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GUINÉE : LA HAC INTENSIFIE SA CROISADE CONTRE LES WEB TV ILLÉGALES 

Depuis mi-septembre 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a multiplié les décisions d’interdiction visant les chaînes de télévision en ligne. L’organe de régulation, présidé par Boubacar Yacine Diallo, frappe fort contre ce qu’il qualifie d’exercice illégal de la profession.

Le 16 septembre, un communiqué d’avertissement dénonce la « prolifération illégale » de Web TV animées par des non-professionnels. La HAC rappelle qu’aucune diffusion audiovisuelle sur Internet, même numérique, ne peut se faire sans autorisation légale préalable. La simple déclaration au Procureur ne suffit pas.

Cinq jours plus tard, le 21 septembre, une décision majeure interdit dix Web TV et deux sites d’information transformés en plateformes vidéo. Yimbaya Médias TV (Conakry), Dabola TV, plusieurs structures de Siguiri (Anelvision, Makono, Mandeng, Siguiri 24 Star), Simandou TV, AK Médias, Coyah TV et Kamanoyah TV sont visées, ainsi que dabolainfo.com et guinee24plus.com. Les promoteurs et animateurs se voient interdire toute activité journalistique au nom de ces médias, sous peine de poursuites.

Le 24 septembre, Baro TV (Kouroussa) subit le même sort. Son promoteur, Lamine Camara, est suspendu de toute activité médiatique pour défaut de qualité de journaliste professionnel et refus d’obtempérer.

Le 26 septembre, en séance extraordinaire, quatre nouvelles plateformes (Fewndaare TV, Global TV, Kimanbourou TV et BTV) sont interdites avec effet immédiat sur l’ensemble du territoire et les plateformes numériques.

Selon la HAC, ces structures produisent et diffusent des contenus sans aucun titre légal. Leur activité « nuit fortement » aux médias régulièrement établis et constitue une concurrence déloyale. Les autorités administratives et les points focaux de l’institution sont chargés de faire appliquer strictement ces mesures.

Cette vague de sanctions s’inscrit dans une volonté affichée d’assainir l’espace médiatique numérique. Pour le régulateur il s’agit de défendre la déontologie et le professionnalisme. Les opérateurs concernés s’exposent désormais à des poursuites judiciaires.

Stephan MOMO (Stagiaire)

MALI 24

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