Le Mali au Dialogue du Caire : Le grand oral de la Mme Oumou Sall Seck
Les travaux du « Dialogue du Caire » se sont déroulés du 6 au 8 septembre dans la capitale égyptienne. La Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a plaidé pour une coopération sud-sud fondée sur le partenariat et le développement du capital humain. Elle a présenté l’approche du Mali face aux défis sécuritaires, climatiques, énergétiques, alimentaires et économiques. Elle a souligné que la résilience ne se construit pas uniquement dans la gestion de l’urgence, mais surtout dans la capacité d’un pays à renforcer son capital humain, à développer ses capacités productives et à donner à sa population les moyens de se former, de travailler, d’entreprendre et de créer de la valeur.
La Ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a conduit la délégation malienne à la 7ᵉ Réunion du Dialogue de coopération technique des Agences de partenariat de la Banque islamique de développement (BID), tenue du 6 au 8 septembre 2026 au Caire en Egypte. Une tribune idoine de porter la voix du Mali à cette importante rencontre en présence de plusieurs hautes personnalités et délégations ministérielles des pays membres.
Mme Oumou Sall Seck a transmis les salutations fraternelles du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta et du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga ainsi que celles du peuple malien aux Autorités et au peuple égyptiens.
Dans une intervention axée sur le capital humain, la souveraineté économique et la coopération Sud-Sud, la Ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a souligné que le développement durable des nations passe avant tout par l’investissement dans leurs femmes et leurs hommes, particulièrement leur jeunesse.
Pour des partenariats plus équilibrés
Malgré les défis auxquels il est confronté, a-t-elle soutenu, notre pays demeure debout, résilient et déterminé à compter sur ses propres capacités. «Le Mali ne souhaite pas être défini uniquement à travers les crises qu’il traverse. Il veut être reconnu pour la résilience de son peuple, la qualité de son capital humain et sa capacité à transformer les contraintes en opportunités».
Elle a appelé à faire évoluer les relations de coopération vers des partenariats plus équilibrés, fondés sur le partage d’expériences, le transfert de compétences, le renforcement des capacités et la réalisation de projets concrets.
Mme Oumou Sall Seck a salué, dans ce cadre, la place croissante accordée par la BID dans le financement de secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’eau, les infrastructures, l’électricité, la santé et le développement des compétences. Face aux défis énergétiques, climatiques et agricoles qui affectent les économies, elle a insisté sur la nécessité de construire des modèles économiques plus résilients et de privilégier les projets structurants et les investissements de long terme.
A la tribune de Cairo Dialogue, Mme Oumou Sall Seck a défendu une conception de la coopération dans laquelle chaque pays est à la fois porteur d’expertise, de savoir-faire et de solutions. Pour elle, l’enjeu est de passer progressivement d’une logique d’assistance à une logique de partenariat, reposant sur la réciprocité, l’innovation, le développement du capital humain et la mise en œuvre de projets ayant un impact réel sur les populations.
Approche du Mali face aux défis sécuritaires, climatiques, énergétiques, alimentaires et économiques
Au cours du panel sur le thème : «Partenariats et meilleures pratiques», la Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a présenté l’approche du Mali face aux défis sécuritaires, climatiques, énergétiques, alimentaires et économiques. Selon Mme Oumou Sall Seck, la résilience ne se construit pas uniquement dans la gestion de l’urgence, mais surtout dans la capacité d’un pays à renforcer son capital humain, à développer ses capacités productives et à donner à sa population les moyens de se former, de travailler, d’entreprendre et de créer de la valeur.
Elle a vanté les efforts du Mali en matière de formation professionnelle, d’insertion, d’emploi et d’entrepreneuriat, avec une attention particulière portée aux jeunes, aux femmes et aux artisans. La Ministre a insisté sur l’interdépendance entre formation, énergie, agriculture, transformation locale, innovation et création d’emplois, soulignant que les investissements dans les infrastructures doivent aller de paire avec le développement des compétences nécessaires à leur valorisation.
‘’La souveraineté ne signifie pas l’isolement’’
Abordant la coopération internationale, elle a rappelé que « la souveraineté ne signifie pas l’isolement ». Le Mali souhaite ainsi privilégier une logique de co-construction, fondée sur le transfert de compétences et de technologies, l’investissement, le développement des entreprises et la création d’emplois.
Chiaka Doumbia avec Cellule de Communication -MENEFP
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