NIGER : L’EX-PREMIER MINISTRE DE BAZOUM, OUHOUMOUDOU MAHAMADOU, ET QUATRE AUTRES PERSONNALITÉS DÉCHUS DE LEUR NATIONALITÉ
Le pouvoir de Niamey franchit une nouvelle étape dans sa lutte pour le maintien de la stabilité. Le 17 septembre 2026, le général Abdourahamane Tiani, chef de l’État nigérien, a officialisé, par décret, la déchéance provisoire de nationalité de cinq citoyens. Au cœur de cette liste figure Ouhoumoudou Mahamadou, ancien Premier ministre du président Mohamed Bazoum, accusé d’« intelligence avec des puissances étrangères ».
Selon les informations rapportées par l’Agence nigérienne de presse (ANP), cette sanction repose sur un certain nombre d’allégations gravissimes.
Les autorités de transition accusent notamment les mis en cause d’« intelligence avec des puissances étrangères » et d’avoir commis des actes de nature à troubler la sécurité et l’ordre publics. Outre l’ancien chef du gouvernement, la décision présidentielle vise également quatre autres citoyens : Amadou Chekaraou, souvent surnommé Ange Barou, Oumarou Moussa Ibrahim, Ousmane Abdoul Moumouni ainsi que Boubacar Seyni Souley.
Le texte officiel dresse un vaste réquisitoire. Les accusations retenues vont de la diffamation par voie électronique et de la diffusion de données perturbatrices jusqu’à la participation à une entreprise concertée visant à démoraliser l’armée et la Nation. Ces actes sont considérés par Niamey comme une atteinte directe et manifeste à la sûreté de l’État.
Sur le plan strictement juridique, cette procédure s’inscrit dans le cadre d’un arsenal sécuritaire récent. La mesure est activée en vertu de l’article 9 de l’ordonnance du 27 août 2024, telle que révisée le 7 octobre de la même année. Ce dispositif très spécifique a instauré la création d’un fichier national. Celui-ci permet au régime d’inscrire et de sanctionner lourdement les personnes, groupes ou entités soupçonnés d’implication dans des affaires terroristes ou des infractions compromettant les intérêts stratégiques du Niger.
Avec cette nouvelle série de privations de citoyenneté, Tiani démontre sa volonté d’isoler juridiquement et politiquement les voix hostiles à la lutte antiterroriste. Le nombre total de personnes frappées par cette mesure d’exception s’élève aujourd’hui à vingt-cinq depuis la mise en place de ce mécanisme.
Stephan MOMO (Stagiaire)
MALI 24
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