Suppression des soldes non consommés, cout elevé de la connexion au Mali : les représentants des sociétés de télécoms s’expliquent
L’Hôtel Millénium de Bamako a abrité ce mercredi 12 août la journée d’appropriation sur la tarification des services de télécommunications, initiée par l’Association des Éditeurs de Presse Privée (ASSEP). L’objectif principal était d’outiller les directeurs de publication et responsables de médias pour mieux éclairer l’opinion publique sur les coûts, la structure des offres et les contraintes techniques du secteur.
Dans son mot d’ouverture, le président de l’ASSEP, Boubacar Yalkoué, a souligné la volonté de son organisation de renforcer les capacités des éditeurs afin de transformer des concepts économiques complexes en une information claire, rigoureuse et accessible au citoyen. Prenant la parole à sa suite, le représentant de l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunications, des Technologies de l’Information et de la Communication et des Postes (AMRTP), Seïdina Oumar Nimaga, a rappelé que la mission du régulateur repose sur la recherche d’un juste équilibre entre la protection du pouvoir d’achat des consommateurs, la viabilité économique des opérateurs et la préservation des intérêts stratégiques de l’État.
S’en sont suivis les débats directs entre les patrons de presse et les représentants des compagnies télécoms (Télécel, Orange Mali, Malitel) après la pause café. Répondant aux vives inquiétudes des consommateurs sur le coût de la Data, le Directeur Marketing et Commercial de Télécel a expliqué les critères de fixation des tarifs. Le coup élevé de la connexion à la différence de certains pays voisins s’explique selon lui par l’enclavement géographique du Mali à travers l’acheminement de la bande passante par fibre optique depuis les câbles sous-marins d’Abidjan ou de Dakar génère d’importants coûts de transit répercutés sur l’ensemble du territoire.
Sur la question récurrente de la disparition des forfaits expirés, les opérateurs et l’AMRTP ont précisé que les soldes non consommés ne sont désormais plus supprimés, avant d’ajouter qu’ils sont temporairement gelés puis cumulés lors de la recharge suivante. Concernant la facturation des appels vers les services clients, les intervenants ont expliqué que cette mesure vise à éviter l’asphyxie des lignes par des appels fantaisistes tout en finançant la gestion des centres d’appels.
En effet, cette rencontre qui intervient à point nommé a permis d’éclairer plusieurs incompréhensions et de poser les bases d’un dialogue entre le régulateur, les opérateurs et la presse privée.
Stephan MOMO (Stagiaire)
MALI 24
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