Mali : les véhicules dépourvus de plaques d’immatriculation ne sont plus autorisés à circuler
Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité, les plus hautes autorités du pays ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Il est désormais interdit à tous les véhicules dépourvus de plaques d’immatriculation de circuler sur le territoire national.
Cette mesure forte, qui marque un tournant décisif dans la lutte contre l’insécurité et la criminalité, est accompagnée d’une exonération exceptionnelle et immédiate des frais de douane, de timbre et d’enregistrement pour les véhicules dont la valeur d’acquisition n’excède pas 30 millions de francs CFA.
Sur le terrain, les véhicules sans plaques d’immatriculation représentent un véritable danger. En cas d’accident ou d’infraction, leur identification est particulièrement difficile.
C’est le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, M. Alfousseini Sanou, qui a annoncé cette décision.
Selon lui, les véhicules non immatriculés sont souvent utilisés par les groupes terroristes pour commettre leurs forfaits. Après leurs actes, leur identification devient difficile pour les services compétents. Pour mettre fin à cette situation, le Gouvernement a décidé d’interdire désormais la circulation des véhicules sans plaques d’immatriculation.
En guise de mesure d’accompagnement, afin de ne pas pénaliser la population ainsi que les Forces Armées Maliennes (FAMa), qui se battent quotidiennement au péril de leur vie pour protéger les citoyens, des dispositions particulières ont été prises, a précisé le ministre Sanou.
Ainsi, une mesure exceptionnelle est instaurée pour une durée d’un an afin de permettre l’exonération des droits de douane sur les véhicules sans plaques actuellement en circulation.
Pour la mise en œuvre de cette décision, deux cas de figure se présentent. Les véhicules ne disposant d’aucune plaque d’immatriculation auront un délai d’un an pour régulariser leur situation. Également ceux dont les droits de douane ont déjà été consignés bénéficieront d’une exonération des droits de timbre et d’enregistrement pendant une période de six mois.
Par ailleurs, le ministre Alfousseini Sanou a précisé que cette mesure entraînera des conséquences budgétaires pour l’État. Elle est entrée en vigueur à compter de ce mardi 30 juin 2026.
Mohamed Kanouté
Mali24
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