Camp I de la Gendarmerie Nationale : Comment les militaires détenus se sont évadés ? 

Le 22 janvier dernier, une évasion spectaculaire s’est déroulée au Camp I de la Gendarmerie nationale. Gardés sous la surveillance des éléments du GIGM, cinq (5) militaires-détenus sont parvenus à s’échapper de leurs cellules. Comment MDL Bassi Keita, les soldats de première classe Moussa Sanogo et Moussa Dougnon, le caporal Promounbé MOUNKORO et le soldat de deuxième classe   KOUSSE DOUBA MOUNKORO ont reussi leur coup ? Votre journal en ligne « Mali24 » a eu accès à certaines informations précieuses. 

Les militaires ayant pris la poudre d’escampette étaient gardés dans les locaux du GIGM, une unité d’élite de la Gendarmerie nationale conformément au code militaire. Inculpés pour des infractions criminelles, les cinq militaires étaient tous détenus dans la cellule n°5. Si MDL Bassi Keita, les soldats de première classe Moussa Sanogo et Moussa Dougnon étaient incarcérés depuis un certain temps, le caporal Promounbé MOUNKORO et le soldat de deuxième classe  KOUSSE DOUBA MOUNKORO venaient d’arriver suite à l’implication présumée dans le meurtre de deux cambistes Ladji Fofana et d’Oumar Bathily. 

Une évasion spectaculaire qui s’est répandue comme une trainée de poudre à travers la ville. Chacun y va avec ses commentaires. De l’exploitation des informations venant de diverses sources, Mali24 est en mesure de confirmer que cette évasion a été minutieusement imaginée et préparée de longue date par les détenus. En effet, les militaires en détention ont usé de la technique de «l’urine». C’est quoi cette technique ? Les détenus urinaient tous les jours sur les murs de la toilette. Ce qui consume les briques à une vitesse proportionnelle à la quantité de ce déchet hautement toxique provenant du corps humain. Ainsi, avec le temps, ils ont facilement perforé le mur qui a facilement cédé à l’assaut des jeunes militaires. Le choix du dimanche n’est nullement fortuit. Car ce jour où il y a moins d’affluence dans le camp mais aussi les alentours peuplés essentiellement de services publics. Donc, il est facile de sa faufiler sans attirer la moindre suspicion. 

Des témoignages recueillis par votre journal en ligne mali24, les deux présumés meurtriers de deux cambistes officiant à l’aéroport international Président Modibo Kéita sont trouvés que le plan d’évasion très avancé. Ils ont donc profité sans fournir un grand effort. 

Les fugitifs ont-ils bénéficié des complicités ? Comment ils ont pu quitter les locaux du camp I pourtant hautement sécurisés ? Comment ils ont pu tromper la vigilance des sentinelles ? L’enquête en cours permettra de répondre à ces interrogations. 

La hiérarchie de la gendarmerie a piqué une colère noire en ordonnant une sérieuse enquête pour infliger des corrections exemplaires à toutes personnes impliquées dans. Cinq éléments de la sentinelle sont actuellement au cachot. La direction générale de la Gendarmerie rassure que tous les moyens sont mis en œuvre pour traquer ces évadés dans un bref délai.

Deux des évadés ont été arrêtés le 23 janvier à Sénou et Sébénikoro. Vers 16 h 30 mn, le soldat 2e classe Moussa Sanogo a été arrêté dans un bar par la brigade territoriale de gendarmerie de Sénou. Le fugitif a été remis à la disposition d’une équipe du GIGM rive gauche. Aux environs de 23 heures, l’équipe de la Brigade de Recherches du commissariat de police de Sébénikoro a mis le grappin sur le MDL BASSI KEÏTA.  Il a été mis à disposition de la Brigade Territoriale de la Gendarmerie de Ouezzindougou. Les auditions de ces deux éléments permettront de savoir plus sur cette affaire. 

Pour rappel, en octobre 2015, neuf (9) détenus dont 7 militaires se sont évadés des geôles de la prison du Camp 1 de la gendarmerie, après avoir forcé le cadenas de leur cellule.

Affaire à suivre 

Mohamed Kanouté

 Source : Mali24

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