SOCIETE
En visite au pas de charge dans quatre pays de l’ex G5 Sahel, le ministre mauritanien de la Défense, le général Hanana Ould Sidi, a été reçu, le 15 juin, à Koulouba par le président de la Transition malienne, le Gal d’Armée Assimi Goïta. Venu pour redynamiser la coopération sous-régionale en matière de sécurité, à défaut d’un retour au G5 Sahel, l’émissaire était également porteur, selon certaines  sources, d’une lettre sollicitant le soutien du Mali à la candidature de la Mauritanie au poste de secrétaire général de l’organisation de la coopération islamique. Si rien n’a filtré de son entretien avec le Gal d’Armée Goita, à sa sortie d’audience, le Gal Hanana Ould Sidi a mis en avant la profondeur des liens d’amitié et de solidarité unissant les deux peuples. Quant au chef de l’État malien, il a réaffirmé l’engagement commun à approfondir la coopération bilatérale au service de la paix, de la sécurité et du développement régional. Ces formules convenues témoignent néanmoins de la volonté des deux parties d’aller vers une décrispation de leurs relations, affectées depuis des années par des incidents frontaliers récurrents. Accusée par certains soutiens aux autorités de la Transition d’être une base arrière pour les groupes terroristes opérant dans notre pays, la Mauritanie, selon des sources sécuritaires, aurait donné un ultimatum de 72 heures aux djihadistes pour quitter son territoire à la suite du passage de son ministre à Bamako. Une information à prendre avec des pincettes, d’autant que la posture de Nouakchott reste inconnue en cas de refus des insurgés de se plier à son ultimatum. Vraie ou fausse, une telle injonction romprait également avec la stratégie mauritanienne de lutte contre le terrorisme appliquée jusqu’ici. C’est d’ailleurs à cette approche singulière que le pays doit sa stabilité dans cette guerre hybride qui embrase le Sahel. Toutefois, si cette rumeur venait à se confirmer, elle acterait un durcissement inédit de Nouakchott, bien qu’un renouveau de l’alliance du G5 Sahel sous sa forme d’origine reste hautement improbable, notamment à cause des obstacles ayant eu raison de son existence passée : le manque de financement, la forte dépendance extérieure ainsi les capacités limitées de l’alliance en renseignement et en moyens aériens. Amidou Keita Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans un contexte de relations très tendues avec le Mali et le Burkina Faso, le ministre de la Défense (et frère cadet d’Alassane Ouattara, président de la République ivoirienne) a affirmé la disponibilité de son pays à reprendre sa collaboration sécuritaire, soulignant que les liens historiques, humains et géographiques sont trop forts pour laisser perdurer ces tensions. C’était lors de l’Eurosatory, un salon dédié à l’armement, tenu, du 15 au 19 juin 2026, au Parc des expositions de Paris-Nord Villepinte, la semaine derrière. Pour Téné Birahima Ouattara, le terrorisme, sous sa forme actuelle, ne peut être vaincu par un État seul. « Il faut qu’il y ait une collaboration, une mutualisation des forces », a-t-il déclaré, sans toutefois préciser les contours de cette nouvelle coopération qu’il compte entretenir avec ses voisins sahéliens. « Avec le Burkina, par exemple, on avait envisagé la possibilité de mener des opérations communes. Il y a eu un arrêt que je qualifierais de brutal en juin 2024, et depuis, il n’y a plus rien. Mais il est souhaitable que nous puissions nouer ce type de partenariat pour faire face au terrorisme », a ajouté Téné Birahima, se disant « sincèrement prêt » à reprendre la coopération si ses deux voisins le souhaitent. Seulement voilà, depuis sa déclaration, aucune voix officielle des deux pays n’a jugé nécessaire de réagir, comme pour signifier que cette main tendue du riche voisin était un non-événement. Et ce silence, aux yeux des observateurs s’expliquent par la relation qu’entretiennent Abidjan et Paris. En effet, lors de son offre, le ministre ivoirien de la Défense a réaffirmé que la France restait un partenaire central de la Côte d’Ivoire pour la formation et le renseignement, contrairement au Mali et au Burkina Faso, qui ont fait du départ de l’armée française le symbole de leur souveraineté retrouvée en privilégiant le partenariat avec Moscou. Ainsi, coopérer avec Abidjan reviendrait à accepter indirectement la présence ou l’influence du renseignement français à leurs frontières. Et pour ne rien ranger, les deux pays de l’Alliance des États du Sahel ne cessent de soupçonner leur voisin commun « d’espionnage ». De plus, il y’a un passif de crises diplomatiques non résolu, notamment le soutien de la Cote d’Ivoire lors des sanctions de la CEDEAO, l’affaire des 49 soldats ivoiriens arrêtés au Mali ou encore la mort en détention à Abidjan de l’influenceur et activiste burkinabè Alain Christophe Traoré, plus connu sous le pseudonyme d’Alino Faso. Amidou Keita M5-RFP : le 6ème anniversaire « passe sous le boisseau » Le 5 juin 2020, à l’appel d’une coalition hétéroclite (composé de partis politiques, d’organisations de la société civile), baptisée « Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques » (M5-RFP), des milliers de Maliens se sont rassemblés sur le boulevard de l’Indépendance avec un seul slogan : la démission pure et simple du président de la République d’alors, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Après cinq anniversaires consécutifs, le 6e anniversaire de ce mouvement n’a pas eu lieu. Et pour cause … ? Partie de la contestation des résultats des élections législatives de 2020, auxquels se sont greffés la gouvernance controversée d’IBK, la gestion de la crise sécuritaire au Nord et au Centre, la manif de Bamako va se répandre presque sur toute les capitales régionales. Après trois meetings, respectivement les 5 Juin, 19 Juin, 10 Juillet, la crise bascule dans la désobéissance civile les 10 et 11 juillet 2020 causant des pertes en vies humaines et d’importants saccages d’édifices publics. Malgré les concessions, notamment l’abrogation du décret de nomination des membres de la Cour constitutionnelle et l’engagement à mettre en œuvre les recommandations de la CEDEAO (recherche de solutions consensuelles aux contentieux électoraux et la formation d’un gouvernement d’union nationale), les caciques du M5-RFP, dont la plupart avaient été éliminés dès le premier tour des législatives contestées, sont restés inflexibles sur le départ du chef de l’État. Après une semaine de chaos, cinq colonels réunis au sein du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) décident de « parachever » la lutte du M5-RFP. Le 18 août, le président IBK et son Premier ministre ont été arrêtés et conduits manu militari au camp militaire de Kati. Quelques heures plus tard, dans la nuit, le président IBK est apparu sur le plateau de la télévision nationale pour annoncer sa démission, ce, après avoir dissout l’Assemblée nationale. Ainsi, par-delà la victoire de la rue sur une démocratie en souffrance, les tombeurs civils, dans leur quête de pouvoir, venaient de prendre une revanche spectaculaire sur IBK. Depuis lors, le 5 juin était fêté, du moins par ceux qui étaient aux affaires, jusqu’à ce 5 juin 2026. En effet, contre toute attente, cette date qui devait marquer le 6e anniversaire de l’avènement du Malikura est passée incognito. Est-ce parce que « le navire Malikura » ne voulait plus dans son cockpit de pilotes auto-désignés ? Malin serait celui qui pourrait y répondre sans être dans le secret de nos patriotes déchus. Toutefois, aux yeux des observateurs avisés, la dissolution des partis et formations politiques semble être passée par là. Sauf que ce mutisme des figures historiques du mouvement est perçu comme un manque de respect envers les victimes des journées de contestation de 2020, qui ont payé de leur vie le droit de rêver à un changement. Est-ce, avec l’autorité morale du Mouvement et d’autres ténors contraints à l’exil et le président du comité scientifique et d’autres en prison, qu’ils ont fini par se rendre à l’évidence que le vent ne leur est plus favorable. Amidou Keita Boîte de commentaires Facebook [...]
À l’appel du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM), des centaines de fidèles se sont rassemblés samedi dernier au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ. Cette journée de rassemblement national visait un objectif clair : briser les barrières entre les différentes sensibilités de l’Islam pour bâtir une cohésion solide. Placée sous le thème du « rôle et de la place de la foi dans la quête du dialogue, de la solidarité et la préservation de l’unité nationale », cette rencontre a été un moment intense de recueillement, de communion et de prières collectives pour le retour définitif de la paix au Mali. L’événement, présidé par le guide spirituel et président du HCIM, Cherif Ousmane Madani Haïdara, a bénéficié d’un fort soutien institutionnel. Il était parrainé par le ministre d’État, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Gal Ismaël Wagué. La présence du ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, le Dr Mahamadou Koné, ainsi que de nombreux érudits et notables du pays, a témoigné de l’importance cruciale de cette initiative pour les autorités de la transition. Prenant la parole, le président du HCIM a tenu un discours de vérité, axé sur la tolérance et le patriotisme. Chérif Ousmane Madani Haïdara a fermement condamné les divisions intérieures et les actes terroristes qui endeuillent le pays. Pour illustrer son propos, le guide religieux a partagé une anecdote historique marquante : la protection de la ville sainte de Tombouctou et de ses érudits musulmans par Biton Coulibaly, le roi animiste de Ségou. Une preuve historique que la cohabitation pacifique et la protection de l’humain dépassent les clivages religieux. « Votre cohésion est plus importante aux yeux de Dieu que vos jeûnes et vos prières », a martelé le président du HCIM, invitant la jeunesse et les fidèles à ne pas se laisser berner par les « vendeurs de haine », et pour cause. Selon lui, la religion se résume au respect de l’autre et à la tolérance pour harmoniser la vie en société. Au-delà de la foi, c’est un appel vibrant à la défense de la patrie qui a résonné dans la salle. Le président du HCIM a rappelé que les divergences politiques ou d’opinions vis-à-vis des autorités ne devaient en aucun cas affaiblir le devoir de chaque citoyen de protéger le Mali. Quant au ministre Wagué, il a profité de la tribune pour apporter des explications sur le combat que mènent les autorités de la transition. Tenez-vous bien : selon le ministre d’État, « l’État malien ne nourrit aucune hostilité à l’égard d’une quelconque religion ». Le combat qu’il mène, à en croire le général, est « exclusivement dirigé contre l’insécurité, l’extrémisme violent et toutes les menaces susceptibles de compromettre la paix et l’unité nationale ». Et dans une déclaration lue par son secrétaire général, Dr Mahamadou Diamoutani, le HCIM a réitéré son soutien aux autorités de la Transition dans leurs efforts pour le développement et la sécurisation du pays avant de lever toute ambiguïté doctrinale à l’insécurité grandissante. « Les actes terroristes qui sont posés contre l’État, les personnes et leurs biens ne sauraient être le fait de l’Islam », a martelé le secrétaire général. Saluant la résilience et la patience du peuple malien, le conseil Dr Diamoutané a invité la communauté des fidèles à intensifier le repentir, les prières et les invocations collectives pour hâter le retour de la paix. Au chapitre des recommandations, le Haut Conseil a exigé de l’État un engagement clair sur la préservation des valeurs religieuses, notamment par la pénalisation du blasphème. Pour ce faire, Haidara et compagnons demandent un appui ferme pour la défense des symboles de l’Islam, qualifiant toute atteinte au sacré de menace directe à la cohésion sociale. L’instance suprême des musulmans a aussi plaidé pour l’officialisation du mariage religieux ainsi que l’intégration de l’enseignement religieux dans le système scolaire, perçu comme un rempart indispensable contre l’intégrisme et l’extrémisme idéologique. Enfin, le HCIM presse le gouvernement de transition d’ouvrir très rapidement des concertations pour définir et attribuer un statut juridique officiel aux leaders religieux. Amidou Keita Le Témoin Boîte de commentaires Facebook [...]
La réussite éclatante du Hadj 2026 continue de susciter reconnaissance et satisfaction au plus haut niveau de l’État. Après les félicitations formulées par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, lors du Conseil des ministres du 10 juin 2026, les acteurs ayant contribué à cette réussite ont été officiellement honorés par les autorités. Le mardi 23 juin 2026, le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Mahamadou Koné, a rencontré l’ensemble des délégués ayant pris part à l’organisation du pèlerinage avec à leur tête Dr Abdoul Fatah Cissé, Directeur général de la Maison du Hadj du Mali. Cette cérémonie de reconnaissance s’est déroulée en présence du ministre d’État, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de Corps d’Armée Ismaël Wagué. Dans une atmosphère empreinte de gratitude et de convivialité, les deux membres du gouvernement ont transmis aux délégués les félicitations du Chef de l’État pour la qualité de l’organisation du Hadj 2026. Ils ont salué le professionnalisme, l’engagement et le sens du devoir dont ont fait preuve les équipes mobilisées pour accompagner les pèlerins maliens dans les lieux saints de l’islam. Cette reconnaissance officielle consacre également les efforts remarquables déployés par la Maison du Hadj, véritable cheville ouvrière de cette mission d’envergure. Sous l’impulsion de son Directeur général Dr Abdoul Fatah Cissé et grâce à la mobilisation de l’ensemble de son personnel, la structure a su relever avec succès les nombreux défis liés à l’organisation du pèlerinage, garantissant ainsi de meilleures conditions de voyage, d’accueil et d’accompagnement aux fidèles maliens. La campagne du Hadj 2026 restera ainsi comme un modèle d’organisation et de coordination, fruit d’un travail collectif exemplaire entre les autorités, la Maison du Hadj et les différents acteurs impliqués. Les témoignages de satisfaction enregistrés auprès des pèlerins viennent confirmer les progrès accomplis et les efforts constants consentis pour offrir aux fidèles un pèlerinage serein et réussi. Par ces félicitations, les plus hautes autorités du pays rendent hommage à tous ceux qui ont contribué à cette réussite, tout en encourageant la poursuite de cette dynamique d’excellence au service des futurs pèlerins maliens.   Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 22 juin 2026, une importante saisie de drogue a été réalisée dans la cité des Rails. Les éléments du Commissariat de police du 1er arrondissement de Kayes, sous la direction du Commissaire principal de police Daouda Cissé, ont intercepté une cargaison de 98 kilogrammes de cannabis à l’auto-gare de Mahina, située dans le quartier Kayes Plateau. Cette nouvelle prouesse des enquêteurs du Commissariat de police du 1er arrondissement est le résultat du renforcement des dispositifs de surveillance et s’inscrit dans le cadre des grandes opérations de lutte contre la criminalité urbaine et transfrontalière. Elle s’aligne notamment sur les objectifs de l’Opération Kokadjè, initiée par le Directeur régional de la Police de Kayes, le Contrôleur principal Tapa Oury Demba Diallo. Selon des sources sécuritaires, cette importante quantité de drogue a été interceptée à la suite d’une opération menée sur la base de renseignements signalant le transport d’une cargaison suspecte à destination de Diboli. Les policiers ont alors mis en place un dispositif de surveillance qui a permis d’intercepter les présumés trafiquants et de découvrir la marchandise illicite. La drogue saisie avait été soigneusement dissimulée afin d’échapper aux contrôles. Les personnes interpellées ont été placées à la disposition de la justice pour répondre des faits qui leur sont reprochés. La région de Kayes, en raison de sa position géographique stratégique et frontalière, fait l’objet d’une surveillance accrue visant à intercepter les flux de stupéfiants, notamment le cannabis, le tramadol et le kush, destinés au marché local ou aux pays voisins. À travers cette saisie, les autorités policières réaffirment leur détermination à sécuriser la ville de Kayes et à lutter sans relâche contre les réseaux de trafic de drogue. Par ailleurs, elles invitent les populations à renforcer leur collaboration avec les forces de sécurité. La dénonciation de tout mouvement suspect demeure essentielle pour prévenir et combattre efficacement la criminalité dans la région. Mohamed Kanouté Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Un coup d’arrêt majeur vient d’être porté aux réseaux de contrebande de produits chimiques jugés dangereux dans la région de Ségou, la cité des Balanzans. Ce dimanche 22 juin 2026, aux environs de 15 heures 30 minutes, les agents de la Section Recherche et Intervention (SRI) de la douane de Ségou, en service au poste de sécurité de Sécoro  ont réalisé une importante saisie portant sur une cargaison de cyanure frauduleusement transportée à bord d’un véhicule. Cette belle prouesse des agents de la Section Recherche et Intervention de la douane de Ségou, s’inscrit dans le cadre de la lutte implacable engagée par l’Administration des Douanes contre les trafics illicites, qui continue d’enregistrer des résultats probants sur l’ensemble du territoire national. Le flair et la vigilance des agents des douanes ont permis de déceler l’anomalie lors d’un contrôle de routine qui a rapidement basculé vers une fouille approfondie, ayant permis la découverte de 100 sacs de cyanure de 50 kilogrammes chacun, soit un poids total d’environ 5 tonnes. Afin d’échapper aux contrôles douaniers, cette substance hautement dangereuse était soigneusement dissimulée sous des cartons de poissons séchés et de nombreux colis de tapis. Cette saisie revêt une importance particulière en raison du caractère sensible et potentiellement dangereux du cyanure, produit chimique dont l’utilisation et le transport sont strictement réglementés. Son détournement vers des circuits clandestins constitue une menace réelle pour la sécurité publique, l’environnement, la santé publique et l’économie nationale. Cette nouvelle prouesse opérationnelle témoigne de la détermination de la Direction Générale des Douanes, sous l’impulsion de l’Inspecteur Général Cheickna Amala DIALLO, à renforcer la surveillance du territoire douanier et à combattre toutes les formes de fraude, de contrebande et de trafic illicite. Une enquête a été immédiatement ouverte pour identifier la provenance exacte de la marchandise et traquer l’ensemble des complices de ce réseau criminel. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Former les enfants aujourd’hui pour protéger la santé des communautés demain. C’est le message fort porté vendredi dernier, lors de la célébration de la Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments, organisée vendredi dernier à l’école Bahaben Santara de Korofina à Bamako par l’Institut national de santé publique (INSP), avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Placée sous le thème « Du fardeau aux solutions : des aliments sûrs pour tous », cette édition 2026 a mis en lumière l’importance de la prévention des maladies d’origine alimentaire à travers l’éducation et la sensibilisation des plus jeunes. La cérémonie a débuté par la montée des couleurs, avant qu’une leçon modèle sur la sécurité sanitaire des aliments ne soit dispensée aux élèves. Une initiative qui illustre la volonté des autorités sanitaires et de la FAO d’ancrer les bonnes pratiques alimentaires dès le plus jeune âge. Selon les spécialistes, plus de 200 maladies sont causées par la consommation d’aliments contaminés par des bactéries, des virus, des parasites ou des substances chimiques dangereuses. Face à cette réalité, la FAO accompagne activement les efforts du Mali pour promouvoir une alimentation saine, sûre et accessible à tous. « Nous voulons apprendre aux enfants les règles de base, telles que le lavage des mains, la propreté, la bonne cuisson des aliments et l’utilisation d’une eau potable », a expliqué Dr Dioumé Cissé, responsable du Service de promotion des bonnes pratiques alimentaires et nutritionnelles à l’INSP. Dans cette dynamique, des guides pédagogiques, des fiches de leçons ainsi que des supports audiovisuels ont été élaborés en partenariat avec les autorités éducatives afin de permettre aux enseignants de transmettre efficacement ces connaissances aux élèves. Pour Dr Bouyag Traoré, conseiller technique au ministère de la Santé et du Développement social, les enfants constituent de véritables relais de changement au sein des familles. Il a rappelé qu’une expérience menée dans dix écoles a permis une réduction significative des maladies gastro-intestinales grâce à l’installation de dispositifs de lavage des mains. Les bonnes pratiques acquises par les élèves ont ensuite été reproduites dans les foyers, générant un impact positif sur la santé des communautés. Le directeur national adjoint de la pédagogie, Mamadou Sanogo, a salué une initiative innovante qui contribue à renforcer l’éducation sanitaire dans les établissements scolaires. Il a souligné que des kits pédagogiques et des fiches destinés aux enseignants ont été développés pour faciliter l’enseignement de la sécurité sanitaire des aliments. En effet, cette célébration s’inscrit dans le cadre d’un projet régional mis en œuvre au Mali, au Burkina Faso et au Sénégal avec l’appui financier du Grand-Duché de Luxembourg. À travers ce programme, la FAO confirme son engagement à soutenir les États dans le renforcement de leurs capacités de réponse aux urgences sanitaires liées aux aliments et dans l’amélioration de la qualité sanitaire de l’alimentation de rue. En s’adressant aux élèves, les responsables ont exprimé l’espoir de les voir devenir de véritables ambassadeurs des bonnes pratiques alimentaires au sein de leurs familles et de leurs communautés. Une ambition qui rejoint pleinement la vision de la FAO de bâtir un avenir où chaque citoyen a accès à une alimentation saine, sûre et bénéfique pour sa santé. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet international pour le développement de la communication (PIDC), l’Institut pour le Développement de l’Éducation aux Médias (IDEM), avec l’appui financier de l’UNESCO, a organisé les 11 et 12 juin 2026 à Bamako un atelier de formation consacré au renforcement des compétences des femmes journalistes et communicatrices en éducation aux médias, à l’information et au numérique (EMI). Tenue dans les locaux de Mondiale Leader Consulting, à l’ACI 2000, cette session de formation s’inscrit dans une dynamique de promotion d’une citoyenneté numérique responsable et de lutte contre la désinformation dans un contexte marqué par les conflits asymétriques et l’extrémisme violent. Cette session de formation intervient à l’heure où les rumeurs, les manipulations de l’information et les fausses nouvelles circulent à une vitesse sans précédent sur les plateformes numériques. Ainsi, le renforcement des capacités des professionnelles des médias apparaît nécessaire. Déployé dans sept régions du Mali, ce projet vise à fournir aux participantes des outils pratiques leur permettant d’identifier, d’analyser et de contrer efficacement les contenus trompeurs tout en produisant une information fiable, équilibrée et apaisante. En clair, l’objectif est de doter les femmes journalistes et communicatrices de compétences solides en éducation aux médias, à l’information et au numérique afin qu’elles puissent mieux faire face aux défis de la mésinformation, de la désinformation et de la malinformation (MDM). La maîtrise des techniques de vérification et de validation des informations constitue aujourd’hui un élément essentiel pour préserver la crédibilité des médias et renforcer la confiance du public. Durant les deux jours de formation, les participantes ont échangé sur les enjeux liés à l’éducation aux médias, à l’information et au numérique, ainsi que sur les mécanismes de propagation des phénomènes de mésinformation, de désinformation et de malinformation. Les échanges ont également mis en lumière le rôle déterminant des médias dans la promotion de l’égalité et de l’inclusion. En donnant davantage de visibilité aux femmes et aux jeunes, en valorisant leurs initiatives et en combattant les stéréotypes, les médias peuvent contribuer à une représentation plus équilibrée de ces groupes dans l’espace public. Toutefois, la formation a également permis de rappeler certaines dispositions légales encadrant l’utilisation des données personnelles, notamment la loi n°2013-015 du 21 mai 2013 relative à la protection des données à caractère personnel. Ce texte souligne l’importance du consentement dans la diffusion des informations privées et prévoit des sanctions contre les atteintes à la réputation, l’usurpation d’identité et les violations de la vie privée en ligne. À l’issue de cette session, les participantes disposent désormais de connaissances et d’outils renforcés pour relever les défis de l’ère numérique. En renforçant leurs capacités professionnelles, le projet contribue également à consolider la place des femmes dans le paysage médiatique malien. Dans un contexte sécuritaire complexe, leur rôle est crucial pour promouvoir le dialogue, prévenir les tensions et favoriser une inclusion sociale durable. Assetou Samaké Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le deuxième pont de Kayes brille désormais de mille feux grâce à l’installation de lampadaires solaires financée par l’entreprise Petro Bama. Cette initiative, saluée par les populations de la cité des rails, témoigne une fois de plus de l’engagement sociétal de cette entreprise malienne dirigée par son Président-directeur général, Cheick Oumar Karagnara dit Mano. Acteur majeur de la distribution de carburant au Mali, Petro Bama ne se limite pas à son cœur de métier. Sous l’impulsion de son PDG, l’entreprise s’est progressivement imposée comme un modèle de responsabilité sociétale, multipliant les actions en faveur des communautés locales à travers le pays. L’éclairage solaire du deuxième pont de Kayes constitue une réalisation à forte portée sociale. Au-delà de l’amélioration de l’esthétique de cet important ouvrage d’art, ces installations contribuent à renforcer la sécurité des usagers, à faciliter la circulation nocturne et à améliorer le cadre de vie des habitants de Kayes. Grâce à cette initiative, le pont devient un symbole de modernité et de développement durable. Cette action s’inscrit dans une vision plus large portée par Petro Bama, celle d’une entreprise citoyenne qui place le bien-être des populations au cœur de ses préoccupations. Au fil des années, la société s’est distinguée par son soutien constant aux initiatives de la jeunesse, son accompagnement des activités sportives, ses actions de solidarité envers les couches vulnérables ainsi que sa participation à diverses œuvres sociales. La responsabilité sociétale des entreprises (RSE), souvent évoquée dans les discours, est devenue une réalité concrète au sein de Petro Bama. Chaque initiative menée par l’entreprise traduit sa volonté de contribuer activement au développement économique et social du Mali. Le succès de Petro Bama repose également sur la vision et le leadership de son PDG, Cheick Oumar Karagnara. Grâce à une gestion rigoureuse et à une stratégie axée sur l’excellence, l’entreprise a réussi à se frayer un chemin parmi les références du secteur pétrolier malien. La qualité de ses produits, le respect de ses engagements et l’attention accordée à sa clientèle ont largement contribué à renforcer sa réputation. Aujourd’hui, avec l’éclairage solaire du deuxième pont de Kayes, Petro Bama démontre qu’une entreprise performante peut également être un acteur majeur du développement local. Une initiative qui illustre parfaitement la volonté de son dirigeant de mettre la réussite économique au service du progrès social et du bien-être collectif. La Rédaction Boîte de commentaires Facebook [...]
En ce quarantième jour marquant le souvenir de la disparition tragique du Général Sadio Camara, Ministre d’État, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, survenue le samedi 25 avril 2026 à Kati, la Nation tout entière s’incline avec une profonde émotion et un respect infini devant la mémoire d’un de ses fils les plus valeureux. Le temps passe, mais la douleur de cette perte immense reste vive, à la mesure de l’homme qu’il fut et des services exceptionnels qu’il a rendus à la patrie. Un Serviteur Exemplaire et un Chef Charismatique Le Général Sadio CAMARA n’était pas seulement un haut responsable de l’État ; il était l’incarnation même du devoir, de la rigueur et du patriotisme. Les nombreux éloges unanimement exprimés à son endroit ne sauraient dépeindre à suffisance le portrait d’un homme d’exception : Sa vie durant, il a porté l’amour de la patrie comme un sacerdoce, guidé par la volonté farouche de préserver la souveraineté nationale et l’intégrité du territoire. À la tête du ministère de la Défense, il a insufflé une dynamique nouvelle, modernisant nos forces armées et redonnant fierté et dignité aux soldats de la Nation. En dépit du prestige afférent à son rang de Ministre d’État, il est resté ce chef visionnaire, accessible, à l’écoute, respecté pour sa droiture morale, son sens de la justice et sa loyauté indéfectible dans une courtoisie olympienne qui n’occultaient en rien sa rigueur professionnelle : Il ne commandait pas seulement par le galon ou le décret, il commandait par l’exemple. « Les grands hommes ne meurent jamais vraiment ; ils s’effacent pour laisser place à un héritage éternel. Le Général Sadio Camara a gravé son nom en lettres d’or dans les pages d’histoire de notre Nation. » Alors que s’accomplissent les prières et les sacrifices du 40ème jour, ce moment de recueillement ne doit pas seulement être celui de la tristesse, mais aussi celui de la gratitude et de la transmission. Le plus bel hommage que nous puissions lui rendre aujourd’hui est celui de perpétuer son œuvre, de nous inspirer de sa détermination et de maintenir l’unité et la cohésion nationale hissées au rang de ses priorités. Sa vision et son courage doivent non seulement continuer à éclairer les pas de nos forces de défense et de sécurité. En ce jour de piété, nos pensées les plus émues vont à sa famille durement éprouvée, à ses compagnons d’armes et au peuple tout entier. Sa disparition tragique le samedi 25 avril dernier, a laissé un vide abyssal dans nos couloirs, dans nos bureaux et surtout dans nos cœurs. Ces 40 jours, loin d’avoir atténué le choc de cette tragédie, ont plutôt cristallisé notre résolution et nos convictions profondes pour la pertinence de votre combat. Nous prions le Tout-Puissant de lui accorder Sa miséricorde infinie, de purifier son âme par les bénédictions de ces 40 jours, et de l’accueillir dans Son Paradis Eternel. Repose en paix, Mon Général. La Nation reconnaissante ne t’oubliera jamais. Par Dr Moussa BATHILY, Chargé de mission, MDAC, ancien collaborateur Boîte de commentaires Facebook [...]
Cette déclaration marquante a été prononcée, ce jeudi 18 juin 2026 par Mme Barry Aminata Touré, présidente de la Plateforme Nationale pour la Promotion de la Gestion de l’Hygiène Menstruelle au Mali, lors de la célébration de la journée mondiale de l’hygiène menstruelle édition 2026 dans les locaux du Groupe Scolaire de Point G. Célébrée sous le leadership du Gouvernement à travers les Ministères Chargés de l’Education Nationale, de la Santé et de la Promotion de la Femme avec l’accompagnement de la Plateforme Nationale pour la Promotion de la Gestion de l’Hygiène Menstruelle au Mali, cette journée est une occasion d’attirer l’attention de la communauté et les plus hautes autorités du pays sur l’importance de la gestion et l’hygiène menstruelle et encourager les pratiques positives. Sous le thème national : « Culture et Gestion de l’Hygiène Menstruelle : Intégrer les valeurs socio-culturelles », la célébration de l’édition 2026 vise à rompre le silence promouvoir la gestion de l’hygiène menstruelle et de renforcer le plaidoyer auprès des décideurs. Selon Mme Barry Animata Touré présidente de la Plateforme Nationale pour la Promotion de la Gestion de l’Hygiène Menstruelle au Mali (PNP-GHM), le Mali est un pays de culture et de tradition et le choix du thème national répond aux préoccupations des acteurs, militants pour zéro tabou concernant la gestion de l’hygiène menstruelle. Et c’est l’occasion pour demander au ministère de la culture d’appuyer les stratégies en cours pour la promotion de la gestion de l’hygiène menstruelle. « La communication est importante afin qu’ensemble nous puisons déconstruire les tabous liés à la gestion de l’hygiène et de la santé menstruelle des filles. Et les tabous puissent être transformes en opportunités d’éducation, d’autonomisation économique et de la santé des filles sans exclusion », a-t-elle ajouté. A noter que le Mali a célébré la première édition de la Journée Mondiale de l’Hygiène Menstruelle en 2015 Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
«…La catastrophe arrive vite quand on n’a pas le courage de se parler, d’échanger, de regarder l’autre, de faire confiance à l’autre si différent et si proche, aux voisins si sacrés, aux amis si chers, aux partenaires si nécessaires; quand tout se réduit au pouvoir, à la quête du pouvoir. Aux problèmes politiques, il faut de vraies solutions politiques; pas de faux fuyants. Elles peuvent être difficiles à trouver mais nous devons les trouver ensemble à coup de concessions, de compromis conformes à l’État de droit, de compromis démocratique. Les problèmes politiques mal résolus finissent par prendre de dimensions régionalistes puis ethniques, puis religieuses et conduisent à l’anarchie ». Le Président Alpha Oumar Konaré a tenu ces propos en octobre 2001 à Abidjan, lors du Forum pour la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire, initié par le Président Laurent Gbagbo. Devant un parterre d’invités, le Président Alpha Oumar Konaré a tenu un discours historique qui résiste encore au temps comme tous les grands discours. Car vingt-cinq ans après, l’intervention du Président Konaré garde toute son importance dans une Afrique, voire un Sahel secoué par des guerres et des crises sans fin. Le Président Konaré a raison. Partout où l’on a substitué aux règles de l’humilité et de la tolérance celle de l’arrogance et du rejet de l’autre frère, le pays est allé à l’affrontement. Hier en Sierra Leone, au Libéria, en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui au Mali, au Burkina Faso, au Niger, en Libye. Encore et toujours la République démocratique du Congo (RDC), le Soudan, la Somalie ! Partout où les gens n’ont pas eu le courage de se parler, d’échanger, de regarder l’autre, de faire confiance à l’autre, la nation a basculé dans la tragédie avec des morts, des villages incendiés, des populations déplacées ou réfugiées. Selon le Pape François, « la voie de la paix est marquée par le dialogue. Nous devons nous aider à croire dans la force patiente et douce du dialogue. Ce n’est pas une route facile, mais il n’y a pas d’alternatives pour atteindre la réconciliation ». Le monde a besoin de paix. Et le Mali a besoin de paix. Pour cette paix, les fils et filles du Mali doivent accepter de se parler, de se regarder, de se rassembler et de se faire confiance pour sauver la patrie et arrêter le sang de couler. « Le dialogue », a toujours défendu le Front pour la paix au Mali, « la seule issue aux crises que traverse le Mali ». Donc, Ayons le courage de dialoguer entre nous Maliens afin de trouver « des vraies solutions politiques aux problèmes politiques ». Par Chiaka Doumbia Boîte de commentaires Facebook [...]
Ingénieure en génie mécanique énergie, entrepreneure sociale, innovatrice et militante engagée, Fatoumata Dembélé est une figure inspirante de la jeunesse africaine. Vivant avec la drépanocytose, elle a su transformer les défis liés à la maladie en moteur d’engagement. À travers DrepaHope, son initiative de sensibilisation, elle œuvre pour une meilleure compréhension de la drépanocytose et pour l’accompagnement des personnes concernées. Fatoumata Dembélé est lauréate de plusieurs prix prestigieux. Elle est Lauréate du Challenge Innovation Énergies Renouvelables du PNUD ; Championne du Malibots Challenge (catégorie drone) ; Lauréate du Orange Summer Challenge – ODC Mali ; Lauréate du Orange Corners Innovation Award ; Championne internationale du Youth4Climate – Énergie durable ; Lauréate du Prix Semaine du Numérique 2026 ; Championne du MDA 2026 ; Meilleure femme innovatrice de l’année 2025 ; Championne internationale du drone dans le cadre de compétitions climatiques et technologiques. Elle a été également Nominée au Women Leadership Awards (Prix Awa Keïta -Transformation digitale) et au Prix de l’entrepreneuriat féminin -Innovation technologique. Elle a participé à des initiatives internationales majeures telles que la Pré-COP 2025 à Brasília. Fatoumata Dembélé est également ambassadrice de 15 pays africains dans le cadre du Camp de codage des jeunes filles, une initiative portée par ONU Femmes et ses partenaires. Dans cette interview, elle revient sur son parcours, ses combats et ses espoirs. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs et nous parler de votre parcours ? Je suis Fatoumata Dembélé, ingénieure en génie mécanique énergie, entrepreneure sociale et militante engagée pour les droits des femmes, la santé et l’environnement. Je suis fondatrice de DrepaHope et de Nyeleni Dev. Mon parcours est celui d’une femme qui a choisi de transformer ses expériences personnelles en engagement collectif. Je crois profondément que les défis peuvent devenir des leviers d’impact lorsqu’ils sont portés par la volonté, la résilience et la solidarité. Vous vivez avec la drépanocytose. À quel âge avez-vous été diagnostiquée et comment cette maladie a-t-elle marqué votre enfance et votre adolescence ? J’ai été diagnostiquée à l’âge de 20 ans, à la suite de complications oculaires. Avant cela, je vivais sans connaître la véritable cause des douleurs, des fatigues et des malaises que je ressentais depuis des années. Ce diagnostic tardif a été le moment où ma vie a basculé. Il a donné un nom à des années d’incompréhension, mais il a aussi apporté une prise de conscience brutale. Enfant et adolescente, je vivais avec des limites invisibles que je ne savais pas expliquer. Aujourd’hui, je comprends que je grandissais déjà avec une maladie silencieuse. Mais à partir de ce moment, j’ai fait un choix : ne pas subir, mais comprendre et affronter. Quels ont été les principaux obstacles que vous avez dû surmonter pour poursuivre vos études et vos activités professionnelles ? Les obstacles ont été multiples : douleurs physiques imprévisibles, fatigues chroniques, épisodes de crise, mais aussi le poids du diagnostic tardif. Ce qui a nécessité une réorganisation complète de ma vie. Il y a eu des moments de silence, de lutte intérieure, où il fallait continuer malgré tout, souvent sans que les autres ne comprennent ce que je traversais. Mais j’ai appris à avancer autrement : à m’adapter, écouter mon corps et transformer chaque difficulté en discipline de vie. Malgré les défis liés à la maladie, vous avez réussi à vous imposer dans le domaine du numérique. D’où vous est venue cette passion ? Le numérique est pour moi un espace de liberté. Là où le corps peut parfois être limité, l’esprit, lui, peut créer sans frontières. J’ai découvert dans le digital un outil puissant pour apprendre, innover et surtout sensibiliser. C’est devenu un moyen de porter des causes qui me tiennent à cœur : la santé, les droits des femmes et le développement communautaire. Vous avez remporté plusieurs distinctions et prix. Quels sont ceux qui vous rendent le plus fière et pourquoi ? Je suis particulièrement fière des distinctions liées à l’innovation et à l’impact social. Elles représentent bien plus que des trophées : elles symbolisent la reconnaissance d’un parcours construit dans l’effort, la persévérance et la résilience. Ce qui me rend la plus fière, ce n’est pas seulement de gagner, mais de prouver que les limites imposées par la maladie ne définissent pas la valeur d’une vie. Pouvez-vous présenter votre plateforme de lutte contre la drépanocytose ? DrepaHope est une initiative que j’ai fondée pour briser le silence autour de la drépanocytose. Elle vise à sensibiliser, informer et accompagner les personnes vivant avec cette maladie, tout en luttant contre la stigmatisation. Nous travaillons particulièrement auprès des jeunes, des femmes et des familles afin d’améliorer la compréhension de la maladie et d’encourager une prise en charge précoce et humaine. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur la sensibilisation autour de la drépanocytose ? Il existe encore un grand déficit d’information. Beaucoup de familles découvrent la maladie tardivement, parfois dans la souffrance, parfois dans l’incompréhension. La drépanocytose reste encore trop silencieuse dans nos sociétés, alors qu’elle touche des milliers de vies. Il est urgent de renforcer la sensibilisation, dès l’école et dans les communautés. Quels sont les défis des jeunes drépanocytaires ? Les jeunes drépanocytaires font face à une triple réalité : la santé, l’éducation et l’insertion sociale. Les absences répétées à l’école, le manque de compréhension de l’environnement scolaire et professionnel, ainsi que la stigmatisation sociale rendent leur parcours plus difficile. Pourtant, leur potentiel est immense lorsqu’ils sont accompagnés. Comment le numérique peut-il contribuer à cette lutte ? Le numérique est un levier essentiel. Il permet de diffuser l’information, de créer des espaces de soutien, de connecter les patients et de former les communautés. Il peut aussi contribuer à humaniser la maladie en donnant la parole aux personnes concernées et en facilitant l’accès à des contenus fiables. Avez-vous un témoignage marquant à partager ? Oui. Plusieurs jeunes m’ont confié qu’avant de nous connaître, ils pensaient que leur vie était limitée par la maladie. Après l’accompagnement et la sensibilisation, certains ont repris leurs études, d’autres ont osé entreprendre. Ces histoires sont la preuve que l’information et l’accompagnement peuvent littéralement transformer des vies. Quel message adressez-vous aux parents d’enfants drépanocytaires ? Je leur dirais de ne jamais perdre espoir. Un diagnostic ne doit pas être une condamnation. Avec un suivi médical, de l’amour et de la compréhension, un enfant drépanocytaire peut grandir, réussir et s’épanouir. Quel message souhaitez-vous transmettre aux jeunes drépanocytaires ? Je leur dirais que leur histoire ne s’arrête pas à la maladie. Ils ont le droit de rêver grand, d’étudier, d’entreprendre et d’innover. La maladie peut être une épreuve, mais elle peut aussi devenir une force intérieure extraordinaire. Quelle est la leçon de vie la plus importante que vous retenez de votre parcours ? La drépanocytose m’a appris que la vie est fragile, mais profondément précieuse. Elle m’a appris que la douleur peut devenir une source de transformation et que nos combats personnels peuvent servir à éclairer la vie des autres. Aujourd’hui, je ne vois plus la maladie comme une limite, mais comme une mission : celle de donner du sens à mon existence à travers l’impact que je peux avoir sur les autres. Propos recueillis par Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
À l’occasion de la Journée de l’Enfant africain célébrée le 16 juin 2026, la Coalition Malienne pour les Droits de l’Enfant (COMADE) a lancé un vibrant appel à la mobilisation nationale pour la mise en œuvre effective des recommandations formulées par le Comité des droits de l’enfant des Nations unies à l’endroit du Mali. C’était au cours d’une conférence de presse organisée ce mardi 16 juin à la Maison de la Presse de Bamako, avec l’appui technique et financier de l’UNICEF. Cette rencontre, qui a réuni plus d’une soixantaine de professionnels des médias issus de la presse écrite, de l’audiovisuel et de la presse en ligne, visait à vulgariser les recommandations émises par le Comité des droits de l’enfant de Genève afin de favoriser leur appropriation par les autorités, les partenaires et l’ensemble des citoyens. Représentant le président de la COMADE, Nouhoum Koné a rappelé que le Mali avait fait « le bon choix » en ratifiant la Convention relative aux droits de l’enfant. Selon lui, cette adhésion engage l’État à rendre compte régulièrement des progrès réalisés dans la mise en œuvre de ses obligations internationales. Il a indiqué que le Comité des droits de l’enfant a adressé 134 recommandations au Mali, toutes acceptées pour analyse et mise en œuvre. « Avec l’appui de l’UNICEF, nous allons poursuivre les actions de sensibilisation et de diffusion de ces recommandations, notamment dans les régions de Ségou, Sikasso et Mopti », a-t-il déclaré. Il a également insisté sur le rôle stratégique des médias afin que ces recommandations ne demeurent pas de simples documents techniques, mais deviennent de véritables instruments de plaidoyer et de changement. De son côté, Emmanuel Camara, représentant la présidente du Parlement des enfants, a salué cette initiative et exhorté l’ensemble des acteurs nationaux à s’engager davantage pour garantir l’application effective des recommandations, dans l’intérêt supérieur des enfants maliens. Intervenant au nom de l’UNICEF, Aminata Dicko Sangaré a souligné que l’Appel à l’action de Bogota, adopté en novembre 2024, s’inscrit dans la continuité des recommandations du Comité des droits de l’enfant. Elle a invité les médias à jouer pleinement leur rôle de relais d’information afin de favoriser une meilleure compréhension des enjeux liés aux droits de l’enfant et d’encourager la mise en œuvre concrète des engagements pris. Parmi les recommandations prioritaires adressées au Mali figurent la garantie de la pleine réalisation des droits de l’enfant conformément à la Convention et à ses protocoles facultatifs, l’implication active des enfants dans l’élaboration des politiques publiques qui les concernent ainsi que dans la mise en œuvre des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030. Le Comité recommande également l’adoption urgente du projet de loi sur la protection de l’enfance, l’augmentation des ressources budgétaires consacrées aux secteurs sociaux et à l’éducation, ainsi que le renforcement des campagnes de sensibilisation sur l’enregistrement des naissances afin de garantir aux enfants leur droit à l’identité, à la nationalité, à l’éducation et aux services de santé. Par ailleurs, les experts onusiens préconisent la révision du Code des personnes et de la famille pour fixer à 18 ans l’âge minimum légal du mariage pour les filles comme pour les garçons. Ils recommandent aussi une évaluation approfondie de la situation des enfants vivant, travaillant ou mendiant dans la rue afin d’élaborer des politiques adaptées avec leur participation active. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
  Dans un communiqué qui nous est parvenu, les femmes enseignantes et épouses des enseignants licenciés des écoles catholiques plaident pour une solution urgente. Dans ce message de plaidoyer adressé aux autorités de la Transition, aux partenaires sociaux et aux responsables du système éducatif, elles expriment leur profonde inquiétude quant aux conséquences sociales et économiques des licenciements massifs intervenus dans les établissements catholiques. Selon elles, ces licenciements ont plongé de nombreuses familles dans une précarité brutale. Au-delà des enseignants directement concernés, ce sont également les épouses, les enfants et l’ensemble des personnes à charge qui subissent les effets de cette crise. Beaucoup de ces enseignants ont consacré plusieurs années, voire plusieurs décennies, à l’enseignement catholique, dans un esprit de service et de dévouement à l’éducation nationale. Elles rappellent que le fonctionnement des écoles catholiques reposait sur un partenariat dans lequel l’État assurait une part importante de la prise en charge salariale des enseignants. La suppression des subventions publiques a ainsi entraîné une rupture soudaine de cet équilibre, sans mesures d’accompagnement suffisantes pour garantir la protection des travailleurs concernés. Cette situation, soulignent-elles, a provoqué une véritable détresse sociale au sein de nombreux foyers qui se retrouvent aujourd’hui sans revenus stables, malgré les années de services rendus à la nation à travers l’éducation et la formation des jeunes générations. Pour faire face à cette crise, les Femmes Enseignantes et Épouses des Enseignants licenciés lancent un appel pressant aux autorités compétentes afin que des solutions « urgentes, justes et humaines» soient mises en œuvre. Elles demandent notamment la mise en place d’un mécanisme exceptionnel d’insertion de ces enseignants dans la fonction publique. Elles justifient cette requête par le fait que ces enseignants étaient rémunérés par l’État à hauteur de 80 % et bénéficiaient déjà d’un statut assimilé à celui des fonctionnaires, avec la même grille salariale, les mêmes primes et les mêmes indemnités que les enseignants fonctionnaires des collectivités. Tout en réaffirmant leur engagement en faveur d’une éducation de qualité, stable et équitable, les signataires insistent sur la nécessité de préserver la dignité des familles touchées par cette crise. Elles se disent également disponibles pour participer à tout cadre de dialogue et de concertation susceptible de favoriser une sortie de crise durable. À travers ce plaidoyer, ces femmes espèrent attirer l’attention des décideurs sur l’urgence de la situation et obtenir des réponses concrètes pour des centaines de familles aujourd’hui confrontées à l’incertitude. Par  Drissa Togola le challenger Boîte de commentaires Facebook [...]
  S’il est de notoriété publique que la double guerre que l’État malien livre au terrorisme et aux groupes armés irrédentistes du Nord demeure le principal défi de l’heure, l’ampleur que prennent les divergences religieuses mérite aujourd’hui une attention toute aussi particulière des pouvoirs publics mais aussi de chacun et de tous. Depuis le début de la crise sécuritaire au Mali, l’on assiste à des attitudes ou commentaires laissant entrevoir des positions prises pour ou contre l’islam authentique. Cette situation, considérée par beaucoup comme un simple « faux problème », cause pourtant de graves fractures au sein même de la communauté musulmane, mais aussi entre cette religion et les autres croyances. Cet état de fait se traduit par l’escalade de véhémentes dissensions entre le président du Haut Conseil Islamique et les courants sunnites, eux-mêmes à couteaux tirés avec les Kamites, qui fustigent à leur tour l’ensemble des religions abrahamiques. Résultat : le Mali, déjà en proie à des défis sécuritaires, se retrouve face à de discordances religieuses inédites de son histoire. Toutefois, le grand risque insoupçonné de ce vrai-faux problème réside dans le fait que les bisbilles qui en découlent gangrènent désormais toutes les cellules de base de notre société. En définitive, il est un impérieux devoir pour les autorités de saisir la balle au bond pour prévenir toute émergence de conflits à caractère religieux. Le terrain présente malheureusement une tentative d’endoctrinement progressif par les terroristes dans certaines zones rurales, sans oublier le fanatisme « d’adeptes zélés » de courants religieux en dangereux désaccord. Seydou Diakité Boîte de commentaires Facebook [...]
  Privées de revenus du jour au lendemain après la suppression des subventions de l’État aux écoles catholiques, les épouses et femmes enseignantes brisent le silence. Réunies en collectif, elles ont, dans un message en date du 12 juin 2026, signé par leur présidente Mme Camara Aminata Salamanta, lancé un plaidoyer pressant en direction des autorités de la Transition, aux partenaires sociaux et aux responsables du système éducatif pour éviter un naufrage humanitaire dans leurs foyers. En effet, selon le contenu de leur message, les vagues de licenciements massifs ont frappé des centaines de pères et de mères de famille. Du jour au lendemain, ces éducateurs dévoués se retrouvent sans aucun recours. Et pour leurs épouses, l’impact est immédiat et brutal : des loyers impayés et des menaces d’expulsion, des frais de scolarité impossibles à honorer pour leurs propres enfants ainsi que des difficultés quotidiennes pour assurer les besoins alimentaires de base. Ces femmes tout en rappelant que leurs époux, dans un esprit de service public, adossé à un partenariat historique où l’État finançait 80 % des salaires, ont consacré l’essentiel de leur vie à former la jeunesse malienne. Sauf que la rupture brutale de cet équilibre, survenue sans mesures d’accompagnement adéquates, a laissé les structures scolaires catholiques dans l’incapacité de maintenir leurs effectifs. Pourtant, le collectif insiste sur un point juridique et technique crucial : ces enseignants disposaient d’un statut assimilé à celui des agents de l’État. Ils bénéficiaient de la même grille indiciaire, des mêmes primes et des mêmes indemnités que les enseignants fonctionnaires des collectivités. Aujourd’hui, le sentiment d’injustice est d’autant plus vif que ces compétences se retrouvent totalement exclues du système éducatif national. Face à ce qu’elles qualifient de « rupture brutale », les femmes enseignantes et épouses d’enseignants demandent une intervention politique de haut niveau. Elles sollicitent une insertion exceptionnelle de ces enseignants licenciés dans la fonction publique des collectivités et une aide d’urgence pour soutenir les foyers les plus vulnérables. « Nous croyons au sens humanitaire des autorités de la Transition », conclut le manifeste du collectif. À l’heure où le Mali cherche à stabiliser son système éducatif, le sort de ces centaines de familles s’apparente à un test majeur pour le dialogue social et la justice économique dans le pays. Amidou Keita Le Temoin Boîte de commentaires Facebook [...]
La ministre des Transports et des Infrastructures, Madina Sissoko, a invité les propriétaires d’engins motorisés à deux et trois roues à se conformer à la réglementation en vigueur en se dotant d’une plaque d’immatriculation. L’annonce a été faite dans un communiqué daté du 10 juin 2026. Pour faciliter ce processus, une opération spéciale d’immatriculation sera organisée sur toute l’étendue du territoire national. Au cours de cette opération, les usagers sont attendus principalement dans les locaux de la Direction générale des Transports, ainsi que dans ses services régionaux et subrégionaux. L’opération, qui démarre ce lundi 15 juin pour une durée indéterminée, se distingue des précédentes tentatives. En effet, elle se concentre uniquement sur la plaque d’immatriculation des engins. Le permis de conduire, la carte grise et l’assurance ne sont pas exigés dans le cadre de cette mesure spécifique, du moins selon les termes du communiqué officiel. Maintes fois annoncée puis abandonnée, notamment depuis l’épisode de 2008 sous le régime de feu le président Amadou Toumani Touré (ATT), cette réglementation ne devrait pas piétiner cette fois. En tout cas les bonnes raisons ne font pas défaut. Motivée par des impératifs sécuritaires majeurs, cette campagne nationale laisse toutefois une question en suspens : contrairement aux initiatives passées, aucune mention n’a été faite concernant le coût financier de l’opération pour les usagers. De plus, les conducteurs sont dispensés de présenter un permis de conduire, une carte grise ou une assurance. Or, aux yeux des observateurs avisés, les conducteurs de tricycles et de taxi-motos, pour la plupart originaires du milieu rural, auraient grandement besoin d’être initiés au code de la route. Une telle formation permettrait de prévenir de nombreux accidents provoqués par ce secteur, une véritable « illusion d’optique d’emploi » qui ne cesse d’attirer les jeunes chômeurs. En attendant, le Forum de la Société Civile du District de Bamako (FOSC-DB) demande un plafonnement des prix de l’immatriculation des motos. En effet, face au lancement de cette opération, le FOSC-DB est monté au créneau pour attirer l’attention du ministère des Transports et des Infrastructures sur le contexte socio-économique actuel, marqué par la précarité des ménages et la cherté de la vie. L’organisation réclame ainsi des tarifs sociaux et adaptés. Pour éviter que cette mesure, pourtant salutaire et légitime, ne se transforme en fardeau financier, le FOSC-DB propose des seuils tarifaires maximaux de 7 500 FCFA tout au plus pour les motos à usage personnel (Djakarta et assimilées) et 15 000 FCFA maximum pour les engins destinés au transport de personnes ou de marchandises (Telimani, Katakatani). Et par-delà les prix, l’organisation de veille recommande aux autorités de mettre en œuvre des dispositions pratiques pour faciliter l’opération. Elle préconise notamment la mise en place d’un système de paiement électronique (mobile money, plateformes digitales sécurisées, etc.). L’objectif est de réduire les attroupements et les longues files d’attente dans les centres d’immatriculation, de limiter les risques de corruption, de favoritisme ou de pratiques illicites, et d’assurer une meilleure traçabilité des paiements. Amidou Keita Le Témoin   Boîte de commentaires Facebook [...]
La communauté Kakolo a écrit une nouvelle page de son histoire ce samedi au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Dans une ambiance de retrouvailles, de fierté identitaire et de communion fraternelle, l’Assemblée générale de l’Association Douna Kagorota a consacré l’élection d’Ousmane Fofana comme président à vie de l’organisation, à la tête d’un imposant bureau de 95 membres. L’ouverture des travaux a été marquée par des hommages rendus à plusieurs figures personnalités, notamment le Général Sadio Camara, considéré comme une fierté de la communauté Kagoro, ainsi qu’à Baya Djigué, président des Diawanbé de Kayes. Une présentation historique assurée par les Koussatakés, a permis de rappeler les liens séculaires qui unissent les Kagoro, les Koussa et les Diawanbé. La Rédaction Boîte de commentaires Facebook [...]
La session de juin 2026 des examens du Brevet de Technicien (BT1 et BT2) mobilise cette année 31 690 candidats répartis dans 135 centres à travers le Mali. Au-delà des chiffres, cet examen constitue un moment décisif pour des milliers de jeunes qui aspirent à intégrer le marché du travail ou à poursuivre leur parcours de formation professionnelle. Dans un contexte marqué par le défi de l’emploi des jeunes, cette session revêt une importance particulière pour l’avenir du système de formation technique et professionnelle du pays. Une formation professionnelle au cœur des besoins de l’économie Depuis plusieurs années, les autorités maliennes accordent une place croissante à l’enseignement technique et professionnel. Cette orientation répond à une réalité : le marché de l’emploi a davantage besoin de compétences pratiques et spécialisées dans des secteurs tels que le bâtiment, l’électricité, la mécanique, l’agriculture, l’informatique, l’hôtellerie ou encore les télécommunications. Le nombre important de candidats inscrits cette année témoigne d’un intérêt grandissant des jeunes pour ces filières qui offrent des perspectives d’insertion professionnelle plus rapides que certaines formations générales. Cette dynamique traduit également une évolution des mentalités, l’enseignement technique étant de moins en moins perçu comme un choix par défaut. Le défi de l’adéquation entre formation et emploi Toutefois, la réussite aux examens du BT ne garantit pas automatiquement un emploi. L’un des principaux défis demeure l’adéquation entre les compétences acquises dans les établissements de formation et les besoins réels des entreprises. Malgré les efforts entrepris, plusieurs employeurs continuent de souligner l’existence d’un décalage entre les profils formés et les exigences du marché. Cette situation invite à renforcer les partenariats entre les centres de formation, les entreprises et les chambres consulaires afin d’adapter davantage les programmes aux réalités économiques du pays. La multiplication des stages professionnels, l’apprentissage en entreprise et l’alternance pourraient contribuer à réduire cet écart et améliorer l’employabilité des diplômés. Une réponse au chômage des jeunes Le Mali compte une population majoritairement jeune. Chaque année, des milliers de nouveaux demandeurs d’emploi arrivent sur le marché du travail. Dans ce contexte, l’enseignement technique et professionnel apparaît comme un levier stratégique pour lutter contre le chômage et favoriser l’auto-emploi. Les titulaires du BT disposent souvent d’opportunités dans le secteur privé, l’entrepreneuriat ou les activités artisanales. Beaucoup créent leurs propres ateliers, entreprises de services ou exploitations agricoles, participant ainsi à la création de richesse et à la dynamisation des économies locales. Cependant, pour transformer ces compétences en véritables opportunités économiques, l’accès au financement, à l’accompagnement entrepreneurial et aux équipements demeure indispensable. La qualité de la formation, un enjeu majeur L’importance numérique des candidats ne doit pas faire oublier l’exigence de qualité. Le défi n’est pas seulement de former davantage de techniciens, mais surtout de former des techniciens compétents, capables de répondre aux standards professionnels. Cela implique la modernisation des équipements pédagogiques, la formation continue des enseignants, l’actualisation des curricula ainsi que le renforcement des infrastructures des établissements techniques. Dans un monde où les technologies évoluent rapidement, les compétences numériques, l’innovation et la maîtrise des nouveaux outils professionnels deviennent également des exigences incontournables. Un examen aux enjeux nationaux Pour les 31 690 candidats engagés dans cette session 2026, les examens du BT1 et BT2 représentent bien plus qu’une simple évaluation académique. Ils constituent une étape décisive vers l’insertion professionnelle et la participation au développement économique du pays. Pour l’État, cette session est également un indicateur de la capacité du système éducatif à produire les compétences dont le Mali a besoin pour soutenir sa croissance, renforcer son tissu économique et répondre aux défis de la modernisation. Ainsi, derrière chaque candidat se dessine l’espoir d’un avenir professionnel meilleur, mais aussi l’ambition collective de bâtir un capital humain qualifié, capable d’accompagner les transformations économiques et sociales du Mali   Dily Kane Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Sikasso la capitale du Kénédougou ville vibrera au rythme de la 10e édition du Festival International du Triangle du Balafon, symbole d’identité et de fierté culturelle du 05 au 08 Novembre 2026. Ce grand rendez-vous culturel transfrontalier a été formellement annoncé lors du Conseil des Ministres du Mali du mercredi 10 juin 2026 par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou DAFFE. Le Festival international du Triangle Balafon est la plus grande manifestation artistique et culturelle à caractère sous-régional qui met en compétition les troupes artistiques du Burkina Faso, du Mali et de la Côte d’Ivoire. Selon le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme M. Mamou DAFFE, cette 10ème edition est placée sous le thème : « Le Balafon, pilier d’une identité sous-régionale et symbole de renaissance et de souveraineté culturelles ». L’objectif de contribuer à la consolidation de l’intégration et de la paix entre les communautés des pays participants. Il a par ailleurs précisé que la tenue de cet évènement permettra de renforcer les acquis de l’année 2025, décrétée « Année de la Culture » et de contribuer à l’atteinte des objectifs de l’année 2026, décrétée « Année de l’Education et de la Culture » par les Autorités de la Transition. Le festival se déploiera à travers plusieurs activités majeures dans la ville. Il est prévu une compétition officielle, une confrontation artistique entre les meilleures troupes de balafonistes de la sous-région pour l’obtention du prestigieux prix « Lamissa Bengaly ». Il est également prévu le Forum de Sikasso, un espace scientifique et culturel d’échanges réunissant chercheurs, artisans et musiciens pour débattre du rôle du balafon dans la société contemporaine. Une foire d’exposition et village artisanal sont prévus. Il s’agit d’un espace pour faire la promotion des savoir-faire artisanaux et de l’économie culturelle locale. Le programme prévoit une visites touristiques et animations « Off » qui ouvriront des scènes secondaires réparties sur plusieurs sites de Sikasso pour une communion totale avec la population locale. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le samedi 06 juin 2026, les populations de la Commune I du District de Bamako ont rendu un vibrant hommage à Amadou Bakary Traoré, magistrat de profession et l’un des dignes fils de la commune. Cette reconnaissance s’est exprimée à l’occasion de la fête traditionnelle de Nafadji, quartier historique des autochtones de la Commune I, communément appelé « Kotébo ». Vieille de plus de trente ans, cette manifestation culturelle constitue un moment de retrouvailles, de célébration des valeurs traditionnelles et de promotion du vivre-ensemble. Pour cette édition, le choix des organisateurs s’est porté sur Amadou Bakary Traoré pour assurer le parrainage de l’événement. Malgré un agenda particulièrement chargé, il a accepté cette marque de confiance avec humilité. Dans une ambiance festive et culturelle marquée par les prestations de marionnettes, les danses traditionnelles et les démonstrations mettant en valeur le riche patrimoine bambara de Nafadji, le parrain, entouré de ses amis, collègues et collaborateurs, a reçu un trophée Ciwara. À travers cette distinction, les populations ont tenu à exprimer leur gratitude envers un homme dont les nombreuses actions sociales sont souvent menées dans la plus grande discrétion. Le chef de quartier de Nafadji n’a pas manqué de saluer les efforts remarquables du magistrat, dont l’appui a largement contribué à la réussite de l’événement. Les témoignages élogieux se sont succédé tout au long de la cérémonie. Pour beaucoup, Amadou Bakary Traoré est un bienfaiteur silencieux. Peu bavard mais attentif aux préoccupations des autres, il privilégie l’action à la parole. Plusieurs intervenants ont rappelé son rôle dans la résolution de différends communautaires et religieux grâce à une approche fondée sur l’écoute, le dialogue et la pédagogie. « Grâce à lui, nous avons pu réhabiliter notre mosquée, restée fermée pendant plus de dix ans en raison des tensions entre différentes sensibilités religieuses. Il a œuvré dans la discrétion pour rapprocher les points de vue et favoriser la réconciliation. Mais il n’aime pas que l’on parle de ce qu’il fait », témoigne un jeune leader religieux du quartier. La jeunesse de la Commune I lui voue également une profonde reconnaissance. Nombreux sont ceux qui évoquent son soutien à la scolarisation de plusieurs élèves issus de familles modestes ainsi que son accompagnement d’initiatives sportives, éducatives et récréatives destinées aux jeunes. « Nous avons profité de cet événement pour mettre en lumière les nombreuses actions qu’il a réalisées pour la communauté. Je sais qu’il n’apprécie pas que l’on parle de ses bienfaits, mais nous ne pouvons pas garder le silence face à tout ce qu’il a accompli pour nous. Grâce à son intervention, une immense montagne d’ordures qui empoisonnait le quotidien des habitants de Nafadji a été complètement évacuée. Aujourd’hui, ce problème n’est plus qu’un mauvais souvenir », confie un habitant du quartier. Au-delà de ses fonctions de magistrat, Amadou Bakary Traoré apparaît ainsi comme un homme profondément attaché à sa communauté. Son calme, son sens élevé de l’écoute, sa disponibilité et sa discrétion constituent les traits dominants d’une personnalité respectée. Autant de qualités qui expliquent l’estime et l’admiration que lui portent les populations de la Commune I. À travers cet hommage, les habitants de Nafadji ont voulu célébrer non seulement un magistrat, mais aussi un homme de cœur qui a choisi de servir sa communauté loin des projecteurs, avec humilité et efficacité. Dily Kane mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La salle de presse du Centre international de conférences de Bamako (CICB) est transformé en temple ce samedi à l’occasion de l’assemblée générale de l’Association Douna Kagorota. Pour la circonstance, les 12 noms Kagoro du Mali, les Koussa, les Diawanbé, leurs cousins à plaisanterie et sympathisants ont répondu massivement à cette rencontre  dédiée à la valorisation du patrimoine Kakolo. Déjouant tous les pronostics tant sur le plan organisationnel que sur celui de la mobilisation, cette assemblée a enregistré la présence de nombreuses personnalités administratives, coutumières, religieuses et culturelles venues de Bamako, Kayes, Siby et plusieurs autres localités du pays. L’ouverture des travaux a été marquée par un vibrant hommage rendu au Général Sadio Camara, présenté comme une grande fierté de la communauté Kakolo, ainsi qu’à Baya Djigué, président des Diawanbé de Kayes. Une présentation sur l’histoire et les liens historiques entre les communautés Kagoro, Koussa et Diawanbé, assurée par les Koussatakés, gardiens de la mémoire collective, a permis de rappeler les relations fraternelles qui unissent ces communautés depuis des siècles. Les différentes interventions des associations invitées et des délégations ont unanimement salué l’initiative fédératrice de cette assemblée. Ce qui amènent les représentants Koussa et Diawanbé à se reconnaître pleinement dans cet espace communautaire fondé sur des liens historiques et culturels solides. Toutefois, plusieurs intervenants ont salué sur le rôle que les Kagoro du Mali peuvent jouer dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. L’éclat de cette cérémonie se voit rehaussé par la remise d’attestations de reconnaissance à 22 personnalités, vivantes et disparues, pour leur contribution à la promotion du patrimoine Kagorota. Dans son discours d’ouverture, le représentant le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Salia Malé, Chef de cabinet, s’est réjoui de la tenue de cette assemblée qu’il considère comme une étape importante dans la valorisation de la culture malienne. Prenant la parole, Maître Gaoussou Fofana a rappelé que les Kagoro sont dispersés un peu partout dans le monde, notamment en France, en Espagne, en Gambie et dans plusieurs pays africains. Il a salué la fédération des différentes associations qui demeure indispensable pour renforcer la communauté. Dans son discours, le secrétaire général de l’association, M. Cheichna Déttéba Kamissoko, a exprimé sa reconnaissance envers les autorités maliennes pour leur accompagnement. Il a également eu une pensée pieuse pour le Général Sadio Camara, initialement annoncé comme parrain de l’événement. Revenant sur les origines historiques des Kagoro, il a expliqué que les termes « Kakolo » ou « Kagoro » désignent « ceux qui étaient là depuis longtemps » ou « les anciens habitants ». Selon les traditions orales, les Kagoro figurent parmi les plus anciennes communautés de l’espace ouest-africain, présentes dans les territoires du Wagadou avant même l’émergence de l’Empire du Ghana. « Cette assemblée constitue l’aboutissement d’un long processus de concertation pour unir les Kakolo du Mali », a-t-il souligné, précisant que cette rencontre vise aussi à mettre en place les organes dirigeants de l’association, élaborer les textes fondamentaux et transmettre l’histoire aux générations futures. La suite du programme prévoit notamment la mise en place du bureau exécutif de l’Association Douna Kagorata, l’installation traditionnelle du président par les Koussatakés, ainsi que la lecture, l’amendement et l’adoption des statuts et du règlement intérieur. Coulibaly A Mali24   Boîte de commentaires Facebook [...]
Pr Amadou Bocoum est Maitre de conférences agrégé de gynécologie-obstétrique. Enseignant à la faculté de médecine et d’Odontostomatologie de Bamako, il est gynécologue obstétricien au département de gynécologie obstétrique au Centre hospitalier et universitaire Gabriel Touré de Bamako. Dans cet entretien, Pr Boucoum évoque la planification familiale, considérée comme un levier essentiel pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant, renforcer le bien-être des familles et contribuer au développement de la société. Qu’entend-on exactement par planification familiale et quels sont ses principaux objectifs ? La planification familiale en terme claire désigne l’ensemble des moyens, des mesures permettant aux individus de choisir librement d’avoir des enfants, de déterminer le nombre d’enfants souhaités et également l’espacement des naissances. Si l’on comprend vraiment, l’objectif principal est de permettre l’épanouissement de la femme et de la famille. Pourquoi la planification familiale est-elle considérée comme un enjeu important de santé publique ? La planification familiale, c’est d’assurer le bien-être de la famille et on constate que si la femme a des grossesses espacées, cela lui permet d’avoir un bon état de santé. Donc l’objectif est d’assurer le bien-être de la famille à travers le bien-être de la femme. Grâce à la planification familiale, nous sommes arrivés à réduire considérablement le taux de décès maternel à travers le monde. Car parmi les facteurs de risque des décès maternels, il y a quatre « T » qu’il faut prendre en compte. Le premier « T » : trop tôt, c’est-à-dire les adolescentes qui tombent enceintes, les femmes de moins de 20 ans qui contractent une grossesse, comme tenu de l’immaturité de leur organisme, le taux de complications est très élevé dans cette catégorie. Le deuxième « T » : trop nombreuse, les femmes qui font plusieurs grossesses, 6, 7 voire 8 accouchements ont un risque élevé de complications comme l’hémorragie pouvant entrainer le décès. Le troisième « T » : trop rapproché, les femmes qui ont des grossesses trop rapprochées ont un risque élevé de décès maternel. Et le quatrième « T » : trop tardivement, les femmes d’un certain âge avancé, plus de 37 ans ou souvent 40 ans, qui continuent à faire des grossesses ont un risque élevé de mourir de complications de la grossesse ou de l’accouchement. Donc la planification familiale permet de jouer sur ces quatre T et permet ainsi de réduire le taux de décès maternel lié surtout aux complications de la grossesse ou de l’accouchement. Quels sont les avantages de la planification familiale pour les femmes, les hommes, les enfants et les familles dans leur ensemble ? Les avantages pour la famille sont nombreux.  Une femme qui a des grossesses espacées, sa santé est plus assurée par rapport à une femme qui a des grossesses trop rapprochées ou trop nombreuses. Une femme qui a des grossesses rapprochées a souvent des difficultés pour assurer les soins de santé pour sa grossesse et le coût de la prise en charge de ces grossesses peut réduire considérablement le budget de la famille. Une femme qui a des grossesses et accouchements espacés, a plus le temps de s’occuper de ses enfants et les allaiter normalement jusqu’à 20 mois. Donc dans l’ensemble, la planification familiale permet toujours d’assurer le bien-être de la famille, qui parle de famille, on parle du père, de la mère, mais également des enfants. Plusieurs méthodes contraceptives existent aujourd’hui. Pouvez-vous nous présenter les principales et expliquer leurs spécificités ? Plusieurs méthodes contraceptives existent aujourd’hui et chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients. Donc, je ne pourrais pas vous citer les méthodes une à une. A propos des méthodes naturelles, ces méthodes sont basées surtout sur le calcul des jours d’ovulation pour savoir quelles sont les périodes à risque pour la femme de contracter une grossesse. Et pour ça, il existe des colliers qu’on donne aux femmes qu’elles commencent à utiliser à partir du premier jour des règles et elles peuvent pousser l’anneau autour du collier jusqu’à arriver à une partie où on pense qu’elle a un risque de contracter la grossesse. Et jusqu’à la fin de cette partie, elle doit maintenir un rapport sexuel protégé ou bien elle doit s’éloigner du mari pour ne pas avoir de rapports durant cette période-là. Parmi les méthodes naturelles également, il y a le coït interrompu, le fait que le mari ne va pas éjaculer dans le vagin de la femme. Pour les méthodes naturelles, le taux d’échec est très élevé par rapport aux autres méthodes modernes. Parmi les méthodes modernes, il y a celles qui sont de courte durée d’action et celles qui sont de longue durée d’action. On parle de méthodes de longue durée d’action si une seule prise de la méthode permet de couvrir une période supérieure à trois mois. Si une seule prise couvre moins de quatre mois, cette méthode n’est pas considérée comme de courte durée d’action. Les méthodes de courte durée d’action, nous avons tous ceux qui sont comme pilule contraceptive qu’on prend soit pendant 21 ou 28 jours par mois. Donc ces pilules sont considérées comme de courte durée d’action. Il y a des pilules qui sont constituées d’une seule molécule, qu’on appelle des progestatifs simples, ou des pilules qui contiennent deux molécules, qu’on appelle des oestroprogestatifs et chacune de ces pilules-là a ses indications précises. Quand la femme vient en consultation, en fonction de ses besoins et de son état de santé, on peut lui proposer une de ces méthodes de pilules. Autre méthode de courte durée d’action, ce sont les préservatifs, que ce soit les préservatifs masculins ou les préservatifs féminins. Autre méthode de courte durée d’action, nous avons les injections qui sont à base des progestérones, il s’agit des injections qu’on fait tous les trois mois. Parmi les méthodes de contraception de longue durée d’action, nous avons l’implant sous-cutané qu’on met au niveau du bras. L’efficacité, ça varie entre 2 ans et demi et 4 ans selon le type qu’on utilise. Autre méthode de longue durée d’action, les dispositifs intra-utérins qu’on appelle les stérilets, qu’on place à l’intérieur de l’utérus. Et ces stérilets soient à cuivre ou à base de progestérone, l’efficacité, ça peut aller jusqu’à 8 voire 10 ans. Toutes ces méthodes ont leurs avantages et leurs inconvénients. L’avantage des méthodes de longue durée d’action, c’est qu’il n’y a pas d’oubli, une fois que la méthode est utilisée l’effet est immédiat. Est ce qu’il existe des méthodes traditionnelles de planification familiale? Sont-elles efficaces ? Si oui pouvez-vous les décrire ? Concernant les méthodes traditionnelles de contraception, souvent nous attendons des choses comme ça avec les personnes disant que j’ai utilisé des méthodes traditionnelles de contraception. Il y a très peu d’études sur leur efficacité, donc je ne pourrais pas vous expliquer en termes clairs le nom des médicaments traditionnels qui peuvent jouer le rôle de contraceptifs. Et je sais que la médecine traditionnelle, la pharmacopée continue de faire des recherches sur ces méthodes traditionnelles de contraception, et pour le moment, ces méthodes ne sont pas en vente dans les pharmacies pour contraception. Souvent, il y a des méthodes de planning modernes qui ne marchent pas toujours. Quelles sont les raisons ? Une femme peut utiliser une méthode moderne de contraception et malgré tout, elle tombe enceinte ou bien il y a des effets secondaires. C’est pourquoi une femme ne doit pas aller à la pharmacie et dire que je vais faire acheter telle ou telle méthode contraceptive et l’utiliser. Il y a ce qu’on appelle des critères d’éligibilité médical. C’est donc un ensemble d’éléments qu’il faut prendre en compte pour pouvoir proposer une méthode moderne à une patiente. Cela prend en compte si elle a des maladies particulières associées, problèmes d’hypertension artérielle, de diabète, d’obésité, des maladies cardiaques ou rénales. Donc les prescripteurs doivent évaluer d’abord ces aspects avant de proposer une méthode de contraception à une patiente. Les effets secondaires ne sont pas généraux et souvent une femme peut utiliser une telle méthode et ne la supporte pas et une autre peut l’utiliser et la supporte sans problème. Souvent les saignements intermittents qui font que certaines femmes n’arrivent pas à supporter ou bien il y en a qui font une prise de poids énorme liée à la méthode qui peut les pousser à arrêter la méthode. Certaines personnes craignent les effets secondaires des méthodes contraceptives. Que leur répondez-vous ? Certaines personnes utilisent des méthodes sans vraiment consulter un spécialiste dans le domaine pour voir est-ce que vraiment cette méthode devait être utilisée ou pas. Les effets secondaires sont souvent personne dépendante, moi j’ai pu utiliser une méthode, ça ne fait rien, si vous voulez utiliser, vous pouvez avoir des effets secondaires. On ne doit pas avoir peur parce qu’une telle personne a utilisé la méthode et elle a eu des problèmes et moi aussi si je l’utilise je pourrai avoir les mêmes complications. On ne doit pas avoir peur de la contraception. Quels sont les principaux obstacles à l’accès aux services de planification familiale dans notre contexte ? Le premier des obstacles à l’accès aux services de planification familiale dans notre contexte est le problème de personnel qualifié. Est-ce que là où on part, il y a quelqu’un qui est présent, qui peut vous donner des renseignements sur les méthodes de contraception ? Deuxième chose, c’est la disponibilité du produit, parce que la population ne va pas aller vers la contraception, mais il faut que les produits arrivent à la population. Donc, si les femmes ont un besoin, mais ce besoin n’est pas couvert parce que le médicament n’est pas disponible, cela peut être un problème, un obstacle. Il y a aussi le coût du produit. Quand le coût du médicament est excessif par rapport aux possibilités d’achat de la population, cela peut constituer un obstacle. Généralement, ce sont ces trois obstacles. Mali pour moi, le principal obstacle est surtout le manque d’information, de sensibilisation sur la contraception. Quel rôle jouent les hommes dans les décisions liées à la planification familiale ? Il est important dans la planification familiale, parce que nous sommes dans encore une société patriarcale où certaines décisions viennent de l’homme. Ce qui a fait qu’on a eu beaucoup de mal à implanter la planification familiale. On a pensé qu’en informant seulement les femmes, on pouvait les faire adhérer à la contraception, mais ce n’est pas le cas, il faut obligatoirement impliquer les hommes dans la prise des décisions. Depuis que les hommes ont été impliqués dans la sensibilisation à tout ce qui concerne la planification familiale, on a vu qu’il y a une adhésion massive des femmes à la contraception comparée au moment où les hommes n’étaient pas impliqués, surtout lors des sensibilisations. Comment sensibiliser davantage les jeunes à la santé reproductive tout en tenant compte des réalités socioculturelles ? Le premier endroit pour la sensibilisation est les milieux scolaires. Il faut qu’il y ait des chapitres dans les programmes consacrés à la santé sexuelle et reproductive, surtout des adolescents. La deuxième chose, c’est dans les médias, il faut qu’il y ait des spots où parfois des émissions sur la sensibilisation sur la santé sexuelle et reproductive des jeunes, tout en restant lié aux valeurs sociales et culturelles. Cela pourra aider les parents à amener les enfants pour des soins en matière de santé sexuelle et reproductive. Autre chose, c’est d’avoir un service de santé adapté aux jeunes. Parce que les jeunes et les personnes âgées ne doivent pas venir consulter au même endroit chez le même spécialiste. Souvent s’il y a une maman qui est là et une jeune de 15-16 ans qui vient parce qu’elle a un problème devant la maman qui est là, elle a du mal à s’exprimer. Ce qui fait poser un obstacle à l’accès aux soins. Donc le fait d’avoir un service de santé adapté aux jeunes permettra de trouver des solutions aux problèmes de santé reproductive des jeunes. Quel rôle les leaders communautaires, religieux et les organisations de la société civile peuvent-ils jouer dans la promotion du planning familial ? Les leaders religieux jouent un rôle important car ils constituent nos relais dans les communautés. Il y a beaucoup de structures telles que le réseau Islam population et développement. La Société malienne de gynécologie et d’obstétrique collabore beaucoup avec ces réseaux ou des communicateurs traditionnels. Nous collaborons beaucoup avec ces réseaux dans le cadre de la promotion de la santé et souvent dans des prêches. Ils sont formés pour répondre à des questions en rapport avec la santé sexuelle et reproductive. Quel message souhaitez-vous adresser aux populations concernant l’importance de la planification familiale pour le bien-être des familles et le développement de la société ? La planification familiale n’est pas faite pour empêcher les couples d’avoir des enfants. Elle est faite pour que les couples et les enfants au moment où vraiment ces couples-là veulent avoir un enfant, qu’ils aient le nombre d’enfants souhaité et permettant d’assurer leur épanouissement. Nous lançons ce message à la population de consulter et de fréquenter les structures de santé dans le but d’avoir des informations sur les méthodes contraceptives et d’éviter d’écouter ce que les gens disent par-ci par-là, qui n’ont rien à voir avec ce qui se passe réellement sur le terrain. Propos recueillis par Kada Tandina  Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la mise en œuvre du « projet d’appui à la lutte contre cybercriminalité et la protection des droits numériques des jeunes », l’Association Oui pour une Enfance Noble (OPEN Mali) a organisé du 09 au 11 Juin 2026 au Centre International de Conférence de Bamako (CICB) un atelier d’analyse sur les enjeux de la loi sur la Cybercriminalité. Placé sous la présidence de M. Mohamed Timbiné 1er substitut du procureur du pôle national de lutte contre la cybercriminalité, cet a enregistré plusieurs participants venus de Bamako et de l’intérieur et marque toutefois une étape clé dans le renforcement de la sécurité en ligne et la préservation des libertés fondamentales de la jeunesse malienne. Il s’agissait pour la circonstance de présenter et de vulgariser le contenu ainsi que les principales dispositions de la loi sur la cybercriminalité au Mali. Durant trois jours, les participants se sont penchés sur plusieurs thématiques en lien avec la loi sur la cybercriminalité à savoir l’origine de la loi sur la cybercriminalité, les natures des différentes infractions commises sur l’espace numérique, les modes de saines du pôle national de lutte contre la cybercriminalité, le champ d’application de la loi sur la cybercriminalité, les enjeux liés à la loi sur la cybercriminalité au Mali etc. Selon M. Mohamed Timbiné 1er substitut du procureur du pôle national de lutte contre la cybercriminalité, cette initiative de l’Association Oui pour une Enfance Noble (OPEN Mali) est salutaire, car elle a permis aux participants de mieux cerner les contours de la loi sur la cybercriminalité. « La loi sur la cybercriminalité est une nouvelle matière qu’il faut expliquer d’avantage à la population pour éviter les dérives sur les réseaux sociaux et ses conséquences », a-t-il souligné. Par ailleurs il a exhorté les participants d’être des relais auprès de la population en vue de vulgariser le contenu de la loi sur la cybercriminalité. Quant au directeur exécutif de l’Association Oui pour une Enfance Noble Louis Cheick Sissoko, il s’est réjoui des échanges fructueux qui ont eu lieu lors de cet atelier de réflexion. Selon lui, les réseaux sociaux ont donné une voix à des milliers de citoyens qui auparavant n’avaient parfois aucun espace pour s’exprimer et dans les jours à venir une campagne digitale est prévue à travers le pays pour expliquer la loi sur la cybercriminalité. Au nom des participants M Kalilou Sissoko a salué la qualité des débats, qui selon lui était à la hauteur et cet atelier de réflexion a permis de côtoyer les praticiens du droit pour mieux comprendre la loi sur la cyber. A l’issue des jours de travaux les participants ont formulé des recommandations. Parmis lesquelles la relecture de la loi N° 2019-056 du 05 décembre 2019 portant répression de la cybercriminalité au Mali en diminuant les quantums de peine et les amendes. Les recommandations portent également sur la relecture des articles 20, 54 et 55 de la loi N° 2019-056 du 05 décembre 2019 portant répression de la cybercriminalité au Mali, la nécessité de multiplier les sessions de vulgarisation de la loi N° 2019 -056 du 05 décembre 2019 portant répression de la cybercriminalité ; respecter les droits et libertés fondamentaux ( les droits numériques, libertés d’expression, libertés d’opinions). Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce jeudi 11 Juin 2026, M. Amadou DIABATÉ, chargé de mission au Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a présidé l’ouverture officiel de la 626e  edition Sanké Mô. On notait à cette cérémonie la présence des autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses, ainsi que de nombreuses délégations venues des différentes régions du Mali et de la diaspora. Ce rite ancestral de pêche collective célèbre la fondation de la ville et demeure un pilier de la cohésion sociale, de la paix et de la solidarité au Mali. Organisé le deuxième jeudi du septième mois lunaire, il commémore la fondation historique de la cité de Santoro ni Karantela et rassemble diverses communautés maliennes. Le Sanké Môn se caractérise par la richesse de ses expressions culturelles, notamment des danses rituelles, des chants traditionnels, des sacrifices de poulet blanc pour les djinns des eaux, la visite des sites associés à la marre Sanké, la préparation de la crème de mil localement appelée ‘’mougoufara’’, etc. Ce rite commémore la fondation de la ville de San et incarne les valeurs de solidarité, de tolérance, de paix et de résolution pacifique des conflits. Elle contribue au renforcement de la cohésion sociale, du vivre-ensemble et du rayonnement des traditions culturelles locales à travers la transmission intergénérationnelle des éléments du patrimoine culturel immatériel. Bien au-delà d’une simple pêche traditionnelle, le Sanké Môn constitue un rituel collectif profondément enraciné dans la spiritualité, la mémoire et les croyances locales. Dans son intervention , M. Amadou DIABATÉ a salué l’engagement exemplaire des communautés locales dans la préservation et la transmission de cette pratique multiséculaire, inscrite au patrimoine culturel national et porteuse de valeurs de solidarité, de paix et d’unité. À travers son soutien à cette manifestation, le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme réaffirme son engagement en faveur de la sauvegarde et de la valorisation du patrimoine culturel, levier essentiel de consolidation de la paix, de l’unité nationale et du rayonnement du Mali. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Cette déclaration marquante a été prononcée ce mardi 09 juin 2026 par M. Mohamed Timbiné, substitut du procureur du pôle en charge de la lutte contre la cybercriminalité, lors d’un atelier d’analyse sur les enjeux de la loi sur la cybercriminalité. Elle met en lumière la réalité du traitement des infractions numériques au Mali. Initiée par l’Association/ONG Oui pour une Enfance Noble (OPEN Mali), cette rencontre de réflexion, qui regroupe plusieurs participants, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du « Projet d’Appui à la lutte contre la cybercriminalité et à la protection des droits numériques des citoyens au Mali ». Cet atelier de réflexion sur les enjeux de la loi sur la cybercriminalité vise à analyser les enjeux juridiques, sociaux et institutionnels liés à la mise en œuvre de cette loi. Il a également pour objectif de présenter et de vulgariser le contenu ainsi que les principales dispositions de la loi sur la cybercriminalité au Mali. Ce projet entend contribuer à la dissémination de la loi sur la cybercriminalité et à promouvoir la protection des droits numériques individuels. Selon M. Mohamed Timbiné, substitut du procureur du pôle en charge de la lutte contre la cybercriminalité, « 40 % des plaintes reçues par le pôle portent sur les injures et 30 % sur les diffamations ». Il a souligné que les injures constituent aujourd’hui un véritable problème de société, résultant notamment d’un déficit d’éducation au niveau familial. « Comment comprendre qu’une personne ayant reçu une bonne éducation en famille puisse aller jusqu’à insulter une autre personne sur les réseaux sociaux ? », s’est-il interrogé. Par ailleurs, il a précisé que le traitement de ces plaintes s’appuie principalement sur la loi n°2019-056 du 5 décembre 2019 portant répression de la cybercriminalité au Mali. Cette législation criminalise l’utilisation des technologies de l’information pour propager des propos injurieux ou diffamatoires, avec des peines de prison et des amendes souvent plus sévères que celles prévues par le Code de la presse classique applicable aux médias traditionnels. Notons enfin que les travaux de cet atelier prendront fin ce jeudi 11 juin 2026. Mohamed Kanouté Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
  La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, a insisté sur la portée symbolique du choix du Parc national de Bamako pour accueillir la cérémonie. Elle a rappelé que la Quinzaine de l’Environnement, instituée depuis l’an 2000, est devenue un cadre privilégié de sensibilisation, de mobilisation citoyenne et d’actions concrètes en faveur de la protection de l’environnement. Selon la ministre, les deux thèmes retenus pour cette édition reflètent les réalités auxquelles les populations maliennes sont confrontées quotidiennement : variabilité des pluies, désertification, dégradation des terres, pression sur les ressources naturelles et vulnérabilité des moyens de subsistance. Elle a souligné les efforts déployés par les autorités nationales pour restaurer les terres dégradées, protéger les forêts et les ressources en eau, améliorer l’assainissement urbain et prévenir les risques liés aux inondations. Au cours des quinze jours de manifestations, plusieurs activités sont prévues, notamment des conférences-débats, des journées portes ouvertes, des panels scientifiques, des visites de terrain, des campagnes de reboisement, des opérations de salubrité ainsi que des séances de sensibilisation sur la finance climatique, la biodiversité, la restauration des terres et la gestion durable des pâturages. « La protection de l’environnement n’est plus seulement une exigence écologique, elle constitue aujourd’hui un impératif de souveraineté, de sécurité et de développement », a déclaré la ministre.   L’ENVIRONNEMENT AU CŒUR DES POLITIQUES PUBLIQUES Présidant la cérémonie au nom du Premier ministre, le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alfousseni Sanou, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de la résilience climatique et de la protection de l’environnement des priorités transversales de l’action publique. Il a rappelé que les défis environnementaux touchent directement la sécurité alimentaire, la santé, l’économie, les ressources en eau et les conditions de vie des populations. Face à ces enjeux, il a plaidé pour une meilleure coordination des politiques publiques, un renforcement du rôle des collectivités territoriales et une implication accrue du secteur privé et des citoyens. Il a également insisté sur la nécessité de mobiliser davantage de ressources, tant nationales qu’internationales, afin de soutenir les investissements liés à l’assainissement, à la gestion durable des terres, à la restauration des écosystèmes et à la prévention des catastrophes naturelles. « Les défis environnementaux ont un coût, mais l’inaction en aurait un plus élevé encore pour nos populations, nos infrastructures, notre économie et notre avenir commun », a-t-il souligné.   Une leçon modèle à Hamdallaye À la tête d’une délégation de son département, la ministre de l’Environnement a assisté à une leçon modèle à l’École fondamentale Bouraké Sangaré d’Hamdallaye, en présence des autorités communales. «Environnement et changement climatique » tel est le thème de la leçon de géographie présentée par l’enseignant Adama Youssouf Diawara. La séance pédagogique a été brillamment animée par les élèves, dont les réponses aux différentes questions ont démontré leur bonne compréhension des notions liées à la protection de l’environnement. Dispensée à une classe de 6e année de l’École fondamentale Bouraké Sangaré d’Hamdallaye, cette leçon modèle sur l’environnement et les changements climatiques, s’inscrit dans le cadre de la 27e édition de la Quinzaine de l’environnement organisée du 5 au 17 juin 2026. Drissa Togola   Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Palais des Sports de Bamako a vibré ce dimanche 7 juin 2026 lors d’une mobilisation historique. À l’appel du ministère de la Jeunesse et des Sports, les forces vives de la nation se sont rassemblées pour célébrer le 5è anniversaire de l’investiture du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Dans une ambiance de ferveur patriotique, cet événement a marqué un tournant politique stratégique, illustrant le soutien massif de la population et des communautés à la dynamique de refondation du Mali Kura. Lors de ce rassemblement, les leaders des grandes communautés du Nord ont massivement réaffirmé leur alignement derrière le Chef de l’État. Le Conseil Supérieur des Imghad et Alliés (CSIA), sous l’égide du Général de division El Hadj Gamou, a salué « cinq ans de patriotisme », tandis que la communauté des Kel Ansar et Alliés, menée par l’honorable Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed Alansary (Nasser), a placé la souveraineté au cœur des priorités. De son côté, l’Alliance pour la Paix et la Concorde nationale (Tamouzôk) a élargi ce soutien à l’échelle de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les leaders religieux (le Haut conseil islamique du Mali et la communauté chrétienne) ainsi que les organisations de jeunes (CNJ) et de femmes ont également manifesté leur union sacrée, rendant un vibrant hommage aux Forces armées maliennes (FAMa) face au terrorisme. Ce soutien populaire trouve un écho direct dans le bilan dressé par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. Ce dernier a mis en avant la montée en puissance remarquable des forces armées nationales, l’adoption de la nouvelle Constitution, la refonte de la justice et la restauration de la dignité du citoyen malien. Il a également souligné la dynamique de l’AES, marquée par la création de la Confédération, l’avènement de la carte d’identité biométrique et des projets de restructuration bancaire. Pour compléter cette vision de la refondation, Alhamdou Ag Ilyène, ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, a exposé les avancées technologiques majeures du quinquennat. Il a notamment mis en lumière le projet stratégique de coopération avec la Russie visant l’acquisition de satellites et la création d’une Agence spatiale, incluant la formation d’étudiants maliens. Enfin, il a salué la digitalisation effective de l’administration pour les procédures de paiement, l’État civil et le casier judiciaire. Ce grand rassemblement consacre ainsi cinq ans de résilience et ouvre de nouvelles perspectives souveraines pour le Mali et l’AES. Souleymane SIDIBE Boîte de commentaires Facebook [...]
Le grand sursaut de la presse africaine est acté à Bamako. Du 3 au 6 juin 2026 au CICB, les médias du continent, représentés par une trentaine de pays et une forte présence de plus de 300 participants, ont proclamé la souveraineté narrative informationnelle de la nouvelle Afrique en devenir. Ce qu’il convient de nommément citer comme la première édition du Forum Panafricain des Médias (FOPAME), itinérant et alternatif – événement historique – a accouché de l’appel de Bamako. La capitale malienne qui a ainsi vibré du 3 au 6 juin 2026 au rythme des allocutions, discours, contributions, interventions en questions et réponses aux et des panélistes s’impose d’ores et déjà comme le point de départ d’une profonde refondation de l’espace informationnel continental. Venus des quatre coins du continent, notamment du Burkina Faso, du Niger, du Tchad, de la République Démocratique du Congo, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Cameroun et de la Mauritanie, avec le Royaume du Maroc comme invité d’honneur, les plus de trois cents délégués ont célébré en grande messe le sursaut médiatique du continent. Même si les médias occidentaux ont zappé certains évènement primordial pour la souveraineté narrative de l’Afrique, ils n’en sont pas moins tenus de mentionner obligatoirement la verve et le verbe avec lesquels cette souveraineté hautement acquise a été proclamée ici à Bamako. C’est pour dire que la 1ère édition du FOPAME a tenu toutes ses promesses. Placé sous le thème central «Unir les voix, renforcer les liens entre les médias d’Afrique», ledit forum a jeté les bases institutionnelles et professionnelles d’une riposte collective face aux cabales informationnelles qui ciblent les transitions et les élans de souveraineté sur le continent. Dès la cérémonie d’ouverture, les communications de haut niveau ont planté le décor d’une réflexion sans complaisance sur l’état de la presse africaine. Journalistes, directeurs de publication, chercheurs et universitaires ont convergé vers une analyse commune, celle de l’urgence de bâtir une véritable souveraineté narrative. Les débats ont mis en exergue le fait que l’Afrique ne peut plus laisser des officines extérieures dicter son propre récit ou formuler des grilles de lecture déconnectées des réalités du terrain. Cette exigence s’avère d’autant plus cruciale que le paysage médiatique subit les assauts de la transition numérique, de la déferlante des réseaux sociaux et de l’avènement de l’intelligence artificielle, des outils technologiques qui imposent une mise à niveau managériale et éditoriale immédiate de nos rédactions. Au cœur des travaux sectoriels, la question de la précarité des entreprises de presse a fait l’objet d’un examen minutieux, car la vulnérabilité économique constitue le premier vecteur de l’aliénation éditoriale. Les participants ont ainsi disséqué l’étroitesse des marchés publicitaires nationaux, la chute drastique des revenus traditionnels et l’absence de modèles de financement résilients, des maux qui fragilisent le statut social des professionnels de l’information. Pour contrer ce phénomène, les délégations ont plaidé pour une diversification audacieuse des sources de revenus, la création de fonds de développement panafricains pour les médias et l’application rigoureuse des conventions collectives, de manière à transformer les organes de presse en véritables industries culturelles viables. Cette fragilité interne a été directement corrélée aux menaces sécuritaires et à la guerre informationnelle qui sévit particulièrement dans les zones de crise comme l’espace de la Confédération des États du Sahel. Finalement, le forum a mis en lumière l’existence d’un triptyque agressif associant le terrorisme armé au terrorisme médiatique, ce dernier opérant comme une arme de destruction massive par la manipulation des faits et la diffusion massive de fausses nouvelles. Face à ce front hostile, la rencontre de Bamako a fermement rappelé l’exigence d’un journalisme de responsabilité, à la fois rigoureux, contemporain et profondément patriotique. La formation continue des reporters aux techniques de vérification des faits et à la cyber-sécurité s’impose dès lors comme un pilier de la résistance éditoriale africaine. L’immense mérite de cette première édition du forum réside dans L’APPEL DE BAMAKO qui installé la capacité africaine à dépasser le simple stade des diagnostics pour formuler des mécanismes institutionnels de coopération concrète. Les quatre jours de travaux ont permis de sceller une union sacrée matérialisée par la mise en place de réseaux permanents d’échanges de contenus, d’initiatives conjointes de coproduction et de plateformes de formation partagées. En favorisant une circulation accrue des informations produites par des Africains pour des Africains, Bamako vient de briser l’isolement des rédactions continentales et d’amorcer une synergie éditoriale sans précédent. En définitive, la clôture des travaux ce 6 juin 2026 consacre la naissance d’une conscience médiatique panafricaine unie, libre et résolument tournée vers l’avenir… C H Sylla Boîte de commentaires Facebook [...]
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