SOCIETE
(Bobo-Dioulasso, 9 septembre 2026). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Chef suprême des Forces Armées nationales, a procédé à l’inauguration officielle du complexe industriel Textile des Forces du Burkina Faso, (TEXFORCES-BF), ce mercredi matin à Logofourousso, dans la commune de Bobo-Dioulasso. L’inauguration de ce complexe industriel, chargé de confectionner les uniformes des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) ainsi que de produire des effets d’habillement pour les populations civiles, matérialise la politique de souveraineté et de transformation locale du coton burkinabè conformément à la vision du Leader de la Révolution Progressiste Populaire (RPP). Pour le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, qui s’est adressé à la presse à l’issue de la cérémonie, cette inauguration est un message fort à l’endroit du Peuple burkinabè, qu’il exhorte à croire en ses propres potentialités. « Je pense que pour un être humain, se vêtir fait partie de la protection de sa dignité, de la même façon que s’alimenter. Pendant longtemps, même dans la sous-région, nous avons exporté nos matières brutes et nous avons décidé à travers ce complexe d’affirmer notre souveraineté en matière textile », soutient le Chef suprême des Forces armées nationales. Pour le Président du Conseil d’administration (PCA) de TEXFORCES-BF, le Général de Brigade Ismaël Kiswendsida DIAOUARI, Chef d’État-major particulier du Président du Faso, ce complexe porte une histoire, celle de la vision politique du Chef de l’État, devenue une réalité industrielle. « Un pays qui produit du coton ne peut durablement accepter que l’essentiel de la valeur ajoutée, l’essentiel des emplois, des savoir-faire et des devises liées à cette matière première se créent ailleurs », se convainc le PCA de TEXFORCES-BF. Conquérir le marché national, sous-régional et international Selon le Général de Brigade, TEXFORCES-BF porte des capacités annuelles pouvant atteindre 20 millions de mètres de tissu au tissage, 5 à 6 millions d’unités en tricotage, jusqu’à 20 millions de mètres en finition teinture, 4 à 6 millions de tenues, plus de 5 millions de tee-shirts et plus d’un million de paires de chaussettes par an. L’ambition à terme est de transformer jusqu’à 50 000 tonnes de coton par an, porter le tissage jusqu’à 100 millions de mètres par an et dépasser 20 millions de pièces confectionnées par an avec une conquête progressive du marché national, sous-régional et international. Le Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem PODA, en livrant le discours du Président du Faso, a affirmé qu’en ce jour, « nous n’inaugurons pas un simple complexe industriel, nous inaugurons un symbole vivant de notre souveraineté, une capacité nationale nouvelle et la preuve que le Peuple burkinabè peut produire, transformer, innover et répondre lui-même à des besoins stratégiques de la Nation ». Direction de la communication de la Présidence du Faso Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Burkina vient de gagner le pari de l’information crédible et accessible pour tout les burkinabè. Le décodeur Canal+ ne s’éteindra plus tout à fait au Burkina Faso. Mais, au-delà de cette victoire, un coup de génie que personne ne capte. En contraignant le géant français à laisser la télévision nationale accessible même après l’expiration des abonnements, l’État burkinabè vient de signer un coup de force réglementaire qui redessine silencieusement le marché de la publicité ouest africain. Cette victoire de la souveraineté audiovisuelle est l’aboutissement d’un bras de fer de plusieurs mois. Tout a commencé le 12 juin 2026, lorsque le Conseil supérieur de la communication (CSC) a infligé une première amende de 50 millions de francs CFA à Canal+ International pour non-respect de ses obligations d’accès gratuit aux chaînes locales. Face à la résistance de l’opérateur, qui imposait un astucieux système de validation par SMS, le régulateur a durci le ton en juillet 2026 avec une amende record de 200 millions de FCFA. Isolé, le groupe a finalement plié ; le jeudi 27 août 2026 à 15 heures, le signal en clair de la RTB est devenu automatique et gratuit sur tous les décodeurs coupés. Au-delà de la bataille politique, ce repli de Canal+ provoque un bousculade économique inattendu. En Afrique subsaharienne, le modèle de la télévision payante subit la loi de la « recharge » ; en fin de mois, l’audience s’effondre massivement au rythme des budgets des ménages. Les annonceurs (télécoms, brasseries, banques) qui achetaient des espaces publicitaires sur les chaînes privées internationales du bouquet voyaient leurs messages disparaître des écrans des foyers non réabonnés. Désormais, la donne change radicalement. En restant allumée en permanence, la RTB récupère techniquement cette « audience résiduelle » (ces centaines de milliers de foyers qui ont le décodeur coupé mais qui continuent de générer de l’audimat pour la télévision nationale) et s’impose comme le canal publicitaire le plus stable du pays. Pourquoi les grandes marques investiraient-elles sur des chaînes panafricaines au signal cyclique, alors que la télévision publique garantit une exposition continue, même sur un décodeur financièrement expiré ? L’argent de la publicité locale va inévitablement migrer vers la chaîne d’État. Pour Canal+, ce compromis technique ressemble à un piège commercial. Non seulement la multinationale perd une partie de l’écran noir qui incitait au réabonnement immédiat, mais elle voit ses propres espaces publicitaires perdre de la valeur au profit du média national. En voulant faire du droit à l’information, une réalité, le Burkina Faso a également court-circuité Canal + sur le champ publicitaire. Le Burkina n’a pas seulement fait respecter sa réglementation nationale et sa souveraineté, il vient d’infliger un coup Économique sévère au géant de la parabole blanche. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’équilibre délicat entre la sécurité numérique et le respect des libertés fondamentales est au cœur d’un événement majeur qui s’est ouvert aujourd’hui au Restaurant la pirogue à Bamako. Prévu sur deux jours, du 08 au 09 septembre 2026, cet atelier consultatif marque une étape décisive dans la gouvernance numérique du pays. Intitulé « Cadre consultatif d’échanges pratiques et de co-construction de solutions sur les enjeux de la régulation du cyberespace au Mali », cet événement est porté par le projet Siguida-Hêrêma. Cette initiative ambitieuse est menée par l’organisation internationale Search for Common Ground, en partenariat étroit avec l’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres du Mali (URTEL), et bénéficie du soutien financier de la Coopération belge au développement. L’ouverture officielle a été marquée par le discours de Mohamed Al Bachar, représentant de Monsieur Alhamdou Ag Ilyène, ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration. Dans son allocution, M. Al Bachar a salué la diversité et la qualité des participants, soulignant que le cyberespace est devenu un levier incontournable de mobilisation citoyenne et de développement économique, tout en reconnaissant les défis majeurs liés à la désinformation, aux discours de haine et à la cybercriminalité. Face aux interrogations légitimes de la société civile concernant l’impact des lois de 2013 et 2019 sur la liberté d’expression, il a réaffirmé la volonté du ministère de s’engager vers une gouvernance collective, basée sur l’écoute et l’expertise. De son côté, le représentant de Search for Common Ground a insisté sur l’approche de « Digital Peacebuilding » (consolidation de la paix numérique), visant à renforcer la résilience informationnelle. Il a rappelé que l’objectif n’est pas d’imposer mais d’écouter les divergences pour concevoir des réponses adaptées aux réalités maliennes. Un avis partagé par le président du comité de coordination du réseau Siguida-Hêrêma, qui s’est félicité de réussir l’exploit de réunir autour d’une même table des acteurs qui se parlent rarement : les institutions publiques, les médias, les confessions religieuses, les femmes et la jeunesse. Durant ces deux journées, les participants plancheront sur l’appropriation du cadre juridique existant, le partage d’expériences face aux dérives en ligne et l’impact des technologies émergentes comme l’intelligence artificielle. L’ambition finale est de soumettre aux autorités des recommandations concrètes et inclusives, assorties de responsabilités claires, pour bâtir un espace numérique malien pacifié, responsable et protecteur des droits de chacun. Stephan MOMO ( Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Commissariat de Police de Kalaban-Coro, sous la houlette du Commissaire Principal Yoro Diakité, a mis hors d’état de nuire un réseau de cinq (05) présumés voleurs et receleurs de motos Djakarta, au quartier Kabala le 31 août 2026. Informée de l’affaire, la Brigade de Recherches a appréhendé un premier suspect, M.Y, en train de brader une moto Djakarta. Son interrogatoire a permis d’identifier quatre (04) complices présumés et de saisir au total deux (02) motos Djakarta. Les cinq (05) suspects, identifiés par les initiales M.Y, 16 ans ; M.D, alias « Wozodeni », 15 ans ; M.F, alias « Bron », 16 ans ; D.S, 18 ans ; et A.K, 18 ans, ont été mis à la disposition de la Justice. L’enquête se poursuit afin d’identifier et d’interpeller d’éventuels autres complices. Selon le Commissaire Principal Yoro Diakité en charge du commissariat de police de Kalaban-Coro, cette opération traduit l’engagement constant de la Police Nationale dans la lutte contre la délinquance et la criminalité sous toutes ses formes, conformément aux orientations du Directeur Général de la Police Nationale, le Contrôleur Général de Police Youssouf KONÉ, avec le soutien du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. Par ailleurs il a invité la population à une bonne collaboration, notamment en signalant tout comportement suspect au 101 de la Police Nationale. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Décentralisation de l’Éducation au Mali (PADEM), en partenariat avec Save the Children International Mali (SCI Mali), le CAEB, l’AMSS et Cordaid, avec l’appui financier de l’Union européenne, a organisé du 1er au 3 septembre 2026 une session de formation destinée aux professionnels des médias. Plus d’une vingtaine de journalistes et d’hommes de médias ont pris part à cette rencontre tenue à l’Hôtel de l’Amitié, autour du thème : « Appropriation par les professionnels des médias de la gestion de l’éducation en mode décentralisé ». L’objectif de cette formation était de renforcer les connaissances et les capacités des professionnels des médias sur les enjeux, les mécanismes de gouvernance et les responsabilités liés à la décentralisation de l’éducation. Il s’agissait également de mieux outiller les journalistes pour un traitement pertinent et responsable de l’information éducative. Mieux comprendre la décentralisation de l’éducation Au cours des trois jours, plusieurs thématiques ont été abordées, notamment la décentralisation comme levier de développement local et de participation citoyenne. Dans le secteur de l’éducation, le transfert de compétences aux collectivités territoriales entraîne de nouvelles responsabilités pour les acteurs locaux. Pour que cette réforme soit mieux comprise et appropriée par les populations, la contribution des médias apparaît donc essentielle. La première journée a été consacrée aux enjeux, défis, acquis, perspectives et mécanismes de gouvernance de la décentralisation de l’éducation. Les échanges ont notamment permis de clarifier la différence entre décentralisation et déconcentration, deux notions souvent confondues. La décentralisation implique un transfert de compétences et de responsabilités de l’État vers les collectivités territoriales. La déconcentration, quant à elle, consiste à rapprocher l’administration de l’État des populations à travers ses services territoriaux. Une clarification jugée importante pour les professionnels des médias, appelés à expliquer ces mécanismes aux citoyens de manière simple et accessible. La deuxième journée a porté sur la gestion de l’éducation en mode décentralisé. Cette approche vise notamment à rapprocher les décisions des réalités du terrain et à améliorer la gouvernance du système éducatif. Les participants ont ainsi examiné les rôles et responsabilités des différents acteurs : collectivités territoriales, services techniques, enseignants, parents d’élèves et communautés. Les discussions ont également fait ressortir plusieurs conditions nécessaires à l’efficacité de cette gestion décentralisée, notamment une clarification des responsabilités, un financement adéquat, le renforcement des capacités des acteurs locaux et une participation effective des communautés. Cette journée a également été marquée par une présentation du projet PADEM. Elle a suscité des échanges sur la pérennisation du projet ainsi que sur la participation des différents partenaires à la gestion du système éducatif. La troisième et dernière journée a été consacrée à l’éthique, à la déontologie et à la responsabilité sociale des professionnels des médias. Les échanges ont mis en évidence le rôle central des journalistes dans la diffusion d’une information fiable, particulièrement sur les questions éducatives, qui peuvent susciter de nombreux débats au sein de la société. Les professionnels des médias ont été invités à privilégier la vérification des faits, à équilibrer leurs informations, à sensibiliser les populations sur les rôles et responsabilités des différents acteurs et à faire preuve de responsabilité dans le choix des sujets et des angles de traitement. Selon le représentant de Save the Children, « les professionnels des médias sont des acteurs incontournables de cette dynamique ». Leur rôle, a-t-il souligné, ne se limite pas à transmettre l’information, mais consiste également à la rendre accessible, compréhensible et utile aux populations. Dans cette perspective, le journaliste doit veiller à relayer une information exacte et complète, sans stigmatisation, discrimination ni parti pris. La formation s’est achevée par des partages d’expériences et des travaux de groupe. Ces exercices ont permis aux participants de mettre en pratique les connaissances acquises durant les trois jours. Ils ont également été amenés à identifier les difficultés rencontrées dans le traitement des questions liées à l’éducation et à réfléchir à des approches susceptibles d’améliorer la qualité de l’information destinée aux populations. Assétou Samaké Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
En une seule semaine, 1 046 migrants tentant la dangereuse traversée maritime vers les Canaries ont été secourus et prises en charge par les équipes de Médecins sans frontières (MSF). Parmi ces rescapés, aujourd’hui en grande détresse physique et psychologique en Mauritanie et au Sénégal, figurent des ressortissants maliens. Ils voyageaient à bord de sept embarcations, transportant chacune en moyenne 150 personnes. Leur objectif était de rejoindre les îles Canaries, situées à près de 2 000 kilomètres de leur point de départ. Une traversée particulièrement longue et périlleuse, qui a laissé de nombreux survivants dans un état de santé critique. Selon Médecins Sans Frontières (MSF) parmi les 1 046 personnes secourues, figurent 134 femmes, dont une femme enceinte, ainsi que 88 mineurs. Ils souffraient de divers problèmes de santé, notamment de déshydratation extrême, de perte de conscience, de fractures, d’une fatigue extrême et d’infections cutanées, gastriques et respiratoires, conséquences de leur long séjour en mer. Ils ont été secourus et ramenés à terre, où les équipes médicales de Médecins Sans Frontières (MSF) leur ont apporté un soutien médical d’urgence en collaboration avec le Croissant-Rouge mauritanien à Nouadhibou et avec l’Organisation internationale pour les migrations à Rosso et Dakar. La plupart des rescapés étaient originaires du Sénégal, de la Gambie, d’autres venaient du Mali, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire et d’autres pays. Pour Dalil Adji, chef de mission de la force opérationnelle migration de MSF en Afrique de l’Ouest, lorsque des personnes empruntent une route de 2 000 kilomètres, actuellement la plus meurtrière au monde, c’est qu’elles fuient une situation bien pire. A noter que depuis 2024, les équipes MSF assistent les personnes qui débarquent des bateaux en détresse sur la route de l’Atlantique. Depuis le lancement du projet, les équipes MSF témoignent du bilan humain croissant de cette route migratoire et du niveau de vulnérabilité de ceux qui l’empruntent. Malgré les dangers évidents, les gens continuent à emprunter cette voie risquée faute d’alternatives. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
À l’occasion de la Journée internationale de l’alphabétisation, célébrée ce 8 septembre, Mahamane Mahalmadane, Coordinateur de Kalanko, un média spécialisé en éducation, appelle à renforcer l’accès des filles et des femmes à l’éducation et à l’alphabétisation au Mali. Il présente également l’engagement de Kalanko dans la promotion de l’éducation et sa vision d’un média éducatif capable de toucher les communautés jusque dans les zones les plus éloignées. Entretien!!!   Le 8 septembre marque la Journée internationale de l’alphabétisation. Que représente cette journée pour vous, particulièrement dans le contexte éducatif malien ? En tant que coordinateur de Kalanko, le 8 septembre est pour moi un moment de vérité et un appel pressant au sursaut national. Dans le contexte actuel du Mali, l’alphabétisation n’est pas un sujet secondaire : elle constitue le socle fondamental de toute stabilité, de toute paix durable et de tout développement économique. Savoir lire, écrire et comprendre son environnement est un droit constitutionnel indispensable pour chaque citoyen.   Qu’est ce qui a motivé la création du journal Kalanko, consacré à la promotion de l’éducation ? La création de Kalanko est le fruit d’une vision patriotique, d’une passion pour le secteur éducatif et d’un refus de la fatalité. Nous sommes partis d’un constat flagrant : l’éducation est le secteur le plus vital pour l’avenir et la souveraineté du Mali, et pourtant, il n’existait aucun média spécialisé pour valoriser ses acteurs, analyser ses réformes et documenter ses défis. Nous avons donc décidé de combler ce vide en créant Kalanko. Au tout début, le projet a démarré modestement sous la forme d’un journal papier de suivi, distribué de manière 100 % gratuite dans les structures éducatives pour apporter une information transparente et accessible. Face à l’engouement et à l’évolution technologique, nous avons structuré notre site web pour en faire une base de données de référence (répertoires des écoles, actualités officielles). Aujourd’hui, Kalanko a opéré sa mue complète pour devenir une marque média globale, présente sur toutes les plateformes numériques (Facebook, TikTok, WhatsApp, YouTube) avec des productions vidéos de haute qualité, des reportages de terrain et des directs interactifs. Toute cette formidable aventure, de la gratuité du journal papier d’origine jusqu’à notre déploiement digital actuel, a été autofinancée de bout en bout sur fonds propres, sans aucune aide extérieure. Notre ambition ultime se concrétisera très bientôt avec le lancement de notre chaîne de télévision 100 % éducation, un investissement majeur que nous portons une fois de plus sur nos propres ressources pour offrir au Mali le grand média éducatif qu’il mérite.     Pourquoi est-il particulièrement important de mettre l’accent sur l’alphabétisation des filles alors que l’accès à l’éducation reste encore marqué par des disparités entre filles et garçons ? Mettre l’accent sur l’alphabétisation des filles, c’est corriger une fracture sociale majeure et handicapante pour notre nation. Éduquer une fille, c’est éduquer une nation entière. Historiquement, à l’époque où Kalanko faisait ses premiers pas sous forme de journal de suivi gratuit, nos enquêtes de terrain mettaient déjà en lumière des taux de décrochage scolaire et d’analphabétisme dramatiquement plus élevés chez les jeunes filles. L’accès au savoir reste profondément marqué par des disparités et des barrières économiques. Si nous voulons un Mali fort, nous devons impérativement corriger cette injustice. Une fille privée d’instruction est une force vive que l’on retire au développement du pays. À Kalanko, à travers notre plateforme web www.kalanko.net et nos canaux digitaux, nous produisons quotidiennement des reportages et des campagnes de sensibilisation pour pousser les familles à maintenir les filles à l’école. Nous finançons l’intégralité de ce travail d’utilité publique sur nos fonds propres, sans attendre l’aide de partenaires extérieurs, parce que nous estimons que le sacrifice pour l’éducation des filles est le seul investissement qui garantit un retour infini pour la société.   Au-delà de savoir lire et écrire, en quoi l’alphabétisation peut-elle transformer concrètement la vie d’une jeune fille ou d’une femme ? L’alphabétisation est le point de départ de l’émancipation et de l’autonomie. Elle transforme radicalement la trajectoire d’une femme en lui permettant de devenir une actrice décisionnaire au sein de son foyer et de sa communauté. Concrètement, une femme alphabétisée n’a plus besoin d’intermédiaire pour gérer son activité commerciale ou calculer ses bénéfices. Elle est capable de lire seule une ordonnance médicale pour protéger ses enfants, de comprendre un contrat, d’utiliser les services financiers mobiles et de suivre le cahier de devoirs de ses enfants. Elle acquiert une voix et un pouvoir de négociation. C’est cette transformation tangible que Kalanko s’est donné pour mission de documenter du début jusqu’à la fin de son évolution. Notre journal gratuit d’origine montrait déjà ces exemples locaux. En migrant vers le web, puis en investissant toutes les plateformes sociales, nous avons multiplié la production de capsules vidéos et de témoignages montrant des femmes maliennes dont la vie a basculé positivement grâce à l’alphabétisation fonctionnelle. En diffusant massivement ces récits inspirants sur tous les écrans, nous prouvons par l’action que le savoir brise définitivement les chaînes de la dépendance.   Quels sont aujourd’hui, selon vous, les principaux obstacles qui empêchent encore certaines filles maliennes d’accéder à l’éducation et aux programmes d’alphabétisation ? Les obstacles sur le terrain sont nombreux et interconnectés. Le premier est sans conteste la crise sécuritaire qui sévit dans plusieurs régions du Mali, entraînant la fermeture forcée de centaines d’écoles et déstabilisant les programmes d’alphabétisation ruraux. Le deuxième est la précarité économique extrême des ménages, qui pousse malheureusement les parents à faire des arbitrages financiers au détriment des filles. Enfin, il y a le poids persistant des pesanteurs socioculturelles et la distance géographique des centres d’apprentissage. Cependant, le manque de relais médiatiques spécialisés pour analyser ces freins et proposer des solutions concrètes a longtemps été un obstacle majeur. C’est précisément pour combler ce vide que Kalanko a opéré sa grande mutation. Notre journal papier gratuit initial ne pouvait pas couvrir tout le territoire. En créant notre site web et en déployant notre marque sur toutes les plateformes numériques actuelles, nous parvenons désormais à suivre la décentralisation de l’éducation au plus près des réalités régionales. Nous finançons ce réseau de journalistes sur fonds propres, ce qui nous donne une liberté de ton et une indépendance absolues pour pointer du doigt les vrais blocages et interpeller les autorités sans aucune censure.   Mariage précoce, pauvreté, travaux domestiques, insécurité, normes sociales… lequel de ces facteurs constitue aujourd’hui le frein le plus préoccupant à la scolarisation et à l’alphabétisation des filles ? Si l’on analyse froidement la situation actuelle, l’insécurité couplée à la pauvreté forme le cocktail le plus destructeur et le plus préoccupant. L’insécurité crée un climat de peur, provoque des déplacements massifs de populations et prive les jeunes filles d’un cadre d’apprentissage serein. Lorsque la pauvreté s’y ajoute, les familles se résignent à utiliser leurs filles comme variables d’ajustement économique en les surchargeant de travaux domestiques ou en les donnant en mariage précoce, pensant à tort les mettre à l’abri. C’est un cercle vicieux dramatique. Pour briser ce cercle, l’information de masse est indispensable. C’est pourquoi l’écosystème de Kalanko refuse de stagner. Pour aller au-delà des populations connectées sur internet et toucher les foyers les plus reculés du Mali, là où ces fléaux font le plus de victimes, nous préparons activement le lancement de la première chaîne de télévision 100 % éducation du Mali. Ce projet de télévision thématique, que nous portons entièrement sur fonds propres, sera un outil de sensibilisation de masse sans précédent pour déconstruire ces normes sociales dévastatrices directement au cœur des familles.   Quel rôle les familles et particulièrement les parents doivent-ils jouer pour maintenir les filles à l’école et favoriser leur alphabétisation ? La famille est le premier ministère de l’éducation d’un enfant et les parents sont les premiers remparts contre l’ignorance. Leur rôle est absolument déterminant : ils doivent être les premiers à croire en l’intelligence, aux compétences et à l’avenir de leurs filles. Cela implique un changement de comportement au quotidien : rééquilibrer la répartition des tâches ménagères à la maison pour accorder du temps d’étude aux filles, bannir définitivement l’idée du mariage précoce, et s’impliquer activement dans la gestion de l’école de leur localité. Accompagner et sensibiliser les parents est inscrit dans l’ADN même de Kalanko depuis le premier jour. Notre tout premier journal papier, distribué gratuitement, avait pour objectif d’entrer dans les salons pour dialogue avec les chefs de famille. Aujourd’hui, à travers nos outils numériques, nos lives TikTok et nos débats interactifs, nous maintenons ce lien direct. Demain, notre future chaîne de télévision proposera des grilles de programmes axées sur la parentalité positive et l’importance du suivi scolaire. Tout cela, nous le réalisons par nos propres moyens financiers pour aider les parents maliens à devenir les premiers investisseurs de la réussite de leurs filles.   L’alphabétisation peut-elle contribuer à renforcer l’autonomie économique des filles et des femmes et, à terme, réduire leur vulnérabilité sociale ? Absolument, et j’insiste sur le fait que l’impact de cette autonomie dépasse largement le cadre individuel pour toucher la santé publique et la stabilité de la nation entière. Une mère de famille alphabétisée est le premier médecin de son foyer : elle comprend les carnets de vaccination, évite les erreurs de dosage des médicaments et veille personnellement à l’instruction de ses propres enfants. L’alphabétisation est, en réalité, le premier vaccin social contre la précarité et l’exclusion. C’est la raison pour laquelle l’évolution de Kalanko est continue. Du petit journal de suivi gratuit de nos débuts à notre présence sur toutes les plateformes aujourd’hui, notre boussole est restée inchangée : utiliser l’information spécialisée comme un levier d’émancipation collective. Notre transition prochaine vers une chaîne de télévision thématique financée sur fonds propres s’inscrit dans cette vision à long terme : éradiquer l’analphabétisme en rendant les contenus éducatifs accessibles à tous, directement dans les foyers.   Selon vous, quel rôle les médias peuvent-ils jouer dans la sensibilisation des communautés et la promotion de l’éducation des filles ? Les médias détiennent un pouvoir immense de transformation sociale et d’orientation de l’opinion publique. Un média thématique et spécialisé ne doit pas se contenter d’égrener des faits : il doit éveiller les consciences, déconstruire les préjugés et impulser des débats de fond. En mettant en lumière le parcours de femmes leaders, de scientifiques et d’entrepreneures maliennes, les médias offrent des modèles d’identification puissants pour les jeunes filles. Ils ont aussi le devoir d’interpeller les décideurs sur l’état des infrastructures scolaires et l’accessibilité des centres d’alphabétisation. C’est ce rôle d’agitateur d’idées et de vigie citoyenne que Kalanko assume fièrement à travers son écosystème multi-plateforme. En déployant nos reporters sur le terrain, en vivant les ateliers stratégiques sur la décentralisation de l’éducation et en concevant notre future chaîne de télévision sur fonds propres, nous maintenons le plaidoyer pour l’école des filles au sommet de l’agenda médiatique national. Nous mettons le traitement de l’image et de l’information au service d’un changement radical des mentalités.     Comment les nouvelles technologies, les médias et les outils numériques pourraient-ils être davantage utilisés pour toucher les filles et les jeunes femmes qui sont éloignées du système éducatif classique ? À l’ère du numérique, le smartphone ne doit plus être un simple outil de divertissement, il doit devenir une salle de classe alternative et nomade. Pour toucher les jeunes femmes non scolarisées ou vivant dans des zones affectées par l’insécurité, le numérique est la solution idéale pour briser les barrières de la distance. Nous devons concevoir et diffuser des micro-programmes d’alphabétisation fonctionnelle adaptés aux usages actuels : des capsules audio pédagogiques sur WhatsApp, des tutoriels vidéo courts en langues nationales sur TikTok ou Facebook, et des applications mobiles interactives d’apprentissage. L’histoire de Kalanko démontre la puissance de cette transition technologique. Nous avons prouvé qu’un organe peut partir d’un format papier imprimé traditionnel pour se muer en un média global digitalisé performant. C’est grâce à cette expertise numérique pointue, développée de manière indépendante et sur fonds propres, que nous parvenons aujourd’hui à capter l’attention de milliers de jeunes à travers le Mali, en introduisant des contenus éducatifs de qualité directement dans leur quotidien numérique.   À l’occasion de cette Journée internationale de l’alphabétisation, quel message souhaitez-vous adresser aux parents, aux décideurs et surtout aux jeunes filles maliennes sur l’importance de leur éducation ? Mon message à l’occasion de ce 8 septembre est un appel solennel à la responsabilité et à l’action immédiate, articulé en trois volets : Aux décideurs politiques et institutionnels : Accélérez les réformes et soutenez les initiatives innovantes. L’éducation a besoin de relais forts. Kalanko joue pleinement sa partition sur fonds propres en créant des outils d’orientation (comme notre répertoire national des écoles) et en préparant notre future chaîne de télévision, mais l’accompagnement étatique doit être massif. Aux parents et chefs de famille : Ne considérez jamais la scolarisation ou l’alphabétisation d’une fille comme une perte de temps ou une charge financière. C’est l’héritage le plus précieux, le plus durable et le plus rentable que vous puissiez léguer pour l’avenir de votre famille et du Mali. Aux jeunes filles maliennes : Prenez pleinement conscience de votre valeur, de votre force et de votre potentiel infini. Le savoir est votre seule liberté absolue, votre bouclier contre les discours de haine et votre passeport pour le monde. Ne laissez jamais personne définir vos limites à votre place. Propos recueillis par Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Face à la recrudescence des collisions de véhicules poids lourds contre les poteaux électriques, la société Énergie du Mali (EDM-SA) monte au créneau pour alerter l’opinion publique sur les dangers croissants liés aux collisions de véhicules contre les poteaux électriques. Un phénomène alarmant aux conséquences multiples, allant de la coupure d’électricité à des drames humains majeurs. A Bamako comme à l’intérieure les accidents de la circulation ne détruisent pas seulement les maisons, les commerces et les engins souvent ils se soldent par l’impact violent de véhicules contre les supports du réseau électrique (poteaux en béton ou métalliques). Ces collisions représentent une menace critique à la fois pour la sécurité physique des usagers de la route et pour la stabilité du service public notamment la fourniture de l’électricité aux populations. Ce lundi 7 septembre 2026, un nouvel incident signalé à Ouelessebougou vient rappeler les risques liés aux collisions de véhicules contre les infrastructures électriques. Dans un communiqué rendu public, EDM-SA souligne qu’il est fréquent que les poteaux électriques soient percutés et endommagés par de gros porteurs, privant ainsi les quartiers de lumière et exposant les populations à un danger de mort, d’autant plus que les conducteurs prennent souvent la fuite. « La société Énergie du Mali (EDM-SA) ne peut pas être partout, mais vous pouvez être présents au moment où de tels incidents se produisent. Alors, ne restons plus silencieux. Protégeons notre électricité et notre sécurité, agissez en citoyen », précise le communiqué. Les poteaux électriques font partie des infrastructures essentielles au fonctionnement du réseau de distribution. Lorsqu’un véhicule les percute, les dommages vont bien au-delà de la simple détérioration matérielle. La chute ou l’endommagement d’un poteau entraîne l’interruption de la fourniture d’électricité dans les secteurs concernés. Dans certaines circonstances, les câbles peuvent être sectionnés ou tomber au sol, augmentant considérablement le danger pour les habitants, les automobilistes, les motocyclistes et les autres usagers de la voie publique. Pour EDM-SA, la question dépasse donc le cadre d’un simple accident de la circulation. La protection des équipements électriques constitue un véritable enjeu de sécurité publique. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les Douanes maliennes poursuivent sans relâche leurs opérations de contrôle et de sécurisation. En l’espace de deux jours, deux saisies de nature différente illustrent la diversité des formes de contrebande auxquelles les équipes de l’Insp. Cheickna Amala Diallo sont confrontées. Le dimanche 6 septembre 2026, au poste de contrôle PK 11 de Koutiala, aux environs de 10 h 30, les agents des Douanes ont procédé à la fouille d’un car de transport en commun d’une compagnie locale, en provenance de Yorosso et à destination de Bamako. L’attention des agents a été attirée par le sac à dos d’un passager, que celui-ci gardait soigneusement auprès de lui. Une fouille approfondie du véhicule, effectuée dans la cour de la Douane en présence des passagers, a permis de découvrir 10 boules de chanvre indien, pour un poids total de 5,60 kg, ainsi que 400 plaquettes de comprimés de tramadol (Tapentadol 250 mg), soit un total de 4 000 comprimés. Les produits prohibés et les médicaments ont été saisis conformément aux procédures en vigueur. Le passager concerné, présenté comme un élève, a été interpellé pour les suites appropriées. Le lendemain, lundi 7 septembre 2026, une nouvelle opération a été menée au cœur de la capitale, à la gare routière de la compagnie Sabali Transports, située à Ngolonina. Aux environs de 13 h 30, les agents des Douanes y ont saisi 153 cartons de spaghettis d’origine turque, pour un poids total de 1 530 kg. Ces deux opérations illustrent deux facettes de la lutte contre la fraude. À Koutiala, l’intervention concernait des produits prohibés, dont la circulation clandestine constitue un enjeu majeur de protection des populations. À Bamako, la saisie portait sur des produits alimentaires d’origine étrangère, frappés d’interdiction d’importation au Mali. Au-delà de la nature des marchandises saisies, ces opérations témoignent de la vigilance permanente des services douaniers sur les principaux axes de circulation, ainsi que dans les espaces de transit et de distribution. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la protection des populations et de leurs biens, les Forces armées maliennes (FAMa), engagées dans leurs missions régaliennes, poursuivent leurs opérations de lutte contre le terrorisme dans le cadre de l’opération Dougoukoloko. Ce mardi 8 septembre 2026, l’État-Major Général des Armées a publié un communiqué pour informer l’opinion nationale de la poursuite des opérations permanentes de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national par les FAMa, appuyées par leurs partenaires. Selon le communiqué, ce lundi 7 septembre, l’exploitation de renseignements précis a permis de localiser une importante base terroriste dans la forêt de Kékoro, au nord-est de Bougouni. Le site abritait plusieurs groupes terroristes dispersés sur différents points, ainsi que du matériel de guerre, notamment des véhicules et des motos. Après évaluation de la situation, la cible a été traitée avec succès. Le même communiqué rapporte que, dans la région de Kidal, aux abords du village d’Abéibara, plusieurs autres points de concentration de groupes armés terroristes (GAT), abritant également du matériel de guerre, ont été repérés puis frappés avec précision. Par ailleurs, au nord-est de Ménaka, quatre positions occupées par des éléments du groupe terroriste État islamique au Grand Sahara (EIGS) ont été identifiées et traitées avec succès, rapporte l’État-Major Général des Armées. L’État-Major Général des Armées rassure la population que les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans les secteurs concernés. Elles visent notamment à évaluer avec précision les effets des frappes, à établir un bilan consolidé et à rechercher puis neutraliser toute menace résiduelle. L’État-Major Général des Armées réaffirme enfin la détermination des FAMa à poursuivre les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national, avec rigueur, professionnalisme et engagement. Il invite les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 7 septembre 2026, les services de l’état civil de la commune urbaine de Koulikoro ont communiqué les chiffres clés de leurs activités enregistrées au cours du premier semestre 2026. Les données recueillies témoignent d’une tendance marquée, caractérisée par une proportion plus élevée de naissances de garçons et une nette préférence pour la polygamie. Le service de l’état civil de la cité du Méguétan a ainsi dévoilé ses statistiques semestrielles, offrant un aperçu de la situation démographique de la commune. Du 1er janvier au 30 juin 2026, ce sont au total 804 nouveau-nés qui ont été officiellement déclarés auprès des services compétents. Les statistiques de natalité marquent un léger avantage pour les naissances de sexe masculin : Garçons : 431 enregistrements, soit environ 53,6 % ; Filles : 373 enregistrements, soit environ 46,4 %. Du côté des unions civiles, la mairie de Koulikoro a célébré et enregistré 107 mariages au cours du même semestre. L’analyse des régimes matrimoniaux choisis par les nouveaux époux met en lumière une écrasante majorité : sur les 107 unions, 103 ont été scellées sous le régime de la polygamie, confirmant une tendance sociétale solidement ancrée dans la commune. Concernant la mortalité, les services officiels ont enregistré 52 cas, dont 37 hommes et 15 femmes. Par ailleurs, 30 jugements supplétifs ont été établis. Pour les responsables de l’état civil de la commune urbaine de Koulikoro, ces chiffres témoignent du travail de proximité mené par les autorités locales pour encourager les populations à accomplir les démarches administratives indispensables. En effet, la déclaration des faits d’état civil demeure un pilier fondamental pour la protection des droits des citoyens, l’établissement des statistiques de développement et la planification urbaine. Alors que les services de la mairie poursuivent leurs efforts de sensibilisation, ces données du premier semestre 2026 confirment l’importance accordée progressivement par les habitants de Koulikoro aux formalités administratives, un gage essentiel pour l’avenir de la commune. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La grande famille de la culture malienne a le cœur lourd et les yeux tournés vers le ciel. L’artiste Modibo Diarra, connu sous le nom de Van Baxy, l’enfant de Ségou, a tiré sa révérence des suites d’une maladie, laissant derrière lui un vide immense et des mélodies qui résonnent déjà comme des échos éternels. Véritable créateur d’émotions, sa voix unique portée par les riches traditions de notre terroir et ouverte sur la modernité résonnait comme le reflet des joies et des peines de notre peuple. Il incarnait cette jeunesse créative, audacieuse, courageuse et profondément attachée à ses racines ainsi qu’à son quartier de Magnambougou. Aujourd’hui, avec la disparition de Van Baxy, c’est toute la scène artistique malienne qui pleure un frère, un modèle et un ambassadeur de notre patrimoine. Ses chansons, empreintes de sagesse, de joie de vivre et parfois de mélancolie, continuent de vibrer en nous. Elles constituent désormais son plus précieux héritage. À travers ses morceaux engagés, Van Baxy chantait l’âme du Mali profond. Producteur, compositeur et artiste intègre, il a marqué sa génération par son travail acharné et sa proximité constante avec le public. Avec des œuvres comme « Maliba », inspirée de l’immense héritage de Bazoumana Sissoko, Van Baxy a su faire dialoguer les générations. Il a su saisir une mémoire ancienne pour la transmettre à la jeunesse, faisant de sa musique un véritable pont entre le passé et le présent. Un artiste ne meurt jamais vraiment tant que sa voix continue de vibrer dans le cœur de son peuple. L’enterrement est prévu ce soir à partir de 16 heures à Magnambougou Le micro s’est tu, la légende demeure : Adieu Van Baxy ! Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Longtemps confrontées à une double crise du carburant et de l’énergie, les populations maliennes voient progressivement la situation s’améliorer. Grâce à une mobilisation des autorités, des opérateurs pétroliers et des Forces de défense et de sécurité, l’approvisionnement en carburant connaît aujourd’hui une nette amélioration, tandis que la crise énergétique évolue progressivement vers une sortie de crise. La crise du carburant, conjuguée aux difficultés énergétiques marquées par des coupures récurrentes d’électricité, a fortement perturbé le quotidien des Maliens. Entre files d’attente interminables devant les stations-service, difficultés d’approvisionnement, ralentissement des activités économiques et perturbations dans les foyers comme dans les services publics, ces deux crises ont longtemps constitué un véritable frein au fonctionnement normal du pays. Face à cette situation préoccupante, les autorités de la Transition ont multiplié les initiatives afin de rétablir progressivement la situation et de redonner  souffle aux populations. Sur le front du carburant, la synergie entre le gouvernement, les opérateurs pétroliers et les Forces de défense et de sécurité produit désormais des résultats visibles. L’escorte des convois de camions-citernes par les forces de sécurité contribue notamment à sécuriser l’acheminement des produits pétroliers vers le Mali. Cette mobilisation permet d’assurer une meilleure régularité de l’approvisionnement, aussi bien dans la capitale que dans les régions. Ainsi, les longues files d’attente qui étaient devenues familières devant les stations-service se font désormais beaucoup plus rares. À Bamako comme à l’intérieur du pays, le carburant est aujourd’hui davantage disponible, permettant aux usagers et aux opérateurs économiques de reprendre leurs activités dans des conditions plus normales. L’électricité, l’autre grand défi Si la situation du carburant connaît une amélioration notable, la crise énergétique reste l’un des principaux défis auxquels le pays doit faire face. Là encore, des efforts sont engagés pour améliorer progressivement la fourniture d’électricité. L’arrivée du nouveau Directeur général de l’EDM-SA, Madani Dravé, ainsi que l’implication du ministère chargé de l’Énergie et de l’Eau, s’inscrivent dans cette dynamique visant à améliorer durablement la desserte électrique. Sous l’impulsion du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, les différents acteurs du secteur multiplient les initiatives pour réduire les délestages et renforcer la capacité du système énergétique national. L’objectif est de faire des longues coupures d’électricité un mauvais souvenir et permettre aux ménages, aux entreprises et aux services publics de fonctionner avec davantage de stabilité. En effet, derrière les crises du carburant et de l’électricité se trouve un enjeu majeur, celui de la relance de l’économie nationale. La disponibilité du carburant facilite les déplacements et le transport des marchandises, tandis qu’une fourniture électrique plus régulière est indispensable au fonctionnement des entreprises, des commerces et des unités de production. Certes, des défis demeurent et la consolidation de ces acquis nécessitera des efforts continus. Mais les améliorations observées sur le front du carburant et les progrès enregistrés dans le secteur de l’énergie témoignent d’une volonté des autorités de trouver des réponses durables. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 7 septembre 2026, Abderrahmane Keïta, directeur de publication du journal Le Témoin, a comparu devant le Pôle National de Lutte contre la Cybercriminalité. Après deux précédents renvois, le procès est entré dans le vif du sujet avec les réquisitions du ministère public.   À l’issue des débats à la barre, le ministère public a requis une peine ferme de trois ans d’emprisonnement à son encontre.   La défense aura l’opportunité de plaider la cause du prévenu afin de convaincre la juridiction, avant que le tribunal ne rende son délibéré.   Ce dossier met en lumière la vigilance accrue et la montée en puissance des procédures menées par le Pôle National de Lutte contre la Cybercriminalité face aux infractions imputées aux acteurs des médias et aux utilisateurs des plateformes numériques.   Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
MLes examens du Brevet de technicien agro-pastoral, première et deuxième parties (BT1 et BT2), ont officiellement débuté ce lundi 7 septembre 2026 à Bamako et à l’intérieur du pays. L’effectif total s’élève à 5 210 candidats, dont 2 982 filles, répartis dans 35 centres. Avec un effectif estimé à 3 898 candidats pour le BT1 et 1 323 pour le BT2, ce sont également plus de 600 candidats libres qui planchent sur ces épreuves, dont la clôture est prévue ce vendredi. Derrière ces chiffres se dessine une ambition nationale : doter les filières agricoles et d’élevage de techniciens qualifiés, capables de relever les défis liés à la sécurité alimentaire, à la transformation locale et à la résilience climatique. Dans un pays où l’agriculture et l’élevage constituent des piliers majeurs de l’économie et emploient une grande partie de la population active, la formation professionnelle agricole apparaît plus que jamais comme une nécessité pour accompagner le développement du secteur. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La lutte contre la fraude et le commerce illicite vient de marquer un nouveau point. Sur l’axe stratégique San-Koutiala, les éléments de la Section Recherche et Interventions (SRI) de la Direction Régionale des Douanes de Koutiala ont réalisé ce mercredi 2 septembre, une importante saisie de produits de première nécessité destinés à la contrebande. Cette cargaison frauduleuse, introduite sur le territoire en violation des réglementations en vigueur, a été stoppée grâce à la vigilance et à la promptitude des agents des douanes sur l’axe San–Koutiala, dans un camion fourgon à destination de Koutiala. Agissant sur la base d’un renseignement professionnellement exploité, les agents ont découvert une cargaison dissimulée sous des fûts de 200 litres, manifestement destinés à tromper leur vigilance. Selon les sources douanières, la saisie porte sur 100 sacs de farine importée de 25 kg, soit 2,5 tonnes, et 200 cartons d’huile végétale d’un litre à raison de dix unités par carton, représentant 2 000 litres d’huile. Cette action témoigne de la détermination de l’administration douanière à protéger l’économie nationale, à lutter contre la concurrence déloyale et à veiller à la sécurité sanitaire des consommateurs en contrôlant la qualité des produits circulant sur les grands axes routiers du pays. A noter que l’introduction irrégulière de produits sur le territoire national peut priver l’État de recettes et créer une concurrence déloyale au détriment du commerce licite. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le feuilleton judiciaire opposant l’artiste Babani Koné (dite Sirani) à Mariam Ba Lagaré (dite Dougouwili Mamou) continue de faire couler beaucoup d’encre et de susciter les passions au sein de l’opinion publique. Selon une publication de Shérif de Bamako, le manager de Mariam Ba Lagaré, le procès a une nouvelle fois été renvoyé ce lundi 7 septembre 2026. Les regards se tournent désormais vers le 1er février 2027, date à laquelle les deux parties espèrent enfin voir le bout du tunnel face aux juges du Pôle National de Lutte contre la Cybercriminalité. Entre espoirs de résolution et fatigue des reports successifs, ce feuilleton judiciaire rappelle combien la machine de la justice peut parfois mettre les nerfs à rude épreuve. Pour les concernées comme pour les observateurs, c’est une longue très longue course de fond qui se poursuit, en attendant que la vérité des prétoires vienne enfin clore ce chapitre. L’affaire continue donc de faire parler, mais surtout, elle exige encore et toujours de la patience… Mohamed Kanoute Source : Mali Boîte de commentaires Facebook [...]
Washington fait la sourde oreille face au discours de souveraineté du gouvernement malien et veut couper les vivres aux groupes armés. Déposé le 31 août 2026 par les représentants Jimmy Panetta et Joe Wilson, le projet de loi américain H.R. 10195 marque un tournant. Le Congrès ne cible plus seulement les mouvements des djihadistes, mais s’attaque directement à leur trésor de guerre ; l’or du Mali.   Le texte impose au Département d’État d’examiner, sous 180 jours, les circuits financiers alimentant le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à al-Qaïda. Au cœur de cette stratégie figure la cartographie de l’économie minière souterraine. Washington estime que le contrôle des sites d’orpaillage artisanal et le racket des comptoirs d’achat fournissent aux terroristes des ressources financières colossales, leur permettant d’acheter des armes et d’asseoir leur influence.   Pour les services de renseignement américains, la traque financière doit briser l’omertà sur les routes de transit. L’article 3 de la proposition de loi exige l’identification précise des facilitateurs et des intermédiaires financiers qui blanchissent le métal précieux. Les filières illégales s’étendent bien au-delà de Bamako ; Les flux de contrebande s’orientent vers des hubs internationaux où l’or est fondu, effaçant toute traçabilité avant d’intégrer les marchés mondiaux.   Le Congrès américain souhaite également mesurer l’efficacité de sa propre politique. Le rapport devra évaluer si les sanctions américaines actuelles affaiblissent réellement les réseaux terroristes ou si elles pénalisent involontairement les capacités de l’État malien. En ciblant les circuits de l’or, Washington espère imposer un blocus financier capable d’enrayer une violence devenue endémique dans tout le Sahel.   Dans un contexte sahélien marqué par le retrait des forces occidentales, la traque de l’or apparaît comme le dernier levier d’influence de Washington pour tenter de mettre fin à une crise sécuritaire qui menace désormais de déborder sur les États côtiers de l’Afrique de l’Ouest. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) n’est pas restée muette face à la décision temporaire du consulat chinois au Mali de délocaliser les demandes de visas vers Abidjan, Dakar et Rabat. Elle a mené des démarches urgentes auprès de l’ambassade de Chine à Bamako, le 28 août 2026. Cette rencontre avait pour objectif d’obtenir la reprise de la délivrance des visas, temporairement suspendue en raison de travaux routiers ayant nécessité la démolition et la reconstruction des locaux consulaires chinois. Face à l’inquiétude grandissante des opérateurs économiques, le bureau de la CCIM, conduit par son secrétaire général, Mahamadou SANOGO, a initié un plaidoyer direct auprès du corps diplomatique chinois à Bamako. Reçu par Liu Kaiyuan, premier conseiller de l’ambassade de Chine au Mali, l’objectif était de plaider en faveur de la reprise de la délivrance des visas pour les opérateurs économiques, en insistant sur son importance pour la mobilité des acteurs économiques et des biens. Il était également question de clarifier une situation qui alimentait de nombreuses rumeurs sur les réseaux sociaux. L’ambassade de Chine a promptement réagi en rassurant les partenaires maliens : l’arrêt des services n’est en rien une sanction politique ni un refus de reconnaître les passeports nationaux. Il s’agit d’une contrainte strictement technique liée au chantier d’aménagement de la route Bamako-Koulikoro. Pour maintenir le lien, la partie chinoise a rassuré sur le fait que des dispositions sont en œuvre pour rétablir le service dans les meilleurs délais. La solution consistant à se rendre à Abidjan, Dakar ou encore Rabat impose de lourdes contraintes économiques et commerciales aux demandeurs maliens, justifiant l’urgence de la démarche de la CCIM. Pour les commerçants, ce détour régional se traduit par une explosion des coûts logistiques : billets d’avion supplémentaires, frais de séjour prolongés dans les pays d’accueil et recours obligatoire à des coûts intermédiaires. Pour le moment, seule une accélération des travaux du nouveau consulat de Bamako permettra de préserver le dynamisme des échanges bilatéraux. Cet épisode invite les décideurs économiques maliens à mener une réflexion plus profonde sur la diversification de leurs partenaires internationaux afin de mieux protéger le commerce national contre les aléas de la logistique administrative. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les Forces armées maliennes (FAMa), engagées dans leurs missions régaliennes de protection des populations et de leurs biens, poursuivent leurs opérations de lutte contre le terrorisme dans le cadre de l’opération Dougoukoloko. Dans un communiqué publié ce dimanche 6 septembre 2026, l’État-Major Général des Armées informe l’opinion nationale que les FAMa, appuyées par leurs partenaires, poursuivent leurs opérations permanentes de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national. Selon le communiqué, l’exploitation fructueuse de renseignements précis a permis, dimanche 6 septembre, de localiser plusieurs points de concentration de groupes armés terroristes (GAT) dans le secteur de Berdossou, dans la région de Bandiagara. Ces sites, qui abritaient plusieurs centaines de terroristes ainsi qu’un important matériel de guerre et environ deux cents (200) motocyclettes, ont été traités avec succès après évaluation de la situation. À l’est de Sofara, dans la région de Mopti, un groupe armé terroriste impliqué dans des vols de bétail a également été repéré. Pris en chasse par des unités conjointes, le groupe aurait tenté d’utiliser des drones largueurs de charges avant d’être rattrapé et neutralisé, rapporte l’État-Major Général des Armées. Toujours selon le communiqué, au sud d’Aguelhok, plusieurs autres points de regroupement abritant de nombreux terroristes, des véhicules et du matériel de guerre ont été identifiés, puis frappés avec précision. L’État-Major Général des Armées rassure la population que les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans les secteurs concernés. Elles visent notamment à évaluer avec précision les effets des frappes, à établir un bilan consolidé et à rechercher puis neutraliser toute menace résiduelle. L’État-Major Général des Armées réaffirme enfin la détermination des FAMa à poursuivre les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national, avec rigueur, professionnalisme et engagement. Il invite les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
À 45 ans, Mariam porte encore les traces d’une excision subie dans son enfance. Entre douleurs menstruelles, intervention chirurgicale, appréhension de la vie conjugale et césariennes répétées, son parcours illustre les conséquences que les mutilations génitales féminines peuvent laisser longtemps après le geste. Alors que le débat sur leur interdiction revient au premier plan au Mali, notamment avec l’appel de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) en août 2026, les données scientifiques rappellent l’ampleur d’un problème à la fois sanitaire, social et humain.   « Je ne suis pas une femme entière ». Ces quelques mots résument une souffrance que Mariam porte depuis plusieurs décennies. Aujourd’hui cadre au Mali, cette femme de 45 ans a longtemps vécu avec les conséquences d’une pratique qu’elle n’avait pas choisie.   Elle découvre à l’âge de 16 ans que ses difficultés de santé sont liées à l’excision. Ses premières règles, apparues à 14 ans, étaient irrégulières et particulièrement douloureuses. En consultation, un gynécologue identifie une complication nécessitant une intervention. C’est alors que Mariam interroge sa mère.   La réponse arrive dans les larmes : elle avait été excisée deux fois par sa grand-mère maternelle et avait perdu beaucoup de sang, au point de frôler la mort. Elle subit ensuite une intervention médicale pour corriger les conséquences de cette mutilation.   Mais l’intervention ne met pas fin à ses inquiétudes. Mariam raconte avoir vécu avec la peur des rapports sexuels et de leurs éventuelles douleurs. Cette crainte l’a conduite, dit-elle, à renoncer à plusieurs relations amoureuses, voire au mariage. À 30 ans, lorsqu’elle finit par se marier et tombe enceinte, une nouvelle épreuve commence : son gynécologue lui annonce qu’un accouchement par voie naturelle pourrait présenter un risque de fistule obstétricale. Une césarienne est alors programmée. La même situation se reproduira lors de ses autres maternités.   Son histoire donne un visage aux chiffres.   Au Mali, les données disponibles montrent que l’excision demeure profondément ancrée. Selon les éléments rapportés dans le document, l’EDS-Mali VI de 2018 estimait à 89 % la proportion de femmes de 15 à 49 ans excisées, tandis que 73 % des filles de 0 à 14 ans étaient concernées. Plus récemment, les données de l’INSTAT citées dans le même document font état d’une proportion de femmes de 15 à 49 ans déclarant avoir été excisées passée de 85,2 % en 2006 à 88,6 % en 2023-2024. Derrière cette persistance se trouvent des mécanismes sociaux complexes. Au Mali, l’excision a longtemps été associée à l’identité communautaire, au mariage, à la respectabilité et au contrôle de la sexualité féminine. Dans certaines représentations traditionnelles rapportées par les travaux cités, la fille non excisée pouvait être exposée à la stigmatisation et à la marginalisation. L’abandon de la pratique ne relève donc pas uniquement d’une décision individuelle : il implique de remettre en question des normes sociales profondément enracinées. Pourtant, aucune justification culturelle ne supprime les conséquences sanitaires.   Les complications peuvent survenir immédiatement ou plusieurs années après l’excision. Les travaux réalisés au service de chirurgie pédiatrique du CHU Gabriel-Touré évoquent notamment les hémorragies, les infections, la rétention urinaire, les cicatrices, les kystes, les complications génito-urinaires, les douleurs lors des rapports sexuels et certaines complications obstétricales.   Une étude rétrospective et prospective menée entre juin 2012 et juin 2018 au CHU Gabriel-Touré a recensé 35 cas de complications liées à l’excision sur 16 441 consultations. Ces complications représentaient 0,21 % des consultations, 0,39 % des hospitalisations et 0,71 % des interventions chirurgicales. L’étude précise toutefois que cette fréquence est probablement sous-estimée, certaines complications étant prises en charge dans d’autres structures ou par d’autres spécialités. Les données de cette étude sont particulièrement révélatrices d’une réalité souvent invisible : 83 % des patientes de la série avaient subi l’excision avant l’âge de six mois, avec un âge moyen de 2,5 ans parmi les patientes prises en charge. Les complications ne sont donc pas uniquement celles d’adolescentes ou de femmes adultes : elles peuvent commencer dès les premiers mois de la vie.   L’étude a également retrouvé différents types de mutilations, avec une prédominance du type II, représentant 74,3 % des cas étudiés, suivi du type I avec 14,3 % et du type III avec 11,4 %. Les complications hémorragiques figuraient parmi celles observées.   À long terme, les conséquences peuvent toucher plusieurs dimensions de la vie. Les douleurs persistantes, les troubles menstruels, les cicatrices et la dyspareunie peuvent affecter la vie intime. Les complications obstétricales peuvent également compliquer la grossesse et l’accouchement. Le traumatisme peut enfin laisser des traces psychologiques durables.   Pour Mariam, ces traces ne sont pas seulement médicales. Elles sont aussi intimes. Elle dit vivre aujourd’hui une vie accomplie en apparence, tout en conservant au fond d’elle la peur de nouvelles complications et le sentiment d’avoir été privée d’une partie de son intégrité. C’est précisément cette expérience qui l’a poussée à faire de la lutte contre l’excision un combat personnel.   La question est désormais aussi juridique. Dans un communiqué rendu public le 26 août 2026, la CNDH a appelé les autorités de transition à adopter un texte législatif interdisant spécifiquement les mutilations génitales féminines sur l’ensemble du territoire malien. L’institution rappelle que la Constitution du 22 juillet 2023 consacre notamment le droit à la vie, à la sécurité et à l’intégrité de la personne. Le nouveau Code pénal malien, promulgué le 13 décembre 2024, a renforcé la répression de plusieurs formes de violences basées sur le genre et des pratiques traditionnelles néfastes. Mais, selon l’analyse juridique contenue dans le document, l’excision ne fait toujours pas l’objet d’une incrimination pénale spécifique. Le défi dépasse donc la seule adoption d’une loi. Il concerne aussi la prévention, l’éducation, la prise en charge médicale des survivantes et surtout la transformation des normes sociales. Mariam, elle, a choisi de parler. Son histoire rappelle que derrière chaque pourcentage se trouve une femme, une fille, une vie et parfois des décennies de souffrance silencieuse. Au Mali, l’enjeu n’est plus seulement de compter celles qui ont subi l’excision. Il est désormais de faire en sorte que les générations futures n’aient plus à en porter les conséquences.   Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
@horon_phone, qui rassemble aujourd’hui plus de 6 millions d’abonnés provenant de plusieurs régions du monde. Derrière les grandes communautés qui se développent aujourd’hui sur les réseaux sociaux se trouvent souvent des personnes dont le public connaît davantage le nom public que l’identité réelle. C’est notamment le cas d’Aboubacrine Traoré, connu d’une grande partie de son audience sous le nom de Horon Phone. Aujourd’hui, son compte TikTok @horon_phone a franchi le cap des 6 millions d’abonnés, une étape importante dans son parcours numérique et dans le développement de son identité publique sur les réseaux sociaux. Mais derrière le nom Horon Phone se trouve avant tout une personne, un créateur et une personnalité qui apparaît directement dans les contenus suivis par cette importante communauté. Une identité publique devenue reconnaissable Sur les réseaux sociaux, l’identité sous laquelle une personnalité devient connue peut progressivement prendre une place considérable. Le public reconnaît parfois un créateur à son pseudonyme, à son nom public ou à l’univers qu’il a construit autour de ses contenus. Pour Aboubacrine Traoré, cette identité est devenue Horon Phone. Au fil des publications, ce nom s’est associé à sa présence devant la caméra, à ses vidéos et à l’univers de la téléphonie qui accompagne aujourd’hui son activité. Pour les millions d’internautes qui suivent @horon_phone, Horon Phone est ainsi devenu bien plus qu’un simple nom. Il s’agit d’une identité numérique directement liée à la personnalité qui apparaît et incarne le contenu publié sur le compte. Le visage derrière le compte @horon_phone Contrairement à certaines grandes pages sur lesquelles plusieurs personnes peuvent produire du contenu, la présence de Horon Phone repose également sur la personnalité qui apparaît directement dans les vidéos. Aboubacrine Traoré est le visage derrière cette identité publique. Sa présence dans les contenus permet à son audience d’associer directement la personne réelle à l’univers numérique développé sous le nom Horon Phone. Cette dimension personnelle est particulièrement importante sur les plateformes numériques. Aujourd’hui, les internautes ne suivent pas uniquement des produits ou des entreprises. Ils suivent également des personnalités, des visages et des créateurs avec lesquels ils peuvent établir une certaine proximité à travers les contenus. C’est précisément cette relation directe qui constitue l’une des principales caractéristiques de la création de contenu moderne. Du contenu à une communauté de 6 millions de personnes Le franchissement du cap des 6 millions d’abonnés représente une étape importante dans l’évolution de @horon_phone. Une telle communauté ne représente pas simplement un chiffre affiché sur un profil. Elle témoigne d’une présence numérique qui a réussi à attirer et à maintenir l’attention d’un très grand nombre d’internautes. La construction d’une audience sur les réseaux sociaux repose sur plusieurs éléments : la régularité, la capacité à attirer l’attention, la personnalité du créateur et la construction d’une identité reconnaissable. À travers le nom Horon Phone, Aboubacrine Traoré a développé une identité publique qui est aujourd’hui directement associée à son image et à ses contenus. Le résultat est une communauté numérique qui rassemble désormais plus de 6 millions d’abonnés sur TikTok. Une communauté qui dépasse les frontières L’une des particularités de la communauté réunie autour de @horon_phone est également sa diversité géographique. Les abonnés du compte ne se trouvent pas uniquement au Mali. La communauté est composée d’internautes provenant de plusieurs pays d’Afrique, notamment de différentes sous-régions du continent, mais également d’Europe et d’autres régions du monde. Cette diversité s’explique notamment par la nature internationale des plateformes numériques. Aujourd’hui, une vidéo publiée depuis un pays peut être découverte, partagée et suivie par des internautes situés à des milliers de kilomètres. Les frontières géographiques ne constituent donc plus les mêmes limites qu’auparavant dans la construction d’une communauté. À travers TikTok, Horon Phone a ainsi réussi à développer une audience qui dépasse largement son environnement local et qui rassemble des internautes présents dans différentes régions du monde. L’univers de la téléphonie au cœur de son identité Le nom Horon Phone est naturellement associé à l’univers des smartphones et de la téléphonie. Cet environnement fait aujourd’hui partie de l’identité développée autour du créateur et de sa présence numérique. Les smartphones occupent désormais une place centrale dans la vie quotidienne. Ils permettent de communiquer, de travailler, de se divertir, mais également de créer et de partager du contenu. Cette évolution a profondément changé la manière dont de nouvelles personnalités peuvent se faire connaître. Avec un téléphone, il est aujourd’hui possible de produire une vidéo capable d’être découverte par des milliers, voire des millions de personnes. L’univers de la téléphonie et celui de la création numérique sont donc devenus de plus en plus proches. Une personnalité dans une nouvelle génération numérique Le développement des réseaux sociaux a fait émerger une nouvelle génération de personnalités publiques. Contrairement aux modèles traditionnels, leur notoriété ne dépend plus uniquement de la télévision, de la radio ou de la presse. Les créateurs peuvent désormais construire leur propre audience et communiquer directement avec elle. Aboubacrine Traoré s’inscrit dans cette nouvelle réalité. Connu publiquement sous le nom de Horon Phone, il représente une personnalité dont la visibilité s’est développée directement à travers les plateformes numériques. Avec plus de 6 millions d’abonnés sur TikTok, son identité publique est aujourd’hui associée à une communauté particulièrement importante et géographiquement diverse. Entre identité personnelle et identité publique L’une des particularités de l’univers numérique est la possibilité de développer une identité publique différente du nom civil. Dans le cas d’Aboubacrine Traoré, Horon Phone est devenu le nom sous lequel une grande partie du public le reconnaît. Cette identité publique est directement liée à la personne qui apparaît dans les contenus et qui représente le visage du compte @horon_phone. Aujourd’hui, l’association est claire : derrière Horon Phone se trouve Aboubacrine Traoré et, derrière le compte TikTok suivi par plus de six millions de personnes, se trouve une personnalité qui continue de construire son univers numérique. Une évolution qui se poursuit Le franchissement du cap des 6 millions d’abonnés représente une étape importante, mais l’univers des réseaux sociaux continue d’évoluer rapidement. Les attentes du public changent, les plateformes évoluent et les créateurs doivent constamment s’adapter. Pour Aboubacrine Traoré, connu du public sous le nom de Horon Phone, cette communauté représente aujourd’hui un élément majeur de sa présence numérique. Avec des abonnés présents au Mali, dans plusieurs pays africains, en Europe et dans différentes régions du monde, sa communauté dépasse désormais largement les frontières de son pays. Entre création de contenu, téléphonie et présence sur les réseaux sociaux, son parcours illustre la manière dont une personnalité peut aujourd’hui construire sa notoriété auprès d’une audience internationale de plusieurs millions de personnes. Avec plus de 6 millions d’abonnés réunis autour de @horon_phone, Horon Phone poursuit désormais son évolution avec une communauté internationale et une identité publique solidement associée à son créateur, Aboubacrine Traoré. Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de l’opération « Kokadjè », menée par la Direction régionale de la Police nationale de Kayes, dirigée par le Contrôleur principal de police Tapa Oury Demba DIALLO, le 1er Arrondissement, sous la houlette de l’expérimenté Commissaire principal Daouda CISSÉ, a interpellé, le 29 août 2026 à Lafiabougou, huit (08) individus membres d’un réseau d’escroquerie, de séquestration, de détournement de mineurs et de trafic illicite de personnes. À la suite d’un renseignement anonyme, les investigations minutieuses de la Brigade de recherche ont conduit à la découverte d’une maison où les victimes étaient retenues et contraintes à recruter d’autres personnes, sous la promesse d’emplois bien rémunérés. Au total, cinquante-trois (53) victimes ont été identifiées. Les huit (08) mis en cause, identifiés par les initiales L.T., 29 ans ; A.T., 27 ans ; Y.K., 27 ans ; B.D., 20 ans ; S.T., 19 ans ; B.B., 36 ans ; M.K., 27 ans et M.B., 30 ans, ont été placés à la disposition de la Justice. L’enquête se poursuit. Selon l’expérimenté Commissaire principal Daouda CISSÉ, cette opération témoigne de l’engagement constant de la Police nationale dans la lutte contre la criminalité, conformément aux orientations du Directeur général de la Police nationale, le Contrôleur général de police Youssouf KONÉ, avec le soutien du ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Par ailleurs, il invite la population à renforcer sa collaboration avec les Forces de l’ordre en signalant au numéro vert 101 tout comportement suspect. Le Commissaire a salué ses équipes pour le travail accompli. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce mercredi 2 septembre 2026, la Douane a réalisé à Sikasso une importante saisie de boissons alcoolisées frelatées sur l’axe Zégoua-Sikasso, lors d’un contrôle de routine.   Une fouille minutieuse d’un camion suspect en provenance d’un pays voisin, menée conjointement par la Section de Recherche et la Brigade Mobile d’Intervention (BMI), a permis de coincer les contrebandiers.   Selon les sources douanières, la fouille du véhicule a permis de découvrir cent cinquante (150) cartons de boissons alcoolisées frelatées, dissimulés dans le chargement. Le conducteur du camion a été conduit, avec le véhicule, dans les locaux de la Direction régionale pour les besoins de l’enquête. Les 150 cartons de boissons ont été immédiatement placés sous scellés.   Cette nouvelle opération témoigne de la vigilance des services douaniers sur les principaux axes de circulation et de leur engagement dans la lutte contre la fraude, notamment contre l’introduction et la commercialisation de produits susceptibles de présenter des risques pour la santé des populations.   Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la lutte contre la délinquance et le grand banditisme sous toutes leurs formes, le Commissariat de Police de Sogoniko, Sous la direction du Commissaire principal de Police Zeïnabou Walett ICHIKAN, a procédé, le 26 août 2026, à l’interpellation de huit (08) individus suspects pour des faits de vol et de recel de motos et de téléphones portables commis à Bamako. Cette opération menée par le Commissariat de Police de Sogoniko illustre l’efficacité des forces de sécurité dans la traque des réseaux criminels à Bamako, notamment face aux récurrents vols de motos et de téléphones portables qui touchent les citoyens. L’interpellation de ces huit individus permet de démanteler une filière active de recel. Déclenchée par l’interpellation d’un suspect nommé I.D., alias Bah-Issa, âgé de 22 ans, à l’auto-gare de Sogoniko, en possession d’une moto sans papiers, l’enquête minutieuse de la Brigade de Recherches a permis de remonter la piste d’un réseau présumé spécialisé dans le vol et le recel de motos et de téléphones à Bamako. À Magnambougou Faso Kanu, trois (03) suspects, S.T. dit Rasta, âgé de 18 ans, L.T. alias Fato, âgé de 21 ans, et I.D. dit Youma, âgé de 31 ans, ont été interpellés en possession d’une moto Djakarta et de plusieurs téléphones portables présumés volés. Un autre suspect, A.T., âgé de 23 ans, a été interpellé à Daoudabougou, en possession d’une deuxième moto Djakarta présumée volée. Les investigations ont ensuite conduit à l’interpellation de trois (03) autres suspects : A.S.B. alias Kacha, âgé de 17 ans, S.F. dit Bara, âgé de 20 ans, et D.Y., âgé de 26 ans, en possession d’une moto Djakarta au quartier de Magnambougou. Au total, quatre (04) motos et dix (10) téléphones portables ont été récupérés. Les huit (08) suspects ont été mis à la disposition de la Justice et les investigations se poursuivent afin d’interpeller les éventuels complices. Selon le Commissaire principal de Police Zeïnabou Walett ICHIKAN, en charge du Commissariat de Police de Sogoniko, cette opération traduit la détermination des forces de l’ordre à lutter contre toutes les formes de criminalité, conformément aux orientations du Directeur général de la Police nationale, le Contrôleur général de Police Youssouf KONÉ, avec le soutien du ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Par ailleurs, elle a également invité la population à renforcer sa collaboration avec les forces de l’ordre en signalant, au numéro vert 101 de la Police nationale, tout comportement suspect. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce jeudi 3 septembre 2026, la Chambre criminelle du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité a rendu son verdict dans l’affaire Alpha Yaya Sangaré. L’ancien colonel de la Gendarmerie nationale a été condamné à vingt ans d’emprisonnement ferme, après une requalification des faits qui a redessiné les contours de son procès face à l’État du Mali. La requalification juridique décidée par les juges témoigne de la complexité de ce dossier, où la frontière entre l’expression, l’opinion et l’infraction pénale s’est révélée être un terrain d’une extrême âpreté. Initialement poursuivi pour divers chefs d’inculpation, dont la diffusion de fausses nouvelles, l’atteinte au crédit de l’État et des faits de nature à compromettre la discipline militaire, Alpha Yaya Sangaré a finalement été reconnu coupable par le tribunal des infractions reprochées, et plus particulièrement d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État. La peine prononcée sanctionne les infractions dont la culpabilité a été retenue par la Chambre criminelle et s’inscrit dans le cadre des dispositions pénales applicables aux faits examinés, notamment celles relatives aux infractions commises par le moyen des systèmes d’information et aux atteintes aux intérêts protégés par la législation pénale. La décision ordonne en outre la saisie intégrale des ouvrages jugés comme étant les instruments de l’infraction, en application des articles 223-2 alinéa 2, 223-5 et 223-6 du Code pénal malien (Loi n°2024-027 du 13 décembre 2024). L’affaire trouve son origine dans l’arrestation d’Alpha Yaya Sangaré, intervenue le 2 mars 2024 à Bamako, quelques jours après qu’il a présenté son ouvrage intitulé Mali : le défi du terrorisme en Afrique. Long d’environ quatre cents pages, le livre traite principalement de la lutte contre le terrorisme au Mali. L’auteur y rapporte notamment des accusations d’abus commis contre des personnes soupçonnées d’appartenir à des groupes armés, en s’appuyant sur différents travaux et rapports consacrés à la situation sécuritaire et aux droits humains dans le pays. Les accusations rapportées dans l’ouvrage, notamment celles concernant des faits imputés à des membres des Forces armées maliennes, avaient été contestées par le ministère de la Défense et provoqué de vives réactions au sein des autorités. C’est dans ce contexte qu’était intervenue l’arrestation de l’auteur, dont le dossier a ensuite connu plusieurs étapes judiciaires, sa défense continuant tout au long de la procédure de contester les accusations portées contre lui. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
C’est à travers une décision du gouverneur de la région de Mopti, la « Venise malienne » en date du 23 août 2026 que l’information a été rendue publique. Le gouverneur a prolongé d’un mois l’interdiction de circulation nocturne des pinasses, pirogues et autres embarcations fluviales. Selon la décision, l’interdiction initialement prise le 5 mai 2026, est prorogée du 24 août au 22 septembre. Elle s’applique chaque jour de 18 heures à 7 heures sur l’ensemble de la région de Mopti. La mesure vise à renforcer le contrôle et la protection des populations face aux menaces persistantes dans la zone. « Les pinasses, les pirogues ainsi que toutes autres embarcations fluviales sont concernées par cette mesure. Seuls les moyens de transport fluvial appartenant aux Forces de défense et de sécurité sont exemptés », précise le document. Avec la prorogation d’un mois de l’interdiction de circulation nocturne pour les pinasses et les pirogues, c’est tout un pan de la vie de Mopti qui retient son souffle. Le fleuve Niger, qui est d’ordinaire une artère vibrante d’échanges, de commerce et de rencontres, s’immobilise dès que le soleil disparaît. Pour les commerçants et les voyageurs, cette mesure de sécurité prolongée jusqu’au 22 septembre 2026 sonne comme une épreuve supplémentaire de patience et de résilience. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Face aux dangers silencieux du marché noir des produits pharmaceutiques non homologués, la Brigade Mobile d’Intervention (BMI) de Bamako a frappé un grand coup en interceptant dans la nuit du 27 août 2026, 305 cartons de produits pharmaceutiques non homologués prêts à inonder le pays. Guidés par une information précise, les douaniers de la BMI ont cueilli à 2 heures du matin, au cœur de Tièkènina, le convoi suspect qui filait de Bamako vers Koutiala La fouille du chargement a permis de découvrir 305 cartons de produits pharmaceutiques non homologués, soigneusement dissimulés sous diverses marchandises afin de tenter de soustraire leur transport au contrôle des services compétents. Au-delà d’une infraction douanière, c’est un véritable coup dur porté aux réseaux criminels qui prospèrent au détriment de la sécurité sanitaire nationale. Les autorités douanières rappellent avec fermeté leur engagement indéfectible à traquer la fraude sous toutes ses formes et appellent à une collaboration citoyenne accrue, seule garante d’un rempart efficace contre les circuits d’approvisionnement illicites. Le Directeur Général des Douanes salue l’engagement et le professionnalisme des agents de la BMI de Bamako et invite l’ensemble des acteurs à renforcer leur collaboration avec les services douaniers afin de faire échec aux réseaux de fraude et de contrebande. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce mardi 1er septembre 2026, le Tribunal militaire de Bamako a tenu son audience ordinaire en matière correctionnelle. Quatre affaires étaient inscrites au rôle, mettant en cause sept prévenus, dont six soldats et un civil. Placée sous la présidence du magistrat Assama Dolo, président du Tribunal militaire de Bamako, cette audience a porté sur l’examen des faits poursuivis et sur la responsabilité pénale des prévenus, conformément aux règles de procédure applicables devant la juridiction militaire. Les chefs d’accusation portent sur des faits de vol, de vente, de détention, d’acquisition et de cession illégales d’armes à feu, d’abus de confiance, d’escroquerie, de désertion et de violation de consignes générales militaires. Poursuivi pour abus de confiance, escroquerie, fausses promesses et violation de consignes militaires, le sergent-chef de police Bourama Coulibaly (commissariat de Kéniéba) figurait au premier rang des prévenus. Reconnu coupable à l’issue des débats, il a écopé de 18 mois d’emprisonnement avec sursis et de 500 000 francs CFA d’amende. La juridiction l’a également condamné à la restitution de plus de 18 millions de francs CFA, ainsi qu’à 3 millions de francs CFA à titre de dommages-intérêts. Mis en cause pour désertion et violation de consignes, le soldat de 1re classe Adama Traoré a dû répondre d’une absence prolongée de son unité, s’étant étalée de septembre 2025 à mai 2026 en dépit d’une permission initiale de deux semaines. Reconnaissant les faits qui lui étaient reprochés, le prévenu a été déclaré coupable par le tribunal et condamné à deux ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis. Le troisième dossier concernait l’adjudant-chef Diéka dit Youssouf Diabaté, de la Gendarmerie nationale. Il était poursuivi pour complicité d’évasion et violation de consignes générales militaires. Après examen des faits et des éléments soumis à son appréciation, le tribunal l’a déclaré coupable. Ayant également reconnu les faits, il a été condamné à trois mois d’emprisonnement avec sursis. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce mardi, 1er septembre 2026l’air s’est figé au cœur de l’agitation du Rond-point du Cinquantenaire, non loin de l’École Normale Supérieure (ENSUP), lorsqu’un camion de livraison échappant soudain au contrôle de son conducteur, s’est transformé en projectile incontrôlable. Pour les deux victimes, la journée s’écoulait comme tant d’autres, rythmée par les urgences du quotidien et les petits projets d’avenir. En une fraction de seconde, la route est devenue le théâtre d’un grave accident de la circulation. Des vies brisées net, des familles plongées dans l’incompréhension et un deuil brutal qui résonne bien au-delà du cercle intime des proches. Selon les premières informations recueillies, le conducteur du camion de livraison aurait perdu le contrôle alors qu’il circulait au niveau du rond-point. Le véhicule a alors violemment percuté une SOTRAMA, plusieurs motocyclistes ainsi que des passants présents non loin de la chaussée. La violence de l’impact a fait d’importants dégâts matériels et certains témoins du drame parlent de deux morts et de plusieurs blessés graves. Alertés, les éléments de la Section voie publique (VP) du commissariat de police de Dravéla-Bolibana, ex-2e arrondissement, se sont rendus sur les lieux du drame pour effectuer les premières constatations et ouvrir une enquête afin d’établir les circonstances exactes de l’accident. Aujourd’hui, c’est le silence et la consternation qui habitent le Rond-point du Cinquantenaire, une situation qui rappelle l’urgence absolue de la sécurité, de la vigilance et de la responsabilité collective pour que nos rues cessent d’être des pièges mortels. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
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