Justice : le journaliste Chahana Takiou n’obtient pas la liberté provisoire
Incarcéré depuis le 8 juin 2026, le directeur de publication du journal 22 Septembre reste maintenu en détention. Son sort judiciaire demeure, pour l’heure, entre les mains de la justice.
En effet, ce lundi 6 juillet 2026, le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité a rejeté la demande de mise en liberté provisoire introduite par les avocats du journaliste Chahana Takiou. Inculpé pour « atteinte au crédit de l’État à travers l’institution judiciaire », il demeure placé à la Maison centrale d’arrêt de Bamako.
L’argument médical rejeté
La défense avait fondé sa requête sur des considérations humanitaires et sanitaires. Selon ses conseils, Chahana Takiou souffrirait de pathologies dont la prise en charge serait difficilement compatible avec les conditions de détention.
Toutefois, l’opposition du procureur a conduit au rejet de la demande de liberté provisoire, maintenant ainsi le journaliste sous mandat de dépôt.
Une procédure sous le feu des critiques
Cette décision intervient dans un contexte de vives tensions entre les autorités judiciaires et les acteurs de la presse.
Pour rappel, Chahana Takiou a été placé sous mandat de dépôt à la suite de déclarations publiques faites lors d’un forum des médias, au cours duquel il dénonçait ce qu’il qualifiait d’utilisation abusive de la loi sur la cybercriminalité à l’encontre des journalistes, au détriment du régime juridique applicable aux délits de presse.
À ce stade, les regards sont désormais tournés vers l’audience au fond, prévue pour le 27 juillet 2026.
Affaire à suivre
Mohamed Kanouté
Mali24
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