Après avoir purgé sa peine d’une année, quelle posture adoptera Moussa Mara ?
Après une année de détention, l’ancien Premier ministre, Moussa Mara, a recouvré la liberté avant hier samedi, au terme de la peine qui lui avait été infligée par la justice malienne. Arrêté le 1er août 2025, il avait été condamné pour « atteinte au crédit de l’État » et « opposition à l’autorité légitime ». À l’origine de cette condamnation, un message publié sur les réseaux sociaux dans lequel Mara exprimait son soutien à des « prisonniers d’opinion » et affirmait vouloir se « battre par tous les moyens » afin que « le soleil succède à la nuit ». Des propos que la justice avait estimés contraires aux dispositions en vigueur.
Libéré dans la matinée, Moussa Mara a rejoint sa famille, où il été accueilli par ses proches, ses partisans ainsi que des membres de son ancien parti politique, Yelema. Si la joie était perceptible parmi ses sympathisants, l’émotion était toute aussi vive du côté de sa famille. Son épouse et sa mère, en particulier, n’ont pu retenir leurs larmes au moment des retrouvailles. Toutefois, sa remise en liberté ouvre désormais une nouvelle séquence politique. Dans un contexte où l’Etat se montre très regardant sur son crédit, la question se pose de savoir quelle posture adoptera le désormais ex-pensionnaire des maisons d’arrêts de Bamako et Koulikoro. Cette interrogation est d’autant plus pertinente que les activités politiques demeurent suspendues depuis la dissolution de l’ensemble des partis politiques et que son avocat, Me Moundaga Tall, est porté disparu depuis bientôt trois mois.
Le Témoin
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