Interdiction de la chicha au Mali : Mamoudou Kassogué exige une application rigoureuse de la loi
L’étau se resserre définitivement autour des consommateurs, importateurs et tenanciers de « chicha clubs » à travers le pays. Face aux dérives et à l’essor inquiétant de la vente, de la commercialisation, de la détention, de la publicité, de l’apologie et de l’usage de la chicha, du tabamel, des arômes destinés à son utilisation et de tout autre dispositif assimilé, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, tape du poing sur la table.
Ce mardi 21 juillet 2026, à travers une circulaire ferme, il a instruit les autorités judiciaires et les officiers de police judiciaire (OPJ) d’appliquer avec une rigueur absolue l’interdiction de la chicha et de ses produits dérivés sur toute l’étendue du territoire national.
Pour donner force à la loi, le ministre clarifie le cadre légal qui précise que la chicha et le tabamel ne sont plus de simples produits de contrebande, mais sont désormais assimilés à des stupéfiants.
Cependant, cette requalification change radicalement la donne et expose les contrevenants à des sanctions pénales d’une extrême sévérité, allant de lourdes peines de prison ferme à des amendes se chiffrant en millions de FCFA.
« Je vous engage à une répression exemplaire des infractions relatives à l’importation, à la production, à la distribution, à la vente, à la commercialisation, à la détention, à la publicité, à l’apologie et à l’usage de la Chicha (narguilé), du Tabamel, des arômes destinés à son utilisation et de tout autre dispositif similaire », précise le ministre Kassogué dans sa lettre circulaire.
Par ailleurs, il exhorte les autorités judiciaires et les OPJ à faire une application stricte des dispositions de l’arrêté interministériel et à y veiller scrupuleusement à toutes fins utiles.
En affichant cette fermeté intransigeante, le Garde des Sceaux rapporte que l’impunité est terminée et que l’État déploiera tous ses moyens légaux pour éradiquer définitivement ce fléau de la société malienne.
Mohamed Kanouté
Source : Mali24
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