SOCIETE
  Du 12 au 14 octobre 2026 à Rabat, une délégation malienne prend part à la Morocco Cybersecurity Week. Elle est conduite par Mohamed Ag Albachar, chef de cabinet, représentant le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène. Elle comprend également le chargé de mission Agaly Ag Fayçal et des représentants d’autres structures de l’État. Placée sous le thème « La cybersécurité au service de la transformation numérique et du développement », cette rencontre est organisée sur hautes instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Elle est portée par la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information, relevant de l’Administration de la Défense nationale du Maroc. La cérémonie d’ouverture s’est tenue ce lundi 12 octobre 2026, sous la présidence du ministre délégué auprès du chef du gouvernement, chargé de l’Administration de la Défense nationale, M. Abdellatif Loudiyi. Dans son allocution, M. Abdellatif Loudiyi a souligné que la cybersécurité constitue désormais une nécessité pour garantir la continuité des activités et réussir la transition numérique. Le ministre délégué a notamment insisté sur la formation des talents, la protection des infrastructures vitales, l’anticipation des menaces liées à l’intelligence artificielle et le renforcement de la coopération internationale, particulièrement avec les pays africains. Les travaux réunissent des responsables gouvernementaux, des experts internationaux et des acteurs du numérique autour de plusieurs enjeux, notamment la gouvernance, la souveraineté numérique, la lutte contre la cybercriminalité et la sécurisation des données. Les échanges portent également sur le développement des compétences, la réponse aux incidents et le financement de la cybersécurité. Pour le Mali, cette participation constitue une occasion de partager des expériences et d’explorer des pistes de coopération adaptées à ses besoins. La protection des systèmes publics, la continuité des services essentiels et la confiance des citoyens représentent, en effet, des enjeux importants dans le processus de modernisation de l’administration et de développement des services numériques. Ainsi, à travers sa participation à cette rencontre, le Mali s’inscrit dans les échanges sur les moyens de renforcer la cybersécurité et de mieux protéger les systèmes numériques, dans un contexte marqué par l’accélération de la transformation numérique. Korotoumou TOGOLA (Stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
À première vue, le bilan statistique a de quoi soulager les capitales européennes. Selon des données publiées le 13 octobre 2026 par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), les arrivées maritimes depuis l’Afrique de l’Ouest ont chuté de 59 % au premier semestre 2026 par rapport à la même période en 2025. Au total, 4 566 ressortissants issus de quatre pays phares d’émigration (le Mali, le Sénégal, la Guinée et la Gambi) ont débarqué sur les côtes européennes entre janvier et juin. Le piège est que, cette décrue ne signe en rien l’arrêt des ddépart. Ce recul s’explique par le renforcement sécuritaire et la multiplication des patrouilles côtières au Maroc, en Mauritanie et au Sénégal. Mais sur les routes de l’exil, verrouiller une porte pousse inexorablement vers des couloirs plus hostiles. « Une baisse des arrivées à un endroit ne signifie pas que les pressions ont disparu. Elles se déplacent souvent », prévient Amy Pope, directrice générale de l’OIM. Désormais, ce blocage pousse les réseaux de passeurs à délocaliser leurs opérations vers des voies plus longue et dangereuses. Selon les alertes concordantes de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), les embarquements glissent inexorablement plus au sud du continent. Ceci rallonge les trajets en mer de 700 à 1 600 kilomètres. Face au blocus mauritanien ou sénégalais, les pirogues prennent le large depuis la Gambie ou les côtes guinéennes, condamnant les passagers à plusieurs semaines de dérive en plein océan. Parallèlement, une partie des flux bifurque ; les Ouest-Africains représentent désormais 21,9 % des arrivées en Méditerranée occidentale et 10,5 % en Méditerranée centrale. Le bouclage des rivages traditionnels ne fait qu’alimenter une hécatombe invisible au large. En mer, moins d’arrivées comptabilisées ne veut pas dire moins de candidats au voyage, mais davantage d’embarcations perdues hors de portée des systèmes de contrôle. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 12 octobre 2026 à Genève, le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY, Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement a jeté une lumière crue sur l’ampleur de la crise lors de la 77ᵉ session du Comité exécutif du Programme du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), qui se tient du 12 au 16 octobre 2026. Selon lui, à la date du 30 septembre 2026, le Mali compte 322 584 réfugiés et demandeurs d’asile sur son territoire, 414 524 personnes déplacées internes et 90 648 personnes rapatriées. A ces chiffres s’ajoutent 343 091 réfugiés maliens vivant dans les pays d’asile. Des données qui illustrent l’ampleur des enjeux humanitaires et la nécessité de réponses adaptées aux besoins des populations concernées. À l’occasion de cette 77ᵉ session du HCR à Genève, le gouvernement malien a réaffirmé son engagement indéfectible face aux défis humanitaires, dressant un état des lieux sans concession de la situation sur le terrain, tout en mettant en relief les défis persistants ainsi que les perspectives envisagées pour renforcer la protection des réfugiés, des personnes déplacées internes et des rapatriés. Pour le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY, Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, le rapatriement volontaire, la prise en charge des réfugiés et des demandeurs d’asile, ainsi que la réintégration socioéconomique des Maliens de retour constituent des avancées majeures dans le partenariat Mali- HCR. Le Général de Brigade a également mis en avant le renforcement du cadre juridique du Mali, marqué par l’adoption, en 2024, de la loi relative au statut de l’apatride et la mise en place de la Commission nationale chargée des apatrides. A ces acquis s’ajoute la validation du guide de procédure d’éligibilité à ce statut, une étape importante dans la consolidation du dispositif national de protection. À Genève, la voix du pays résonne avec force pour exiger la protection, la dignité et des solutions pérennes au service des populations touchées. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Malgré les appels répétés et les campagnes des autorités, le non-respect du code de la route continue de faire un lourd tribut sur les grands axes du pays. Ce mardi 13 octobre 2026, sur l’axe Ségou-Bamako, entre Sébougou et le village de Sékoro, un nouveau drame de la route a endeuillé les familles maliennes. Un terrible accident de la circulation impliquant trois véhicules s’est produit sur cette route Ségou-Bamako, très fréquentée, causant d’importants dégâts matériels et des pertes en vies humaines. Selon les premiers éléments recueillis sur les lieux et rapportés par nos confrères de Soudan Infos, la collision a impliqué un camion-remorque, un véhicule de l’UNICEF et une voiture de marque Jeep. Le camion-remorque et le véhicule de l’UNICEF se dirigeaient vers Bamako, tandis que la Jeep roulait en direction de Ségou. Sitôt alertés, les éléments de la Protection civile et les forces de l’ordre se sont transportés d’urgence sur les lieux du drame pour porter secours aux rescapés. Les blessés, dont certains se trouvent dans un état critique, ont été évacués en urgence vers l’hôpital Nianakoro Fomba pour y recevoir les soins intensifs appropriés. Un premier bilan fait état de morts sur place et de blessés. Le nombre exact de victimes reste à déterminer, les circonstances de l’accident étant attribuées à une tentative de dépassement risqué et à un excès de vitesse. Ce nouvel accident relance avec acuité le débat sur la sécurité sur l’axe Ségou-Bamako, l’un des corridors routiers les plus fréquentés et les plus meurtriers du pays. Excès de vitesse, non-respect du code de la route, dépassements dangereux, fatigue des conducteurs ou encore défaillances techniques sont souvent pointés du doigt par les usagers. Face à cette récurrence tragique, les autorités appellent une nouvelle fois les conducteurs et les compagnies de transport à observer la plus grande prudence et à faire preuve de civisme sur les routes, en cette période où la vie humaine reste la plus précieuse des priorités. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
    Le Niger fait face à l’une des crises environnementales les plus critiques de son histoire pétrolière récente. Depuis le 25 septembre 2026, le puits Goumeri W8, situé sur le bloc d’Agadem à environ 1 700 kilomètres à l’est de Niamey, est le théâtre d’une éruption massive de pétrole brut et de gaz. Qualifié d’incident « d’une gravité exceptionnelle » par les autorités dans un communiqué publié le 12 octobre 2026, ce geyser de brut a projeté des hydrocarbures à plus de dix mètres de hauteur, recouvrant le désert environnant. Le site, exploité par la filiale locale de la China National Petroleum Corporation (CNPC), a immédiatement été placé sous haute surveillance. L’accident a fait deux blessés légers parmi le personnel technique le premier jour, mais les dégâts matériels sont considérables. Des centaines de mètres carrés de sols ont été submergés, et la pression continue de menacer la stabilité des infrastructures pétrolières adjacentes, notamment les puits voisins Goumeri W3 et Goumeri W4. À la date du 12 octobre 2026, le flux de gaz est partiellement contenu mais l’écoulement n’est toujours pas totalement jugulé. Dans sa déclaration officielle, le gouvernement nigérien a formellement écarté la thèse d’un acte de sabotage criminel ou terroriste, privilégiant la piste d’une défaillance technique. Le Niger a fait appel à l’expertise technique de l’Algérie pour aider à contenir la fuite et évaluer les responsabilités. Sur place, les organisations de défense de l’environnement redoutent une pollution irréversible des nappes phréatiques, vitales pour le bétail et les populations de cette région aride. Cet incident relance le débat sur la sécurité des installations de la CNPC au Niger. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
De Kigali à Moscou, en passant par le siège de l’ONU à New York, la diplomatie malienne portée par le ministre Abdoulaye Diop martèle inlassablement la même formule ; le « soutien mutuel dans les instances internationales ». Loin d’être une simple courtoisie d’usage, cette expression, dont la frequence d’utilisation reste peu analysé, cache en réalité une véritable stratégie de survie géopolitique. La 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, fin septembre 2026, en a été la parfaite illustration. Lors de son marathon diplomatique, le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a multiplié les rencontres bilatérales. Au menu avec ses homologues de Cuba et du Nicaragua ; coopération économique, lutte contre le terrorisme, mais surtout la réaffirmation stricte de cette fameuse « solidarité et soutien mutuel ». Cette logique a également prévalu lors de ses échanges stratégiques avec l’Algérie et le Secrétaire général de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), tout en coordonnant étroitement ses actions avec l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Russie. Mais que signifie concrètement ce concept ? Dans un contexte où le Mali s’est affranchi de la CEDEAO et a rompu avec ses partenaires occidentaux traditionnels, Bamako fait face à de fortes pressions au sein du système onusien. Qu’il s’agisse de résolutions sur la durée de la transition ou de rapports internationaux sur les droits humains, le pays a un besoin vital de s’entourer d’alliés. Le soutien mutuel se traduit donc par un pacte transactionnel très concret ; l’échange de votes. Le Mali s’engage à appuyer les candidatures de ses partenaires ou leurs résolutions, en échange de leurs voix pour faire barrage aux textes défavorables contre le Mali. Le choix de Cuba ou du Nicaragua n’est d’ailleurs pas anodin ; ces États, historiquement habitués aux sanctions et à l’opposition frontale avec l’hégémonie occidentale, partagent avec le Mali actuel une vision commune axée sur la résistance et l’avènement d’un monde multipolaire. En multipliant ces accords bilatéraux sur tous les continents, de l’Amérique latine au Rwanda, la diplomatie malienne tisse un vaste réseau d’États prêts à défendre son principe de souveraineté et de non-ingérence. L’appui de puissances disposant du droit de veto au Conseil de sécurité, comme la Russie, en reste évidemment la clé de voûte. Au final, la répétition de cette formule n’est pas un effet de style. C’est l’expression publique d’un pragmatisme dont Abdoulaye Diop connaît le secret. Pour le Mali, chaque accord de « soutien mutuel » arraché représente une tranchée diplomatique supplémentaire pour asseoir son autorité sur le grand échiquier mondial. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le directeur général de la Société d’Exploitation de Manantali et de Félou (SEMAF), en charge de l’exploitation du barrage de Manantali, M. Mohamed ALY SIDI MOHAMED BARIKALLA, annonce que la SEMAF procédera à des lâchers d’eau du barrage de Manantali dans la semaine, dès que le niveau du lac atteindra la cote de 208,05 m IGN. L’annonce a été faite dans un communiqué rendu public ce dimanche 11 octobre 2026. Selon le communiqué, cette mesure intervient alors que la retenue de Manantali est proche de son niveau maximum d’exploitation. La SEMAF prévient que ces lâchers entraîneront une hausse du niveau d’eau dans certaines zones riveraines du fleuve Sénégal, en aval du barrage. Face à cette situation, la société invite les populations riveraines, notamment celles dont les activités sont liées à l’eau, à faire preuve d’une vigilance accrue et à prendre toutes les précautions nécessaires pour protéger les personnes et leurs biens. Par ailleurs, la SEMAF précise que l’arrêt des lâchers d’eau fera l’objet d’un communiqué ultérieur. Elle remercie les populations pour leur compréhension et leur collaboration. Korotoumou TOGOLA (Stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Face à la flambée persistante du prix de la viande, le gouvernement malien intensifie ses efforts. Ce lundi 12 octobre, le Ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé une rencontre décisive à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) avec l’ensemble des acteurs de la filière bétail-viande (éleveurs, chevillards, bouchers et transporteurs). Il était question d’appliquer des solutions urgentes pour freiner cette dynamique inflationniste et soulager le panier de la ménagère. Cette deuxième session de crise fait suite à un constat préoccupant dressé la semaine dernière. Malgré plusieurs initiatives gouvernementales lancées depuis avril, le prix du kilogramme de viande avec os a grimpé pour atteindre entre 4 300 et 4 500 F CFA à Bamako, tandis que la viande sans os frôle désormais la barre des 5 000 F CFA. Cette cherté intenable pèse lourdement sur les ménages et interpelle directement l’Axe 3 de la lettre de cadrage du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, qui fait de la satisfaction des besoins fondamentaux des populations une priorité absolue.   Pour inverser la tendance, le Ministre Diallo a entériné plusieurs mesures immédiates. La plus marquante est la réouverture annoncée, sous un délai d’une semaine, des grands marchés à bétail (garbals) stratégiques, notamment ceux de Nioro, Konna et Fatoma. Parallèlement, un dispositif renforcé de sécurisation des corridors d’approvisionnement sera déployé pour protéger les convois et fluidifier l’acheminement du bétail des zones de production vers les grands centres urbains. À plus long terme, la stratégie gouvernementale s’attaque aux coûts de production. Le développement de cultures fourragères et la diversification des sources d’alimentation animale ont été retenus pour réduire la dépendance et la vulnérabilité des éleveurs. Le défi consiste désormais à traduire ces engagements forts en une baisse effective et rapide des prix sur les étals, une attente pressante des consommateurs maliens. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Rentrer au pays les mains vides est souvent perçu comme un échec, un poids social difficile à porter pour des milliers de jeunes Maliens dont le rêve migratoire s’est brisé. Pourtant, ce narratif de la honte est en train de basculer. Plutôt que de voir en ces rapatriés un fardeau, les autorités maliennes font le choix audacieux d’y déceler un véritable vivier de talents. C’est tout le sens de la nouvelle dynamique impulsée par le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine. Mossa Ag Attaher a chevauché l’etape de la compassion, pour se fixer à la relance économique. Une enveloppe globale de 121 millions de francs CFA, entièrement mobilisée sur le Budget Spécial d’Investissement (BSI) de l’État, vient d’être débloquée pour financer directement 90 projets d’insertion portés par des migrants de retour. Derrière ce financement se cachent des parcours de résilience. Sur plus de 200 dossiers initialement examinés, les 90 initiatives lauréates témoignent d’une grande volonté de réussir sur ses propres terres. Ils ont oubliés les mirages périlleux du désert ou de la Méditerranée ; l’avenir se construit désormais dans des secteurs vitaux et ancrés dans les réalités locales, tels que l’embouche bovine, le maraîchage, l’artisanat, le commerce et les services. L’approche a d’ailleurs le mérite de d’éviter une concentration totale à Bamako. Si la capitale capte logiquement une partie des financements, ce souffle entrepreneurial irrigue aussi l’intérieur du pays, soutenant des projets à Gao, Tombouctou, San, Nioro et Kita. En misant sur ces micro-entreprises, le ministre Mossa Ag Attaher cherche à briser la précarité en offrant à ces jeunes une véritable autonomie financière, tout en redynamisant les économies régionales. S’inscrivant dans la vision de souveraineté et de valorisation du capital humain prônée par le Président de la Transition, le Général Assimi Goïta, cette initiative illustre un vrai changement de paradigme. Le migrant de retour n’est plus un rescapé à assister, mais un créateur de richesses de premier plan. Une manière de prouver à la jeunesse malienne qu’avec le bon accompagnement, la réussite n’est pas qu’au-delà des frontières. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’Association citoyenne pour l’Éveil et la Responsabilité (ACER), avec l’appui de Moulina Mining SARL, a procédé à la remise gratuite de 250 kits scolaires aux meilleures élèves des Centres d’Animation pédagogique (CAP) de Kéniéba et de Faléa. Une initiative destinée à encourager la réussite scolaire des filles et à promouvoir l’excellence en milieu éducatif. L’activité s’est tenue ce Samedi 10 Octobre 2026 à Keniéba. L’excellence scolaire des filles est au cœur de l’« Opération don de kits scolaires », organisée par l’ACER sous le thème « Une Association, Une Solution ». Pour cette première édition, l’association a bénéficié de l’accompagnement de Moulina Mining SARL, dont la Directrice générale et CO, Maïmouna Salamenta, est la marraine nationale de l’ACER. Son entreprise en est également le sponsor officiel. Lancée officiellement à Bamako le 21 septembre 2026, à travers un point de presse, l’ACER concrétise ainsi sa première initiative quelques jours seulement après son lancement. L’activité a bénéficié du haut parrainage de Baba Ayouba Moneka, opérateur économique et natif de Kéniéba. Représentant Maïmouna Salamenta, le chargé des affaires sociales de Moulina Mining SARL, Brahima Fofana, a souligné que ce don s’inscrit dans la continuité des actions en faveur de l’éducation et de l’excellence féminine portées par la dirigeante. Il a invité les jeunes filles à redoubler d’efforts dans leurs études et à s’intéresser davantage aux filières scientifiques. Les autorités locales et les acteurs de l’éducation présents, notamment les représentants du chef de village, de la mairie et le premier adjoint au préfet de Kéniéba, ont salué cette initiative et félicité le sponsor officiel. Pour le représentant du préfet, investir dans l’éducation d’une fille, c’est investir dans l’avenir du pays. Parmi les bénéficiaires, Aïché Koné, élève en troisième année et première de sa classe, n’a pas caché sa joie. Elle a confié que ce kit scolaire constitue déjà une source supplémentaire de motivation pour poursuivre ses efforts. À travers cette action, l’ACER et Moulina Mining SARL réaffirment l’importance du partenariat entre associations et entreprises privées pour favoriser l’accès aux fournitures scolaires et encourager la réussite des filles au Mali. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Le récent rapport 2026 de la plateforme LiveGDP sur les disparités salariales mondiales a fait l’effet d’un révélateur douloureux. En analysant les revenus nets moyens de 198 pays, l’étude met en exergue un fossé grandissant à l’échelle mondiale, où le salaire le plus élevé (la Suisse, à 7 263 dollars mensuels) est plus de 200 fois supérieur au plus bas (Cuba, à 36 dollars). Au cœur de ce panorama, l’Afrique affiche de vifs contrastes et le Mali peine à tirer son épingle du jeu. Au niveau continental, le rapport crée la surprise en désignant Djibouti comme le champion incontesté avec un revenu net moyen de 2 836 dollars par mois (près de 1,6 million de FCFA), très loin devant l’Afrique du Sud. Cependant, le contexte malien illustre une tout autre réalité. Selon les données de LiveGDP, le Mali enregistre un salaire moyen annuel avoisinant les 2 419 dollars, soit à peine plus de 200 dollars nets par mois (environ 120 000 FCFA). Le pays s’inscrit ainsi dans la liste des 35 nations africaines où le revenu mensuel moyen stagne sous la barre critique des 200 dollars. Pour le Mali, cette faiblesse des rémunérations reflète des défis macro-économiques tenaces. Les analystes du rapport expliquent ces disparités par le manque d’industrialisation, la faible productivité et un marché du travail massivement dominé par le secteur informel et l’agriculture de subsistance. En outre, les revenus de la fonction publique peinent à s’ajuster à l’inflation, érodant sévèrement le pouvoir d’achat des Bamakois face à l’augmentation du coût du logement et des denrées alimentaires. Si la résilience de l’économie malienne est souvent saluée, ces chiffres rappellent l’urgence de réformes structurelles. Pour espérer revaloriser ces revenus, le pays devra impérativement miser sur la transformation locale de ses ressources et la formalisation de son économie, seules véritables voies vers des emplois décents et durables. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le président américain Donald Trump a de nouveau fait des vagues. Lors d’un meeting tenu le samedi 10 octobre 2026 à Clarksville, dans le Tennessee, il a émis l’idée de rebaptiser l’océan Atlantique ou l’océan Pacifique en « Océan Trump » ou « Océan des Amériques ». Une déclaration qui a suscité l’hilarité de ses partisans, mais qui provoque déjà la stupeur et l’indignation à l’international. « Nous avons le golfe. Nous avons un lac magnifique. Avant que je parte, je pense que nous devrions avoir un océan », a-t-il lancé à la foule. Cette sortie, mi-provocatrice mi-sérieuse, s’inscrit dans une réelle stratégie politique et de marque personnelle. En janvier 2025, Donald Trump avait déjà signé un décret polémique renommant le golfe du Mexique en « Golfe d’Amérique » pour les agences fédérales américaines, créant de vives tensions diplomatiques avec son voisin mexicain. Plus récemment, il a suggéré d’appeler le lac Ontario « Lac Amérique » sur fond de querelle douanière avec le Canada. Sur le plan diplomatique international, cette modification est impossible. Les océans bordent des dizaines de pays souverains qui refuseront de s’aligner. Cependant, le président détient le pouvoir exécutif sur l’agence fédérale chargée de la toponymie américaine. S’il signe un décret, il peut forcer l’administration, l’armée, et par extension certaines applications cartographiques (comme Google Maps pour le marché américain), à adopter cette nomenclature. Durant ce discours, Donald Trump a également confié chercher « un grand fleuve » à renommer. Il a toutefois épargné le fleuve Mississippi en remerciement des votes de l’État éponyme, ainsi que l’Hudson, par respect pour l’explorateur Henry Hudson. Cette ambition océanique se concrétisera ou sombrera t-elle rapidement ? Seul Trump détient la réponse. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Du 5 au 9 octobre 2026, Bamako a été le théâtre d’échanges importants entre le gouvernement malien et le Fonds monétaire international (FMI). Au cœur de ces discussions intenses étaient, l’évaluation approfondie de la conjoncture économique et la préparation de futures négociations en vue d’un nouveau programme financier, qui serait soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC). Conduite par le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, la réunion de clôture s’est tenue le vendredi 9 octobre. La délégation de l’institution de Bretton Woods est venue avec un agenda précis, marquant notamment l’introduction officielle de son nouveau chef de mission au Mali. Du côté malien, la forte mobilisation gouvernementale témoignait de l’importance de l’enjeu. Outre M. Sanou, les ministres en charge des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, ainsi que de l’Industrie et du Commerce ont pris part aux travaux, illustrant la volonté des autorités d’aborder la résilience de leur économie de manière transversale. Ensemble, les deux parties ont décortiqués les principaux indicateurs macroéconomiques du pays. Dans un contexte marqué par des défis budgétaires, énergétiques et sécuritaires, ils ont minutieusement analysé les prévisions de croissance, l’évolution de l’inflation, la mobilisation des recettes publiques et la santé du secteur bancaire. Cette prise de contact visait à explorer la faisabilité d’un accompagnement via la FEC. Cet instrument du FMI est spécifiquement conçu pour aider les pays connaissant des difficultés de balance des paiements à restaurer la stabilité tout en soutenant une croissance durable et inclusive. Si l’atmosphère des discussions a été jugée constructive, la signature d’un accord définitif n’est pas encore à l’ordre du jour. Cette semaine bamakontoise constitue une étape strictement préparatoire. À l’issue de la mission, les deux délégations ont convenu de poursuivre leurs travaux techniques. Des transmissions de données complémentaires et une série de visioconférences sont déjà programmées pour les semaines à venir. Ces travaux devront permettre d’affiner les engagements mutuels avant l’ouverture officielle des véritables négociations, un signal très attendu par l’ensemble des partenaires financiers du Mali. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans une dynamique de relance et de transformation structurelle, la Banque africaine de développement (BAD) annonce une mobilisation de 800 millions de dollars (environ 480 milliards de francs CFA) en faveur du Mali. Ce financement, étalé jusqu’en 2031, vise à consolider les infrastructures et dynamiser le secteur privé. Les grandes lignes de cette initiative ont été discutées le 6 octobre 2026 à Bamako, lors d’une rencontre stratégique entre Cédric Achille Mbeng Mezui, responsable pays de la BAD, et une délégation du Fonds monétaire international (FMI). Cette enveloppe s’inscrit dans le cadre du nouveau Document de stratégie pays (DSP) 2026-2031 de l’institution panafricaine, approuvé en avril dernier. Elle vient directement appuyer la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033, élaborée par les autorités maliennes pour faire face aux défis socio-économiques actuels. Sur le terrain, l’objectif consiste à bâtir une économie plus résiliente face aux multiples chocs contemporains. Les investissements cibleront prioritairement la construction d’infrastructures durables dans des secteurs vitaux tels que l’agriculture, l’énergie et les transports. Au-delà des grands chantiers publics, une attention particulière sera accordée au développement des compétences, à l’innovation, ainsi qu’à la création d’emplois en faveur des jeunes et des femmes. À plus court terme, la BAD a d’ores et déjà planifié cinq opérations de financement souverain d’un montant total de 419,37 millions de dollars pour la période 2026-2028. Toutefois, l’institution ne limite pas son action à la seule sphère étatique. En partenariat avec le Conseil national du patronat du Mali (CNPM), la Banque entend intensifier son soutien au secteur privé local, perçu comme le véritable moteur de la croissance. L’enjeu est de faciliter l’accès au crédit pour les entreprises maliennes et de favoriser l’émergence de projets structurants « bancables ». Avec cet engagement ambitieux, qui inclut des cofinancements, la BAD réaffirme son statut de partenaire historique et privilégié de Bamako. Présente dans le pays depuis 1974, la Banque y a déjà financé plus d’une centaine de projets pour un montant historique de 4,3 milliards de dollars, confirmant sa détermination à accompagner le Mali sur la voie de la prospérité. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les contrôles douaniers sur le corridor Cinkassé-Ouagadougou ont permis d’intercepter 1,31 million de comprimés et 20 400 canettes de boissons alcoolisées dissimulés dans des camions. Selon la Direction générale des Douanes, cette saisie, présentée à la presse le vendredi 9 octobre 2026, met en lumière un procédé destiné à soustraire les marchandises aux contrôles. Les produits étaient enfouis sous du clinker, une matière première utilisée dans la fabrication du ciment. Trois véhicules immatriculés au Togo sont concernés par les interceptions présentées à Ouagadougou. Dans l’un des camions, les agents ont découvert 58 cartons contenant 131 000 plaquettes de médicaments. Les deux autres transportaient des boissons alcoolisées, notamment des marques Vody et Desperados. Selon les Douanes, les opérations se sont déroulées sur environ deux semaines. Un transporteur a reconnu avoir accepté de dissimuler des boissons contre une rémunération de 200 000 francs CFA. Il a expliqué vouloir rembourser des dettes liées à son mariage. Ce témoignage concerne les circonstances du transport et ne précise pas l’ensemble des responsabilités dans l’acheminement des produits.   Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la 31e édition du Mois de la solidarité, la doyenne du 1er arrondissement du District de Bamako, Letantio Sanogo, âgée de 103 ans, a reçu, le samedi 10 octobre 2026, à son domicile, à Djélibougou, le président de la Cour suprême, Bamassa Sissoko, en présence des autorités coutumières et municipales de cette circonscription. Cette rencontre, à la fois symbolique et porteuse de sens, s’inscrit dans la pure tradition malienne du respect des aînés et du dialogue institutionnel au plus près des citoyens. En se rendant auprès de la doyenne de la commune centrale de la capitale, le chef de la plus haute juridiction du pays témoigne de l’ancrage profond de la justice au cœur des réalités sociales et communautaires. Au cours de cet échange chaleureux, plusieurs questions relatives à la cohésion sociale, au rôle des autorités coutumières et traditionnelles dans le maintien de la paix, ainsi qu’à la justice de proximité ont été abordées. La doyenne a exprimé sa gratitude pour cette marque de considération, avant de formuler des bénédictions pour le Mali, pour la paix et pour une justice équitable au service de tous les Maliens. De son côté, le président de la Cour suprême a salué la sagesse des notables du 1er arrondissement et rappelé toute l’importance du lien entre la justice moderne et les figures morales de nos cités. Cette visite mémorable illustre une fois de plus que la consolidation de l’État de droit au Mali s’appuie activement sur l’harmonisation entre les institutions républicaines et les valeurs socioculturelles fondatrices du pays. Korotoumou TOGOLA (Stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Conseil des ministres du 9 octobre 2026 a acté une décision majeure ; l’adoption de normes strictes sur l’étiquetage des équipements électriques et l’écoconstruction. Au-delà de l’enjeu environnemental, c’est surtout une riposte pragmatique pour préserver le réseau électrique national. Face à une demande en électricité qui explose et un réseau national régulièrement mis à rude épreuve par les délestages, le gouvernement malien change de paradigme. Lors du Conseil des ministres présidé par le Général d’Armée Assimi Goïta, l’exécutif a adopté deux décrets décisifs ; l’un imposant un étiquetage énergétique sur les lampes et appareils électroménagers neufs, l’autre fixant des mesures d’efficacité pour la construction des bâtiments. L’objectif de cette réforme vise à traquer le gaspillage énergétique. Jusqu’ici, le marché malien a souvent servi de réceptacle à des équipements de mauvaise qualité ou obsolètes. Ces véritables « vampires ou suceur » électriques font flamber les factures des ménages et saturent les capacités de production de la société Énergie du Mali (EDM-SA). Avec ce nouveau système d’étiquetage, les consommateurs seront guidés vers les équipements les plus économes, ce qui devrait condamner à terme l’importation d’appareils budgétivores. Mais la véritable révolution se jouera dans le secteur du bâtiment. Les nouvelles normes imposeront des exigences minimales d’isolation thermique, d’éclairage et de climatisation dès la conception des édifices. À Bamako, où la chaleur accablante impose une surutilisation des climatiseurs, repenser l’architecture pour retenir le frais n’est plus un luxe, mais une nécessité absolue pour ne pas tirer excessivement sur le réseau national. Pour le ministère de l’Énergie et de l’Eau, l’enjeu dépasse la simple réduction des factures. Il s’agit d’une question de souveraineté nationale. En effet, le mégawatt le moins cher à produire reste celui que l’on ne consomme pas. En agissant sur la maîtrise de la demande plutôt que de courir uniquement derrière l’augmentation coûteuse de la production, les autorités espèrent atténuer la crise énergétique de façon pérenne. Cependant, le défi de la mise en œuvre reste entier sur le terrain. Comment imposer ces normes dans un pays où l’autoconstruction domine largement et où le marché de l’occasion dicte sa loi ? L’État devra impérativement lier le contrôle douanier à de vastes campagnes de vulgarisation, afin que cette transition devienne une réalité palpable et acceptée par tous les Maliens. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le lundi 5 octobre 2026, le Commissariat de Police de Bougouni, sous la direction du Commissaire principal de police Maroiny Ould Deh AGGE, a interpellé trois individus soupçonnés d’implication dans des braquages à main armée, dans le cadre de la sécurisation des personnes et de leurs biens. Cette opération a permis la saisie d’un pistolet artisanal, d’un couteau, d’une cagoule, de deux motos ainsi que d’une somme de plus de 300 000 francs CFA. Tout est parti d’une dénonciation faisant état d’un braquage dans le quartier de Massablacoura. Alertée, la Brigade de recherches s’est rendue sur les lieux et a procédé à l’interpellation du nommé M.S., alias « Paté le Boucantier », âgé de 35 ans, en possession d’un pistolet artisanal, d’un couteau et d’une cagoule. La poursuite des investigations a permis d’interpeller deux autres suspects, Z.D., alias « Papa », âgé de 18 ans, et M.B., alias « Hamed », âgé de 27 ans, à l’auto-gare de Bougouni. Deux motos et plus de 300 000 francs CFA ont également été saisis au cours de cette seconde intervention. Les trois suspects ont été mis à la disposition de la Justice. Les investigations se poursuivent. Le Commissaire chargé de Bougouni s’est félicité de la réactivité de ses équipes et a invité les populations à poursuivre leur collaboration avec les Forces de l’ordre en signalant, au numéro vert 101 de la Police nationale, tout comportement suspect ou toute information utile à la prévention de la criminalité. Ainsi, à travers cette opération, la Police nationale réaffirme sa détermination à lutter contre toutes les formes de criminalité, conformément aux orientations de son Directeur général, le Contrôleur général de police Youssouf KONÉ, avec le soutien du ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Korotoumou TOGOLA (Stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la lutte contre les trafics illicites et les contrebandes, les agents du Bureau secondaire des Douanes de Kouremalé ont réalisé trois opérations ayant permis de saisir 536 cartons de poulet de chair, 12 000 comprimés de Tramanking et 320 ampoules de kétamine injectable, entre le vendredi 2 et le jeudi 8 octobre 2026. La première opération, menée le vendredi 2 octobre 2026, aux environs de 20 h 38, en déviation de la barrière de Kouremalé, a permis d’intercepter un véhicule utilitaire Toyota en provenance d’un pays frontalier. Il transportait 476 cartons de poulet de chair en dehors du circuit de contrôle douanier. Ensuite, le lundi 5 octobre 2026 à 13 h 12, les agents de la brigade commerciale du même bureau ont réalisé une deuxième saisie lors du contrôle des voyageurs en provenance de la Guinée. À bord d’un Toyota Verso assurant la liaison Conakry-Bamako, les agents ont découvert 320 ampoules de kétamine injectable USP 50 mg, dissimulées dans une poupée, ainsi que 120 plaquettes de TramanKing, représentant 12 000 comprimés, contenues dans un autre colis. La troisième opération, effectuée le jeudi 8 octobre 2026, aux environs de 23 h 47, en déviation, une nouvelle fois, de la barrière de Kouremalé, a permis aux agents des Douanes d’intercepter un autre véhicule utilitaire Toyota. Grâce aux informations recueillies dans le cadre du renseignement douanier, les agents ont découvert 60 cartons supplémentaires de poulet de chair, transportés en situation de contrebande. Ainsi, ces opérations témoignent de la vigilance permanente des services douaniers sur les principaux axes de circulation. Korotoumou TOGOLA (Stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans un communiqué rendu public ce vendredi 9 octobre 2026, le ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social informe le public de l’ouverture officielle des concours directs de recrutement dans la Fonction publique d’État au titre de l’année 2026. Du 14 octobre au 13 novembre, les candidats disposent d’un mois pour déposer leur dossier, avant les épreuves prévues en janvier 2027 dans huit localités du pays. Pour cette session, 1 122 postes sont à pourvoir dans divers corps de métiers et administrations publiques, offrant une opportunité majeure aux jeunes diplômés et demandeurs d’emploi de mettre leurs compétences au service de la Nation. Les dossiers de candidature peuvent être déposés tous les jours ouvrables, du mercredi 14 octobre au vendredi 13 novembre 2026 à 16 heures, délai de rigueur. Le dépôt s’effectue au Centre national des concours de la Fonction publique (CNCFP), ainsi qu’auprès des gouvernorats de région à Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Koutiala. Les épreuves se dérouleront du samedi 9 janvier au dimanche 24 janvier 2027, dans les régions de Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Koutiala, ainsi que dans le district de Bamako. L’accès aux concours de la Fonction publique repose sur les principes d’équité, de transparence et de mérite. Les candidats sont invités à se méfier de toute tentative de fraude ou d’escroquerie. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la consolidation de la sécurité et du suivi rigoureux des opérations militaires sur l’ensemble du territoire national, le Chef d’État-Major Général des Armées, le Général de Division Elisée Jean DAO, s’est rendu du 10 au 11 octobre 2026 sur la ligne de front à Kidal. Cette présence auprès des unités engagées à Anefif et à Kidal marque une étape symbolique et stratégique majeure après la reprise de la région des mains des Groupes Armés Terroristes (GAT). Sur le terrain, le Chef d’État-Major Général est venu s’enquérir directement des conditions d’engagement, évaluer le dispositif sécuritaire mis en place et apporter le message d’encouragement et de soutien des plus hautes autorités du pays. En allant au contact direct des hommes sous les drapeaux, le Général DAO réaffirme le principe d’un commandement de proximité, guidé par l’exemple, le courage et la fraternité d’armes. Selon la hiérarchie militaire, cette visite sur le front vise à remonter le moral des troupes, à affiner la coordination des actions opérationnelles et à témoigner la reconnaissance de la Nation envers la bravoure des Forces de Défense et de Sécurité. À travers ce déplacement, l’état-major réaffirme la détermination inébranlable des Forces Armées Maliennes (FAMa) à assurer la protection des populations, la défense de l’intégrité territoriale et le retour définitif de la paix et de la stabilité dans la région. Durant ces 48 heures passées au contact des hommes, le CEMGA et sa délégation composée de six généraux se sont imprégnés des réalités opérationnelles, ont apprécié la situation sécuritaire et ont constaté de visu l’ampleur des dégâts matériels causés par la coalition terroriste JNIM/FLA. Cette visite d’autorité a également été marquée par des échanges directs avec les hommes, avant une rencontre avec le Commandement de la Région Militaire N°7. Au cours de ces échanges, le Général de Division Elisée Jean DAO a tenu à féliciter les personnels pour les efforts consentis dans l’accomplissement de leurs missions. Il a salué leur courage, leur discipline, leur sens du devoir et leur professionnalisme, tout en les exhortant à maintenir leur vigilance, leur cohésion et leur détermination. Présentant la situation sécuritaire de la zone, le Commandant du secteur 2, le Colonel Attaher A. MAÏGA, s’est appuyé sur une caisse à sable pour illustrer le dispositif opérationnel et les réalités du terrain au CEMGA et à sa délégation. À l’issue de la visite, le Colonel MAÏGA a souligné la portée symbolique et morale de la présence du haut commandement auprès des unités de première ligne. Il a notamment salué une démarche inédite dans l’histoire de la Région militaire N°7, caractérisée par la proximité, le partage des conditions de vie et l’écoute attentive des préoccupations des troupes. Le Commandant du secteur 2 a estimé que cette présence sur le terrain a contribué à renforcer le moral des hommes, à raviver leur motivation et à conforter leur engagement. Il a assuré que les personnels, réconfortés par cette marque de considération, demeurent pleinement déterminés à poursuivre leurs missions au service de la patrie. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Après deux reports, la justice passe à l’acte : l’ancien maire de Bamako, Adama Sangaré, et ses coaccusés sont à la barre de la Chambre criminelle du Pôle économique et financier ce lundi 12 octobre. Adama Sangaré, figure du parti ADEMA-PASJ, est poursuivi pour malversations financières, détournement de deniers publics, faux et usage de faux, ainsi que pour complicité. Les faits reprochés concernent notamment la gestion des recettes municipales, l’attribution de contrats publics et des spéculations foncières. De leur côté, Adama Sangaré et ses coprévenus rejettent catégoriquement l’ensemble de ces charges, plaidant non coupables et contestant la régularité des poursuites initiées contre eux. Sont également poursuivis : Sékou Alpha Djitteye, ancien directeur financier et du matériel de la Mairie du District de Bamako ; Kassim Boiré, ancien régisseur des recettes du District de Bamako ; et Mamadou Coulibaly, opérateur économique. Ce procès illustre la volonté affichée par les autorités judiciaires de lutter contre le bradage des réserves foncières et les atteintes au patrimoine domanial de l’État. Les audiences qui s’ouvrent aujourd’hui devront déterminer la responsabilité administrative et pénale de chaque accusé dans ce dossier emblématique. Nous y reviendrons. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’État-Major Général des Armées maliennes a publié un communiqué officiel le dimanche 11 octobre 2026 depuis Bamako, détaillant d’importants succès militaires. Les Forces armées maliennes (FAMa), soutenues par leurs partenaires, ont mené une série d’interventions ciblées dans plusieurs régions stratégiques du pays afin de neutraliser des menaces terroristes actives. Ces opérations de sécurisation se sont déroulées sur deux fronts principaux, le Grand Nord et le Sud. Dans le cadre de l’opération permanente « Dougoukoloko », les forces de sécurité ont d’abord localisé et détruit avec succès un dépôt de carburant appartenant à des groupes armés terroristes, situé à 8 kilomètres au nord-est d’Inafarak. Le même jour, à 128 kilomètres à l’ouest d’Aguelhock, les vecteurs aériens et de reconnaissance ont repéré des éléments terroristes qui tentaient de dissimuler un véhicule sous un couvert végétal. L’analyse précise de leurs mouvements a permis d’identifier et de traiter avec rigueur leur point de regroupement. Parallèlement, sur le théâtre Sud, la vigilance des FAMa a permis de détecter un groupe de terroristes circulant à motocyclettes. Ces derniers ont été suivis puis neutralisés avec succès entre les localités de Dandougou et Béléko, dans la région de Dioïla. L’État-Major a précisé que les opérations de reconnaissance se poursuivent activement sur le terrain pour évaluer le bilan consolidé des frappes et éliminer toute menace résiduelle. En conclusion, les autorités militaires ont réaffirmé leur détermination absolue et ont fermement invité les populations civiles à maintenir leur soutien et leur confiance envers les forces engagées. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Au-delà de leurs célèbres sketchs sur la vie de couple et les relations familiales, Duc & Duchesse explorent d’autres facettes du quotidien malien. Soutien aux Forces armées maliennes, fête de l’Indépendance, valorisation de la culture nationale, civisme urbain et éducation des jeunes : leurs vidéos s’invitent dans des sujets qui touchent directement la société. Connus pour leurs scènes humoristiques inspirées de la vie conjugale et familiale, Duc & Duchesse ne limitent pas leur univers aux querelles de ménage et aux péripéties du foyer. À travers plusieurs publications sur leurs comptes numériques, le couple de créateurs de contenus aborde également des thématiques liées à la nation, à la culture, au vivre-ensemble et aux préoccupations quotidiennes des Maliens. À travers cette vidéo, Duc & Duchesse mettent en avant le soutien aux forces armées nationales. D’autres publications font également référence au drapeau malien et à la vie de la nation. Ces contenus illustrent la diversité des thèmes abordés par le couple, qui mobilise les codes du divertissement numérique pour évoquer des sujets d’intérêt national. La fête de l’Indépendance du Mali, célébrée chaque 22 septembre, figure également parmi les références présentes dans leurs publications. À travers des contenus liés à cette date symbolique et à d’autres moments marquants du calendrier national, les deux créateurs s’intéressent à des événements qui occupent une place particulière dans la mémoire collective. Sans abandonner leur registre humoristique, ils intègrent ainsi à leur production des éléments qui renvoient à l’identité nationale et aux temps forts de la vie du pays. Autre dimension de leur univers : la valorisation de la culture malienne. Certaines publications évoquent les traditions du pays, notamment les références aux cousins dogons, tandis que d’autres s’inscrivent dans une démarche de mise en lumière du patrimoine et des pratiques culturelles. La langue occupe, elle aussi, une place importante dans leurs sketchs. Les expressions populaires et les situations ancrées dans les réalités locales contribuent à rapprocher leurs contenus du public malien, tout en facilitant leur compréhension par un auditoire francophone plus large. Cette proximité avec les habitudes, les mots et les comportements du quotidien constitue l’un des ressorts de leur univers comique. Les préoccupations liées au cadre de vie ne sont pas absentes de leur production. Certaines vidéos s’intéressent à l’espace public, aux habitudes collectives et aux comportements en milieu urbain. C’est notamment le cas de « Mali Ménage au grand marché de Bamako », qui évoque les opérations de propreté et d’entretien de ce lieu emblématique de la capitale. Avec « Le meilleur parking du Mali », le couple aborde la question du stationnement en ville, tandis que « Limitons nos visites voisinage » s’intéresse aux habitudes de visite entre voisins. Ce résultat témoigne de la visibilité de cette publication, sans suffire à lui seul à mesurer son impact sur les comportements ou les opinions du public. Le point commun entre ces différentes productions réside dans leur format. Duc & Duchesse privilégient des scènes jouées, des situations de la vie courante et des ressorts comiques plutôt que des discours formels ou des prises de parole institutionnelles. Une distinction importante s’impose toutefois : ces publications ne constituent pas, en elles-mêmes, des campagnes officielles. Il s’agit de contenus de divertissement qui abordent, à leur manière, des sujets liés à la société malienne. En diversifiant leurs thèmes, Duc & Duchesse montrent ainsi que l’humour numérique peut dépasser le cadre strict de la vie conjugale pour s’intéresser à la citoyenneté, à la culture, à la famille et aux préoccupations de la jeunesse. Leur particularité ? Faire rire en partant de situations connues du public, tout en ouvrant une fenêtre sur les réalités du Mali contemporain. Boîte de commentaires Facebook [...]
Un drame absolu s’est une nouvelle fois produit au large de la Corne de l’Afrique. Dans la nuit du 8 au 9 octobre, le naufrage d’une embarcation de fortune au large de Djibouti a coûté la vie à au moins 139 migrants, illustrant la terrible dangerosité de la tristement célèbre « route de l’Est ». Le bateau, qui transportait entre 305 et 350 personnes, en très grande majorité éthiopiennes, a chaviré près de Guhere, au nord de la ville portuaire d’Obock. Surchargé à l’extrême, le navire aurait commencé à couler par l’arrière dès l’embarquement, selon les témoignages livrés par les rescapés. Le bilan humain est dévastateur et n’a cessé de s’alourdir. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) avait initialement recensé 109 corps, parmi lesquels 52 hommes, 42 femmes et 15 enfants. La découverte de trente dépouilles supplémentaires a rapidement porté ce décompte à 139 victimes, tandis que plus de 80 personnes demeurent toujours portées disparues dans les eaux de la mer Rouge. Les secours ont pu sauver un peu plus de 80 rescapés. Une soixantaine d’entre eux a été prise en charge au Centre d’aide aux migrants d’Obock, y recevant des soins médicaux urgents, des vivres et un abri. Ce naufrage met en lumière le désespoir de dizaines de milliers d’Africains fuyant la pauvreté et les conflits. Leur objectif reste invariable ; traverser le détroit de Bab el-Mandeb pour rejoindre le Yémen, et atteindre ensuite les pays du Golfe pour y trouver des opportunités économiques. Et ce, malgré la guerre féroce qui déchire le Yémen et l’instabilité régionale chronique. « Il s’agit d’une perte de vies humaines dévastatrice », a déploré Alexandre Coissac, chef de mission de l’OIM à Djibouti. De son côté, la directrice générale de l’OIM, Amy Pope, a rappelé que personne ne monte à bord de tels bateaux sans se croire dépourvu d’alternative. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Mali tourne une page décisive de son histoire minière. En ce mois d’octobre 2026, l’Office malien des substances précieuses (OMASP) vient d’entrer officiellement en activité. Le premier conseil d’administration, réuni à Bamako ce 07 octobre, marque le coup d’envoi d’une réforme très attendue, dont le but est clair ; restructurer de fond en comble le secteur de l’or artisanal et des petites mines. Pendant des décennies, l’exploitation aurifère artisanale s’est développée dans un flou préjudiciable à l’économie nationale. Bien que le secteur emploie près de deux millions de personnes réparties sur près de 400 sites, une grande partie de la production échappait aux radars de l’État. Le gouvernement justifie cette reprise en main par un constat alarmant ; des écarts colossaux existent entre les exportations officielles et les volumes déclarés par les pays acheteurs. Selon un rapport de SWISSAID, entre 30 et 57 tonnes d’or sortaient chaque année du territoire de manière illicite, représentant des milliards de dollars de manque à gagner. Les circuits informels profitaient à la contrebande et parfois au financement de réseaux occultes, au détriment du Trésor public. C’est pour colmater cette brèche que l’État a réagi, dans le sillage du nouveau Code minier de 2023. Créé en avril 2026 et ratifié fin juin, l’OMASP a désormais le monopole pour encadrer ce marché. Cet établissement public devient l’acteur central de la filière. Il est chargé d’acheter, de transformer, de certifier et d’exporter l’or issu de l’orpaillage. l’OMASP travaillera avec des comptoirs privés et des collecteurs dûment agréés. La traçabilité devient le maître-mot, assurant que chaque gramme d’or extrait profite à la nation. De plus, pour encourager les acteurs à intégrer ce circuit légal sans pénaliser leur rentabilité, les opérations d’achat et de vente d’or sur le marché national seront exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). L’organisme procédera également à la transformation locale de l’or brut en lingots, au titrage et au raffinage. Avec Soumaïla Siby à sa tête, l’OMASP incarne aujourd’hui la quête de souveraineté économique du Mali. En sécurisant les ressources naturelles, Bamako espère convertir la richesse de son sous-sol en véritable levier de développement pour tous. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La Gendarmerie nationale sénégalaise est a fond dans la traque des faussaires. Elle frappé un grand coup contre la criminalité financière en démantelant un vaste réseau présumé de faux-monnayeurs. Au terme d’une vaste opération, la Brigade de recherches de Dakar a procédé à l’arrestation de six individus et à la saisie d’un butin spectaculaire estimé à plus de 1,1 milliard de francs CFA. Tout s’accélère à partir du 5 octobre 2026. Sur la base de renseignements solidement étayés, les enquêteurs se mettent sur la piste d’un syndicat du crime spécialisé dans la contrefaçon. Très vite, les forces de l’ordre orchestrent des descentes simultanées dans quatre villes stratégiques du pays : Dakar, Mbour, Thiès et Louga. Cette offensive coordonnée permet de neutraliser les six principaux suspects. Lors des perquisitions, les gendarmes découvrent l’ampleur industrielle de la fraude. Une mallette est interceptée, renfermant 6 600 faux billets de 100 dollars (environ 376,2 millions de FCFA) et 10 000 billets de 100 euros (évalués à 650 millions de FCFA). À ce magot illicite s’ajoutent 1 200 « billets noirs » de 100 euros, d’une contre-valeur de 78,7 millions de FCFA. Selon les premiers éléments de l’enquête, ces coupures noircies devaient subir un processus de lavage chimique à l’aide de mercure (retrouvé en bouteilles sur les lieux) pour être frauduleusement injectées dans l’économie. Plus inquiétant encore, le réseau était lourdement équipé pour se protéger. Sur place, les enquêteurs ont confisqué un pistolet automatique de marque Taurus calibre 9 mm, 20 cartouches à blanc, 15 cartouches de calibre 12, un gilet pare-balles et un poignard. Deux cachets destinés à la falsification ont également été saisis. Ce coup de filet exceptionnel démontre la détermination et l’efficacité des forces de sécurité sénégalaises, qui ont su neutraliser un réseau non seulement très organisé, mais aussi potentiellement dangereux. Les six suspects devront désormais répondre de leurs actes devant la justice. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Un vol de la compagnie Kenya Airways reliant Nairobi à Lagos a été le théâtre d’un incident tragique ce mardi 6 octobre 2026. Un passager agité est décédé peu avant l’atterrissage, après avoir provoqué une vague de panique à bord en essayant de forcer les issues de l’appareil. L’angoisse a débuté dès les premières heures du vol. Selon les témoignages, l’individu a manifesté des signes d’agressivité extrême, tentant d’abord de s’introduire de force dans le cockpit. Face à l’échec de sa tentative, l’homme s’est alors rué vers la porte arrière de la cabine, essayant d’actionner le mécanisme d’ouverture en plein vol. Bien que la pressurisation de l’air rende cette manipulation physiquement impossible à haute altitude, l’action a déclenché l’intervention immédiate de l’équipage. Pour éviter une catastrophe et contenir sa violence, le personnel de cabine, épaulé par plusieurs passagers, a dû intervenir physiquement. Après une lutte intense, l’homme a finalement été maîtrisé, immobilisé sur son siège et ses mains ont été attachées dans son dos afin de stabiliser la situation. Le calme était à peine revenu lorsqu’un nouveau rebondissement a frappé le vol. Environ vingt minutes avant l’atterrissage prévu à Lagos, le passager s’est soudainement effondré, perdant connaissance. Malgré les premiers secours administrés en urgence par les membres d’équipage, son décès a été officiellement constaté par les équipes médicales dès l’atterrissage à l’Aéroport international Murtala Muhammed à 21 h 41. Cette affaire prend une tournure administrative complexe. Michael Achimugu, directeur de l’Autorité nigériane de l’aviation civile (NCAA), a révélé que le défunt venait d’être refoulé de Madagascar. Kenya Airways avait l’obligation légale de le rapatrier vers le Nigeria. Une enquête a été ouverte pour déterminer si l’état psychologique de l’individu ou les conditions de sa maîtrise sont à l’origine de son décès soudain. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Mali affiche de nouvelles ambitions industrielles. À l’occasion de la Journée mondiale du coton, le pays a fait part de sa volonté de transformer sur son territoire au minimum 10 % de son coton fibre. Ce cap a été dévoilé mercredi à New York par Issa Konfourou, représentant permanent du Mali à l’ONU, lors d’une session de travail co-organisée avec son homologue indien, Harish Parvathaneni. Face à un parterre réunissant pays producteurs et nations industrialisées, le diplomate malien a multiplié les appels aux investisseurs afin de mieux capter les revenus du coton et créer de la valeur ajoutée sur place. Si l’objectif des 10 % est désormais acté, le calendrier d’exécution et les mécanismes de financement doivent encore être clarifiés. Cette démarche malienne s’inscrit dans un combat plus large mené par le groupe Coton-4 (C-4). Créée au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour protéger les cultivateurs africains, cette alliance regroupe le Mali, le Bénin, le Burkina Faso et le Tchad, auxquels s’est greffée la Côte d’Ivoire pour former le C-4+. Ce sont d’ailleurs ces États qui avaient soufflé l’idée d’une journée dédiée à l’or blanc en 2019, conduisant l’Assemblée générale de l’ONU à institutionnaliser le 7 octobre comme Journée mondiale du coton en 2021. Aujourd’hui, le défi majeur de cette région reste le manque d’infrastructures de transformation. L’OMC souligne qu’actuellement, une écrasante majorité du coton de la zone (98 %) est exportée à l’état brut. Pour corriger ce déséquilibre, une initiative d’envergure, le Partenariat pour le coton, espère lever 5 milliards de dollars sur une décennie. Soutenu par plusieurs instances internationales, ce fonds vise à faire éclore une véritable industrie textile dans les pays du C-4+, avec à la clé la création de près de 500 000 emplois. Sur le plan macroéconomique, le marché mondial s’annonce légèrement excédentaire. Selon les prévisions du Comité consultatif international du coton (CCIC) dévoilées à l’OMC, la production planétaire devrait grimper à 25,9 millions de tonnes pour la saison 2026-2027, face à une demande de 25,2 millions de tonnes. De leur côté, les échanges commerciaux mondiaux devraient connaître une petite baisse de 2,7 %, pour s’établir à 9,6 millions de tonnes. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Former des cadres à l’éthique pour assainir de l’intérieur l’administration publique malienne. La démarche, portée par l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) les 1er et 2 octobre derniers à Bamako, a le mérite de la clarté. Mais face à un système où les mauvaises pratiques ont souvent la peau dure, le déploiement de ces « sentinelles de la probité » suffira-t-il à déconstruire la culture de la corruption ? C’est un changement de paradigme discret, mais qui en dit long sur la stratégie de l’OCLEI. Souvent perçu comme le gendarme répressif traquant les patrimoines injustifiés, l’Office tente désormais d’agir en amont. En réunissant à Bamako les « Référents Déontologues » issus des différents ministères et services centraux, l’institution fait le pari de l’endiguement interne. L’idée n’est plus seulement de punir le corrompu, mais d’empêcher la corruption de naître en s’appuyant sur des relais internes. L’ambition est noble. Comme l’a souligné Ibrahim Kalil Sako, au nom du Président de l’OCLEI, il s’agit de bâtir une administration où la transparence et la redevabilité ne seraient plus de vains mots. Pour ce faire, l’Office a mobilisé ses experts, à l’instar du Professeur Mahamane Coulibaly et le Secrétaire général Djibril Soumbounou pour armer intellectuellement ces référents. Au menu ; Convention des Nations Unies, Stratégie nationale et surtout, la loi de 2014 sur l’enrichissement illicite. Cependant, l’analyse froide de notre écosystème administratif soulève une question inévitable ; quel sera le pouvoir réel de ces référents une fois retournés dans leurs bureaux ? Demander à un agent de sensibiliser et de guider ses collègues sur la voie de la vertu est une chose. Lui demander de résister ou s’opposer à un écosystème parfois habitué aux arrangements illicites en est une autre. Un référent déontologue, même bien formé, risque fort de se heurter au mur du silence, ou pire, aux représailles d’une hiérarchie dont il viendrait perturber les affaires. C’est précisément là que le projet de l’OCLEI devient intéressant et vital. L’Office ne se contente pas de distribuer des attestations de formation. Son objectif affiché est de constituer un véritable réseau de ces référents. Cette mise en réseau est stratégique ; elle permet de rompre l’isolement de l’agent face aux pressions. Un référent solitaire est une cible ; un réseau interconnecté avec l’OCLEI peut devenir un redoutable maillage d’alerte et de prévention. Néanmoins, pour que ces « ambassadeurs de l’intégrité » ne deviennent pas des figures purement décoratives pour des départements peu scrupuleux, il faudra plus que de la sensibilisation. Il faudra un soutien institutionnel infaillible au plus haut sommet de l’État et surtout, d’une garantie de protection lorsqu’ils tireront la sonnette d’alarme. La session d’octobre 2026 de l’OCLEI n’est donc pas un aboutissement, mais un point de départ. En tentant d’injecter l’intégrité de l’intérieur, l’Office plante des graines dans un sol difficile. Car l’administration intègre que le Mali prone ne se décrètera pas dans des salles de séminaire ; elle se gagnera, dossier par dossier qui seront traité et jugé. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
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