Message de condoléances de Choguel Kokalla Maïga
C’est avec une émotion profonde et une grande tristesse que l’ancien Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a appris le rappel à Dieu, ce dimanche 5 avril 2026, de Mme Diaby Makoro Camara, journaliste et Promotrice médias. En ces instants de recueillement, où toute la nation s’incline devant la dépouille d’une de ses filles les plus illustres, il tient à saluer la mémoire d’une véritable pionnière du paysage médiatique national. Le destin de Makoro Camara se confond avec l’histoire même de la liberté de presse dans notre pays. Elle fut une de ces pionnières qui, au lendemain des événements de mars 1991, ont compris que la démocratie ne saurait s’épanouir sans une presse libre, plurielle et courageuse. En fondant le journal « KABAKO », elle n’a pas seulement créé un organe de presse ; elle a ouvert une fenêtre sur les réalités sociales du Mali profond, donnant une voix aux Faits divers qui sont, en vérité, les battements de cœur de notre nation.
Pour Choguel Kokalla Maïga, la trajectoire de la défunte est celle d’une résilience exemplaire. Formée aux rigueurs académiques de l’ex-URSS, elle est revenue au bercail pour servir, d’abord dans l’ombre du bénévolat à la RTM, puis dans le secteur privé où elle a forgé son tempérament de meneuse d’hommes. Que d’épreuves surmontées ! Que de défis relevés avec cette dignité silencieuse qui caractérise les grandes âmes ! Mme Diaby Makoro Camara était bien plus qu’une patronne de presse. Elle était une bâtisseuse d’institutions. De la Radio Oxygène à Mousso TV, en passant par Hippo Imprimerie et le journal Wassa, elle a créé des ponts entre l’information et le citoyen. Elle a offert l’emploi et l’espoir à des centaines de jeunes, se comportant moins en patron qu’en « Grande Sœur », conseillère et protectrice. Son engagement au sein de l’ASSEP, de la Maison de la Presse, de l’APAC-Mali et des instances internationales des médias témoigne de sa stature d’Amazone, respectée bien au-delà de nos frontières.
Aujourd’hui, la longue maladie contre laquelle elle a lutté avec la bravoure qu’on lui connaissait, a eu raison de son enveloppe charnelle. Mais le combat de Makoro Camara ne meurt pas avec elle. Sa plume s’est posée, son micro s’est éteint, mais l’écho de son œuvre résonne encore dans chaque salle de rédaction de notre pays et d’ailleurs. Elle nous laisse l’héritage d’une presse qui ne recule pas, d’une femme qui n’abdique jamais.
En tant que témoin de son parcours et de son immense contribution à l’édification de notre espace public, l’ancien Premier ministre Choguel Kokalla Maïga présente ses condoléances les plus émues à sa famille inconsolable, à la grande famille de la communication et à l’ensemble du peuple malien. Makoro a mené le bon combat avec dignité. Elle a couru sa course avec honneur. Aujourd’hui, alors qu’elle rejoint sa dernière demeure, Choguel voudrait que son nom reste à jamais gravé au panthéon des bâtisseurs du Mali contemporain.
Dors en paix, Battante et Combattante de la liberté.
Que le Tout-Puissant, dans Sa grâce infinie, l’accueille en Son Royaume céleste et lui accorde le repos éternel.
Bamako le 6 avril 2026
Équipe Com/PM Choguel
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