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Procès de Ras Bath et Rose Doumbia : un huis clos sous haute tension ce mardi

Ce mardi 11 août 2026, l’atmosphère est particulièrement lourde autour de la Cour d’appel de Bamako. Pour cette deuxième journée d’audience tant attendue concernant Mohamed Youssouf Bathily (Ras Bath) et Rokia Doumbia (Rose « Vie Chère »), les débats se déroulent exceptionnellement à huis clos.

Dès les premières lueurs de la journée, le décor est planté. Le périmètre est littéralement bouclé : plusieurs dizaines de policiers, notamment des éléments du Groupement mobile de sécurité (GMS), appuyés par ceux de la Garde nationale et de la Gendarmerie, quadrillent les lieux avec des consignes claires : sécuriser les alentours de la Cour d’appel de Bamako, l’intérieur ainsi que l’ensemble du personnel qui s’y trouve, avec une rigueur implacable.

Impossible de s’approcher de la Cour d’appel, à plus forte raison de la salle d’audience, sans « patte blanche », tant les autorités semblent vouloir verrouiller ce rendez-vous judiciaire très surveillé et très médiatisé.

À l’intérieur, portes closes et silence de cathédrale pour un débat qui se déroule aujourd’hui loin des regards du public et de la presse.

Mais au-dehors, l’effervescence et l’attente restent palpables du côté des fans de Ras Bath et de Rose Doumbia. Entre l’inquiétude des proches, la curiosité des observateurs et la démonstration de force sécuritaire, tous les regards restent fixés sur la Cour d’appel de Bamako, où se joue, à huis clos, un chapitre décisif de cette affaire très médiatisée.

Poursuivis pour « association de malfaiteurs » et « atteinte au crédit de l’État via les TIC », Mohamed Youssouf Bathily (alias Ras Bath) et Rokia Doumbia (alias Rose « Vie Chère ») ont comparu devant la chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako. Après trois années de détention préventive, le chroniqueur s’est présenté visiblement affaibli, acclamé par des partisans réclamant sa libération.

Quant à Mme Rokia Doumbia, dite « Vie Chère », habillée d’un hijab de couleur noire, elle est apparue confiante devant les juges. Dans une brève apparition dans la cour, accompagnée des agents du service pénitentiaire, elle a levé la main en signe de victoire.

Mohamed Kanouté

Source : Mali24

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