Santé : plus de 254 millions de personnes vivent avec une hépatite B chronique dans le monde
À l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite, la Cellule Sectorielle de Lutte contre le VIH/Sida, la Tuberculose et les Hépatites Virales (CSLS-TBH), en partenariat avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Mali et d’autres partenaires, a organisé ce mardi une conférence de presse pour alerter sur l’ampleur des hépatites virales. Pour l’édition 2026 de la Journée mondiale contre l’hépatite, le thème international est « Hépatites : faisons tomber les barrières ! » appelle à supprimer les obstacles financiers, sociaux et institutionnels qui limitent encore l’accès au dépistage, aux soins et aux traitements.
Maladie silencieuse mais aux conséquences parfois dramatiques, l’hépatite virale continue de faire peser une lourde menace sur la santé publique mondiale. À l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite, célébrée chaque 28 juillet, les acteurs de la lutte ont tiré la sonnette d’alarme sur la nécessité d’intensifier le dépistage, la prévention et l’accès aux soins.
Selon les données du Global Hepatitis Report 2024, plus de 254 millions de personnes vivent avec une hépatite B chronique dans le monde, tandis qu’environ 1,1 million de décès sont enregistrés chaque année à cause de cette infection et de ses complications. L’hépatite C demeure également préoccupante avec près de 50 millions de personnes atteintes d’une forme chronique et environ 242 000 décès annuels, principalement liés aux maladies graves du foie.
Au Mali, les conférenciers rappellent que la situation demeure préoccupante. Avec une prévalence estimée à 12,1 % pour l’hépatite B, soit environ 2,5 millions de personnes infectées, le pays figure parmi les régions où cette maladie est fortement présente.
Derrière ces chiffres se cache une réalité alarmante, notamment le fait que de nombreuses personnes vivent avec le virus sans le savoir. En évoluant silencieusement pendant plusieurs années, l’hépatite B peut provoquer des complications graves, notamment la cirrhose et le cancer du foie.
Les conférenciers rapportent que l’hépatite C n’épargne pas non plus le pays. Ajoutant que sa prévalence est estimée à 1,3 %, représentant près de 300 000 personnes infectées.
Lors de cette rencontre avec les médias, les responsables sanitaires ont rappelé que le principal défi des hépatites reste leur caractère invisible. Beaucoup de personnes infectées ignorent leur statut, ce qui retarde leur prise en charge et favorise la progression de la maladie.
À l’échelle mondiale, seulement 5 % des personnes atteintes connaissent leur situation, un faible niveau de diagnostic qui constitue un frein aux objectifs d’élimination.
<< Les hépatites B et C se transmettent principalement par le sang, les rapports sexuels non protégés et, dans le cas de l’hépatite B, de la mère à l’enfant pendant la grossesse ou l’accouchement >>, dira-t-on.
Certaines pratiques peuvent également augmenter les risques de contamination, notamment les scarifications, les tatouages réalisés dans des conditions non sécurisées, le partage de rasoirs, de brosses à dents ou d’autres objets pouvant être en contact avec du sang. Face à la menace, les conférenciers appellent les uns et les autres à se faire dépister afin de couper la chaîne de contamination et contribuer à l’atteinte des objectifs.
Coulibaly A
Mali24
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