Bamako : toute personne à l’apparence suspecte n’est pas un djihadiste
Depuis l’attaque terroriste perpétrée contre la ville garnison de Kati, la psychose sécuritaire gagne progressivement Bamako et ses environs. Selon plusieurs témoignages, certains assaillants ayant échappé aux opérations de ratissage se seraient dispersés entre Kati et la capitale, alimentant la peur au sein des populations.
Ainsi, des dérives inquiétantes sont constatées. Des citoyens, emportés par la colère et la suspicion, s’en prennent à toute personne jugée « douteuse » sur la base de son apparence. Plusieurs personnes vulnérables, notamment des individus souffrant de troubles mentaux ou en situation d’errance, paient déjà un lourd tribut.
À Bamako comme à Kati, des cas d’agressions violentes sont signalés. Certains innocents auraient été battus, d’autres lynchés, voire brûlés vifs, sans la moindre preuve de leur implication dans les attaques terroristes.
La vigilance reste nécessaire, mais elle ne doit jamais se transformer en justice. Car toute personne suspecte doit être signalée et remise aux forces de défense et de sécurité, seules habilitées à mener les vérifications nécessaires.
Massassi
Mali24
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