Mesures préventives des maladies respiratoires en saison froide ; Les comportements à adopter

Au Mali, la saison froide, qui débute généralement à partir du mois de novembre pour prendre fin mars, enregistre plusieurs maladies, comme le paludisme et favorise la résurgence et l’aggravation des maladies respiratoires.

Le froid peut aggraver l’état de santé des personnes, qui ont certaines maladies respiratoires, comme l’asthme, la bronchite chronique ou l’emphysème. L’état de santé des personnes atteintes de maladies cardiovasculaires peut aussi empirer à cause du froid. Cette période étant un moment difficile pour ces personnes atteintes des pathologies respiratoires chroniques, comme l’asthme et les rhino-sinusites allergique, mérite une grande attention des personnes concernées, qui à leur tour, doivent adopter des comportements appropriés.

Pour en savoir davantage sur les conduites que doivent adopter ces patients, nous avons approché Dr Salif Koné, un spécialiste des maladies respiratoires et tabacologues.  Selon lui,  ces personnes doivent se protéger avec des pull-overs adaptés, tout en portant des masques. Avant d’indiquer que pendant cette saison fraîche, le vent et la poussière constituent des facteurs qui aggravent ces maladies. « Ils doivent consulter leurs médecins pour évaluer leur état de santé et avoir des médicaments adéquats dans le but de réduire le risque d’exacerbations. Pour certains malades (bronchites chroniques, BPCO, dilatation des bronches et asthme), poursuit-il, il est utile de faire la vaccination contre la grippe et la pneumonie). Cela améliore leur qualité de vie » a-t-il précisé.

S’agissant de comment ces maladies se manifestent-elles, un autre spécialiste du même domaine soutiendra qu’elles se traduisent par une difficulté à respirer, un essoufflement, une sensation d’oppression thoracique, une respiration sifflante, une production de mucus et une toux.

Par ailleurs, en ce début de saison froide,  les variations météorologiques, qui jouent un rôle non négligeable sur la santé, font qu’on rencontre de nombreux cas de paludisme chez des personnes de toutes catégories. Surtout qu’il est connu de tous, que la grippe s’attrape davantage en saison froide, et le paludisme, durant les saisons chaudes ou humides dans les régions tropicales. Dans les régions qui sont déjà touchées, la hausse des températures accélérera le cycle de développement du parasite dans le moustique, favorisant la transmission et augmentant donc le fardeau de la maladie.

Les changements climatiques ont des conséquences importantes sur un cycle d’anomalie de température, qui est associé au risque de maladies transmises par les moustiques, comme le paludisme, la dengue et la fièvre. Ces périodes d’humidité ou encore de pluviométries plus fréquentes peuvent transformer les caniveaux en une succession d’endroits insalubres, le lieu de reproduction préféré des moustiques. Dans certaines régions, de fortes précipitations peuvent inonder les lieux de reproduction et réduire l’incidence du paludisme

Pour contrecarrer ce deuxième cas, Dr Moussa Goro, spécialiste lui aussi, nous précise que cette prévention de la maladie paludique dans les familles, relève de la responsabilité de tout le monde, comme pour dire qu’il y a des mesures préventives individuelles.

Pour le cas des enfants de moins de 5 ans, le médecin conseille les parents à les habiller avec des habits de manches longues à partir de crépuscule ou à 19 heures, car,  indique-t-il, les études ont montré que la contamination est plus fréquente  au crépuscule  et avant le lever du soleil. Ila été  aussi  recommandé de ne pas être en contact permanent avec des aliments frais ou de l’eau fraîche pendant le froid, d’assainir également l’environnement pour faire disparaître les moustiques.

Lamine BAGAYOGO

malitribune

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