Sécurité sanitaire des aliments au Mali : les résultats satisfaisants du projet GCP/SFW/517/LUX
L’atelier national de clôture du projet GCP/SFW/517/LUX s’est tenu mercredi 2 septembre 2026 dans la salle de réunion du Département Nutrition et Sécurité Sanitaire des Aliments (DNSSA). La rencontre a permis à la FAO, aux acteurs de faire le bilan des interventions réalisées et d’identifier les actions nécessaires à la pérennisation des résultats.
Au Mali, le projet a permis d’intervenir sur plusieurs maillons de la sécurité sanitaire des aliments. Des diagnostics de la restauration de rue ont été réalisés, tandis que le cadre réglementaire a été renforcé.
Des guides de référence pour l’inspection et le contrôle de l’alimentation de rue ont également été élaborés. Les services techniques ont bénéficié de formations sur les approches de contrôle fondées sur les risques, renforçant ainsi les compétences des agents chargés du contrôle officiel des aliments.
Les acteurs de la restauration de rue n’ont pas été oubliés. Des guides de bonnes pratiques d’hygiène ont été élaborés et vulgarisés, des formateurs ont été formés et de nombreux restaurateurs et vendeurs sensibilisés aux règles relatives à la préparation, à la conservation et à la vente des aliments.
Représentant la ministre de la Santé et du Développement social, Etienne Coulibaly, conseiller technique à l’Institut national de santé publique (INSP), a rappelé que la sécurité sanitaire des aliments constitue une priorité pour le département.
Il a relevé plusieurs avancées, notamment le renforcement des bases liées à la transformation de l’alimentation, l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques, les formations et la préparation de leçons modèles ayant contribué à une prise de conscience collective.
« Le projet termine, les missions ne s’arrêtent pas là », a-t-il déclaré, appelant les bailleurs, les bénéficiaires et l’ensemble des acteurs à poursuivre les efforts dans une dynamique de synergie.
Pour Abdoul Karim Bah, chef du bureau de la FAO, la sécurité sanitaire des aliments représente un enjeu majeur de santé publique, de nutrition et de développement économique.
Il a souligné que le projet a accompagné les autorités nationales dans le renforcement des mécanismes de prévention, de contrôle et de gestion des risques, dans un contexte marqué notamment par l’urbanisation et l’importance croissante de l’alimentation de rue.
Selon M. Bah, la FAO a enfin réaffirmé sa disponibilité à poursuivre son accompagnement auprès du Gouvernement du Mali et de ses partenaires. L’enjeu est désormais de faire vivre les acquis du projet afin de renforcer durablement la protection des consommateurs et la résilience du système alimentaire national.
Parmi les acquis majeurs figure le Plan national de réponse aux urgences de sécurité sanitaire des aliments (PNRUSSA). Élaboré, testé et enrichi à travers des exercices de simulation, cet outil renforce les capacités du Mali à prévenir et à gérer les crises alimentaires.
Le représentant du maire de la Commune III a, pour sa part, insisté sur l’importance du projet face aux préoccupations croissantes liées à la sécurité sanitaire des aliments.
Il a salué une initiative « salutaire » pour la protection des populations, particulièrement dans un contexte où la restauration de rue occupe une place importante dans les habitudes alimentaires.
Au-delà des outils, le projet a permis d’améliorer les compétences des agents de contrôle, leur maîtrise des instruments d’inspection et le dialogue entre les différents secteurs concernés.
Il a également favorisé une meilleure prise en compte des normes et standards internationaux et renforcé les capacités des restaurateurs et vendeurs d’aliments de rue.
Coulibaly A
Mali24
En savoir plus sur Mali 24
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
