Le spectre d’une nouvelle crise d’hydrocarbure
En dépit des arrivages de citernes constamment annoncés au niveau des aires de stockages, les stations-service sont de plus en plus hantées par la redoutable affluence humaine et le retour aux imposantes files d’engins. En cause, une rareté des dotations et dépotages qui atteint progressivement l’essence. On est encore loin du cauchemar spéculatif sur l’hydrocarbure la plus utilisée, mais la psychose d’une pénurie taraude manifestement les esprits et se traduit par des attroupements spontanés au niveau des points de vente de moins en moins nombreux à fonctionner. Les perspectives sont moins lumineuses pour le gasoil, avec une irrégularité longtemps entretenue par la rétention des stocks au profit d’un marché noir qui n’a jamais cessé de défier le dispositif régulateur de l’approvisionnement du marché. Le bidon de 20 litres de gasoil s’achète à 30 000 francs dans les dépôts parallèles à défaut d’obtenir une nouvelle hausse officielle des prix à la pompe sur laquelle les autorités et les importateurs sont à couteaux tirés depuis quelques semaines. L’issue du bras de fer paraît déjà évident puisque la balance penche déjà du côté des maîtres de la loi du marché.
le Témoin
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