SOCIETE
L’Union des Radios et Télévisions Libres du Mali (URTEL) a officiellement lancé son projet d’appui aux médias de proximité dans le cadre de l’initiative globale BRAVE-BBC. La cérémonie s’est tenue ce jeudi 27 août au siège de l’URTEL, en présence de nombreux journalistes de la presse écrite, en ligne et audiovisuelle. Cette activité clé marque une étape cruciale pour le paysage médiatique malien. Elle vise à professionnaliser les radios locales et à garantir leur continuité de service face aux défis structurels et énergétiques actuels. Financé par l’Union européenne, le projet BRAVE est une initiative triennale (2025-2027) déployée au Cameroun, au Bénin et au Mali. Il regroupe BBC Media Action et cinq fondations, dont la Fondation Hirondelle. En phase opérationnelle au Mali, ce programme dispose d’un budget de 21 976 000 francs CFA pour une mise en œuvre étalée sur 18 mois. Mariama Sawadogo, représentante pays de la Fondation Hirondelle, a rappelé que cette dynamique participative permet à chaque structure partenaire, comme l’URTEL, de piloter sa propre feuille de route financièrement validée. Elle a également rappelé que ce projet connaît une implantation dans trois pays : le Cameroun, le Bénin et le Mali. Au Mali, ce projet accompagne deux radios, dont Radio Jamana de Tombouctou et Radio Chien de Yorosso, ainsi que deux faîtières : la Maison de la Presse et l’URTEL. Le président de l’URTEL, Mamoudou Bocoum, a dévoilé les quatre piliers stratégiques de cette intervention de terrain : Gestion économique : La gestion financière et le marketing de 20 radios membres seront renforcés afin de pallier la précarité et de diversifier les sources de revenus. Équité de genre : Moins de 1 % des radios maliennes sont dirigées par des femmes. Le projet intègre des formations sur la politique nationale du genre pour propulser les femmes aux postes décisionnels et techniques. Lutte contre la désinformation : 20 journalistes radio basés dans les pôles de Bamako, Ségou et Mopti bénéficieront de formations intensives en fact-checking. Résilience énergétique : Face aux coupures d’électricité, un appel à candidatures permettra d’équiper deux stations de l’intérieur du pays en kits solaires. Interrogé par les journalistes sur l’exclusivité des bénéficiaires, Mamoudou Bocoum a précisé que l’enveloppe est réglementairement dédiée aux stations de radio, cœur de métier de la faîtière. Toutefois, face à la désinformation qui frappe tout le secteur, il a exprimé le souhait de solliciter les partenaires pour inclure la presse écrite et en ligne à l’avenir. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce jeudi 27 août 2026, Mme Coulibaly Fanta N’Diaye Sylla, conseillère technique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a officiellement lancé la 10e session ordinaire du Conseil d’administration de l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC), une étape clé pour l’avenir de l’institution. Cette assise stratégique, qui réunit les administrateurs autour des grands chantiers de l’établissement, marque un tournant dans la consolidation de ses missions de formation, de recherche et de professionnalisation. C’est aussi un moment d’évaluation lucide, de dialogue franc et de décisions responsables. Selon Mme Coulibaly Fanta N’Diaye Sylla, le Conseil d’administration demeure un organe essentiel d’orientation stratégique, de contrôle et d’appui. Il lui revient d’examiner avec objectivité les résultats obtenus, d’identifier les difficultés, de proposer des solutions réalistes et de fixer un cap clair pour les années à venir. « Former des journalistes et des communicateurs, c’est préparer des hommes et des femmes appelés à informer, à expliquer, à analyser, à sensibiliser et à éclairer la société selon notre vision du monde et nos valeurs culturelles. C’est aussi leur donner les moyens de contribuer, par leur professionnalisme et leur sens des responsabilités, à la cohésion sociale, à la paix et à la construction nationale », a-t-elle ajouté. Par ailleurs, elle a rappelé que nous vivons dans un monde marqué par l’accélération des flux numériques, la multiplication des sources d’information, la désinformation, les manipulations de l’opinion et les guerres de récits. Dans un tel contexte, l’information ne constitue plus seulement un enjeu médiatique : elle est devenue un enjeu de souveraineté, de sécurité, de stabilité sociale et de liberté de décision. C’est dire toute l’importance de la mission confiée à l’ESJSC. Mme Coulibaly Fanta N’Diaye Sylla a donc invité les administrateurs à conduire les travaux dans un esprit de responsabilité, d’écoute et de recherche de l’intérêt général. Car il appartient à cette assemblée de consolider les acquis, de corriger les insuffisances et de donner à l’École les moyens de s’affirmer comme une institution de référence dans les domaines du journalisme, de la communication et de la recherche en sciences de l’information. Pour le Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, directeur général de l’ESJSC, cette 10e session ordinaire est l’occasion de faire le bilan des activités réalisées durant le premier semestre de l’exercice 2026, entamé avec beaucoup d’espoirs. Dans l’ensemble, la situation est jugée satisfaisante. Malgré les contraintes budgétaires globales, l’ESJSC a su engranger des résultats fort encourageants, tant en matière de mobilisation de ressources que de matérialisation des activités inscrites au programme 2026, a-t-il précisé. Cependant, si les ambitions demeurent grandes pour l’École, les difficultés liées à l’obtention de crédits pour le second semestre menacent la réussite de certaines activités prévues. « Nous allons devoir trier et opérer par priorités pour continuer à faire valoir le potentiel de l’ESJSC, c’est-à-dire des enseignants engagés, des étudiants passionnés, des offres de formation en développement, des partenariats prometteurs et une mission de service public dont la pertinence ne souffre d’aucun doute », a conclu le directeur général. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Conseil constitutionnel du Sénégal a déclaré irrecevable, ce mardi 25 août 2026, la proposition de loi visant à encadrer les fonds spéciaux. Saisi en urgence par le Premier ministre, Mohamed Al Aminou Lô, la haute juridiction a stoppé l’initiative de l’Assemblée nationale portée par le député Guy Marius Sagna, membre de la majorité parlementaire, PASTEF. Les « Sept Sages » ont ainsi tranché : la gestion de ces enveloppes financières discrétionnaires relève exclusivement du domaine de l’Exécutif, balayant ainsi les espoirs des parlementaires qui réclamaient davantage de transparence sur les deniers publics. L’affaire a débuté au cœur de l’hémicycle, sous l’impulsion des députés de la majorité parlementaire. Porté par la figure de proue Guy Marius Sagna, le texte législatif n° 36/2026 ambitionnait de briser l’opacité historique entourant les « fonds spéciaux ». Ces crédits, logés à la Présidence et à la Primature, échappent traditionnellement à tout contrôle comptable. L’Assemblée nationale souhaitait y imposer un régime juridique strict ainsi qu’un audit secret par une commission parlementaire et des magistrats de la Cour des comptes. Face à cette offensive législative, le Premier ministre a immédiatement opposé une fin de non-recevoir en saisissant le Conseil constitutionnel. Les arguments juridiques avancés par les magistrats ont été sans appel. D’une part, le Conseil a rappelé que le législateur ordinaire ne peut ni instituer ni modifier le régime des crédits publics. Cette prérogative est strictement réservée à la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF) du 26 février 2020. En agissant ainsi, les députés ont violé l’article 67 de la Constitution. D’autre part, la décision pointe une immixtion flagrante dans les compétences de l’Exécutif. Les procédures d’engagement, de liquidation et d’ordonnancement de ces dépenses spécifiques relèvent du pouvoir réglementaire, délégué par décret gouvernemental en vertu de l’article 76 de la Loi fondamentale. Alors que la rupture et la transparence étaient promises au sommet de l’État, le secret des fonds spéciaux reste, pour l’heure, solidement gardé par l’Exécutif. Le verdict des « Sept Sages », qui vient consolider les pratiques budgétaires existantes en s’appuyant sur les textes, rappelle une réalité tenace : en matière de gouvernance, le droit positif l’emporte souvent sur l’élan politique. Face à cette forteresse établie autour des boîtes noires, l’Assemblée nationale sait qu’elle ne pourra plus ruser avec des lois ordinaires. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 24 août 2026, la CANAM a ouvert une session de formation consacrée à la gestion et à la protection des données personnelles, en présence de son Directeur de l’Administration et de la Gestion des Ressources humaines, M. Mamadi Coulibaly. Organisée par le cabinet Universal-RH et animée par M. Haïdara Mamadou Ali, cette initiative vise à sensibiliser les cadres de l’institution aux risques liés à la cybersécurité, notamment les cyberattaques, les fuites de données et les accès non autorisés, tout en promouvant les bonnes pratiques en matière de sécurité informatique. À travers cette démarche, la CANAM réaffirme son engagement à renforcer et à ancrer une véritable culture de la sécurité numérique au sein de ses équipes, afin de mieux protéger les données de ses bénéficiaires et de répondre aux défis liés à la transformation digitale. SERCOM/CANAM Boîte de commentaires Facebook [...]
Le ministre de l’Education nationale, Amadou Sy Savané, a levé la mesure de verrouillage des établissements privés d’enseignement secondaire. Les promoteurs des établissements qui ne sont pas en conformité avec la réglementation en vigueur ont eu dix-huit (18) mois pour se mettre en règle sous peine des sanctions. Par Décision n°2026-0000131/MEN-SG du 20 août 2026, le ministre de l’Education nationale, Amadou Sy Savané, a levé la mesure de verrouillage des établissements privés d’enseignement secondaire. Ainsi plus de 200 établissements scolaires privés sont autorisés à accueillir des élèves orientés par l’Etat. Faut-il le rappeler, ces établissements étaient au cœur d’un rapport de l’Oclei. En prenant cette décision, le ministre a fait d’une pierre de deux coups. Primo : il a travaillé à amener les établissements à se conformer aux exigences du rapport de l’Oclei. Secundo : il a oeuvré à satisfaire une forte demande des associations de promoteurs d’écoles privées qui ne rataient aucune occasions pour l’interpeller sur le sujet. Cette démarche est conforme au style de management du ministre Savané, qui est en train d’opérer des transformations profondes conformément à la vision des plus hautes autorités de transition. Lesquelles, afin de nettoyer le secteur, avaient suspendu depuis 2021 la délivrance des Arrêtés d’ouverture d’écoles privées. Sans tambour ni trompette, le Chef du département de l’Education nationale a fait appel à son génie pour corriger les imperfections et réunir toutes les conditions indispensables à la refondation du système éducatif. C’est dans ce contexte que le ministre Sy Savané a signé les tous premiers Arrêtés en décembre 2025. Aujourd’hui, la reprise effective des signatures a permis l’ouverture de plus de 50 établissements pour l’enseignement secondaire général, 07 pour le fondamental et 02 pour le préscolaire. Toutes ces opérations se déroulent sous le leadership et l’engagement personnel du ministre de l’Education concentré sur les objectifs. Les acteurs du secteur sont unanimes à saluer le travail abattu en toute transparence par le ministre Amadou Sy Savané et son équipe. Broulaye Koné. le challenger   Boîte de commentaires Facebook [...]
L’Union des Radios et Télévisions Libres du Mali (URTEL) a officiellement lancé son projet d’appui aux médias de proximité dans le cadre de l’initiative globale BRAVE-BBC. La cérémonie s’est tenue ce jeudi 27 août au siège de l’URTEL, en présence de nombreux journalistes de la presse écrite, en ligne et audiovisuelle. Cette activité clé marque une étape cruciale pour le paysage médiatique malien. Elle vise à professionnaliser les radios locales et à garantir leur continuité de service face aux défis structurels et énergétiques actuels. Financé par l’Union européenne, le projet BRAVE est une initiative triennale (2025-2027) déployée au Cameroun, au Bénin et au Mali. Il regroupe BBC Media Action et cinq fondations, dont la Fondation Hirondelle. En phase opérationnelle au Mali, ce programme dispose d’un budget de 21 976 000 francs CFA pour une mise en œuvre étalée sur 18 mois. Mariama Sawadogo, représentante pays de la Fondation Hirondelle, a rappelé que cette dynamique participative permet à chaque structure partenaire, comme l’URTEL, de piloter sa propre feuille de route financièrement validée. Elle a également rappelé que ce projet connaît une implantation dans trois pays : le Cameroun, le Bénin et le Mali. Au Mali, ce projet accompagne deux radios, dont la Radio Jamana de Tombouctou et Radio Chien de Yorosso, ainsi que deux faîtières : la Maison de la Presse et l’URTEL. Le président de l’URTEL, Mamoudou Bocoum, a dévoilé les quatre piliers stratégiques de cette intervention de terrain : Gestion économique : la gestion financière et le marketing de 20 radios membres seront renforcés afin de pallier la précarité et de diversifier les sources de revenus. Équité de genre : moins de 1 % des radios maliennes sont dirigées par des femmes. Le projet intègre des formations sur la politique nationale du genre pour propulser les femmes aux postes décisionnels et techniques. Lutte contre la désinformation : 20 journalistes radio basés dans les pôles de Bamako, Ségou et Mopti bénéficieront de formations intensives en fact-checking. Résilience énergétique : face aux coupures d’électricité, un appel à candidatures permettra d’équiper deux stations de l’intérieur du pays en kits solaires. Interrogé par les journalistes sur l’exclusivité des bénéficiaires, Mamoudou Bocoum a précisé que l’enveloppe est réglementairement dédiée aux stations de radio, cœur de métier de la faîtière. Toutefois, face à la désinformation qui frappe tout le secteur, il a exprimé le souhait de solliciter les partenaires pour inclure la presse écrite et en ligne à l’avenir. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La répartition des pluies au cours de la campagne agricole 2026-2027 suscite de légitimes inquiétudes dans plusieurs zones agricoles. Ayant commencé tardivement, presque au-delà des périodes recommandées pour les semis, la saison des pluies se poursuit désormais avec une pluviométrie soutenue. Dans les zones de production, les paysans restent préoccupés quant à l’évolution de la campagne et à la possibilité d’une fin de saison favorable. À cette situation climatique s’ajoutent, dans certaines localités, des retards et des difficultés d’approvisionnement en intrants agricoles. Le cumul de ces facteurs fait craindre des difficultés dans l’atteinte des objectifs annuels de production fixés par le gouvernement pour les différentes filières agricoles. Toutefois, les producteurs ayant anticipé en optant pour des variétés à précoces pourraient mieux s’en sortir pour cette saison agricole. Le challenger Boîte de commentaires Facebook [...]
Coup de théâtre dans le paysage de la recherche en santé à Bamako. Le Comité national d’éthique pour la santé et les sciences (CNESS) vient d’ordonner l’arrêt immédiat et sans condition de l’étude intitulée « Enquête sur les opinions sur l’excision à Bamako (POPEX) ». Dans un communiqué rendu public ce mercredi 26 août 2026, le CNESS instruit l’investigateur pays d’arrêter immédiatement toutes les investigations sur le terrain, notamment les enquêtes, la collecte et le traitement des données. Dans sa correspondance adressée à M. Hamadoun Bocoum, directeur exécutif de SDI Mali, investigateur pays et coordinateur de l’étude, le professeur Sambou Soumaré précise que cette disposition exceptionnelle est requise par le contexte actuel afin de ne pas heurter les diverses sensibilités loco-régionales. Les répercussions de cette décision pour les équipes de POPEX sont immédiates : Cessation totale des activités : fin des entretiens, du porte-à-porte et de toute collecte de données sur le terrain à Bamako. Gel des données : l’exploitation, le traitement ou le partage des informations déjà récoltées sont strictement prohibés jusqu’à nouvel ordre. Flou sur l’avenir du projet ?  Pour l’instant, aucune reprise n’est à l’ordre du jour. Une éventuelle réhabilitation du projet nécessitera une refonte complète du dossier et le feu vert officiel du CNESS. À l’heure où le sujet de l’excision continue de susciter de vives passions et de profonds débats sociétaux, cette affaire rappelle avec force la ligne rouge tracée par les autorités éthiques : la liberté de recherche ne saurait s’affranchir du strict respect de la réglementation en vigueur. Enfin, le Comité national d’éthique pour la santé et les sciences (CNESS) veillera au strict respect de cette directive en informant les autorités compétentes. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Face à la recrudescence des tensions et des actes de violence xénophobe ciblant les ressortissants étrangers en Afrique du Sud, l’artiste Salif Keïta, la « voix d’or du Mandingue », a officiellement annulé tous ses concerts prévus dans la nation arc-en-ciel. Dans un communiqué diffusé sur sa page Facebook, l’artiste écrit : « Je ne peux pas ignorer les rapports sur les violences xénophobes contre nos frères et sœurs africains. » Avant de poursuivre : « Quand je vois des migrants attaqués, je ne vois pas de politique. Je vois des gens à la recherche d’un emploi, de sécurité et de dignité. Cela ne correspond pas à l’Afrique du Sud que je connais, l’Afrique du Sud qui a tenu le coup avec le Mali, et l’Afrique du Sud que Nelson Mandela a construite. » « Depuis plus de cinquante ans, l’Afrique n’a pas seulement été un endroit que je visite : c’est ce que je suis. L’Afrique du Sud, en particulier, m’a toujours accueilli comme un frère, et non seulement comme un artiste. C’est pourquoi mon cœur est si lourd aujourd’hui », souligne Salif Keïta dans son communiqué. Par ailleurs, la « voix d’or du Mandingue » précise qu’en 1988, il a chanté à Wembley pour Mandela, car l’apartheid était une lutte commune. Aujourd’hui, cette même conscience le force à prendre une décision douloureuse : « J’annule mes spectacles prévus en Afrique du Sud. » En refusant de se produire sur scène, le chanteur entend exprimer sa profonde indignation face aux attaques répétées visant des Africains d’autres nationalités. Pour l’artiste, l’art et la musique ne peuvent primer sur la sécurité et la dignité humaine, surtout sur un continent qui prône l’unité et le panafricanisme. Cette annulation se veut également un avertissement symbolique adressé aux autorités sud-africaines afin qu’elles renforcent la protection des populations étrangères. Cet incident remet une fois de plus en lumière le fléau persistant de la xénophobie en Afrique du Sud. Malgré les condamnations officielles, ces vagues de violences récurrentes ternissent l’image du pays et continuent de mettre à mal le rêve d’une intégration régionale pacifique et prospère. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) réitère son appel pressant aux autorités maliennes en faveur de l’adoption d’une loi spécifique criminalisant les Mutilations Génitales Féminines (MGF). Malgré les efforts consentis en matière de sensibilisation et de protection des droits de l’enfant et de la femme, le vide juridique actuel constitue un frein majeur à l’éradication de cette pratique. Ce mercredi 26 août 2026, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a publié un communiqué dans lequel elle indique suivre de très près les récents débats concernant les MGF/excision Se fondant sur les instruments juridiques comme la Constitution du 22 juillet 2023, la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes du 18 décembre 1979, le Protocole additionnel à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) relatif aux droits et au bien-être de l’enfant, le Protocole additionnel à la CADHP relatif aux droits des femmes du 11 juillet 2003, la CNDH considère que les MGF, y compris l’excision sont une pratique traditionnelle qui porte atteinte à l’intégrité physique, morale psychique et à la dignité de la femme, et de la jeune fille. Appelle les autorités et les organisations de la société civile à intensifier les activités de sensibilisation en vue de faire évoluer les mentalités au sujet de cette pratique traditionnelle néfaste. Invite les autorités à adopter une loi spécifique sur les MGF au Mali. En fin pour la CNDH, la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée, car Nul n’est à l’abri de la violation de ses droits. Mohamed Kanouté Source : Mali Boîte de commentaires Facebook [...]
C’est un tournant majeur pour la stabilité de l’Afrique de l’Ouest. Réunie à Bamako dans le cadre d’une troisième rencontre, la Commission Technique Mixte de Matérialisation de la frontière Côte d’Ivoire–Mali a officiellement adopté, par consensus, le tracé définitif de leur frontière commune. Cette avancée, validée à l’issue d’intenses travaux allant du 21 au 25 août 2026, marque la fin de plusieurs décennies d’incertitudes géographiques et de tensions foncières latentes entre les deux nations sœurs.* Le dénouement de ce long processus est le fruit d’une volonté politique forte et d’une coopération technique exemplaire. Durant cinq jours de sessions de travail, les délégations d’experts ivoiriens et maliens menées par Konaté Diakalidia et Abdallah Faskoye respectivement, ont minutieusement examiné et validé les conclusions des récentes missions de reconnaissance sur le terrain. Les points de friction, notamment dans la zone stratégique de Pogo-Zégoua, ont été définitivement levés. Ce compromis s’inscrit dans la continuité des progrès enregistrés en juin dernier, lors de la Journée africaine des frontières célébrée à N’Gandana, où les deux parties avaient déjà annoncé un consensus sur plus de 90 % du tracé. L’examen minutieux des cartes et la collecte de données géospatiales de référence ont permis de sceller les 10 % restants de manière pacifique et concertée. L’adoption de ce tracé final ne constitue pas une fin en soi, mais le point de départ d’une nouvelle ère de coopération transfrontalière. L’avant-projet de Traité de délimitation étant désormais validé, les autorités des deux pays préparent activement les prochaines étapes. D’ici la fin de l’année, la signature officielle du document par les deux gouvernements ouvrira la voie aux travaux d’abornement physique. Le déploiement d’un canevas de base sur le terrain permettra de poser les bornes frontalières concrètes. Pour les populations locales, cet accord est synonyme de soulagement. En clarifiant les limites territoriales, la Côte d’Ivoire et le Mali transforment leur frontière en un espace de développement durable, de libre circulation sécurisée et de paix partagée, faisant ainsi de la gestion des frontières un véritable outil d’intégration régionale. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La traque des trafiquants s’intensifie à Bamako. En un temps record de 48 heures, la Brigade Mobile d’Intervention (BMI) des douanes a porté un coup décisif au commerce illicite en saisissant des marchandises hautement sensibles. La première prise est tombée le 22 août 2026, à 1 h 30 du matin. À Badalabougou, la vigilance de la BMI a permis d’intercepter une cargaison critique de 1 100 kilogrammes de cyanure, soit 22 sacs. Le cyanure, un produit hautement toxique, est soumis à des conditions strictes de manipulation, de transport et de commercialisation. Sa circulation en dehors des circuits réglementaires constitue donc un enjeu majeur pour la sécurité et la protection des populations. Nouveau coup de filet le 24 août 2026 : exploitant un renseignement stratégique, la BMI a ciblé un dépôt de stockage illégal de produits alimentaires dissimulé dans une cour à Niamakoro, non loin de la Cité UNICEF. Les agents y ont découvert une importante quantité de volaille, notamment des cuisses de poulet d’origine brésilienne. Au total 688 cartons, représentant 6 880 kilogrammes de produits ont été saisis. Cette double opération met en lumière les risques multiples auxquels font face l’économie nationale et la santé publique. Ce coup de filet témoigne également de la détermination constante des services douaniers à protéger les citoyens et à préserver le pays contre les flux illicites. Alertés à la dernière minute, les propriétaires avaient déjà pris la fuite à l’arrivée des douaniers, abandonnant leurs marchandises intégralement saisies. La BMI poursuit ses investigations afin d’identifier les fuyards, de remonter les filières d’approvisionnement et de démanteler les réseaux impliqués dans la distribution de ces produits. Par Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
À l’occasion du Maouloud 2026, commémorant la naissance du Prophète Mohammed, la ferveur religieuse a vibré dans tout le Mali. Durant la nuit du 24 au 25 août, les fidèles se sont rassemblés massivement dans les mosquées, les places publiques, les zawiya et les grands complexes sportifs du pays. Entre prêches, séances de zikr et prières collectives, cette célébration s’est transformée en un puissant vecteur d’unité nationale. Pour marquer l’événement, le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes a mené une importante action de proximité. De 23 heures à 4 heures du matin, le Dr Mahamadou Koné a sillonné la capitale, Bamako. Ce périple nocturne l’a conduit auprès de nombreuses communautés, depuis le quartier de Lafiabougou jusqu’au Stade Omnisports. L’objectif de cette tournée était double ; partager ce moment de haute spiritualité avec ses concitoyens, mais aussi relayer la vision des plus hautes autorités de l’État. Le ministre s’est fait le porte-parole du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Devant les différentes congrégations, il a délivré un message présidentiel axé sur la consolidation du vivre-ensemble, la tolérance, la paix et la cohésion sociale. Cette démarche ministérielle illustre la volonté de l’État de maintenir un contact direct et permanent avec les acteurs religieux. En accompagnant les fidèles dans leurs prières pour la patrie, le gouvernement réaffirme le rôle central des communautés dans la promotion de la solidarité. Au-delà du rituel, l’édition 2026 du Maouloud s’impose ainsi comme un jalon essentiel pour sceller l’union et la réconciliation entre tous les enfants du Mali. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’ambiance était électrique ce dimanche 23 août 2026 sur le terrain Yiritou de Djélibougou ! Au terme d’un combat acharné et d’un match âprement disputé, Sebe Shop a fait parler son talent pour s’emparer de la 2ᵉ édition de la Coupe Feu Mamadou Fofana (Major). Organisée par Karamoko Djigui Fofana dit Diaz, cette finale d’une belle facture a offert aux amoureux du ballon rond un moment mémorable de partage, de communion et de fête sportive. Du premier coup de sifflet à cette consécration finale, les joueurs de Sebe Shop ont tout donné dans une cohésion irréprochable, technique et une rage de vaincre qui fait les plus grands champions. Ils l’ont fait, et ils ramènent la coupe à la maison. Portée par un public en ébullition, la rencontre a mis en lumière toute l’intensité et la ferveur du ballon rond. Ce trophée, c’est bien plus qu’une victoire sportive. C’est l’aboutissement d’heures de sueur, d’un esprit d’équipe exemplaire et d’un bel hommage rendu à la mémoire de Mamadou Fofana (Major) ancien médecin de l’équipe nationale de football. Cette belle fête du ballon rond a également enregistré la présence de plusieurs invités de marque venus honorer l’événement, notamment M. Fodé Mamadou Konaté maire délégué de Djelibougou, le parrain M. Bourama Diawara, le président d’honneur M. Kola Mariko, PDG du groupe Archik Construction, des anciens joueurs internationaux, les légitimés traditionnelles, et plusieurs amoureux du ballon rond. Au terme d’un match très disputé Sebe Shop s’est imposé 2-1 aux tirs au but face à Mercenaire VIP pour décrocher le trophée de la 2ᵉ édition de la coupe Feu Mamadou Fofana (Major). Selon M. Fodé Mamadou Konaté officier d’Etat civil de Djelibougou, cette initiative est salutaire, car elle permet à cette nouvelle génération de connaitre qui était Feu Mamadou Fofana (Major) un médecin qui a donné toute sa vie au développement du sport malien. C’est aussi une occasion de fédérer la jeunesse malienne notamment celle de la commune I au tour des valeurs du sport pour la cohésion et la communion. Par ailleurs, il a félicité également tous les participants, les organisateurs et tous ceux qui ont fait vivre cet événement en hommage à Major. C’est la victoire du sport, du fair-play et de la convivialité. Pour l’initiateur de cette compétition, Karamoko Djigui Fofana dit Diaz ,la mise en jeu de cette coupe vise à rendre un hommage mérité à Feu Mamadou Fofana (Major) ancien médecin de l’équipe nationale de Football, un homme intègre, professionnel et courageux qui s’est toujours battu pour le développement du sport malien d’une part et d’autre part révéler des talents et encourager l’esprit d’équipe. Cette grande finale s’est achevée par la remise symbolique du drapeau de l’AES au président d’honneur M. Kola Mariko, PDG du Groupe Archik Construction. Bravo à Sebe Shop pour ce sacre mérité, ainsi qu’aux organisateurs de cette compétition pour la réussite éclatante de cette 2e édition qui restera gravée dans les annales. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Pendant que le continent hésite, le Mali fait trembler le marché mondial des minéraux critiques en transformant ses lois en instruments de souveraineté. Alors que le monde entier se bouscule pour sécuriser les ressources indispensables à la transition technologique, le Sommet africain sur les minéraux critiques, qui s’est tenu du 25 au 26 août 2026 à Johannesburg, a été le théâtre d’un vibrant rappel à la souveraineté. Président du sommet, Sentle Fenyane a fustigé l’incapacité chronique des gouvernements du continent à appliquer leurs propres politiques minières face à des acheteurs pourtant très dépendants. Il a déclaré : « L’Afrique est aux commandes. Le monde extérieur doit venir discuter avec nous… Nous sommes amoureux de la rédaction de politiques, mais nous ne les appliquons jamais. » Ce paradoxe des « politiques de tiroir », qui a longtemps profité aux multinationales prédatrices, a trouvé sa réponse politique et économique la plus audacieuse à des milliers de kilomètres de Johannesburg. Sous la transition souverainiste dirigée par le Général d’Armée Assimi Goïta, le Mali refuse désormais ce fatalisme historique et colonial et applique ses propres textes réformateurs avec une poigne de fer inédite. Bamako apporte la preuve concrète que, lorsque la volonté politique s’impose, le rapport de force mondial peut immédiatement changer de camp. L’acte fondateur de ce patriotisme économique rigoureux reste la promulgation du nouveau Code minier malien. Ce texte hautement stratégique fait passer la participation maximale de l’État et des investisseurs privés nationaux dans les projets miniers de 20 % à 35 %. Loin d’être une énième déclaration d’intention sans lendemain, cette réforme structurelle s’applique désormais à tous les acteurs du secteur. C’est notamment sur le dossier ultra-critique du lithium, porté par les gisements majeurs de Goulamina et de Bougouni, que la doctrine de Goïta déploie toute sa puissance régalienne. Face au géant industriel chinois Ganfeng Lithium, le gouvernement de transition a dicté ses conditions strictes : 51 % de la sous-traitance globale doivent être réservés exclusivement aux entreprises maliennes, complétés par l’obligation de planifier des unités de transformation locale. Le Mali refuse d’être une simple carrière d’extraction à ciel ouvert ; il exige que la valeur ajoutée profite aux populations locales. Pour renforcer cette transparence, l’État a également numérisé son registre cadastral minier unifié. Le modèle malien valide, de ce fait, point par point la thèse défendue par Sentle Fenyane à Johannesburg. Il prouve que le manque d’application des politiques n’est pas une fatalité africaine, mais un choix politique. En refusant le statut de simple colonie minière pour l’Occident ou l’Asie, le Mali, sous l’impulsion d’Assimi Goïta, montre aux autres nations du continent que, lorsque le leadership est courageux, le monde extérieur n’a d’autre choix que d’accepter les conditions de l’Afrique. La table ronde réclamée par Fenyane a déjà eu lieu à Bamako et elle est en train de redéfinir les règles du jeu mondial. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, poursuivent leurs opérations de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national dans le cadre de l’opération Dougoukoloko. Deux actions ciblées ont notamment été menées les 24 et 25 août 2026 contre des regroupements de groupes armés terroristes dans les secteurs d’Abéibara et de Sévaré. Selon l’État-Major Général des Armées, l’exploitation de renseignements précis a permis, le lundi 24 août, de détecter plusieurs points de regroupement de groupes armés terroristes à Abéibara, dans la région de Kidal. Ces positions abritaient d’importants matériels de guerre, notamment des véhicules armés. Elles ont été ciblées et traitées avec succès par les forces engagées. Le lendemain, mardi 25 août, un autre rassemblement d’éléments armés terroristes disposant également de matériels de guerre a été repéré à environ 34 kilomètres au nord-est de Sévaré. Après analyse et évaluation de la situation, la position identifiée a été ciblée et frappée. Les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans ces secteurs afin d’évaluer avec précision les effets des frappes, d’établir un bilan consolidé et de rechercher d’éventuelles menaces résiduelles. À travers ces opérations, l’État-Major Général des Armées réaffirme la détermination des FAMa à poursuivre les actions de sécurisation sur l’ensemble du territoire national, avec rigueur, professionnalisme et engagement. L’Armée invite, par ailleurs, les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées dans les opérations de défense et de sécurisation du pays. Boîte de commentaires Facebook [...]
La Fondation Friedrich Ebert Stiftung a présenté le rapport de la 17è édition du Mali-mètre, le 19 août 2026, à l’Hôtel Azalaï. Il révèle que 63,1% des sondés sont satisfaits du travail des forces de défense et sécurité. Placée sous la présidence du Chargé d’affaires de l’Ambassade d’Allemagne au Mali, Yohannes Ulke, qui avait à ses côtés le Directeur de programmes de la fondation, Abdourahamane Dicko, la cérémonie de présentation du rapport a regroupé plusieurs invités dont le représentant du GISSE, Sidick Guindo et le doyen Ali Nouhoun Diallo, ancien président de l’Assemblée Nationale du Mali. L’enquête a porté sur plusieurs thématiques en lien avec l’actualité sociopolitique nationale, notamment la situation générale du pays, les défis majeurs pour le Mali, la transition et ses acteurs, la satisfaction et la confiance dans les acteurs sociopolitiques de même que les questions relatives à la justice et à la bonne gouvernance, aux relations internationales (de coopération) ainsi qu’au genre et inclusion.  Ainsi, de l’Evolution de la situation générale du pays, 54,5% des Maliens se disent satisfaits, 22,5% moins satisfaits et 22,4% insatisfaits. « Pour les personnes enquêtées estimant que la situation s’est améliorée, la principale raison est la baisse de l’insécurité (40,7%), suivie, dans une faible proportion de la baisse des actes terroristes (11,4%) ainsi que du retour de sentiment de paix et de la quiétude (6,2%) ». Les défis et priorités pour les personnes enquêtées sont la lutte contre l’insécurité (39,6%), la lutte contre le terrorisme (37,3%), la lutte contre le chômage des jeunes (36,0%) et la lutte contre l’insécurité alimentaire (31,8%). 63,1% des songés sont satisfaits du travail des forces de défense et sécurité. Pour résoudre définitivement le problème d’insécurité dans les régions, les enquêtes sont favorables au renforcement des capacités militaires dans les régions de Kayes (51,8%), Koulikoro (37,5%), Sikasso (36,7%), Ségou (40,5%), Mopti (24,5%), Tombouctou (47,8%), Kidal (54,2%), Taoudéni et Bamako (46,7%). Sur la gestion de la transition, le niveau de satisfaction affiche un taux de 53,3% de très satisfaits et 35,2% de plutôt satisfaits. « Le niveau de satisfaction de la gestion de la transition reste élevé sur la période 2022-2025 pour plus de neuf Malien.ne.s sur dix (88,5%). Toutefois, on note un recul de 2,2 points de pourcentage (88,5%) par rapport à l’année dernière (90,7%) ». Une baisse de 13,9 % du niveau de confiance au Président de la Transition  Selon le sondage, de tous les acteurs de la transition, le Président concentre le plus fort taux de confiance avec 72,1%. « Comparé aux dernières années, le Président de la Transition enregistre le taux de confiance le plus élevé. Cette confiance qui était de 72,2% en 2022 est passée à 86% en 2024. Toutefois, ce niveau de confiance passe de 86,0% en 2024 à 72,1% en 2026, soit une baisse de 13,9 points de pourcentage ». Le gouvernement récolte 34,9% de très satisfaits et 43,9% de plutôt satisfaits. Le Conseil national de transition (CNT) a eu un taux de 26,8% de très satisfaits et 38,6% de plutôt satisfaits. Quant à la société civile, elle enregistre 18,4% de très satisfaits et 43,2% de plutôt satisfaits. S’agissant du niveau de satisfaction de l’accès aux biens publics, il ressort des résultats une satisfaction de plus de la moitié des Malien.ne.s en termes d’accès à l’eau contre 37,3% qui ne le sont pas. « La satisfaction est plus forte dans les régions de Tombouctou (97,8%), Kayes (89,1%), Bamako (68,5%), Sikasso (61,1%) et Ségou (61,8%). À l’opposé, on note un fort taux d’insatisfaction en termes d’accès à l’eau dans les régions de Gao (94,3%, Ménaka (94,3%), Mopti (76,7%) et Koulikoro (49,8%). Le niveau de confiance en la justice est en nette progression depuis 2022, selon le sondage. « Il passe de 46,5% en 2022 à 75,1% en 2025 soit une progression de 28,6 points. Cependant, ce niveau connaît une baisse de 28,4% en 2026 par rapport à l’année dernière : 75,1% en 2025 contre 46,7% en 2026 ». 64,0% des femmes estiment n’avoir pas les mêmes conditions de vie que les hommes. 57,7% des hommes partagent cet avis. La radio et la télévision constituent les principaux canaux d’information des personnes sondées sur l’actualité et les informations de manière générale. « Ces médias sont utilisés par respectivement 27,3% et 21,6% des Malien.ne.s. ces sources classiques sont suivies de TikTok (19,7%), de la famille et amis/bouche à oreille (9,4%), de Facebook (8,5%), des sites internet (6,9%) et de WhatsAPP (4,8%) ». Pour les six prochains mois, 77,7% des sondés pensent que la situation du pays va s’améliorer. 11,5% estiment que la situation restera la même contre 4,5% projetant une détérioration de la situation générale du pays. « Les souhaits des Malien.ne.s pour l’avenir sont relatifs au retour de la paix et la sécurité (78,9%), à la relance de l’économie (39,1%), à l’emploi pour les jeunes (43,4%) ainsi qu’à de bonnes récoltes et la sécurité alimentaire (36,9%) ». Selon Abdourahamane Dicko, « le Mali-Mètre ne prétend pas fournir des réponses absolues ; en revanche, ses résultats constituent un éclairage précieux sur les perceptions des citoyennes et des citoyens, susceptible de contribuer ainsi à alimenter le débat public et à stimuler la réflexion sur les principaux enjeux du pays ». Cette édition, explique-t-il, a été menée du 10 au 24 avril 2026 dans le district de Bamako plus dix capitales régionales du Mali selon l’intérêt commun ou spécifique à chaque localité. Elle a concerné 2220 personnes de 18 ans et plus. Conscient des limites de l’enquête en termes de représentativité, d’inclusion et d’instantanéité, le Directeur de programmes de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung a rappelé que les opinions des personnes de ces localités sont représentatives au niveau régional, et a souligné les innovations, notamment la mise en place d’un comité scientifique d’experts ; des enquêtes quantitatives et du conseil en politiques. Yohannes Ulke, Chargé d’affaires à l’Ambassade d’Allemagne, Friedrich Ebert Stiftung est aux côtés du Mali depuis 55 ans en tant qu’outil précieux d’analyse et d’étude des données pour donner des orientations pertinentes. Il capte les aspirations profondes de tous les acteurs engagés dans la gestion des crises au Mali. Par Broulaye Koné   Boîte de commentaires Facebook [...]
À l’initiative du Conseil fédéral national des adeptes de la Tariqa Tijaniyya du Mali (CONFENAT-MALI), Maliens et Marocains ont uni leurs voix et leurs prières pour le Mali, ce samedi 22 août 2026, à la Grande Mosquée de Bamako. La Wazifa nationale a réuni les fidèles tijanes autour d’un même objectif : implorer Allah pour la paix, la cohésion sociale, la stabilité et la prospérité du Mali. Mais cette rencontre avait une saveur particulière avec la présence de Cheikh Sidi Mohamed El Kébir Tidjani, Khalife général de la Tijaniyya du Maroc, venu spécialement à Bamako pour prendre part à cette grande prière. Arrivé la veille à l’Aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou, le Khalife général a reçu un accueil chaleureux à la hauteur de l’importance de sa visite. Une présence qui a profondément marqué cette rencontre religieuse et qui témoigne, au-delà de la Tijaniyya, des liens fraternels qui unissent le Mali et le Maroc. Dans la Grande Mosquée de Bamako, le temps semblait suspendu. Les fidèles, venus de différentes Zawiya de la capitale, se sont retrouvés dans le recueillement pour élever leurs prières en faveur d’un Mali en paix. Une importante délégation venue du Maroc, conduite par le Khalife général, ainsi que des membres de l’Ambassade du Royaume du Maroc au Mali, ont pris part à cette communion spirituelle. « Nous les Tijania du Mali avons estimé qu’il fallait, pour trouver une solution aux différentes crises qui assaillent le Mali, appeler Dieu, l’implorer », a expliqué Thierno Hady Thiam, président du CONFENAT-MALI. Au-delà de la paix et de la stabilité, les prières ont également porté sur la cohésion sociale, le vivre-ensemble et la réussite de la campagne agricole 2026. La Wazifa s’est tenue simultanément dans plusieurs grandes villes du Mali, donnant à cette initiative une portée nationale. Au nom du Khalife général de la Tijaniyya du Maroc, Abdellatif Begdouri Achkari a rappelé que la délégation était à Bamako pour prier pour le Mali et pour la fraternité musulmane. Il a également souligné l’intérêt accordé par le Roi Mohammed VI à l’islam et particulièrement à la Tijaniyya. Pour le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Dr Mahamadou Koné, la présence du Khalife général constitue un témoignage fort des relations fraternelles entre les deux pays. Il a salué « les liens fraternels qui existent » entre le Mali et le Maroc, ainsi que le souci constant du Royaume de voir le Mali retrouver la paix et la réconciliation. Lors de cette activité à la Grande Mosquée de Bamako, les prières n’ont donc pas seulement rapproché des fidèles. Elles ont aussi rapproché deux peuples liés par une histoire religieuse et fraternelle profonde. Dans le silence des invocations, une même espérance s’est élevée vers le ciel : voir le Mali retrouver la paix, la stabilité et la sérénité. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Maouloud 2026 est officiellement lancé à la Grande Mosquée de Bamako, sous le parrainage de Amadou Bakary Traoré. Pour la deuxième année consécutive, le procureur s’engage aux côtés des familles fondatrices de Bamako pour accompagner cette importante célébration religieuse placée sous le signe de la paix, de la réconciliation et de l’entraide sociale. À l’occasion de la célébration de la naissance du Prophète Mohamed (PSL), les fidèles musulmans du Mali et du monde entier se préparent à vivre plusieurs jours de prières, de bénédictions et de partage. À Bamako, la Grande Mosquée a donné le coup d’envoi officiel du Maouloud 2026 au cours d’une cérémonie organisée en présence de nombreuses personnalités religieuses, administratives, politiques et coutumières. La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Dr Mahamadou Koné, représentant les plus hautes autorités du pays et le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta. Placée sous le thème « Paix, Réconciliation et Entraide Sociale », cette édition a enregistré une forte mobilisation autour de la Grande Mosquée. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment Maître Demba Traoré, ancien ministre de la Fonction publique, Moussa Sey Diallo, ancien chargé de communication de l’Assemblée nationale et du parti URD, Modibo Fofana, président de l’Association des Professionnels de la Presse en Ligne du Mali (APPEL-Mali), Diakaridia Sanagré, maire de l’État civil de la Commune I du district de Bamako, ainsi que Souleymane Baba Coulibaly, jeune leader influent de la Commune I. Pour ne citer que ceux-ci. La présence de ces personnalités témoignait également de leur volonté d’accompagner et d’honorer Amadou Bakary Traoré, parrain de cette édition du Maouloud, ainsi que de leur attachement à cette célébration religieuse qui occupe une place importante dans la vie spirituelle et sociale des Maliens. Un parrainage placé sous le signe de la solidarité Pour Amadou Bakary Traoré, ce parrainage revêt une dimension particulière. Sollicité une nouvelle fois par les familles fondatrices de Bamako, il a accepté d’accompagner le Maouloud pour la deuxième année consécutive. Au-delà du caractère honorifique de cette responsabilité, son engagement traduit une volonté d’être aux côtés des responsables religieux et des fidèles dans un moment consacré à la prière, à la transmission des enseignements du Prophète Mohamed (PSL) et au renforcement des liens sociaux. Connu pour son sens du partage et sa disponibilité, le parrain s’est dit satisfait de la mobilisation et de la qualité de l’organisation. Il a également salué les conseils et les orientations des guides religieux. Dans son intervention, Amadou Bakary Traoré a surtout insisté sur la nécessité de donner une dimension concrète au thème retenu pour cette édition. Il a souhaité que les messages de paix, de réconciliation et d’entraide socialevéhiculés au cours des prêches puissent dépasser le cadre de la cérémonie et inspirer le quotidien des Maliens. L’appel du ministre aux fidèles Prenant la parole au nom des autorités nationales, le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Dr Mahamadou Koné, a salué l’organisation de cette célébration et l’implication des différents acteurs. Il a rappelé l’importance du Maouloud dans la tradition religieuse au Mali et invité les fidèles à faire preuve de sagesse dans leurs pratiques et leurs modes de célébration, dans un contexte marqué par la diversité des sensibilités religieuses. Le ministre a également réaffirmé l’attachement des autorités à la communauté musulmane et souligné l’importance des prières et des bénédictions des fidèles pour la paix et la stabilité du pays. Il a remercié Souleymane Kalé l’imam de la grande mosquée de Bamako. Il a enfin salué l’engagement de Amadou Bakary Traoré, qui a accepté, pour la deuxième fois, de parrainer cette importante manifestation à la demande des familles fondatrices de Bamako. Des prières pour la paix et les FAMa Les responsables religieux ont, pour leur part, exprimé leur reconnaissance aux autorités et au parrain pour leur accompagnement. La cérémonie s’est achevée par des prêches consacrés notamment aux qualités, à l’humilité et aux enseignements du Prophète Mohamed (PSL), suivis de prières collectives pour la paix, la cohésion sociale et la protection des Forces armées maliennes (FAMa). À travers ce lancement, le Maouloud 2026 à la Grande Mosquée de Bamako ouvre ainsi une série de célébrations qui devraient être marquées par la prière, la transmission des valeurs religieuses et l’appel à davantage de solidarité entre les Maliens. Dily Kané MALI24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’Office Central des Stupéfiants (OCS) a fait une saisie majeure de plus de 300 kg de psychotropes (médicaments ou drogue agissant directement sur le système nerveux) ce 23 août 2026 au grand marché de Bamako. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la consommation et le trafic des stupéfiants. Cette intervention met en lumière l’urgence d’une vigilance face au fléau des drogues de rue qui ravagent la jeunesse malienne. Appuyées par la Force antiterroriste, les antennes Rive Droite et Gauche de l’OCS ont démantelé un important réseau logistique au Grand marché de Bamako. Au tableau des bilans ; 300,607 kg de comprimés illicites saisis, quatre individus interpellés et un stock de marchandises clandestines estimé à plus de 300 millions de francs CFA. Parmi les produits hautement toxiques confisqués figuraient du Tramadol, du Diazépam et du Valium, ainsi que des accessoires de chicha. Cette opération rappelle d’autres succès récents de l’OCS, notamment la saisie record de 30 tonnes de produits de contrefaçon en janvier dernier ou l’interception de 132 000 comprimés de Tapentadol. Le ciblage de ces produits par les trafiquants n’est pas le fait du hasard. En effet, les jeunes bamakois se tournent massivement vers ces comprimés détournés pour chercher une stimulation forte ou trouver un sédatif accessible à bas prix. Pourtant, la consommation de ces substances de contrebande, aux dosages incertains, entraîne des conséquences sanitaires dramatiques. Au-delà d’une dépendance physique et psychologique immédiate, ces drogues de rue provoquent des crises d’épilepsie, des troubles psychiatriques graves, des arrêts respiratoires et de nombreuses overdoses mortelles. En marge des médicaments, la saisie d’accessoires de chicha vient rappeler la fermeté des autorités. Pour préserver la santé publique et les mœurs, le gouvernement malien maintient une interdiction stricte de l’importation, de la distribution et de la consommation de la chicha sur toute l’étendue du territoire. Les contrevenants s’exposent, là aussi, à de lourdes sanctions pénales. Face à l’ingéniosité des réseaux criminels qui infiltrent les marchés populaires, la réponse ne peut pas être uniquement policière. Une vigilance maximale doit être observée à tous les niveaux. Les familles, les chefs de quartiers et les commerçants doivent collaborer étroitement avec les forces de l’ordre en signalant tout comportement suspect. En nettoyant le Grand marché de ces poisons, l’OCS a retiré une arme mortelle des mains des trafiquants. Toutefois, la bataille ne sera définitivement gagnée que lorsque la vigilance citoyenne fera bloc avec la loi pour sevrer définitivement le marché clandestin. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAIGA est arrivé ce lundi 24 août 2026 à Alger. A son arrivée il a été accueilli à l’aéroport international Houari BOUMEDIENNE par son homologue algérien Sifi GHRIEB. Après les honneurs militaires, les deux personnalités se sont retrouvées au salon d’honneur pour les premiers entretiens. Le Premier ministre qui est porteur d’un message de Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOITA,Président de la Transition, Chef de l’Etat à son homologue Son Excellence Abdelmadjid TEBBOUNE, Président de la République Algérienne, Populaire et Démocratique sera reçu en audience par le Président algérien. A noter que le Premier ministre effectue cette visite de travail à l’invitation de son homologue algérien. CCRP-PRIMATURE Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce mardi 18 août 2026, les éléments de la Gendarmerie territoriale de Kayes ont saisi 100 briques de chanvre indien, d’une valeur estimée à 15 millions de FCFA, à bord d’un car de transport reliant Diamou à Kayes. Cette intervention s’inscrit dans le cadre des actions menées sans relâche par les Forces de défense et de sécurité pour lutter contre le trafic de drogue et la criminalité transfrontalière dans la région. Selon le Commandant de la Compagnie territoriale de la Gendarmerie de Kayes, le Chef d’Escadron Brahima Coulibaly, cette belle prouesse fait suite à un renseignement humain signalant la présence d’un individu suspect à bord dudit véhicule. L’opération a permis de repérer puis d’interpeller le suspect. Débarqué avec ses valises, celui-ci a été trouvé en possession des 100 briques de chanvre indien. Le Chef d’Escadron a particulièrement félicité le Commandant de brigade (CB), le Lieutenant Abou Drahamane Dembélé, ainsi que ses hommes pour leur engagement dans cette opération. Il a également exprimé sa reconnaissance à la hiérarchie pour son accompagnement quotidien. Enfin, Brahima Coulibaly a salué la précieuse collaboration de la population avec les Forces de défense et de sécurité. Il n’a pas manqué d’exhorter les citoyens à maintenir cette dynamique de coopération et à continuer de transmettre tout renseignement susceptible de contribuer à la prévention et à la lutte contre l’insécurité dans la région. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce dimanche 23 août 2026, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du Gouvernement, le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY, accompagné du Secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, a donné, dans les locaux du Centre de formation professionnelle Soumaoro KANTÉ (CFP/SK), le coup d’envoi officiel des épreuves du concours direct de recrutement d’agents de santé dans la Fonction publique des Collectivités territoriales, au titre de l’année 2025. Ce recrutement s’inscrit dans le cadre des efforts du Gouvernement en faveur du renforcement des ressources humaines dans le secteur de la santé et de l’emploi des jeunes. Au total, 21 990 candidats s’affrontent pour décrocher l’un des 170 postes. Une rude bataille, dont 15 % des quotas sont dédiés aux personnes vivant avec un handicap, qui se déroule dans 487 salles réparties sur 22 centres à travers les régions et le District de Bamako. Sont notamment recherchés des médecins spécialistes et généralistes, des assistants médicaux, ainsi que des techniciens supérieurs de la santé. Les candidats composent dans deux matières : l’épreuve technique, coefficient 3, et la culture générale, coefficient 2, chacune pour une durée de trois heures. Le ministre a conseillé aux candidats de faire confiance à leur valeur et d’aborder les compositions sereinement. Il a, en outre, garanti un concours rigoureusement transparent, équitable et méritocratique. Au terme de ce processus, 170 nouveaux agents viendront consolider les équipes des Centres de santé de référence (CSRéf) et des Centres de santé communautaire (CSCom). Une initiative qui illustre la volonté de l’Exécutif de renforcer les ressources humaines dans le secteur de la santé, tout en favorisant l’insertion professionnelle des jeunes. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Malgré les soubresauts du moment, le partenariat entre le Mali et l’Algérie trouve toujours son ancrage dans la réalité de leur voisinage et dans la fraternité de leurs peuples. Ce lundi 24 août 2026, c’est sous le signe de l’apaisement et du renouveau que le Premier ministre malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga, foule le sol algérien, à l’invitation de son homologue, Monsieur Sifi Ghrieb. Ce déplacement intervient à la suite des mesures de rapprochement récemment annoncées par les deux pays, notamment le retour des ambassadeurs respectifs à Bamako et à Alger, ainsi que la réouverture des espaces aériens aux aéronefs en provenance ou à destination de chacun des deux États. Plus qu’une simple visite de travail, ce déplacement sonne comme des retrouvailles nécessaires. Il témoigne de la volonté partagée de renforcer un dialogue direct, régulier et constructif, fondé sur le respect mutuel, la confiance réciproque, la non-ingérence et la préservation des intérêts de chaque État. Au cours de son séjour, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, sera reçu en audience par le Président Abdelmadjid Tebboune et aura des séances de travail avec son homologue, Monsieur Sifi Ghrieb. Les échanges prévus permettront d’examiner les voies et moyens de consolider la coopération dans des domaines d’intérêt commun, au bénéfice des peuples malien et algérien, dans un esprit de bon voisinage, de fraternité et de solidarité. En privilégiant le dialogue direct, la concertation et le respect mutuel, Bamako et Alger démontrent que la diplomatie pragmatique l’emporte toujours. Pour les citoyens des deux pays, ce réchauffement diplomatique insuffle un vent d’espoir : celui de voir la zone frontalière redevenir un espace d’échanges prospères et de sécurité partagée, plutôt qu’une ligne de tension. Notons que le Mali et l’Algérie partagent en outre un héritage historique précieux, marqué par le soutien apporté par le Mali à la lutte de libération du peuple algérien. Ces liens profonds de fraternité et de solidarité constituent un socle durable pour l’avenir des relations entre les deux pays. Avec cette visite officielle en Algérie, un nouveau chapitre s’ouvre ainsi ce lundi, fondé sur la confiance réciproque et la ferme volonté de raviver une fraternité ancienne. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
C’est sous le signe de l’excellence éducative que s’est déroulée, ce samedi 22 août 2026, au Groupe scolaire « Espérance » de Djélibougou, une cérémonie mémorable. Vingt enseignants du primaire y ont officiellement reçu leurs attestations, sanctionnant ainsi la fin de leur cycle de formation. Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Mali Kura Ecole Karamogow Ka Tchessiri Blon », marque l’aboutissement d’un parcours rigoureux visant à renforcer les compétences pédagogiques et professionnelles du corps enseignant. Elle témoigne ainsi de l’engagement continu des initiateurs en faveur de l’amélioration de la qualité de l’éducation. Désormais dotés de nouveaux outils et modules de formation, les vingt récipiendaires s’apprêtent à regagner leurs salles de classe respectives avec une vision renouvelée de leur mission. Au-delà de la simple transmission des savoirs, il s’agit de contribuer à bâtir une école malienne plus inclusive, résiliente et performante. Ce nouveau jalon témoigne de la dynamique constante portée par les acteurs éducatifs locaux pour redonner à l’école ses lettres de noblesse et assurer un encadrement de qualité à la jeunesse malienne. Placée sous la présidence de M. Timothé Dako, premier adjoint au maire de la Commune I du district de Bamako, la cérémonie a enregistré la présence de M. Fodé Mamadou Konaté, officier d’état civil de la mairie de Djélibougou, du directeur du centre de formation, M. Isaac Dolo, des responsables éducatifs de la Commune I, des récipiendaires ainsi que de plusieurs autres invités. Selon M. Timothé Dako, premier adjoint au maire de la Commune I du district de Bamako, dans un contexte où la qualité de l’enseignement demeure la pierre angulaire du développement socio-économique du pays, ce programme se positionne comme un véritable catalyseur de changement. Il a ajouté que « cet événement souligne l’importance accordée à la formation continue des formateurs, un pilier essentiel pour garantir un enseignement de qualité et répondre aux défis pédagogiques actuels ». Par ailleurs, il a précisé que cette initiative majeure vient couronner une session de formation en dotant vingt nouveaux enseignants d’outils pédagogiques modernes et adaptés aux défis contemporains de l’école malienne. Dans son adresse aux invités, M. Maffou Makaddji, formateur chargé de la formation et du suivi des enseignants du primaire, a souligné que, pendant quatre semaines et trois jours, soit 92 heures de travaux intensifs, les participants ont partagé bien plus qu’un espace de formation : une vision, celle d’une école malienne renouvelée, plus forte et résolument inclusive. Il a également précisé que les directeurs, formateurs et enseignants sont les véritables acteurs de cette réussite et que les compétences acquises ne constituent pas de simples acquis théoriques, mais de véritables leviers pour la transformation du système éducatif. S’exprimant au nom de l’ensemble des participants, Mme Zouso Marie-Christine Dakouo a salué la pertinence de cette initiative, réaffirmant l’engagement des enseignants à porter haut les valeurs de leur profession. Enfin, les participants ont formulé des recommandations stratégiques à l’endroit des responsables académiques, pédagogiques et administratifs, ainsi qu’à l’ensemble des acteurs engagés pour le bien-être de l’éducation primaire au Mali. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Au Mali, l’excision reste l’une des pratiques traditionnelles les plus profondément enracinées dans la société. Mais derrière les statistiques se cachent des histoires de douleurs, de traumatismes et parfois de vies bouleversées. Entre héritage culturel, pression sociale, interprétations religieuses et conséquences médicales, le débat reste sensible. Pourtant, une réalité mérite d’être rappelée : la lutte contre l’excision n’est pas une invention récente venue de l’extérieur. Des femmes maliennes, des professionnels de santé, des organisations de la société civile et des institutions nationales la combattent depuis plusieurs décennies. L’excision, également appelée mutilation génitale féminine (MGF), désigne toute intervention consistant à enlever partiellement ou totalement les organes génitaux externes féminins ou à provoquer une lésion sur ces organes pour des raisons culturelles ou non thérapeutiques. Selon certaines données, plus de 120 millions de femmes et de filles dans le monde auraient subi une MGF. En Afrique, environ 92 millions de filles âgées de 10 ans ou plus seraient concernées et plus de deux millions de filles seraient exposées chaque année. La pratique est recensée dans 28 pays africains, avec des prévalences variant de 5 à 98 %. Au Mali, les chiffres parlent Le Mali figure parmi les pays où la pratique demeure particulièrement répandue. Selon l’EDSM-VI de 2018, 89 % des femmes âgées de 15 à 49 ans ont subi l’excision. Chez les filles âgées de 0 à 14 ans, la prévalence atteignait 73 %. La pratique est présente dans toutes les régions du pays, même si les taux sont plus faibles à Kidal, Gao et Tombouctou. L’UNICEF estime, de son côté, à près de huit millions le nombre de filles et de femmes ayant subi une MGF au Mali. Un autre élément interpelle : l’âge auquel la pratique intervient. Selon l’UNICEF, l’excision est souvent réalisée très tôt, parfois avant l’âge de cinq ans. Une enfant qui n’a ni la possibilité de comprendre l’intervention ni celle de donner un consentement éclairé peut ainsi subir une modification irréversible de son corps. Derrière ces pourcentages, il y a donc des millions de destins individuels. Certaines femmes ne rapportent pas de conséquences particulières ou ne regrettent pas leur excision. D’autres, au contraire, en portent les séquelles pendant toute leur vie. Cette diversité des expériences doit être reconnue, sans pour autant faire disparaître les risques médicaux documentés. Une pratique plus ancienne que l’islam L’un des débats les plus sensibles concerne la religion. Au Mali, l’excision est parfois présentée comme une obligation religieuse ou comme une pratique destinée à préserver la chasteté de la jeune fille, sa réputation et ses chances de mariage. L’écrivain et acteur culturel Amidou Yanogué souligne notamment que certaines communautés associent la pratique à l’identité, au rite de passage, au mariage ou à certaines interprétations religieuses. Mais l’histoire apporte une nuance importante : l’excision est antérieure à l’islam. Les documents historiques et médicaux consultés rapportent son existence dans certaines sociétés anciennes, notamment en Égypte et dans certaines régions du monde arabe, avant l’avènement de l’islam. Elle a également existé dans des communautés non musulmanes, notamment chez les Coptes d’Égypte. Cette donnée historique invite à éviter l’amalgame entre excision et islam. Les sources consultées rapportent certes des traditions attribuant au Prophète Muhammad (paix et salut sur lui) des propos appelant, dans le cas où la pratique serait maintenue, à ne pas aller en profondeur. Mais ces récits ne permettent pas, à eux seuls, de transformer l’excision en obligation religieuse universelle. Le document relève également que certains éléments du fiqh concernant les conséquences anatomiques et physiologiques peuvent conduire à considérer la pratique comme déconseillée. Dans une société où la religion occupe une place importante, cette distinction est essentielle. La lutte contre l’excision ne devrait pas être présentée comme une lutte contre l’islam. Elle doit plutôt ouvrir un dialogue permettant de distinguer ce qui relève du religieux, du culturel, de la tradition et de la pression sociale. Quand la tradition devient une obligation sociale Chez certaines communautés maliennes, notamment dans certaines traditions bambaras, l’excision était autrefois intégrée à un véritable parcours initiatique. Elle marquait le passage de l’enfance à l’âge adulte et constituait un élément d’appartenance au groupe. Dans ce contexte, ne pas être excisée pouvait exposer une fille au rejet, à la stigmatisation ou à des difficultés d’intégration sociale et matrimoniale. Le problème apparaît lorsque le rite devient une obligation sociale. Une famille peut ne pas souhaiter exciser sa fille, mais craindre le regard des voisins. Une mère peut être personnellement opposée à la pratique, mais redouter qu’une fille non excisée soit rejetée. Un père peut hésiter entre ses convictions personnelles et les attentes de son entourage. C’est précisément pourquoi le changement ne peut pas se limiter à dire aux familles : « n’excisez pas ». Il faut aussi agir sur les normes sociales qui rendent parfois l’excision difficile à abandonner. Le combat a commencé au Mali bien avant les programmes internationaux Contrairement à une idée régulièrement avancée, la lutte contre l’excision au Mali ne commence pas avec les programmes internationaux contemporains. Dès les premières années de l’indépendance, des militantes maliennes se mobilisaient déjà. Aoua Keïta, sage-femme, militante et première femme députée du Mali, figure parmi celles qui ont porté cette mobilisation. Entre **1962 et 1968**, la Commission sociale des femmes de l’USRDA, sous son égide, menait des activités contre les mutilations génitales féminines. Des militantes engagées dans les réformes sociales avaient également tenté de faire avancer l’interdiction de l’excision, sans parvenir à l’inscrire dans le Code du mariage de 1962. Le combat s’est ensuite institutionnalisé. En 1984, le Mali a créé le Comité malien pour l’abandon des pratiques traditionnelles néfastes (COMAPRAT). En 2002, l’État a créé le Programme national de lutte contre la pratique de l’excision (PNLE) par l’Ordonnance n°02-053/P-RM du 4 juin 2002. Le programme a notamment pour mission de coordonner, suivre et évaluer les actions contre la pratique. En 2019, cette politique a été élargie avec la création du Programme national pour l’abandon des violences basées sur le genre (PNVBG), par la loi n°2019-014 du 3 juillet 2019. La société civile malienne a également continué à réclamer un cadre juridique plus spécifique. En 2021, l’AMSOPT et l’APDF ont saisi la Cour de justice de la CEDEAO contre l’État malien. Leur requête demandait notamment l’adoption d’une loi spécifique sur la prévention, la répression, la réparation et la prise en charge des victimes de MGF. Cette chronologie est importante : elle montre que la contestation de l’excision possède une histoire malienne. Quand le corps garde les traces du passé Les conséquences médicales peuvent apparaître immédiatement, quelques jours après l’intervention ou plusieurs années plus tard. Le Dr Sékou Bah, médecin généraliste ayant réalisé sa thèse au service de chirurgie pédiatrique du CHU Gabriel-Touré, rapporte avoir pris en charge des enfants présentant d’importantes hémorragies après l’excision. Certains cas nécessitaient une intervention chirurgicale pour arrêter les saignements. Il décrit également des situations dans lesquelles les lésions concernaient non seulement le clitoris, mais également les petites et grandes lèvres. Les MGF sont classées en quatre types, selon la nature et l’étendue des lésions. Le type I implique notamment l’ablation du prépuce, avec ou sans partie du clitoris. Le type II concerne l’ablation du prépuce et du clitoris ainsi que celle, partielle ou totale, des petites lèvres. Le type III correspond à l’infibulation, avec suture et rétrécissement de l’orifice vaginal. Le type IV regroupe différentes autres interventions, notamment les perforations, incisions, brûlures ou l’introduction de substances dans les organes génitaux. Les complications peuvent comprendre douleurs, hémorragies, infections, blessures de l’urètre, rétention urinaire, cicatrices, kystes, complications gynécologiques et problèmes urinaires. À long terme, certaines femmes peuvent également connaître des difficultés sexuelles, gynécologiques ou obstétricales. Des accouchements qui deviennent parfois une épreuve La grossesse et l’accouchement peuvent révéler certaines séquelles longtemps après l’excision. Mme Sanata Doumbia, sage-femme au CHU Gabriel-Touré, évoque notamment la mauvaise cicatrisation et la rigidité du périnée. Elle explique que l’accouchement chez certaines femmes excisées peut être difficile et que les sages-femmes doivent parfois intervenir dans des conditions complexes avant, pendant et après l’accouchement. Elle évoque également les douleurs lors des rapports, la baisse de libido et les difficultés à atteindre l’orgasme. Une étude malienne citée dans la thèse du Dr Fanta Traoré rapporte que des sages-femmes associaient l’excision à une lenteur de l’expulsion dans 90 % des opinions, aux déchirures périnéales dans 63 % et aux difficultés de réparation du périnée dans 58 %. Des histoires que les statistiques ne racontent pas Mariam, aujourd’hui âgée de 45 ans, fait partie de ces femmes dont le parcours illustre la persistance des conséquences. À 16 ans, elle découvre qu’elle souffre de complications liées à l’excision. Ses premières règles, apparues à 14 ans, étaient irrégulières et extrêmement douloureuses. Une consultation gynécologique révèle qu’une intervention est nécessaire. C’est en interrogeant sa mère qu’elle apprend une vérité douloureuse : elle avait été excisée deux fois par sa grand-mère maternelle et avait tellement saigné qu’elle avait failli mourir. Plus tard, alors qu’elle espérait connaître une vie conjugale normale, elle découvre d’autres conséquences. Après son mariage et sa grossesse, son gynécologue lui annonce, à six mois de grossesse, qu’un accouchement par voie basse présente des risques importants. Une césarienne est programmée. L’expérience se répétera lors de ses autres maternités. Aujourd’hui, elle dit avoir transformé cette souffrance en combat contre l’excision. Une autre, Mme Coulibaly, raconte elle aussi avoir failli perdre la vie lors de son excision et avoir connu un accouchement particulièrement difficile, qui s’est soldé par une césarienne. Son expérience l’a poussée à protéger sa propre fille et à souhaiter l’adoption d’une loi spécifique. Une souffrance parfois invisible La psychologue Aïssata Cheikh Tidiane Cisse rappelle que toutes les victimes ne réagissent pas de la même manière. Certaines peuvent ressentir anxiété, tristesse, colère ou perte de confiance. D’autres peuvent présenter des manifestations traumatiques, comme des cauchemars, des souvenirs douloureux ou une peur persistante. Certaines femmes peuvent même sembler avoir surmonté l’événement alors qu’elles portent intérieurement une souffrance qui ne s’exprime que des années plus tard. La douleur physique peut également alimenter la souffrance psychologique. Les difficultés urinaires, gynécologiques, sexuelles ou obstétricales peuvent modifier l’image que la femme a de son corps et affecter sa confiance en elle. D’où l’importance d’une prise en charge globale : médicale, psychologique et sociale. Et surtout, insiste la psychologue, la victime ne doit jamais être forcée à raconter ce qu’elle a vécu. Changer sans humilier L’abandon de l’excision ne pourra probablement pas se faire par les injonctions seules. L’expérience menée dans certaines communautés montre que le dialogue peut produire des résultats. Massaman Keïta, qui a travaillé pendant quatre ans dans une communauté de Kéniéba avec ENDA-Mali, affirme avoir contribué à une évolution ayant conduit 80 % de la communauté à abandonner la pratique. Les émissions radiophoniques, les causeries-débats et la sensibilisation sur les conséquences ont constitué des outils importants. L’écrivain Amidou Yanogué défend également une approche fondée sur le dialogue avec les leaders traditionnels et religieux, les femmes et les jeunes. Il propose notamment de réfléchir à des alternatives aux rites de passage, afin de conserver leur dimension culturelle et éducative sans porter atteinte à l’intégrité physique des filles. C’est peut-être là l’un des enjeux majeurs : comment préserver une identité culturelle sans conserver nécessairement toutes les pratiques qui l’accompagnaient autrefois ? Et maintenant ? Le Mali dispose d’une longue histoire de mobilisation contre l’excision : des militantes de l’indépendance comme Aoua Keïta, aux organisations de femmes, en passant par le COMAPRAT, le PNLE, le PNVBG, les professionnels de santé et les organisations de défense des droits des femmes. La question demeure néanmoins ouverte. La lutte contre l’excision ne peut pas être uniquement médicale, juridique ou internationale. Elle doit aussi être éducative, familiale, culturelle et religieuse. La première protection commence à la maison. Éduquer une fille ne signifie pas lui apprendre à se conformer à une pratique par peur du regard des autres. C’est lui donner les moyens de connaître son corps, de comprendre ses droits et de grandir sans violence. Aux parents, le message de la psychologue Aïssata Cheikh Tidiane Cissé est simple : écouter les filles, s’informer, dialoguer et oser les protéger. Préserver une tradition ne devrait jamais signifier sacrifier l’intégrité physique ou psychologique d’un enfant. L’excision est certes une pratique ancienne. Mais une tradition n’est pas nécessairement immuable. Une société peut respecter son histoire tout en choisissant de faire évoluer certaines pratiques. Au Mali, le véritable défi n’est donc pas de savoir qui a raison entre tradition et modernité. Il est de construire un dialogue suffisamment intelligent et respectueux pour permettre aux communautés de répondre collectivement à une question essentielle : quelle société voulons-nous laisser à nos filles ? Et peut-être que la réponse commence par une évidence : une fille n’a pas besoin d’être excisée pour être respectable, digne, mariable ou pleinement membre de sa communauté. Elle a d’abord besoin d’être protégée, éduquée et respectée. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
« Un geste pour aujourd’hui, un avenir durable pour demain ! » C’est autour de cette conviction que l’Union des jeunes de Djélibougou (UJD), en collaboration avec la Mairie de Djélibougou, la Société malienne de gestion forestière (SOMAGEFORT) et les services techniques des Eaux et Forêts, a organisé, ce samedi 22 août 2026, la cérémonie de clôture de sa campagne de reboisement. La cérémonie s’est tenue devant l’École fondamentale de Djélibougou ADF, en présence du président de l’UJD, Amara Diallo, du représentant de la SOMAGEFORT, Drissa Diarra, chargé de mission, du chef de quartier, du maire délégué de Djélibougou ainsi que de plusieurs autres personnalités et acteurs engagés dans la protection de l’environnement. Lancée au début du mois de juillet dernier, cette campagne s’inscrit dans une dynamique de mobilisation citoyenne en faveur d’un Djélibougou plus vert, plus propre et plus résilient face aux effets du changement climatique. Au total, plus d’une centaine de plants ont été mis en terre au cours de cette initiative. Au-delà du nombre d’arbres plantés, les organisateurs entendent surtout inscrire cette action dans la durée. Pour l’Union des jeunes de Djélibougou, planter un arbre constitue un investissement pour les générations futures et un geste concret contre la déforestation et la dégradation de l’environnement. La clôture de cette campagne a suscité un sentiment de satisfaction chez les différents partenaires. Le représentant de la SOMAGEFORT, Drissa Diarra, s’est réjoui de cette initiative portée par la jeunesse et de la mobilisation des acteurs locaux autour de la préservation des ressources forestières. Du côté des autorités administratives et communales, la satisfaction était également visible. Leur présence témoigne de l’importance accordée aux initiatives communautaires qui contribuent à améliorer le cadre de vie des populations et à renforcer la sensibilisation sur les enjeux environnementaux. Les responsables de l’UJD entendent faire encore mieux lors des prochaines campagnes, en augmentant le nombre de plants, en élargissant les espaces concernés et surtout en renforçant le suivi et l’entretien des arbres plantés. La jeunesse en première ligne contre la déforestation. À travers cette campagne, l’Union des jeunes de Djélibougou entend démontrer que la jeunesse peut jouer un rôle majeur dans la lutte contre la déforestation et le changement climatique. L’objectif est également d’encourager les habitants à s’approprier davantage la protection de leur environnement. « Celui qui plante un arbre n’aura pas vécu inutilement », cette maxime résume l’esprit de l’initiative. Pour les jeunes de Djélibougou, chaque arbre planté représente une promesse pour demain, davantage de verdure, un cadre de vie amélioré et une meilleure contribution à la préservation de l’environnement. La campagne de reboisement s’achève donc, mais l’engagement environnemental de la jeunesse, lui, entend se poursuivre. Car pour les initiateurs, construire un Mali plus vert et mieux armé face au changement climatique commence aussi par des gestes simples, collectifs et durables au cœur des quartiers. Boîte de commentaires Facebook [...]
La Grande Mosquée de Bamako a abrité ce 22 août 2026 le lancement officielle du Maouloud. Placé sous le thème central « Paix, Réconciliation et Entraide Sociale », cet événement a été organisé pour mobiliser la communauté musulmane autour de la cohésion nationale, formuler des bénédictions pour la stabilité du pays et soutenir forces armées. C’était en présence de plusieurs personnalités administratives, religieuses et coutumières. Présent au nom des plus hautes autorités du pays et du Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, le ministre des Affaires Religieuses, du Culte et des Coutumes, Dr. Mahamadou Koné, a salué l’initiative. Dans son allocution, il a rappelé que le Maouloud est une recommandation divine ancrée au Mali, tout en appelant les musulmans à s’interroger avec sagesse sur leurs méthodes de célébration face à la multiplication des tendances. Le ministre a réaffirmé le soutien indéfectible de l’État à la communauté musulmane, tout en rappelant que la stabilité actuelle du pays repose sur les bénédictions et invocations continues des fidèles. M. Amadou Traoré, parrain de l’événement pour la deuxième année consécutive à la demande des familles fondatrices de Bamako, a exprimé sa totale satisfaction quant à la parfaite organisation et la mobilisation. Il a salué les précieux conseils du Chérif Ousmane Madani Haïdara. Le parrain a formulé le souhait de voir les notions de paix, de réconciliation et d’impact social se traduire concrètement à travers les prêches à venir, afin qu’elles guident le quotidien des Maliens. Les leaders religieux ont chaleureusement remercié les autorités pour leur soutien. La cérémonie s’est achevée par des prêches axés sur la modestie du Prophète Mohamed et des prières collectives pour la cohésion sociale et la protection des Forces Armées Maliennes (FAMa). Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Premier ministre malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga, selon un communiqué publié ce samedi, effectuera, lundi 24 août 2026, une visite de travail en République algérienne démocratique et populaire, à l’invitation de son homologue algérien, Sifi Ghrieb. Cette visite marque une nouvelle étape dans la dynamique de rapprochement engagée entre Bamako et Alger. Au cours de ce déplacement, le Chef du Gouvernement malien sera porteur d’un message du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, à l’attention de son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune. L’invitation adressée au Premier ministre malien intervient à la suite d’un entretien téléphonique tenu le 9 août 2026, à l’initiative de la partie algérienne. Cet échange traduit, selon les autorités maliennes, la volonté commune des deux pays de privilégier le dialogue, la concertation et la coopération. Lors de son séjour, Abdoulaye Maïga sera reçu en audience par le Président Abdelmadjid Tebboune. Il aura également des séances de travail avec son homologue algérien Sifi Ghrieb. Les discussions porteront notamment sur les moyens de consolider la coopération entre les deux pays dans les domaines d’intérêt commun. Cette visite s’inscrit dans une volonté de consolidation des relations bilatérales entre le Mali et l’Algérie, deux pays unis par l’histoire, la proximité géographique, des intérêts communs et une longue tradition de coopération. Bamako entend promouvoir, dans ce cadre, un dialogue direct, régulier et constructif avec Alger, fondé sur le respect mutuel, la confiance réciproque, la non-ingérence et la préservation des intérêts de chaque État. Les échanges entre les deux parties devront ainsi permettre d’examiner les voies et moyens de renforcer davantage la coopération bilatérale, au bénéfice des peuples malien et algérien, dans un esprit de bon voisinage, de fraternité et de solidarité. La visite d’Abdoulaye Maïga intervient surtout dans un contexte marqué par plusieurs signes de rapprochement entre les deux pays. Parmi ces mesures figurent notamment le retour des ambassadeurs respectifs à Bamako et à Alger, ainsi que la réouverture des espaces aériens aux aéronefs en provenance ou à destination des deux États. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les Forces armées maliennes (FAMa), avec l’appui de leurs partenaires dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, ont mené deux interventions aériennes ciblées contre des positions terroristes dans les régions de San et de Bandiagara, les 18 et 19 août 2026. Cette action a été officialisée par un communiqué de l’État-major général des armées en date de ce jeudi 20 août 2026. D’après le communiqué de l’État-major général des armées, le mardi 18 août 2026, grâce à des renseignements précis, plusieurs points de regroupement de groupes armés terroristes, abritant d’importants matériels de guerre, ont été détectés puis traités avec succès à environ 35 kilomètres au sud-ouest de San. Le lendemain, mercredi 19 août, une surveillance prolongée a permis de localiser un refuge terroriste dans le secteur de Kilimpo, dans la région de Bandiagara. Après observation et évaluation de la situation, le repaire a été ciblé et frappé avec succès. Une vingtaine de terroristes ont été neutralisés et plusieurs équipements, dont des motos, ont été détruits. Les opérations de surveillance se poursuivent dans le secteur afin d’évaluer les effets des frappes, d’établir un bilan consolidé et de rechercher d’éventuelles menaces résiduelles. L’État-major général des armées réaffirme la détermination des Forces armées maliennes à poursuivre les opérations de sécurisation avec « rigueur, professionnalisme et engagement » sur l’ensemble du territoire national. Par ailleurs, il invite les populations à maintenir leur soutien et leur confiance envers les forces engagées. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
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