Débat Politique : Aboubacar Sidiki Fomba plaide ouvertement pâlir la censure
Le récent choc des arguments entre soutiens de la transition et acteurs démocratiques a tenu toutes ses promesses et s’est conclu sur un flop, à en juger par les regrets de ce parlementaire. Membre du CNT au compte des partis politiques et maintenu malgré leur dissolution, Aboubacar S. Fomba prend le parti d’une discipline et d’un ordre d’un autre âge, en se prononçant sur l’issue de l’édition spéciale organisée par notre confrère. Tout en saluant la prestation de ses condisciples dans la défense de la souveraineté nationale retrouvée dont Abdoul Niang qui, il s’insurge contre toute tribune qui libère les opinions critiques de la conduite de la Transition. Allusion est ainsi faite aux développements et raisonnements d’un certain Amidou Doumbia dont la pertinence a désarçonné les codébatteurs favorables à la Transition. Le conseiller du CNT, Aboubacar Sidiki Fomba, assimile toute opinion défavorable à un dénigrement et estime qu’aucune contradiction publique ne devrait plus être permise après la dissolution des partis politiques, au risque de défier la mesure d’interdiction des activités politiques.
Pour le fervent soutien de la transition, les acteurs doivent souffrir d’attendre la fin officielle de la pause, avec notamment l’avènement de la nouvelle charte des partis politiques, avant de raviver les tribunes de confrontation entre adversaires politiques. Faute de quoi, le régime d’exception pourrait pâtir de la mauvaise foi sur fond de dénigrement, laisse-t-il entendre. Bref, une apologie inédite de la censure et des restrictions de liberté qui méritent d’être combattues par l’ensemble de la presse malienne ainsi que par tous les tenants des droits consacrés par la loi fondamentale, surtout qu’elles sont portées par le représentant d’un si important organe de la Transition. Même si sa dérive liberticide n’est pas en déphasage avec une démarche antérieure de la Haute Autorité de la Communication, qui avait tenté en son temps d’instruire aux médias privés un sursis aux tribunes d’expression dédiée aux acteurs politiques.
A. KEÏTA
Le Témoin
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