser l’appareil judiciaire et d’améliorer l’accès des citoyens au service public de la justice. Des juridictions plus actives et des procès emblématiques L’année 2025 a également été marquée par le fonctionnement régulier des juridictions, avec la tenue d’audiences criminelles, d’audiences collégiales sans juges consulaires dans les tribunaux de commerce, ainsi que l’organisation de procès dans des dossiers qualifiés d’emblématiques. Pour les autorités judiciaires, ces avancées témoignent du rôle central de la justice dans la consolidation de l’État de droit et la construction nationale. Riche de ses 1 087 pages réparties en deux tomes, le Rapport annuel 2025 se veut un document de référence. Il offre une vision globale des activités menées, des résultats obtenus et des perspectives. Au-delà de sa fonction informative, ce document constitue un véritable outil d’aide à la décision, de planification stratégique et de pilotage des politiques publiques judiciaires. Vers une justice plus crédible et performante Le Secrétaire général a salué l’engagement de l’ensemble des acteurs du secteur judiciaire, des services centraux aux juridictions, pour les efforts consentis tout au long de l’année. Il a également réaffirmé la détermination du ministère à poursuivre les réformes engagées, malgré les défis, afin de bâtir une justice crédible, efficace et accessible à tous. «Le Rapport d’activités est la mémoire de l’institution et le chemin vers la postérité », a-t-il conclu, soulignant que le succès repose sur le travail, la discipline et la persévérance. Les ressources humaines et le matériel comme défi Par ailleurs, le Rapport met en lumière plusieurs défis persistants, notamment l’insuffisance de ressources humaines et matérielles, les contraintes liées à l’insécurité dans certaines zones, ainsi que le besoin accru de modernisation des infrastructures judiciaires. Le ministre Mamoudou Kassogué a appelé à une mobilisation collective de tous les acteurs concernés pour accompagner la transformation du secteur. Il a réaffirmé l’engagement de son département à œuvrer pour une justice plus proche des citoyens, plus transparente et plus efficace. Ce Rapport d’activités 2025 constitue ainsi un outil essentiel de pilotage et d’évaluation des politiques publiques en matière de justice, tout en traduisant la volonté des autorités de renforcer la gouvernance et la redevabilité au sein de l’appareil judiciaire malien. Il a aussi pris bonne note des insuffisances signalées afin que chacun puisse travailler dans de bonnes conditions. Encadré Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice, des Droits de l’homme, Garde des sceaux Boîte de commentaires Facebook [...]
 La première réunion du Cadre de concertation entre la section malienne du Réseau des Femmes Elues Locales (REFELA Mali) et les Organisations féminines de la Société Civile (OSC féminines) de l’année 2026 s’est tenue le lundi 30 mars dans la salle de conférence de l’Association des Municipalités du Mali (AMM). Au cœur des échanges de cette rencontre, des propositions ont été faites pour rendre le cadre plus opérationnel, plus actif avec des actions concrètes. Sous la présidence de la présidente du REFELA-Mali, Diabaté Mamou Bamba, non moins maire de la commune rurale de Pelengana dans la région de Ségou, les mots introductifs de ladite rencontre ont été donnés par le Directeur Exécutif de l’AMM M. Youssouf Diakité. L’objectif visé par cette rencontre est de renforcer la collaboration stratégique entre REFELA Mali et les organisations féminines de la société civile en vue de promouvoir le leadership féminin, la participation politique des femmes et l’intégration du genre dans la gouvernance locale. Comme dans les rencontres des années précédentes, les échanges de cette journée ont commencé par un tour de table des participantes sur l’actualité de leurs communes et organisations d’une manière et sur la promotion du genre en particulier. Il ressort de cet échange de partage d’expériences, que plusieurs actions et activités pertinentes de développement local ont été et sont en train d’être organisées par les communes et les OSC-féminines. Au cours de cette rencontre, des séquences de consolidation et d’opérationnalisation du dialogue stratégique REFELA Mali – OSC féminines 2026 ont été présentées, portant essentiels sur : la présentation et propositions de solutions aux faiblesses et insuffisances constatées dans le fonctionnement du cadre de concertation ; la présentation des actions à court et moyens termes à entreprendre pour rendre plus opérationnelles les décisions du cadre de concertation ; la nécessité de développer et déployer des actions concrètes sur le terrain pour le réseau et les OSC qui constituent le cadre ; le renforcement du dispositif de visibilité et de communication du Cadre de Concertation sans oublier la nécessité de diversifier les partenaires et mobiliser davantage de ressources pour la mise en œuvre des actions. Il faut rappeler que cet espace du donner et du recevoir a été mise en place en 2023 par l’AMM avec le soutien financier de VNG-Inter. Elle a permis de poser les bases d’une collaboration structurée en faveur du leadership féminin, de la gouvernance locale inclusive et de la cohésion sociale. Ce premier cadre de l’année, a noté la présence d’une vingtaine de participantes, composées des élues locales, des représentantes des OSC, des représentants du partenaire VNG-Inter et de l’AMM. Service Communication – AMM Boîte de commentaires Facebook [...]
À la suite de la flambée des prix du carburant à la pompe, les transporteurs ont immédiatement répercuté cette hausse sur les frais de transport. Sur certaines lignes, les usagers dénoncent des augmentations excessives. Le prix du ticket de transport sur le trajet Bamako–Sikasso est ainsi passé de 6 000 à 9 000 FCFA, soit une hausse de 3 000 FCFA. Sur la ligne Bamako–Djidian Kéniéba, il faut désormais débourser 13 000 FCFA. À Bamako, des rumeurs font croire à une hausse des tarifs des SOTRAMA qui pourraient passer à 500 FCFA entre la rive droite et la rive gauche. Ces augmentations risquent d’impacter plusieurs secteurs, notamment les boulangeries, qui utilisent du gasoil, et qui expriment déjà leurs inquiétudes, à l’instar d’autres acteurs économiques. Le challenger Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Conseil des ministres du mercredi 25 mars 2026 a  adopté  un projet de décret portant approbation de la Politique nationale d’assainissement et de son Plan d’actions 2026-2030. Lors de sa session du 13 février 2026, il avait déjà pris acte de la communication écrite relative à cette politique et à son plan d’actions. Conformément à la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, cette politique vise à améliorer le cadre de vie des populations en facilitant l’accès à des services d’assainissement adéquats, gérés de manière durable, équitable et sécurisée. L’adoption de ce projet de décret est un pas important vers sa mise en œuvre ardemment souhaitée. Le challenger Boîte de commentaires Facebook [...]
L’École Supérieure d’Ingénierie, d’Architecture et d’Urbanisme (ESIAU), sous l’impulsion de son Directeur général, Dr Abdoulaye Deyoko, a procédé ce lundi au lancement officiel de l’ARCHICAMP Bamako 2026. Prévu du 27 mars au 12 avril 2026, cet atelier international itinérant se tient autour d’un thème évocateur : « Architectures sahéliennes d’aujourd’hui et de demain ». Chaque année, l’ARCHICAMP rassemble étudiants, architectes, chercheurs et artisans  de divers horizons divers pour réfléchir aux défis contemporains de l’habitat et de l’aménagement des territoires. Pour cette édition qui se tient à Bamako, le projet phare est la construction d’une mini-bibliothèque au Mini-Parc de Badialan I, en Commune III du District de Bamako. Dans un contexte sahélien marqué par la pression climatique et l’urbanisation rapide, la nécessité de repenser les modèles architecturaux s’impose avec acuité. Ainsi, l’ARCHICAMP 2026 s’inscrit pleinement dans cette dynamique en proposant un cadre collaboratif où se mêlent expérimentation, transmission de savoir-faire locaux et innovation technique. L’objectif est de promouvoir des solutions architecturales adaptées au climat, valoriser les matériaux locaux et encourager une nouvelle génération de bâtisseurs à concevoir autrement. « Il s’agit d’amener les étudiants à sortir des salles de classe pour expérimenter sur le terrain. C’est la continuité d’une démarche engagée depuis 2010 », a expliqué le Dr Abdoulaye Deyoko. À travers cette initiative, l’école ambitionne de stimuler la réflexion sur des architectures résilientes, capables de réduire la chaleur dans les bâtiments tout en s’inspirant des traditions locales. En effet, l’un des aspects les plus marquants de cette édition reste la forte participation féminine. Une implication que revendique fièrement la direction de l’école, rappelant que dans les sociétés du Mandé, les femmes ont toujours joué un rôle central dans les techniques de construction. « À l’ESIAU, nous valorisons cette dimension, ce qui explique leur présence remarquable sur les chantiers », souligne le Directeur général. Présent à Bamako, l’architecte togolais Konga Palakiyem rappelle que l’ARCHICAMP est avant tout un espace de rencontre et de réflexion. « C’est un camp itinérant qui réunit différentes disciplines pour repenser l’architecture dans un contexte donné. Ici, à Bamako, nous interrogeons l’architecture sahélienne à la lumière des défis contemporains », explique-t-il. Au-delà des échanges intellectuels, l’ARCHICAMP 2026 se distingue par sa dimension pratique. Le chantier de la mini-bibliothèque, intégrant des solutions modernes comme la lecture sur supports numériques, illustre parfaitement cette volonté de concilier tradition et modernité. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’attente aura été longue à Kita. Mais ce mercredi, la justice a enfin rendu son verdict dans une affaire qui, depuis plus de deux ans, tenait toute la « capitale de l’arachide » en haleine. Réunie en sa première session, la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Kita a condamné Broulaye Coulibaly, dit « Karamoko », à la peine de mort pour le meurtre atroce de cinq membres d’une même famille. Les faits remontent à la nuit du 6 au 7 décembre 2023, au quartier Kolibougou. Dans des circonstances d’une rare cruauté, l’accusé, alors âgé d’une vingtaine d’années et proche parent des victimes, a froidement ôté la vie à deux femmes enceintes, épouses de son oncle ainsi qu’à trois enfants. Un drame familial d’une violence inouïe qui avait profondément choqué l’opinion publique locale et nationale. Après son forfait, le présumé assassin n’aura bénéficié que d’une brève cavale. Dès le lendemain des faits, les éléments de la gendarmerie de Kita, mobilisés avec célérité, ont réussi à le localiser et à l’interpeller le 8 décembre 2023. Placé en détention à la Maison d’arrêt de Kita, il attendait depuis lors d’être fixé sur son sort. Au cours des audiences, les débats ont permis de revenir en détail sur les circonstances de ce crime qualifié de crapuleux, mettant en lumière la brutalité des actes reprochés à l’accusé. Selon les éléments du dossier, les victimes auraient été étouffées puis égorgées, dans une mise en scène macabre digne des pires récits criminels. Le verdict prononcé ce mercredi vient ainsi clore un chapitre judiciaire particulièrement sensible pour la ville de Kita, encore marquée par cette tragédie. Si cette décision apporte un début de réponse à la quête de justice des proches des victimes, elle ravive également le souvenir douloureux d’un drame familial qui restera gravé dans les mémoires. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Mali ambitionne de tourner définitivement la page de la tuberculose à l’horizon 2030-2035. Un objectif réaffirmé lors de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, édition 2026, placée sous le thème évocateur : « Oui, nous pouvons mettre fin à la tuberculose. Menée par les pays. Portée par les populations ». C’était ce mardi à l’escalade Gourmande. Sous la présidence du Médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social, cette journée a été l’occasion de dresser l’état des lieux, mesurer les progrès et mobiliser davantage autour d’un combat qui demeure une urgence de santé publique. Au Mali, la tuberculose continue de peser lourdement sur le système sanitaire. Selon la Cellule sectorielle de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et les hépatites virales, 8 993 cas (nouveaux et rechutes) ont été notifiés en 2025, soit un taux de 38 cas pour 100 000 habitants, contre 37 en 2024. Une stabilité qui traduit à la fois les efforts de détection et la persistance de la maladie. Autre réalité marquante est que la tuberculose touche majoritairement les hommes, avec un sexe-ratio de 1,96, et frappe surtout les jeunes adultes de 15 à 44 ans, représentant 58,60 % des cas. Malgré cela, des avancées notables sont enregistrées, notamment un taux de succès thérapeutique en progression (85 % en 2025 contre 84 % en 2024). Cependant, la maladie continue de faire des victimes avec 521 décès ont été enregistrés en 2025, soit 6 % des cas, un taux similaire à celui de l’année précédente. Des chiffres qui rappellent l’ampleur du défi et l’urgence d’intensifier les efforts. À l’échelle mondiale, la tuberculose reste une menace redoutable : toutes les 83 secondes, une vie est emportée. En 2024, 10,7 millions de nouveaux cas et 1,2 million de décès ont été enregistrés. Des chiffres alarmants qui justifient une mobilisation sans faille. Dans cette dynamique, le Gouvernement du Mali, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, a fait de la gratuité du diagnostic et du traitement de la tuberculose un pilier central de sa stratégie. Une mesure salutaire qui permet d’améliorer l’accès aux soins et de réduire les inégalités. Sensibiliser pour mieux prévenir ! Pour inverser durablement la tendance, les autorités misent sur la sensibilisation de proximité. La célébration de cette édition 2026 a été marquée par des activités éducatives, dont des sketches illustrant les gestes de prévention et le rôle central des familles dans la lutte contre la maladie. Pour le Médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré, l’élimination de la tuberculose ne saurait se faire sans un engagement politique fort, une solidarité renforcée et une action collective soutenue. L’objectif est clair : inscrire le Mali dans la dynamique des Objectifs de Développement Durable et éradiquer la maladie d’ici 2030-2035. Le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a, pour sa part, réaffirmé le soutien constant de son institution aux autorités maliennes, notamment dans le renforcement du dépistage et de la prise en charge, en particulier chez les enfants, souvent les plus vulnérables.   Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce dimanche 29 mars 2026, dans une atmosphère ambiante marquée par le respect des traditions, Moussa Konaté, âgé de 76 ans, a été officiellement intronisé en tant que 11e chef de quartier, succédant ainsi à feu Namory Konaté. Dès les premières heures de la cérémonie, le décor était planté avec des mortiers, peaux d’animaux, nattes traditionnelles, autant de symboles mobilisés pour les rituels et pour honorer ce passage de témoin. Une immersion totale dans l’authenticité culturelle, qui rappelle que la chefferie traditionnelle demeure sacrée, héritée des ancêtres. La cérémonie a enregistré la présence remarquable de nombreuses personnalités administratives, religieuses et coutumières. À leur tête, le maire de la Commune I, Oumarou Togo, accompagné de ses collaborateurs, le maire délégué de Djelibougou, ainsi que des chefs de quartiers, des imams et des représentants de la communauté chrétienne. La participation du chef de village de Banamba, El Hadj Bélénké Simpara, est venue renforcer la dimension symbolique de cette intronisation. L’intervention de Toumani Koïta, chargé de procéder à l’intronisation, suivie du message poignant de Yah Koïta. Dans une adresse pleine de sagesse, il a exhorté le nouveau chef à faire preuve d’écoute, d’ouverture et d’humilité. « Désormais, toute la population t’appartient », a-t-il martelé, tout en formulant des bénédictions de paix, de cohésion, de patience et de longévité, ponctuées par les traditionnelles trois flexions. Le conseiller Seydou Koïta a, pour sa part, replongé l’assistance dans l’histoire de Djelibougou, rappelant sa création en 1653, preuve de l’ancienneté et de la richesse de ce terroir. La cérémonie a été marquée par la remise de cola aux chefs de villages et de quartiers présents, signe de respect et de communion. La dimension culturelle a été magnifiquement portée par Djelima Soumano, chef des griots de la Commune I, dont les éloges et récits ont magnifié la noblesse de la fonction. Dans son allocution, le maire Oumarou Togo a rappelé avec force que « la tradition est une école à part entière », tout en rappellant la responsabilité qui incombe à tout chef de quartier. « N’est pas chef qui le veut », a-t-il précisé, avant d’annoncer la remise prochaine du macaron officiel au nouveau chef de quartier de Djelibougou, tout en saluant l’implication déterminante du Conseil national de la jeunesse de la Commune I dans la réussite de l’événement. Le nouveau Chef de quartier de Djelibougou sans autre forme de transition, s’est confié à son tour à sa population qu’il a appelée à le soutenir dans le cadre de sa mission. Il a promis de respecter le poste de Chef de quartier comme l’ont fait ses prédécesseurs, avant de saluer les autorités Maliennes avec à leur tête le Général d’armée Assimi Goïta qui a valorisé et donné légitimités traditionnelles, leur place d’antan. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Juriste de formation, Mariam Dembélé est une militante inflexible des droits des femmes. Dans un contexte où les droits des femmes restent un enjeu majeur au Mali, elle se bat pour la promotion et la protection des droits des femmes. Elle continue d’inspirer par son engagement et sa passion pour les droits des femmes, offrant une lueur d’espoir pour un avenir plus égalitaire au Mali. À travers son engagement, elle éclaire les défis que rencontrent les femmes maliennes tout en appelant à une transformation des mentalités et des structures sociétales. Dans cette interview accordée à la rubrique Femmes de Mali24, Mariam Dembélé partage ses réflexions sur le féminisme et la nécessité d’une mobilisation collective pour un avenir plus équitable. Entretien ! Pouvez-vous nous parler de ce qui vous a poussé à vous engager pour la promotion et la protection des droits des femmes au Mali ? Mon engagement découle principalement de ma formation universitaire en droit. Pendant mes études, j’ai constaté des incohérences entre les lois existantes et la réalité sur le terrain. Ce décalage m’a profondément interpellée, notamment en voyant des jeunes femmes contraintes d’abandonner leurs études pour des raisons telles que des maltraitances ou la pression familiale. Il m’a semblé inacceptable qu’elles renoncent à un diplôme pour des situations aussi déplorables. Cela m’a poussée à m’investir dans la défense de leurs droits. Y a-t-il une différence entre le féminisme au Mali et celui de l’Occident ? Oui, il y a une différence. Le féminisme, qu’il soit en Afrique ou en Occident, naît d’un constat d’inégalités et de violences faites aux femmes. Cependant, au Mali, notre féminisme est ancré dans notre réalité et nos priorités spécifiques. Nous avons des besoins différents, et notre approche doit tenir compte de ces particularités culturelles et sociales. Pour ce faire, nous avons adapté selon nos réalités et nos besoins au Mali. Votre engagement vous expose-t-il à des pressions sociales et familiales ? Naturellement, dans une société patriarcale comme la nôtre, toute personne cherchant à remettre en question les privilèges masculins peut être perçue comme une menace. Il est donc normal de faire face à des pressions. Toutefois, je ne laisse pas cela m’affecter. Ma conviction est plus forte que ces obstacles. Je suis consciente des inégalités et des violences auxquelles les femmes font face, et je suis convaincue qu’un équilibre profitera à tous. Quelle est la situation actuelle des droits des femmes au Mali ? Sur le plan législatif, il y a eu des avancées significatives. Bien que certaines lois nécessitent des améliorations, comme l’adoption d’une loi spécifique contre les violences basées sur le genre, l’exécution des lois demeure problématique. Nous avons les textes, mais leur mise en œuvre est un défi. Nous nous battons pour amélioration et l’application de ces textes qui va beaucoup aider les femmes. Quels sont les principaux défis auxquels les femmes maliennes sont confrontées ? Le plus grand défi est la mentalité héritée d’une hiérarchisation des genres, qui engendre une peur du changement. L’accès à l’éducation et à l’autonomisation économique est limité, et les femmes sont souvent absentes des processus décisionnels. De plus, certaines pratiques traditionnelles continuent de leur porter préjudice. Que doit-on faire pour relever ces défis ? Il est essentiel d’agir à plusieurs niveaux. Renforcer l’application des lois est primordial, ainsi que d’investir massivement dans l’éducation des jeunes filles. L’autonomie économique des femmes doit également être renforcée, car la dépendance économique est un facteur qui alimente la violence. Nous devons transformer les normes sociales néfastes et soutenir les organisations féministes qui œuvrent pour la sensibilisation et la protection des femmes, notamment dans les zones de crise. Selon vous, quel rôle la jeunesse féminine doit jouer pour atteindre ces objectifs ? La jeunesse féminine joue un rôle central dans ce changement. Elle doit s’informer, développer un esprit critique et briser le silence autour des injustices. S’impliquer dans les espaces de décision est crucial pour atteindre nos objectifs. De plus, il est important qu’elles utilisent les outils numériques pour s’informer et partager des informations. La solidarité féminine est également essentielle dans cette lutte. Propos recueillis par Korotoume Doumbia Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 30 Mars 2026, les travaux de la première session de la chambre criminelle, au titre de l’année 2026, se sont ouverts dans la salle d’audience du Tribunal de grande instance. On notait à cette cérémonie d’ouverture la présence du directeur de cabinet du gouverneur de Kita M. Abdoulaye Guindo, M. Bouakar Traoré, Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kita, le représentant de l’ordre des bâtonniers des avocats du Mali Me Abdoulaye Dramé, des acteurs régionaux et plusieurs autres représentants de la famille judiciaire. Lors de cette première session 2026 de la chambre criminelle qui s’étendra sur cinq jours, au total 7 affaires sont inscrites au rôle et les faits reprochés sont particulièrement graves. Selon M. Bouakar Traoré, Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kita, au cours de cette première session 2026 de la chambre criminelle les juges vont examiner plusieurs dossiers notamment deux dossiers d’assassinats, un cas de Tentative d’assassinat accompagnée de coups et blessures volontaires, deux dossiers de Coups mortels accompagnés de violation de domicile, vol et complicité. Aussi, un dossier d’homicide volontaire, un cas de Viol et meurtre. Le procureur a également informé les participants à la cérémonie d’ouverture des travaux que deux maximes seront privilégiées tout au long de cette procédure. En effet poursuit-il, la première est que la procédure pénale doit être équitable, contradictoire et préserver l’équilibre entre les lois et les présumés sans oublier le principe de la présomption d’innocence prévue par la procédure qui sera aussi respecté. Par ailleurs il a lancé un vibrant appel aux populations de Kita et environs à faire confiance en leur justice qui est en train de faire sa véritable mue vers la perfection grâce à l’engagement les plus hautes autorités. Quant au représentant de l’ordre des bâtonniers des avocats du Mali Me Abdoulaye Dramé il a rappelé l’importance de la tenue de cette audience criminelle, qu’il qualifie de « plus étendue du droit », en raison de la gravité des infractions jugées. Pour lui, il est nécessaire que cette transformation de la justice soit opérée tout en rapprochant la justice des justiciables pour qu’ils sachent que la justice leur est rendu et que leurs droits sont respectés. Il se dit très heureux que la chambre criminelle soit constituée de trois magistrats professionnels dans le but uniquement de rendre le droit, de dire la vérité, de rendre la justice au nom et au compte du peuple malien Rappelons que parmi les affaires inscrites au rôle, figure celle de Broulaye Coulibaly, accusé d’avoir assassiné cinq membres d’une même famille en 2023 à Kita. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Chassez le naturel, il revient au galop. Cette maxime sied manifestement avec la Société de Patrimoine Ferroviaire du Mali (SOPAFER). Longtemps taxée de gestion très peu orthodoxe des baux du domaine ferroviaire, notamment par les occupants illégaux (stations d’essence, pharmacies, alimentations, de boutiques et même des concessions) et avec des complicités tapies dans l’ombre, deux agents ont décidé de passer à un niveau supérieur en vendant, courant 2024, un domaine du chemin de fer à un riche opérateur économique de la place. Selon plusieurs observateurs avisés, ce brusque retour des vieux démons s’explique par la rareté des ressources consécutive à l’arrêt de l’unique locomotive, en occurrence la CC 2207, qui s’est effondré après six mois de marche laborieuse. Quoi qu’il en soit, il nous revient que c’est la vigilance du PCA sortant qui aurait permis de découvrir la supercherie. Aussitôt avisé, la direction, de sources concordantes, comme pour dégager toute implication, à porter plainte contre ces deux agents pour falsification de signature du DG. Interpellés il y a une dizaine de jours, lesdits agents, dont le chef de gare de Bamako, ont été auditionnés par un juge d’instruction du tribunal du pôle économique et financier de Bamako et placés sous mandat pour faux usage de faux, atteinte aux biens publics entre autres chefs d’inculpation, a-t-on appris de sources judiciaires. En attendant leur jugement, rapportent nos sources, le chef de gare de Bamako, depuis sa cellule, aurait menacé de passer à table. Est-ce pour enfoncer le clou, il faut attendre pour y voir clair. Et depuis, d’aucuns se demandent ce que sont devenus les trois locotracteurs BB 800. Il se murmure dans des milieux de cheminots qu’il ne reste pratiquement qu’un seul de ces engins. Et ce n’est pas le seul bien de la Sopafer jalousement gardé dans les emprises de Koulikoro. Alors question ou sont partis les deux autres ? Malin qui pourrait répondre, sauf une inspection urgente pour faire le point, à la fois des domaines du chemin de fer des autres patrimoines (mobilier et immobilier) de la Sopafer, notamment au niveau de Bamako et Koulikoro. Cette inspection est essentielle pour sauver le peu qu’il en reste, en attendant que le train se remette à siffler de nouveau. En tout état de cause, selon des indiscrétions, toutes les emprises dans la gare principal de Bamako et l’atelier central de Korofina seraient morcelées et vendues à des particuliers. Pendant ce temps, une affaire de bourreuse, récemment achetée à une somme exorbitante, continue d’alimenter les discussions dans les couloirs sombres de la Sopafer. Amidou Keita Boîte de commentaires Facebook [...]
La RN 1 continue d’être un obstacle aux voyageurs en dépit de la rareté des djihadistes et de la faible densité de l’insécurité. Les usagers n’y sont plus persécutés comme naguère mais ils affrontent moult désagréments avant de rallier une destination entre Kayes et Diéma. Les obstacles n’ont pas seulement pour noms le délabrement des chaussées que les travaux de réhabilitation de l’axe Sandaré-Kayes n’atténuent pas encore malgré les décaissements engloutis. À ce phénomène s’ajoute désormais la carence dans la gestion des séquelles laissées par le blocus terroriste. Contrairement aux promesses faites en son temps de déblayer le terrain, les épaves de citernes incendiées continuent de gésir par dizaines sur la route et au beau milieu de la chaussée. Aucune mission d’assainissement ne s’est apparemment effectuée, selon les témoignages de voyageurs, alors que ces carcasses font figure de ralentisseurs plus gênants que les anciens check-points terroristes. Le Témoin Boîte de commentaires Facebook [...]
Depuis que leur directoire est tombé dans la déshérence, suite au départ du DG Mamadou Ba, les travailleurs de l’Apej tournent littéralement le pouce. L’oisiveté qui y règne est plus prononcée dans ses démembrements de l’intérieur où elle fait bon ménage avec une disette criante de ressources de fonctionnement. Mais, de source bien introduite, la décapitation prolongée de l’Agence commence à se métastaser en phénomène qui déteint sur l’ensemble des 180 agents éparpillés des différents départements et points focaux de la boite. Il nous revient de sources concordantes, en effet, que les pouvoirs limités du DG les ont contraints à passer la fête de ramadan sans le rotin. Les salaires n’ayant pu faire l’objet d’un traitement à cause de l’absence d’un Directeur Général de pleins pouvoirs. Il va sans dire que la carence impacte logiquement le fonctionnement adéquat d’une boîte dont l’efficience repose un leader doué dans la mobilisation de ressources auprès des partenaires. Il se pourrait aussi que le retard accusé à en doter l’Apej s’explique par le temps qu’il faut pour en dénicher. Boîte de commentaires Facebook [...]
Condamné finalement à 2 ans d’emprisonnement ferme, en dépit des appels à la raison, le confrère Youssouf Sissoko du journal «L’Alternance» n’aura pas eu l’occasion de retrouver la plume et les siens. Après l’acteur politique Kaou N’Djim, il est malheureusement devenu la deuxième victime d’une solidarité judiciaire de l’AES dans l’harmonisation de la répression des médias se cache derrière le vocable offense à un chef de l’Etat étranger. Toutefois, le confrère et son conseil d’avocat n’ont pas dit leur dernier mot et vont interjeter appel du verdict que les observateurs s’accordent à qualifier de dérive répressive inédite à l’égard d’un acteur de la presse. Jamais, de mémoire de Malien, la justice ne s’est montré aussi impitoyable et liberticide en infligeant à un journaliste une condamnation aussi excessive, dénoncée du reste comme telle par la corporation. Et pour cause, tous y voient un fâcheux précédent s’il était confirmé en instance supérieur et ressentent la nécessité de sonner la mobilisation dans les rangs de la corporation – et bien au-delà – en guise de résistance aux tentatives de racler les ultimes résidus qu’il reste encore des symboles et acquis de Mars 1991. Faute de quoi, la presse témoin de l’histoire et acteur vivant des acquis démocratiques court le risque d’être associer au lot de ses martyrs de plus en plus désacralisés. Puisqu’en définitive le martyre d’un journaliste est indissociable de celui de la profession dans son ensemble. Source: le témoin Boîte de commentaires Facebook [...]
Le mercredi 25 mars 2026, le ministre de l’Énergie et de l’Eau a été reçu à la Direction générale d’Énergie du Mali (EDM-SA) dans le cadre de ses prises de contact avec les structures de son département.  Ils étaient tous là, les directeurs des services d’EDM-SA autour du Directeur général, à la rencontre et à l’écoute du nouveau ministre de l’Energie, Professeur Tiémoko Traoré, venu les saluer et encourager pour les efforts en cours afin de triompher des difficultés actuelles auxquels est confronté le secteur de l’électricité. Au cours de cette rencontre fortement empreinte de cordialité, le ministre Traoré a lancé un vibrant appel à l’ensemble des agents, du Directeur aux plantons, à unir leurs efforts pour relever les nombreux défis qui les attendent. « Oublions le passé et regardons vers l’avenir. C’est dans la solidarité et l’union que tout peut bien marcher », a-t-il déclaré. Soutien, encouragement, accompagnement Le Directeur général, Madani Dravé, a félicité le ministre pour sa nomination à la tête du département de l’Énergie et de l’Eau. Ce qui témoigne, selon lui, de la confiance des plus hautes autorités du pays en sa personne. Il a également exprimé sa profonde gratitude à l’illustre visiteur pour sa présence, qu’il considère comme un signe fort de soutien, d’encouragement et d’accompagnement de la mission confiée à EDM-SA : assurer de manière continue et fiable la production, le transport et la distribution de l’électricité au bénéfice des populations et des acteurs économiques. Selon lui, EDM-SA, consciente de son rôle stratégique dans le développement du pays, s’est engagée dans un processus de transformation visant à améliorer ses performances opérationnelles, renforcer la qualité du service, optimiser la gestion des ressources et diversifier les sources de production, notamment en accordant une place importante aux énergies renouvelables. Le Directeur général a également évoqué les défis majeurs auxquels la société est confrontée, notamment la croissance rapide de la demande, les contraintes techniques liées aux infrastructures et les besoins importants en investissements. Pour y faire face, il a sollicité l’accompagnement du gouvernement afin de bâtir un système énergétique plus performant, durable et accessible à tous. Il a enfin salué le dévouement et le professionnalisme des agents d’EDM-SA, qui œuvrent sans relâche pour assurer la continuité du service public, parfois dans des conditions extrêmement difficiles. Le ministre Tièmoko Traoré a exprimé sa vive reconnaissance à la direction d’EDM-SA pour la qualité de l’accueil qui lui a été réservé. Il a indiqué que cette visite, au-delà de son caractère administratif, lui a permis d’apprécier à leur juste valeur les conditions de travail, ainsi que les contraintes opérationnelles. Il a salué la promptitude et le professionnalisme du Directeur général et de son équipe dans la gestion de l’incendie de Kodialani, pour lequel des solutions ont été rapidement mises en œuvre afin de rétablir le service. «Cela démontre que les défis ne sont pas insurmontables et que les solutions se trouvent chez nous, au Mali», a-t-il affirmé. Il a assuré qu’aucun effort ne sera ménagé pour la réussite de leur mission commune, afin de garantir un accès durable et continu à l’électricité pour les populations. Par Broulaye Koné Boîte de commentaires Facebook [...]
Le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a déclaré lors d’un point de presse qu’elle a animé, le 27 mars 2026, à la Primature, que les résultats encourageants en matière d’emploi au Mali sont le fruit des efforts constants du Gouvernement sous le leadership éclairé du Général d’Armée Assimi Goïta et sous la bonne conduite du Général de division Abdoulaye Maïga.  Lors de la présentation vendredi dernier à la primature des résultats réalisés en matière d’emploi, le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène, a salué le leadership et l’engagement de sa collègue en charge de l’Entrepreneuriat national. Oumou Sall Seck a exprimé sa joie de présenter ces résultats encourageants, fruit des efforts constants du Gouvernement sous le leadership éclairé du Président de la Transition, Le Général d’Armée Assimi Goïta et sous la bonne conduite du Premier ministre, Le Général de division Abdoulaye Maïga. Recrutements dans la fonction publique, des investissements publics soutenus « Notre pays, en 2025, a enregistré la création de 69 298 emplois bruts, tandis que 3 795 emplois ont été perdus. Cela donne un solde net positif de 65 503 emplois. Par comparaison, en 2024, le solde net était de 60 692 emplois, ce qui souligne une progression notable », a-t-elle souligné. Selon elle, c’est la meilleure performance en matière de création d’emplois au cours des cinq dernières années au Mali. Cette dynamique positive, a déclaré Oumou Sall Seck, s’explique en grande partie par le rôle moteur du secteur public, qui a généré  40566 soit 59% des créations totales. « Ces résultats sont le fruit des recrutements dans la fonction publique, des investissements publics soutenus, des dispositifs d’auto-emploi et d’insertion des jeunes. Le secteur public s’affirme ainsi comme un levier essentiel pour stabiliser et dynamiser notre marché d’emploi ». Avec 28732 emplois créés en 2025 contre 32292 emplois créés en 2024, le secteur privé a significativement contribué à l’atteinte de ce bilan positif. La légère baisse constatée est le reflet du contexte économique fragilisé par des crises énergétiques, hydrocarbure, des zones de tension ayant provoqué la prudence des entreprises en matière d’investissement. Elle a ainsi insisté sur la nécessité de soutenir les efforts du secteur privé à accroître ses capacités à générer des emplois et surtout sur les dispositifs d’auto-emploi et d’insertion des jeunes. Solidité des politiques publiques en matière d’emploi Le premier semestre a été propice en matière de création d’emplois avec 38864 emplois nets, soit 59% du total annuel contre 26639 au second semestre. « Malgré quelques pertes d’emplois, celles-ci restent modérées, ce qui témoigne de la résilience de notre tissu économique national. Le solde net positif confirme la solidité des politiques publiques en matière d’emploi, l’impact structurant des investissements publics, ainsi que l’efficacité des mécanismes d’insertion professionnelle ». Selon elle, « ces résultats encourageants démontrent clairement que les efforts du Président de la Transition, Chef de l’Etat et du Premier ministre, chef du gouvernement portent leurs fruits ». Pour aller encore plus loin, a-t-elle préconisé, il est essentiel de renforcer le soutien au secteur privé afin d’augmenter sa capacité à créer des emplois décents. « Il est aussi nécessaire de consolider les dispositifs d’auto-emploi et d’insertion des jeunes, véritables clés pour l’avenir ». Le Gouvernement s’engage, a-t-elle annoncé, à poursuivre les réformes favorables à l’investissement privé, à améliorer l’environnement des affaires et à continuer de mettre en œuvre des programmes structurants qui génèrent des emplois durables pour tous les Maliens. La ministre Oumou Sall Seck a rappelé l’adoption, lors du conseil des ministres du 18 mars 2026, de la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat et son plan d’action 2026-2030. Une première au Mali, selon Mme le ministre. « Ce qui dénote une volonté affirmée des plus hautes autorités de la Transition à consolider un écosystème d’entrepreneuriat favorable à la création d’emplois ». Rythme bien cadencé du Premier ministre La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la formation professionnelle a sollicité davantage l’accompagnement indéfectible du Président de la Transition dont le soutien reste déterminant et éloquent pour booster le sous-secteur Emploi. « ce qui devrait nous permettre d’intensifier des actions à impact rapide, concret et durable pour obtenir de meilleurs résultats au cours de l’année 2026. Et cela est possible sous la très bonne conduite du Premier ministre, Chef du Gouvernement ». De l’avis de Mme Oumou Sall Seck,  le rythme bien cadencé du Premier ministre pousse aux résultats.   Selon Alhamdou Ag Ilyène, ces résultats encourageants honorent l’ensemble des membres du Gouvernement Broulaye Koné Boîte de commentaires Facebook [...]
Du 26 au 28 Mars 2026 la communauté Jama’at Islamique Ahmadiyya du Mali a tenu sa 17ème conférence nationale annuelle appelée Jalsa Salana sur le thème : « La tolérance et la liberté religieuse en islam » à Hadiqatul-Mahdi de Koulikoro. Placée sous la présidence du représentant résident de la Jama’at Islamique Ahmadiyya au Mali, M. Jaffar Ahmed Butt, ce voyage spirituel de trois jours a regroupé 6712 participants dont 3230 hommes, 2879 femmes, 603 enfants venus de 360 localités et 4 pays voisins. Il a permis aux participants fidèles musulmans d’implorer Dieu le tout puissant pour l’union, la paix, la cohésion entre maliens, cela à travers des prières collectives et des séances de bénédictions. Véritable rendez-vous religieux, cette 17e convention annuelle ou Jalsa Salana de la communauté Islamique Ahmadiyya du Mali vise à renforcer le lien spirituel avec le créateur et promouvoir la paix et la tolérance. C’est aussi une occasion pour les fidèles musulmans de renforcer les liens de fraternités ainsi que le renouvèlement de la foi, gage d’un islam pacifique et tolèrent. Durant trois jours, cette 17e édition a été marquée par les séances de prêche sur le thème central de cette édition à savoir « La tolérance et la liberté religieuse en islam », des exposés sur la paix et la cohésion en islam des histoires de l’islam et de la vie de son noble prophète, Mohammad (Paix et salut sur lui), pour une bonne formation spirituelle. Selon M. Jaffar Ahmed Butt représentant résident de la Jama’at Islamique Ahmadiyya au Mali, cette édition a permis de débattre plusieurs sous thèmes avec les participants en vue d’augmenter leur amour d’Allah et d’augmenter leur amour du saint prophète Mohamed (Paix et salut sur lui). Toutes choses qui selon lui, permettront aux participants de pratiquer les commandements d’Allah et les sunnas du prophète Mohamed (PSL). A l’en croire, cette conférence annuelle vise à monter l’amour d’Allah et son prophète Mohamed (Paix et salut sur lui) en vue d’avoir une chaleur spirituelle et fortifier leur foi à l’islam. Par ailleurs il a souligné que malgré la crise de carburant que le pays connait depuis un certain temps, les fidèles musulmans ont répondu à l’appel de la communauté Ahmadiyya, donc l’objectif est atteint. Quant à M. Mamadou DAOU président du comité d’organisation et non moins missionnaire de la région de Koulikoro, il s’est réjoui de la forte participation des fidèles musulmans, toute chose qui selon lui témoigne de l’intérêt qu’ils accordent à la voie tracée par la communauté de la Jama’at Islamique Ahmadiyya au Mali pour une religion pacifique. Il a par ailleurs rappelé que cette messe spirituelle est une occasion de renforcer le lien spirituel avec le créateur et promouvoir la paix et la tolérance. Pour Mme Oumou Barry du Burkina Fasso et Kadidia Diarra du Mali la Jalsa Salana est une rencontre spirituelle qui permet aux fidèles musulmans de se rapprocher d’avantage de Dieu, de mieux connaitre l’islam, de côtoyer d’autres fidèles musulmans et de faire des prières et des bénédictions. Et cette 17eme édition a vraiment comblé les attentes des fidèles musulmans en terme de chaleur spirituelle. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
À Daoudabougou, ce samedi, les rires ont remplacé les silences, et les regards timides ont laissé place à des visages illuminés. Grâce à l’initiative de l’Association Sira Gnouman Yira, présidée par Dr Fatoumata Fily Diarra, les jeunes filles du Centre Djiguiya Bon ont vécu une journée pas comme les autres. Dénommée « Rêves d’enfants à dos de dromadaires et chevaux », cette caravane a transformé l’orphelinat en un espace de joie et de découvertes. Balades à dos de dromadaires et de chevaux, séances de maquillage, tatouages au henné, tenues traditionnelles, shooting photo professionnel, jeux et animations, tout était au rendez-vous pour offrir de la joie  aux jeunes filles. Sous les notes de Djelimadi Bagayoko, la cérémonie a également enregistré la présence de représentants des fédérations maliennes des dromadaires et des sports équestres, les responsables et représentants de plusieurs associations et organisations. Pour Dr Fatoumata Fily Diarra, l’objectif est de donner le sourire à ces enfants et leur permettre de se sentir comme toutes les autres jeunes filles. Pour elle, offrir du henné, du maquillage ou une séance photo, c’est redonner confiance, valoriser l’image de soi et raviver des rêves parfois enfouis. Mais au-delà de l’aspect festif, cette caravane revêt une importance capitale. Elle rappelle que ces enfants, bien que vulnérables, ont droit à l’enfance, à la dignité et à l’amour. Elle met en lumière une réalité souvent ignorée, celle des structures d’accueil comme le Centre Djiguiya Bon, qui œuvrent dans l’ombre pour offrir une seconde chance à des dizaines de jeunes filles. Créé en 2004, le Centre Djiguiya Bon accueille aujourd’hui près d’une centaine de filles âgées de 3 à 21 ans, dont des orphelines, des enfants abandonnées ou survivantes de violences. Sous la direction de Mme Togo Mariam Sidibé, l’établissement se bat au quotidien pour assurer leur éducation, leur sécurité et leur épanouissement. Très émue, la directrice n’a pas manqué de saluer cette initiative. « C’est une première qui permet aux enfants de découvrir autre chose, de voir les animaux et d’apprendre à interagir avec eux ». Mais derrière la joie, le constat reste préoccupant. Le centre fonctionne essentiellement grâce aux dons de personnes de bonne volonté, avec un soutien étatique limité au strict minimum administratif. Son appel est donc poignant et sans détour, car  soutenir ces enfants, c’est investir dans l’avenir de la société. « Si on les laisse à elles-mêmes, cela peut devenir une bombe sociale », alerte-t-elle, invitant autorités, entreprises et citoyens pour venir en aide au centre Djiguiya Bon. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ils travaillent, sourient, interagissent… mais à l’intérieur, certains s’effondrent en silence. Dépression, anxiété, idées suicidaires : les troubles de santé mentale bouleversent profondément l’existence et altèrent l’identité même de ceux qui en souffrent. Dans une société marquée par la pression sociale et le tabou, beaucoup n’osent ni parler ni demander de l’aide. Enseignant et psychologue consultant en santé mentale et soutien psychosocial, spécialisé dans la prise en charge des traumatismes, Dr Abocar Mahamane KOUNTA éclaire ce phénomène aux conséquences souvent invisibles mais dévastatrices. Comment définir la santé mentale ? Selon l’Organisation mondiale de la santé, la santé mentale est un état de bien-être dans lequel une personne peut se réaliser, surmonter les tensions normales de la vie, accomplir un travail productif et contribuer à la vie de sa communauté. Cette définition met en exergue le bien-être psychologique, émotionnel et social, ainsi que la capacité à faire face aux exigences du quotidien. Elle souligne également que la santé mentale est une composante essentielle de la santé globale. Quelles sont les causes des troubles de santé mentale ? Il est plus approprié de parler de facteurs de vulnérabilité et de facteurs de protection. Les facteurs de vulnérabilité incluent notamment les prédispositions génétiques, les traumatismes précoces, les conditions de vie difficiles telles que la pauvreté, les violences ou encore l’isolement social. À cela, s’ajoutent des événements de vie marquants comme le deuil, la perte d’emploi ou les crises sanitaires. À l’inverse, des éléments comme un bon soutien social, une estime de soi solide et un environnement favorable contribuent à renforcer la santé mentale. Quels sont les troubles les plus fréquemment rencontrés ? Les troubles les plus courants sont les troubles anxieux, la dépression, les troubles liés à l’usage de substances, les troubles bipolaires, la schizophrénie, les troubles de l’alimentation, les troubles de la personnalité ainsi que les troubles obsessionnels compulsifs. Quels sont les signes d’alerte ? Les signes d’alerte sont variés. Il peut s’agir d’une fatigue persistante, de troubles du sommeil, d’une tristesse durable ou d’une anxiété marquée. Des difficultés de concentration, des pensées négatives récurrentes, un isolement social ou des changements de comportement doivent également attirer l’attention. Dans certains cas, des idées suicidaires peuvent apparaître et nécessitent une prise en charge urgente. Peut-on prévenir les troubles de santé mentale ? Oui, la prévention est possible et doit être envisagée à plusieurs niveaux. Au niveau individuel, il est important de développer des compétences émotionnelles et d’adopter une bonne hygiène de vie. Au niveau communautaire, la sensibilisation et la création d’espaces d’échange sont essentielles. Les pouvoirs publics doivent intégrer la santé mentale dans les soins de base et lutter contre la stigmatisation. Enfin, en milieu professionnel, il est nécessaire de promouvoir un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Peut-on guérir des troubles mentaux ? Dans de nombreux cas, une guérison est possible. Certains troubles peuvent disparaître complètement avec un traitement adapté, tandis que d’autres nécessitent un suivi à long terme. La prise en charge vise alors une amélioration significative de la qualité de vie et, lorsque cela est possible, une rémission complète. Quelles sont les conséquences des troubles mentaux ? Les conséquences sont multiples et affectent à la fois l’individu, la famille et la société. Elles peuvent se traduire par une détérioration de la santé physique, des difficultés cognitives, une souffrance psychologique importante et une perte d’autonomie. Sur le plan social, elles entraînent souvent isolement et stigmatisation. Sur le plan professionnel, elles peuvent conduire à la perte d’emploi ou à des difficultés scolaires. Les répercussions économiques et familiales sont également importantes, notamment en raison de la charge supportée par les proches. Comment se déroule la prise en charge ? La prise en charge repose sur une approche pluridisciplinaire impliquant psychologues, psychiatres et travailleurs sociaux. Elle comprend l’écoute, les psychothérapies, les traitements médicamenteux lorsque nécessaire, ainsi que des interventions visant la réinsertion sociale et professionnelle. Quel rôle jouent la famille et les proches ? La famille occupe une place déterminante dans le processus de prise en charge. Elle apporte un soutien moral, participe à l’accompagnement quotidien et facilite la communication avec les professionnels de santé. Son implication contribue de manière significative à l’efficacité du traitement. Pourquoi la santé mentale demeure-t-elle un sujet tabou ? Ce tabou s’explique notamment par des croyances culturelles, des perceptions erronées des troubles mentaux et une forte stigmatisation. Le manque d’information et la faible prise en compte de la santé mentale dans les politiques publiques contribuent également à entretenir cette situation. Existe-t-il des différences entre les hommes et les femmes ? Les données montrent que les femmes consultent plus que les hommes. Cela s’explique en partie par une plus grande facilité à exprimer leurs émotions et une attention accrue portée à leur santé. Les hommes, quant à eux, consultent moins, souvent en raison de normes sociales. Quel message souhaitez-vous adresser aux personnes concernées ? Il est important de faire preuve de patience et de régularité dans le suivi. Les troubles mentaux nécessitent du temps pour être pris en charge efficacement, mais une amélioration est possible. Quels conseils donner à la population ? La santé mentale doit être considérée comme une composante essentielle de la santé. Elle mérite d’être préservée au même titre que la santé physique. Aujourd’hui, des services existent et sont accessibles. Il est donc important de consulter dès les premiers signes afin de bénéficier d’une prise en charge appropriée. Propos recueillis par Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
La décision est tombée comme une reconnaissance méritée. Monsieur Ibrahima Adama Diarra, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural de 2ème classe, précédemment directeur régional par intérim du génie rural de Koulikoro, est désormais nommé directeur régional du génie rural de la région de Bougouni. Une promotion saluée pour sa justesse, tant l’homme incarne compétence, rigueur et sens du devoir. Sur le terrain, Ibrahima Adama Diarra s’est imposé comme un travailleur infatigable, un cadre méthodique et déterminé, toujours prêt à répondre à l’appel de la nation. Sa carrière, marquée par un engagement sans faille, témoigne d’un professionnalisme rare dans un secteur aussi stratégique que celui du génie rural, au cœur des enjeux agricoles et fonciers du Mali. Mais derrière cet élan d’enthousiasme, une inquiétude sourde gagne la région de Koulikoro. Car si Bougouni se réjouit, Koulikoro, elle, redoute une perte. Et pour cause : Ibrahima Adama Diarra s’était imposé comme un acteur clé dans la gestion des litiges fonciers, un domaine particulièrement sensible dans cette région. A koulikoro, beaucoup pensent que grâce à sa rigueur, son sens de l’écoute et sa maîtrise des dossiers, il a su apaiser des tensions parfois explosives. << Dans un contexte où les conflits fonciers peuvent fragiliser la cohésion sociale, son rôle de médiateur technique et administratif était devenu essentiel. « Il savait trouver les mots justes et les solutions équilibrées >>, confient plusieurs acteurs locaux. Ainsi, son départ laisse un vide que beaucoup jugent préoccupant. Certains n’hésitent pas à prédire des turbulences dans la gestion foncière du cercle de Koulikoro, tant son empreinte y était forte. En effet, cette nomination illustre à la fois la reconnaissance d’un mérite et les défis de la continuité administrative. De toute façon si cette effective, Ibrahima Adama Diarra est attendu à Bougouni comme l’homme de la situation. Boîte de commentaires Facebook [...]
En vue de permettre aux citoyens de signaler rapidement les incidents, les dangers ou les situations nécessitant l’intervention des services de Sécurité et de la Protection civile, le Ministère de la Sécurité et de la Protection civile annonce la disponibilité de nouveaux numéros d’appel d’urgence des services de Sécurité et de la Protection civile. Ce mercredi 25 Mars 2026, le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile l’a annoncé au Conseil des Ministres. Cette mesure est une instruction du président de la Transition le General d’Armée Assimi Goita, qui vise à permettre aux citoyens de signaler rapidement les incidents, les dangers ou les situations nécessitant l’intervention des services de Sécurité et de la Protection civile. Selon le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile le Général,  des démarches nécessaires ont été entreprises pour la réduction du nombre de chiffres des numéros d’appel d’urgence des services de Sécurité et de la Protection civile. Ainsi, à la suite de la mise à niveau des équipements de réception d’appels permettant l’identification et la localisation des appelants, les numéros verts suivants sont attribués aux structures ci-après : – Police nationale : 101 ; – Gendarmerie nationale :111 ; – Protection civile : 122 ; – Secrétariat permanent de Lutte contre la Prolifération des Armes légères et de petit Calibre : 133 ; – Office central des Stupéfiants : 135 ; – Centre de Coordination et de Gestion des Crises :144 ; – Garde nationale : 145. Par ailleurs le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile précise que la mise en service de ces numéros verts, d’usage facile, accessibles gratuitement sur l’ensemble du territoire national, permettra aux citoyens de signaler rapidement les incidents, les dangers ou les situations nécessitant l’intervention des services de Sécurité et de la Protection civile. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Depuis quelques jours, les conditions d’apprentissage des élèves du premier cycle de Kita Gare défraie la chronique et suscitent de vives inquiétudes du côté des acteurs de l’éducation et des parents d’élèves. Considérée comme le socle de l’avenir de la communauté l’école de Kita Gare (1er Cycle) avec ses 1751 élèves répartis entre 13 salles de classes traverse actuellement une crise infrastructurelle majeure. Les fosses des latrines, laissées ouvertes et dans un état de dégradation avancée, exposent les élèves à des risques sanitaires et sécuritaires. Ce mercredi 25 mars 2026, le Directeur d’Académie d’Enseignement (DAE), Monsieur Amidou Traoré, s’est rendu sur place avec ses collaborateurs pour constater une réalité qui fait mal au cœur. 1 751 visages, 1 751 destins, mais seulement 13 salles de classe… Imaginez un instant le quotidien des élevés enfants de l’école de Kita Gare. Il ressort de cette visite de terrain de M. Amidou Traoré, Directeur de l’Académie d’Enseignement (DAE) qu’au sein de l’école Kita Gare (1er cycle), le danger fait partie du quotidien des élèves et des enseignants, car toutes les latrines sont dans un état de dégradation totale et les élèves apprennent dans l’indignité et l’insécurité sanitaire. En plus avec un effectif étouffant de 1 751 élèves entassés dans seulement 13 salles, c’est une mission difficile pour les enseignants et un sacrifice pour les élèves. << Une école à ciel ouvert sans clôture, l’espace scolaire n’est plus un sanctuaire protégé et les enfants sont exposés à tous les vents et à tous les dangers extérieurs >>, déplore le M. Amidou Traoré, Directeur de l’Académie d’Enseignement (DAE) de Kita. Par ailleurs, il a souligné que « l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde, mais elle a besoin d’un toit et de respect pour s’épanouir « . En fin il a exhorté la diaspora, opérateur économique, parent d’élève ou simple citoyen au grand cœur de faire un geste pour sauver l’école de Kita Gare 1er cycle. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le quartier de Daoudabougou, en Commune V du District de Bamako, est plongé dans la consternation depuis l’effondrement tragique d’un immeuble en construction survenu le dimanche 22 mars. Alors que les opérations de secours se poursuivent sans relâche, le bilan humain ne cesse de s’alourdir, atteignant désormais six morts et plusieurs blessés. Selon la Direction générale de la protection civile (DGPC), l’alerte a été donnée peu après l’effondrement de cet immeuble de type R+4, situé à proximité de l’ambassade d’Algérie. Très rapidement, les équipes de secours de la Direction régionale de la protection civile du District de Bamako ont été déployées sur les lieux, engageant d’importants moyens humains et logistiques pour tenter de sauver les victimes piégées sous les décombres. Grâce à la réactivité des secouristes, une vingtaine de personnes ont pu être extraites des gravats et évacuées vers des structures sanitaires adaptées. Mais malgré ces efforts, le drame a déjà coûté la vie à six personnes, et les recherches se poursuivent dans l’espoir de retrouver d’éventuels survivants. Sur le site du sinistre, les images sont saisissantes : amas de béton, ferrailles tordues et visages marqués par l’angoisse témoignent de l’ampleur de la catastrophe. Des familles, inquiètes, attendent toujours des nouvelles de leurs proches, tandis que les équipes de secours continuent les fouilles avec détermination. Au-delà du lourd bilan humain, d’importants dégâts matériels ont également été enregistrés, relançant le débat sur le respect des normes de construction au Mali. La DGPC appelle ainsi à la vigilance collective et insiste sur la nécessité de se conformer strictement aux règles en vigueur afin d’éviter de tels drames à l’avenir.   Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre du renforcement de la collaboration entre le Comité International de la Croix Rouge (CICR) et les médias, une journée d’échange s’est tenue ce mardi 24 Mars 2026 dans les locaux de l’hôtel Millenium. Initiative du Comité International de la Croix Rouge (CICR) en collaboration avec la Maison de la Presse, ce master class se veut un espace d’échange, d’apprentissage et de partage d’expériences entre le CICR et les professionnels des médias. Il s’agissait par ailleurs de renforcer la collaboration entre les médias et le CICR pour une couverture plus approfondie des thématiques humanitaires, afin de garantir une diffusion plus large des messages essentiels concernant des sujets complexes ou sensibles (qui ne sont pas toujours abordés explicitement par les médias.). Du coup, la journée a permis aux hommes des médias de se familiariser avec le fonctionnement CICR,  de découvrir ses actions au Mali, de comprendre les défis à relever et de mieux cerner le DIH dans son ensemble. En effet, selon un bilan de ses activités réalisées au cours de l’année 2025 présenté par le Comité International de la Croix Rouge (CICR), l’organisation a au total touché 1 102 156 personnes en 2025 dans divers secteurs. Face aux journalistes, Mme Kany Elizabeth SOGOBA, Coordinatrice Communication et prévention au sein du CICR a dans sa communication mis en exergue toute l’importance de ce cadre d’échange entre les médias et le CICR. L’on retient que dans le secteur de la Sécurité Alimentaire, 22 970 ménages ont été touchés par le CICR soit 137 820 personnes ont bénéficié d’une assistance alimentaire, 60 780 personnes en articles de ménagers essentiels, en plus 11 808 ménages vulnérables, soit 70.848 appuyés en semences, outils équipements et engrais pour la production agricole. Pour ce qui concerne le secteur de la santé, 24 161 patients dont 13 784 blessés, urgences et autres cas vulnérables entièrement pris en charge dans les hôpitaux de GAO, Mopti. Dans le secteur du rétablissement des liens familiaux, 641 messages croix rouge échangés entre personnes séparées dont des détenus, enfants, des personnes déplacées, 167 cas de recherches résolus et 212 cas ouverts. Sur le volet de la détention, on retient 83 visites aux détenus effectuées dans 13 lieux de détentions à travers le pays en 2025, en plus 884 détenus visités et assistés en produits d’hygiène et d’entretien. Quant à M. Emanuelle Lippolis chef des programmes et de la prévention-CICR, il a axé son intervention sur comment comprendre les enjeux humanitaires au Mali. Selon lui, en 2026 environ 5,1 millions de personnes devraient nécessiter une assistance humanitaire et de production soit 20% de la population. Et d’ajouter que la protection des civils reste au cœur des enjeux transversales au cœur des actions du CICR. Par ailleurs, il a souligné que l’accès aux terres, aux champs et aux services vétérinaires demeure limité dans plusieurs zones. Dans son intervention M Mahamadou Talata Maiga administrateur de la Maison de la Presse s’est réjoui de la tenue de cette rencontre qui selon lui a permis aux participants de mieux cerner les concours du DIH ainsi que les missions et les secteurs d’intervention du CICR. Il a salué l’engagement des participants, tout en exhortant le CICR pour la pérennisation d’une telle initiative en vue d’approfondir cette collaboration pour le bien des citoyens. En procédant à la clôture de cette journée d’échange M. Nicolas Lambert chef de la délégation du CICR au Mali a souligné qu’il y’a trop de préconçus sur le CICR et ses actions à travers le pays et le Comité International de la Croix Rouge (CICR) a toujours été neutre dans les conflits. Mohamed Kanouté Source :Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce samedi 21 Mars 2026 dans un communiqué rendu public, relayé par les médias, le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry annonce l’arrestation et l’inculpation de plusieurs individus pour des faits de complicité de terrorisme, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et financement du terrorisme. Dans ce communiqué, M. Fallou Doumbouya procureur général indique que ces interpellations s’inscrivent dans la mise en œuvre de la politique pénale définie par le gouvernement en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. C’est à ce titre, selon lui, que plusieurs procédures judiciaires d’envergure ont été engagées et conduites avec diligence, en étroite coordination avec les services de défense et de sécurité. Les investigations ont ainsi permis de démanteler un groupe composé de onze (11) individus, dont sept (7) maliens, deux (2) nigériens, un (1) burkinabè et un (1) guinéen, interpellés en avril 2025 dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan. Un autre ressortissant malien, identifié comme Fotigui Daou, a été interpellé à Kankan par la gendarmerie nationale pour des faits présumés d’appartenance à une cellule dormante affiliée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) précise le procureur General dans son communiqué Toujours selon le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry, les investigations menées sur l’intéressé ont permis d’établir des liens avec le GSIM, ainsi que l’existence de réseaux de radicalisation en ligne impliquant plusieurs individus, dont certains de nationalité guinéenne. Soumis à un interrogatoire, Fotigui Daou a reconnu avoir participé, sans autorisation légale, à une opération de libération d’otages contre rançon, révélant ainsi son implication volontaire dans le financement d’activités à caractère terroriste. Les enquêtes ont permis mettre en évidence l’existence de plusieurs groupes de messagerie WhatsApp affiliés au GSIM, notamment « Charia », « Daroul Fatwa » et « Islam, l’unique solution finale au monde ». Ces groupes totalisent 513 membres, dont 38 guinéens. Parmi ces derniers, deux individus, Ibrahima Sow et Cheick Ibrahima Savané, ont été formellement identifiés comme membres actifs de ces réseaux de radicalisation en ligne. Ils ont été interpellés respectivement à Siguiri et à Conakry. Le parquet General près la Cour d’Appel de Conakry dans sa note souligne aussi qu’au terme des procédures, les personnes interpellées ont été déférées devant le parquet d’instance de Kaloum, juridiction compétente en matière de terrorisme. Elles ont ensuite été inculpées et placées en détention pour des faits de complicité de terrorisme, d’association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et de financement du terrorisme, conformément aux dispositions du Code pénal, notamment les articles 19, 20 et 574, ainsi que l’article 07 de la loi L/2021/024/AN du 17 août 2021 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Par ailleurs, le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry tient à rassurer la population quant à la pleine mobilisation des autorités judiciaires et sécuritaires pour assurer la protection des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national. Il invite les citoyens à faire preuve d’une vigilance accrue et à collaborer activement avec les autorités compétentes, en signalant tout comportement suspect susceptible de compromettre la sécurité publique. En fin il rappelle que toute participation, sous quelque forme que ce soit, à une entreprise terroriste expose ses auteurs, coauteurs et complices à des poursuites pénales rigoureuses et à des sanctions prévues par la loi, sans distinction de statut, de nationalité ou de mode opératoire, dans le strict respect des droits fondamentaux et des garanties procédurales. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, la Communauté de Pratique en Matière de Lutte Contre la Corruption (CPLC) a organisé une conférence-débat le mercredi 18 mars 2026 au Majestic Palace sise à Hamdallaye aci. En partenariat avec le Réseau des Femmes communicatrices de l’URTEL, avec l’appui du projet LUCEG et de l’Ambassade du Canada, les échanges ont porté sur la lutte contre la corruption et ses impacts sur les droits des femmes et des filles. Dans son intervention, Mme Fatoumata Siré Diakité, chargée de mission au ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, a rappelé que le 8 mars constitue un moment fort de plaidoyer pour l’égalité et la justice sociale. Elle a souligné que la corruption demeure un obstacle majeur à l’accès équitable aux droits, fragilisant davantage les femmes et les filles. De son côté, la présidente du CPLC, Mme Mariam Diama Sanogo, a insisté sur le fait que la corruption freine le développement et compromet l’État de droit. Elle a mis en avant l’importance d’impliquer les autorités traditionnelles et religieuses, véritables piliers des communautés, dans les efforts de sensibilisation et de changement de comportements. Réunissant des acteurs institutionnels, leaders communautaires et organisations de la société civile, les panels ont constitué le cœur de cette rencontre. Animés par Mme Binta Sissoko et M. El Hadj Hama Maina, ils ont permis d’aborder en profondeur trois thématiques essentielles : la vulnérabilité des femmes et des filles face à la corruption, le rôle des leaders communautaires dans la lutte contre ce phénomène, ainsi que les pistes de solutions pour mieux protéger les femmes et les filles. Les échanges ont mis en lumière la nécessité d’une mobilisation collective, impliquant aussi bien les autorités traditionnelles et religieuses que les organisations de la société civile. Les panélistes ont insisté sur l’importance de renforcer la sensibilisation, de promouvoir l’intégrité au sein des communautés et d’encourager des actions concrètes pour lutter contre les pratiques corruptives. Ainsi, au terme des panels, une conviction s’impose : la lutte contre la corruption est indissociable de la défense des droits des femmes et des filles, et ne peut être efficace sans l’engagement actif de tous les acteurs de la société. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Les organisations de la société civile malienne, soutenues par plusieurs ONG internationales, haussent le ton et appellent à l’ouverture d’un dialogue constructif avec les autorités. Au cœur des préoccupations : le projet de création de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales et d’appui au contrôle des associations et fondations (ANICT-ACAF). Dans un communiqué conjoint, les principales plateformes du secteur,  Conseil national de la société civile, Forum des organisations de la société civile, Conseil de concertation et d’appui aux ONG, Coordination des associations et ONG féminines du Mali, ainsi que le Forum des ONG internationales disent prendre acte de la volonté des autorités de renforcer la gouvernance, la transparence et le suivi des associations et fondations. Elles saluent une ambition jugée conforme aux principes de la Transition, notamment en matière de souveraineté nationale et de défense des intérêts du peuple malien. Toutefois, derrière cet accord de principe, des inquiétudes majeures persistent. Les organisations pointent notamment certaines dispositions du dispositif envisagé, en particulier l’instauration d’une contribution obligatoire de 10 % sur les ressources des projets, destinée au suivi et au contrôle. Dans un contexte déjà marqué par la baisse des financements humanitaires et de développement, elles estiment qu’une telle mesure pourrait fragiliser davantage les interventions. Parmi les risques évoqués figurent la réduction des ressources directement allouées aux bénéficiaires, la duplication des coûts de suivi déjà intégrés dans les projets, des difficultés de conformité avec les exigences des bailleurs, ainsi qu’une perte d’attractivité du Mali auprès des partenaires internationaux. Les signataires rappellent que l’essentiel des financements humanitaires provient de partenaires techniques et financiers internationaux, soumis à des règles strictes. L’imposition d’un prélèvement non prévu dans les accords pourrait, selon eux, compromettre la mobilisation de nouveaux financements. Au-delà de ces préoccupations, les organisations mettent en avant leur contribution significative à l’économie nationale : paiement de l’impôt sur les traitements et salaires, cotisations à l’INPS, TVA sur les biens et services, contributions diverses, sans oublier la création d’emplois. Chaque année, ce sont plusieurs dizaines de milliards de francs CFA qui sont ainsi injectés dans l’économie nationale. Elles soulignent également que leurs activités profitent largement aux opérateurs économiques locaux, notamment dans les secteurs du forage, de la distribution de vivres, des infrastructures, du transport et des services logistiques. Sur le plan social, leur rôle demeure crucial. Dans de nombreuses zones vulnérables, elles assurent l’accès aux services essentiels : santé, sécurité alimentaire, eau, éducation et protection. Les organisations rappellent enfin les principes internationaux encadrant l’action humanitaire, notamment la résolution 46/182 de l’Organisation des Nations unies, qui insiste sur la nécessité de garantir une assistance sans entraves administratives ou fiscales. Tout en réaffirmant leur engagement aux côtés de l’État, elles se disent disposées à poursuivre les échanges afin de dégager des solutions équilibrées, conciliant exigences de transparence et efficacité des interventions sur le terrain. Convaincues que le dialogue reste la meilleure voie, elles appellent à une concertation renforcée entre l’État, la société civile et les partenaires techniques et financiers, afin de préserver l’impact des actions au bénéfice des populations maliennes. Source: mali24 avec maliweb Boîte de commentaires Facebook [...]
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