Une semaine de grève  : les élèves étudiants dans la rue au Mali

Comme annoncé, l’Association des Elèves et Etudiants du Mali(AEEM) a déclenché, à compter de ce lundi, une grève de 120 heures sur toute l’étendue du territoire national. Selon les constats, cette grève est déjà consommée. A Bamako, les élèves sont déjà dans les rues. Cela, jusqu’au vendredi selon le préavis du bureau de coordination de l’AEEM.120 heures, c’est la durée de la grève que l’AEEM a déclenchée ce lundi.  Elle résulte du retard ou de  la non prise en compte par le gouvernement d’un certain nombre de points de revendications relatifs aux conditions des élèves et étudiants du Mali. Parmi lesquels : le non-respect de certains engagements pris par la partie gouvernementale lors des négociations suites aux préavis précédents (Cadre de concertation, déguerpissement des ordures, éclairage, réhabilitation des amphis préfabriqués … etc.). A cela, il faut ajouter la situation de retard constant et accru du paiement des allocations financières dans une grande majorité des institutions d’enseignements supérieurs (IES) ; la situation des infrastructures qui devront accueillir les étudiants supplémentaires (BAC 2022) dans les IES ; l’occupation illicite de l’espace universitaire. Ce n’est pas tout. Le bureau dénonce également l’absence de connexion internet dans les IES et le manque d’une proposition concrètes allant dans ce sens ; les difficultés d’accès aux moyens de transport par la grande majorité des étudiants depuis la mise en place de la politique des cartes de transport et la situation des formations non habilités par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique offertes dans les IES. Autres raisons de cette grève : la lenteur dans la sécurisation de l’espace universitaire toujours en proie à l’insécurité grandissante et le retard dans l’application de la décision permettant aux détenteurs de licence du système LMD de participer aux concours de la fonction publique et le nombre pléthorique des élèves dans les salles de classes des écoles fondamentales et celles du secondaire. « Nous vous informons également que nous afficherons notre opposition quant à la reprise des Bacheliers 2022 dans les IES si dans la pratique, au vu et au su de tous rien est fait pour apporter des solutions quant aux infrastructures pouvant les accueillir pour des conditions d’études dignes de ce nom », annonce le bureau de coordination de l’AEEM qui menace de poursuivre la grève si rien n’est fait.  

Massassi

mali24

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