SOCIETE
Dans le cadre de la lutte contre la fraude et les trafics illicites, les agents du bureau secondaire des Douanes de Hérémakono, relevant de la Direction régionale des Douanes de Sikasso, ont réalisé une importante saisie. L’opération, menée le samedi 12 septembre 2026 aux environs de 19 h 15, a permis de mettre la main sur 37 kilogrammes de mercure soigneusement dissimulés à bord d’un véhicule. La découverte a été faite lors de la fouille d’un véhicule de marque Toyota, immatriculé dans un pays voisin. Le véhicule est arrivé dans la cour des Douanes après avoir franchi la barrière, afin de solliciter un laissez-passer touristique. La vigilance des agents a permis de détecter une cache aménagée sous le siège du chauffeur. Une bonbonne contenant du mercure y était dissimulée, pour un poids total de 37 kg. Le chauffeur, clairement identifié à partir de ses documents d’identité et présenté comme garagiste, a été appréhendé dans le cadre de cette saisie. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce mardi 15 septembre 2026, la place d’armes du 34ᵉ Régiment du Génie militaire a vibré au rythme martial de l’exercice de défilé grandeur nature organisé en prélude aux festivités commémorant le 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance de la République du Mali. Cette ultime répétition générale a permis de mesurer le niveau de préparation des troupes et d’offrir un aperçu de la solennité, de la rigueur et de la détermination qui marqueront les cérémonies officielles de l’anniversaire de l’Indépendance du pays. Sous un soleil de plomb et dans une discipline de fer, les différents corps constitués de la Nation ont exécuté les mouvements avec précision, rigueur et parfaite synchronisation, laissant entrevoir un défilé à la hauteur de la solennité de l’événement. Suivi par plusieurs hauts responsables des Forces de Défense et de Sécurité, cet exercice grandeur nature visait à parfaire les derniers réglages, à synchroniser les mouvements, à harmoniser les ordres de passage et à s’assurer du respect du timing prévu pour le jour J. Cette répétition a vu se succéder, dans un ordre parfaitement maîtrisé, les différentes composantes des Forces de Défense et de Sécurité. Les éléments de l’Armée de Terre ont marché au pas cadencé, affichant discipline, détermination et professionnalisme. La Police nationale, la Gendarmerie nationale et la Garde nationale ont, à leur tour, défilé avec rigueur et précision, illustrant leur engagement constant dans le maintien de l’ordre et la protection des populations. Des unités mécanisées ainsi que des représentations symboliques des différentes armes, notamment l’Artillerie et le Génie, ont rappelé la modernisation et la diversification des moyens déployés pour assurer la sécurité du territoire. Ainsi, ce défilé préparatif est bien plus qu’une simple répétition. Dans le contexte actuel de reconquête de la souveraineté nationale et de lutte contre le terrorisme, il revêt une signification particulière. Il constitue un message fort adressé à la fois à la population malienne et à la communauté internationale : celui d’un Mali uni, souverain et déterminé à assurer sa propre sécurité et à célébrer son histoire en toute indépendance. Le passage des troupes, au rythme de la fanfare militaire et synchronisé avec les applaudissements des officiels et des quelques populations présentes, a créé une atmosphère à la fois solennelle et enthousiaste. Une ambiance qui laisse déjà entrevoir l’émotion et la ferveur qui devraient marquer la célébration officielle du 22 septembre 2026. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 14 septembre 2026, le Centre d’orientation professionnelle de coupe et de couture (COPCC) a célébré la sortie de sa 47ᵉ promotion. La cérémonie était présidée par la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck. Elle était placée sous le signe de la formation, de l’autonomisation et de l’insertion économique des jeunes filles. Baptisée « Madame Oumou Sall Seck », cette 47ᵉ promotion est composée de 500 jeunes filles ayant acquis des compétences professionnelles dans le domaine de la coupe et de la couture au terme de leur parcours de formation. Dans son message, Mme la Ministre a rappelé que la valorisation du capital humain, la promotion de l’emploi et l’autonomisation de la jeunesse constituent des priorités portées par la vision de Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État, et mises en œuvre à travers les orientations du Gouvernement, sous la conduite de Son Excellence le Général de Division Abdoulaye Maïga, Premier ministre, Chef du Gouvernement. Mme Oumou Sall Seck a souligné que la formation professionnelle prend tout son sens lorsqu’elle débouche sur des compétences utiles, des opportunités d’insertion, des activités économiques et, à terme, la création d’emplois. « Former, qualifier, insérer, accompagner l’entrepreneuriat et créer les conditions de l’emploi : c’est le sens de l’action du Ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle », a-t-elle déclaré. En s’adressant aux nouvelles diplômées, la marraine, Mme Oumou Sall Seck, a articulé son message autour de trois valeurs essentielles : la compétence, le courage et la solidarité. Elle a ajouté : « La compétence, pour rechercher l’excellence dans le métier ; le courage, pour persévérer face aux difficultés ; la solidarité, pour avancer ensemble et faire de la réussite individuelle un levier de progrès collectif. » Les récipiendaires ont également été encouragées à ne pas avoir peur de commencer modestement, mais à considérer chaque compétence acquise comme le point de départ d’une activité économique susceptible de grandir, de générer des revenus et, demain, de créer des emplois. « Aujourd’hui, vous recevez une qualification. Demain, je veux vous voir créer de la valeur. Après-demain, je veux vous voir créer des emplois », a martelé la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. La cérémonie a été marquée par un geste concret en faveur de l’entrepreneuriat. À l’issue de la remise des attestations, les trois premières de la promotion ont chacune reçu une machine ainsi qu’une enveloppe destinée à constituer un fonds de roulement, afin de les accompagner dans le démarrage de leur activité professionnelle. Un geste qui traduit une conviction forte : la formation doit ouvrir la voie à l’action et à l’autonomie économique. Enfin, la cérémonie a également permis de saluer l’engagement du promoteur du COPCC, M. Sambou Fané, en faveur de la formation et de l’insertion des jeunes filles. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans un communiqué rendu public ce lundi 14 septembre 2026, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a exprimé sa profonde consternation à la suite des attaques perpétrées le 10 septembre contre des positions des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), dans le secteur de Dioura, cercle de Nampala, région de Ségou. Par la voix de sa présidente par intérim, Me Aissata Founé TEMBELY, la CNDH s’incline pieusement devant la mémoire des personnes décédées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Face à ces attaques et sur le fondement, notamment, de la Constitution du 22 juillet 2023, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, ainsi que des quatre Conventions de Genève de 1949 et de leurs Protocoles additionnels relatifs au droit international humanitaire (DIH), la CNDH condamne vigoureusement ces attaques lâches et barbares. À travers sa présidente par intérim, la CNDH encourage le Gouvernement à renforcer les mesures de défense et de sécurité. Elle invite également les autorités à rechercher, identifier et traduire en justice les commanditaires, auteurs et complices de ces graves violations des droits de l’Homme. Par ailleurs, la Commission Nationale des Droits de l’Homme réitère son soutien aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) dans leur combat contre le terrorisme, dans le strict respect des droits de l’Homme et du DIH. Elle invite également les populations à renforcer leur collaboration avec les FAMa. Enfin, Me Aissata Founé TEMBELY rappelle, dans le communiqué, que la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée. Elle précise que nul n’est à l’abri de la violation de ses droits. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Au Mali, la situation humanitaire demeure préoccupante. Les derniers chiffres officiels, arrêtés au 31 août 2026, dressent un tableau alarmant de la mobilité humaine et des déplacements de populations causés par l’insécurité persistante. À la date du 31 août 2026, le Mali comptait 317 188 réfugiés et demandeurs d’asile, 414 524 déplacés internes et 90 412 personnes rapatriées. À cela s’ajoutent 338 369 Maliens réfugiés dans d’autres pays. Face à l’ampleur des déplacements forcés, le Mali mise sur une réponse gouvernementale coordonnée et sur un partenariat renforcé avec le HCR. C’est tout le sens de la rencontre tenue ce lundi 14 septembre 2026 au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, entre le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly, Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, et Son Excellence Monsieur Barham Salih, Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, en visite officielle au Mali du 13 au 16 septembre. Plusieurs membres du gouvernement ont pris part à la réunion. Il s’agit notamment du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué ; de la ministre de la Santé et du Développement social, Assa Badiallo Touré ; du ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, et de la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck. À travers cette rencontre, le Gouvernement entend renforcer la coordination de l’action publique et rapprocher les réponses institutionnelles des besoins des populations concernées. Lors de cette importante réunion, les échanges ont porté sur les conditions permettant de passer progressivement de l’assistance à l’inclusion et à l’autonomisation : accès à l’éducation et aux soins, documentation, formation professionnelle, emploi, entrepreneuriat, protection sociale et participation à la vie citoyenne. Dans son intervention, Son Excellence Monsieur Barham Salih a salué les efforts engagés par le Mali tout en réaffirmant la disponibilité du HCR à poursuivre son accompagnement, dans le respect des priorités et de la vision du Gouvernement malien. Le Haut-Commissaire a également insisté sur la nécessité de renforcer le dialogue et de créer davantage de synergies entre jeunes Maliens et jeunes réfugiés, afin de faire de cette jeunesse un facteur de cohésion plutôt qu’un simple indicateur de vulnérabilité. Sous le leadership du Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Gouvernement entend poursuivre cette dynamique avec l’ensemble des départements concernés et ses partenaires, avec pour objectif de renforcer la protection, de favoriser l’inclusion et de créer les conditions d’une véritable autonomisation des réfugiés et des personnes déplacées. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le tribunal militaire de Bamako a rendu son verdict dans l’affaire opposant le ministère public au sergent de police Mama Abdoulaye Kane. Les débats étaient présidés par le président du Tribunal Militaire, le magistrat Assana DOLO, assisté des autres membres de la formation de jugement. Anciennement en service à Nioro du Sahel, le sergent a été condamné à une peine de trois ans de réclusion criminelle, dont deux ans assortis du sursis, pour des faits de vol qualifié. Poursuivi initialement pour un triple chef d’inculpation (vol qualifié, désertion à l’étranger et violation de consignes générales militaires), l’accusé a vu le tribunal prononcer son acquittement partiel. À l’issue des délibérations, les juges n’ont pas retenu les charges de désertion et de violation de consignes. Sur le plan financier, la juridiction militaire a également condamné le sergent Kane à de lourdes réparations pécuniaires. Il devra s’acquitter d’un montant total de 2 950 000 FCFA. Cette somme correspond d’une part à la valeur de deux pistolets automatiques, estimée à 2 500 000 FCFA, et d’autre part au remboursement de 450 000 FCFA dérobés dans les caisses. Interrogé à l’issue de l’audience, le capitaine Alou Sinayoko, substitut du procureur de la République près le Tribunal militaire de Bamako, s’est félicité de la bonne tenue des débats. Le représentant du parquet a souligné que la procédure s’était déroulée dans le strict respect des droits de la défense, du principe du contradictoire et de la présomption d’innocence. Rappelant fermement que « nul n’est au-dessus de la loi », le capitaine Sinayoko a réaffirmé l’intransigeance de l’institution face aux dérives internes ; « Tout manquement commis au sein des Forces de défense et de sécurité doit recevoir une réponse judiciaire impartiale, proportionnée aux faits et conforme à la loi ». Une rigueur nécessaire, selon lui, pour garantir la discipline, la responsabilité et l’exigence de justice au sein de l’appareil militaire malien. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) prépare déjà la campagne cotonnière 2027-2028. À travers le lancement des Appels d’Offres Internationaux (AOI) pour la fourniture d’intrants agricoles et d’appareils de traitement, la société entend sécuriser les approvisionnements, maîtriser les coûts et garantir aux producteurs des produits conformes aux normes requises. La campagne 2027-2028 se prépare dès maintenant. Ce lundi 14 septembre 2026, à l’Hôtel de l’Amitié de Bamako, la CMDT a procédé à l’ouverture des travaux relatifs aux Appels d’Offres Internationaux (AOI) destinés à la fourniture d’intrants agricoles et d’appareils de traitement pour la prochaine campagne. À cette occasion, le Président-Directeur Général de la CMDT, Dr Kouloumeké Dembélé, a souligné l’importance stratégique de cette procédure pour l’avenir de la filière cotonnière et des cultures céréalières associées. « C’est avec une grande responsabilité que je vous accueille aujourd’hui pour l’ouverture des plis relatifs aux Appels d’Offres Internationaux (AOI) pour la fourniture d’intrants agricoles et d’appareils de traitement au titre de la campagne 2027/28 », a déclaré le PDG de la CMDT. Pour le PDG de la CMDT, les AOI constituent un véritable levier stratégique de préparation et de sécurisation de la campagne agricole. Dans un contexte marqué par une situation géopolitique fragile et une forte volatilité des marchés mondiaux, l’anticipation apparaît comme une nécessité. Selon lui, le premier enjeu est celui de la sécurisation des approvisionnements. Il s’agit d’anticiper les délais de fabrication ainsi que les opérations de transit maritime et terrestre afin de garantir la disponibilité effective des engrais, pesticides et pulvérisateurs avant le démarrage des semis. La mise en concurrence internationale doit également permettre à la CMDT d’optimiser ses dépenses. En recherchant les meilleures offres à l’échelle mondiale, la société entend obtenir le meilleur rapport qualité-prix et contribuer à alléger la charge financière supportée par les producteurs. La question de la qualité occupe également une place centrale. Les produits proposés devront être homologués et répondre aux normes environnementales et d’efficacité biologique, avec pour objectif de protéger les sols tout en maximisant les rendements du coton et des cultures céréalières associées. Transparence et crédibilité au cœur du processus Au-delà des considérations économiques et techniques, la CMDT entend faire de cette consultation un processus transparent et crédible. Pour Dr Kouloumeké Dembélé, les procédures doivent rester équitables et auditables afin de consolider la confiance des partenaires financiers et des organisations paysannes. « Un lancement maîtrisé des AOI dès aujourd’hui est la condition sine qua non du succès technico-économique de la campagne 2027/28 », a-t-il insisté. Le lancement de ces appels d’offres intervient toutefois dans un contexte financier particulier pour la filière coton. Selon le PDG de la CMDT, les dernières campagnes ont été marquées par d’importantes difficultés financières ayant entraîné un endettement significatif auprès du pool bancaire. Un processus de refinancement et de consolidation de cette dette, associant l’État du Mali et les établissements prêteurs, est actuellement en cours de finalisation. Afin de favoriser une participation aussi large que possible à la consultation, la Direction Générale de la CMDT a décidé d’un assouplissement exceptionnel concernant les cautions de soumission. Ainsi, toutes les offres déposées seront reçues et ouvertes, y compris celles qui ne sont pas encore accompagnées de leur caution de soumission. Les soumissionnaires concernés disposent d’un délai de deux semaines à compter de la date d’ouverture des plis pour produire cette caution. Cette régularisation devra intervenir avant l’achèvement de l’évaluation des offres et l’attribution des marchés. Pour la CMDT, cette mesure exceptionnelle ne constitue nullement un renoncement aux exigences de rigueur et de transparence. « Elle traduit simplement la volonté de ne pas pénaliser les soumissionnaires pour une situation qui les dépasse, tout en préservant les intérêts de la filière », a précisé Dr Kouloumeké Dembélé. Le PDG a invité les soumissionnaires à mettre à profit ce délai pour finaliser rapidement les démarches nécessaires auprès de leurs banques respectives afin de transmettre leurs cautions dans les meilleurs délais. Il les a également exhortés à anticiper les délais de fabrication et de transit maritime et terrestre pour éviter tout retard susceptible de compromettre l’approvisionnement de la campagne. Aux membres de la commission chargée de l’évaluation, Dr Kouloumeké Dembélé a demandé de maintenir le même niveau d’exigence et d’impartialité que par le passé, tout en veillant au respect strict du délai accordé pour la régularisation des cautions. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce vendredi 11 septembre 2026, le Conseil des Ministres a adopté, un projet d’ordonnance modifiant le Statut de la Magistrature. Le texte prévoit le maintien de la rémunération des magistrats appelés au service militaire obligatoire et l’instauration d’une indemnité de départ à la retraite. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de l’Ordonnance n°2024012/PT-RM du 30 août 2024, modifiée, portant Statut de la Magistrature. Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’actions du Pacte de Stabilité sociale et de Croissance, le Gouvernement a adopté l’Ordonnance n°2026-003/PT-RM du 2 mars 2026 portant Statut général des Fonctionnaires. Cette ordonnance a introduit d’importantes innovations dans la gestion des agents de l’Etat régis par ledit statut, notamment : le paiement de la rémunération due aux fonctionnaires pendant le service militaire obligatoire, l’institution de l’indemnité de départ à la retraite pour les fonctionnaires. Dans un souci d’harmonisation, il est apparu nécessaire d’étendre ces innovations à d’autres agents de l’Etat ne relevant pas du Statut général des Fonctionnaires. Le projet d’ordonnance, adopté, prévoit le paiement de la rémunération due au Magistrat appelé à effectuer le service militaire obligatoire et institue l’indemnité de départ à la retraite pour le Magistrat admis à faire valoir ses droits à la retraite. Cette révision s’inscrit dans le cadre des efforts continus de l’État visant à optimiser le fonctionnement de l’appareil judiciaire, à renforcer l’indépendance de la magistrature et à adapter le cadre juridique aux réalités institutionnelles et professionnelles du moment. L’adoption de ce projet d’ordonnance témoigne de la volonté politique de doter le secteur de la justice de ressources humaines qualifiées, motivées et encadrées par des règles transparentes. Le texte sera transmis aux instances compétentes pour promulgation, marquant ainsi une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la politique nationale de réforme de la justice. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 14 septembre 2026, le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité a condamné Abderrahmane Keïta, directeur de publication du journal Le Témoin, à deux ans de prison ferme. Les dommages et intérêts ont été fixés à 1 million de francs CFA, en deçà des 1,5 millions réclamés par le contentieux de l’État au profit de la partie civile. Pour rappel , tout a commencé le 4 juin 2026 sur le plateau de l’émission Le Grand Jury (diffusée sur Renouveau TV et coanimée par Abdrahamane Keïta et Chahana Takiou). Ce jour-là, l’invité n’était autre que Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun Haidara, membre du Conseil national de transition (CNT). Le journaliste Abdrahamane Keïta a interrogé son invité sur un éventuel « échec de l’Assimisme », le journaliste s’est vu opposer une réplique cinglante : « Si Assimi a échoué, vous serez administré par Iyad Ag Agaly ». Une réponse à laquelle le journaliste a rétorqué : « Il m’administre parce qu’il administre mes compatriotes à Kidal ». À la barre, le directeur de publication du Témoin a rejeté les accusations portées contre lui. Il s’est défendu en affirmant que ses propos n’avaient ni pour objet de propager de fausses nouvelles ni de minimiser la situation à Kidal. Après près de trois mois de détention provisoire, Abdrahamane Keïta est enfin fixé sur son sort judiciaire. Face à ce verdict, ses avocats prévoient d’interjeter appel. Affaire à suivre Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Président de la Transition, Son excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a reçu, ce lundi 14 septembre 2026, en audience le Chef du Gouvernement algérien, Sifi GHRIEB, en visite de travail au Mali. Le Premier ministre algérien était accompagné d’une forte délégation. Cette audience a aussi enregistré la présence du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye MAÏGA, du Cabinet et du Secrétariat Général du Président de la Transition. Le Premier ministre de la République algérienne démocratique et populaire, Sifi GHRIEB, a été reçu en audience, ce lundi 14 septembre à Bamako, par le président de la Transition, chef de l’État de la République du Mali, le général d’armée Assimi GOÏTA. À cette occasion, le Chef du Gouvernement algérien a transmis au président malien les salutations fraternelles du président Abdelmadjid TEBBOUNE, ainsi que l’assurance de son attention particulière au renforcement des liens de fraternité et de bon voisinage entre les deux pays. Le Président de la Transition l’a, pour sa part, chargé de transmettre ses salutations sincères à son homologue algérien. L’Algérie et le Mali réaffirment leur volonté de poursuivre l’action commune engagée pour élever leurs relations de coopération. Le Premier ministre algérien a souligné que sa présence à Bamako, quelques jours seulement après la visite en Algérie du Premier ministre malien, le Général de division Abdoulaye MAÏGA, illustrait la forte volonté politique partagée par les deux Chefs d’État de consolider leurs relations de solidarité et de coopération bilatérale. Sifi GHRIEB a par ailleurs annoncé que les modalités de la prochaine visite du Président GOÏTA en Algérie, à l’invitation de son homologue TEBBOUNE, étaient activement préparées avec le Premier ministre malien. Les échanges ont également porté sur les défis sécuritaires régionaux. Les deux parties réaffirment l’importance d’une approche globale et solidaire, reposant sur les capacités propres des États de la région, au service de la paix, de la sécurité et du développement. Le Chef du Gouvernement algérien a conclu en exprimant sa gratitude aux autorités maliennes pour l’hospitalité accordée à sa délégation depuis son arrivée à Bamako. Source : Présidence de la République du Mali Boîte de commentaires Facebook [...]
À Kati, l’Union des Femmes Leaders de Kati (UFLDCK) a déjà contribué à la formation de 950 femmes dans les métiers du maquillage, du tatouage esthétique et du henné. À travers ces formations, mais aussi la coupe et couture, le perlage, la saponification, le leadership et l’entrepreneuriat, l’organisation accompagne les femmes et les jeunes filles dans l’acquisition de compétences susceptibles de favoriser leur autonomie économique et leur participation au développement de la communauté. Pour l’UFLDCK, apprendre un métier constitue bien plus qu’une simple acquisition de savoir-faire. C’est aussi une porte ouverte vers l’autonomie, l’entrepreneuriat et l’amélioration des conditions de vie des familles. Depuis sa création, l’organisation multiplie ainsi les initiatives en faveur des femmes et des jeunes filles. Parmi ses principales activités figurent les formations en saponification, maquillage, henné, coupe et couture et perlage. Une attention particulière est également accordée au renforcement des capacités en leadership et en entrepreneuriat. L’une des réalisations importantes reste la formation de 950 femmes aux métiers du maquillage, du tatouage esthétique et du henné. Fort du succès de cette première expérience, une nouvelle vague de formation est actuellement en cours afin de permettre à d’autres bénéficiaires d’acquérir des compétences professionnelles. Dans cette dynamique, l’UFLDCK a proposé également des formations gratuites en coupe et couture et en perlage en ce mois de Septembre 2026. Cette session a prévu notamment 62 places en coupe et couture et 90 places en perlage, avec la formation et le matériel nécessaires gratuitement mis à la disposition des bénéficiaires. Au-delà des formations, l’organisation mène des actions de sensibilisation sur les questions sociales et le développement communautaire. Elle participe également aux activités de solidarité en faveur des personnes vulnérables et collabore avec différentes organisations et partenaires. Malgré ces acquis, les besoins restent importants. Le manque de partenaires techniques et financiers constitue un défi majeur. Les charges liées au fonctionnement du centre, notamment le local, l’eau et l’électricité, sont largement supportées par les cotisations des membres. L’UFLDCK lance donc un appel aux ONG, fondations, entreprises, institutions, diaspora et personnes de bonne volonté afin de soutenir ses initiatives. Pour les Femmes Leaders de Kati, investir dans la formation des femmes, c’est investir dans leur autonomie, dans leurs familles et dans l’avenir de toute la communauté. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Les Forces armées maliennes (FAMa), engagées dans leurs missions régaliennes de protection des populations et de leurs biens, poursuivent leurs opérations de lutte contre le terrorisme dans le cadre de l’opération Dougoukoloko. Dans un communiqué publié ce dimanche 13 septembre 2026, l’État-Major général des Armées informe l’opinion nationale que les FAMa, appuyées par leurs partenaires, poursuivent leurs opérations permanentes de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national. Selon le communiqué, le vendredi 11 septembre 2026, l’exploitation de renseignements précis a permis de localiser plusieurs positions terroristes à 36 km au sud-est d’Ouléssébougou. Les sites identifiés abritaient du matériel de guerre et de logistique, dont plusieurs motocyclettes, qui ont été ciblés et traités avec précision. Le même communiqué rapporte que, le samedi 12 septembre 2026, plusieurs éléments de groupes armés terroristes, disposant de matériel de guerre et répartis sur différents sites aux abords et dans la ville de Kidal, ont été détectés. Après confirmation des renseignements et évaluation de la situation, les positions ont été traitées avec succès. Ce dimanche 13 septembre 2026, poursuit le communiqué de l’État-Major général des Armées, lors de la poursuite des opérations aéroterrestres engagées contre les assaillants de Dioura, les unités déployées ont repéré et neutralisé, au sud-ouest de la ville, plusieurs éléments terroristes à motocyclette qui tentaient de se dissimuler sous un couvert végétal. Dans le même temps, aux abords de Ouan, dans la région de San, deux bases terroristes abritant également du matériel de guerre et de logistique ont été repérées, puis frappées avec précision, rapporte le communiqué. L’État-Major général des Armées rassure la population que les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans les secteurs concernés, afin d’évaluer avec précision les effets des frappes, d’établir un bilan consolidé et de rechercher puis de neutraliser toute menace résiduelle. L’État-Major général des Armées réaffirme enfin la détermination des FAMa à poursuivre les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national, avec rigueur, professionnalisme et engagement. Il invite les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
À l’heure où le Mali redéfinit ses alliances stratégiques et s’affirme au cœur de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), une question cruciale se pose pour les opérateurs économiques et les citoyens : quelle est la puissance réelle du passeport malien ? Selon les données actualisées en septembre 2026 des grands index mondiaux de mobilité, le passeport malien occupe le 83ᵉ rang mondial, offrant un accès sans visa préalable à une soixantaine de destinations à travers le globe. Pour plusieurs Maliens, voyager reste avant tout une affaire continentale. Malgré les mutations géopolitiques régionales et la rupture avec la CEDEAO, les accords de libre circulation de proximité demeurent un aspect capital pour l’économie nationale. Le passeport malien tire sa force principale de son ancrage africain, permettant de franchir sans formalités de visa les frontières de pays pivots comme le Burkina Faso, le Niger, la Côte d’Ivoire ou encore le Sénégal. Au total, ce sont plus de 30 pays accessibles en accès libre direct et près de 28 destinations avec un visa délivré à l’arrivée. Ce réseau de mobilité offre aux commerçants et aux entrepreneurs maliens une flexibilité indispensable pour maintenir la vitalité des échanges transfrontaliers, de l’Afrique de l’Ouest jusqu’à certaines passerelles de l’Afrique centrale, à l’instar du Cameroun. Cependant, l’analyse globale révèle un paradoxe persistant. Hors des frontières africaines, le document national se heurte à un mur de restrictions, avec près de 69 % du globe exigeant l’obtention d’un visa à l’avance (Europe, Amérique du Nord, pays du Golfe). Dans un monde interconnecté, la valeur d’un passeport est le reflet direct de l’influence économique et diplomatique d’un pays. Pour le Mali, l’enjeu des prochaines années ne sera pas seulement de défendre ses frontières, mais aussi de négocier de nouvelles passerelles aériennes et commerciales. Donner aux entrepreneurs maliens les moyens de conquérir de nouveaux marchés sans la barrière des visas reste la clé d’un désenclavement réussi. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le 14 septembre 2026 à Bamako, le Directeur général de la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC), Zédion Dembélé, a publié un communiqué officiel pour alerter l’opinion publique contre des imposteurs qui extorquent des fonds aux commerçants de ciment. Face à ces pratiques illicites susceptibles de perturber le marché, l’institution appelle à la vigilance et exige une vérification stricte des cartes professionnelles. Des individus malintentionnés se font passer pour des agents de la DGCC. Leur mode opératoire consiste notamment à intimider les commerçants afin de leur soutirer d’importantes sommes d’argent. Dans son communiqué N°05, la DGCC précise que les opérateurs économiques intervenant dans la vente de ciment figurent parmi les principales cibles de ces escrocs. Cette vague d’escroqueries intervient dans un contexte important pour le secteur. Depuis quelques mois, le gouvernement malien, à travers le ministère de l’Industrie et du Commerce, mène des concertations avec les acteurs de la filière. Ces démarches visent notamment à garantir un approvisionnement régulier du pays en ciment afin de répondre à la demande nationale. Les agissements de ces faux contrôleurs risquent ainsi de perturber les efforts engagés pour assainir le marché. Pour mettre fin à ces pratiques, la Direction générale rappelle les règles qui encadrent les inspections sur le terrain. Les commerçants sont invités à ne pas céder à la panique. Désormais, tout agent de la DGCC en mission de contrôle est tenu de présenter deux documents administratifs : sa carte professionnelle d’enquêteur et un ordre de mission dûment signé par la Direction. La DGCC invite les commerçants et l’ensemble des citoyens à faire preuve d’une vigilance accrue. Elle encourage également la dénonciation immédiate de ces pratiques frauduleuses à travers deux numéros verts gratuits : 36 088 et 36 099. Face à ces tentatives d’escroquerie, la vigilance et la réactivité de tous restent essentielles pour préserver un environnement commercial sain au Mali. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Gestion administrative défaillante, avantages indus, primes contestées, marchés entachés de conflits d’intérêts… Le rapport de vérification du Bureau du Vérificateur général dresse un tableau particulièrement sombre de la gestion de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) au titre des exercices 2021 à 2025. À la clé : près de 16 milliards de FCFA d’irrégularités financières, dont seulement 64,45 millions ont été régularisés. Les chiffres donnent le vertige. Sur les cinq exercices examinés, le Bureau du Vérificateur général a relevé 15 989 750 228 FCFA d’irrégularités financières au sein de l’INPS. Après les travaux de vérification, seuls 64 451 575 FCFA ont été régularisés. Il reste donc un montant de 15 925 298 453 FCFA non régularisé. Un tel écart ne peut laisser indifférent, surtout lorsqu’il concerne un service chargé de gérer les régimes de prévoyance sociale et, par conséquent, des ressources destinées notamment aux travailleurs, aux retraités et aux assurés sociaux. Une administration qui semble avoir perdu le nord Le rapport ne se limite pas aux questions financières. Il met également en lumière une série de failles administratives qui interrogent sérieusement la qualité du pilotage de l’Institut. Selon le rapport du Bureau du vérificateur général, l’INPS n’élabore pas de compte administratif ni de compte de gestion. Son Manuel des procédures administratives, comptables et financières n’est pas à jour. L’inventaire régulier de ses biens n’est pas assuré et les archives ne sont pas correctement tenues. Plus grave encore, le principe de séparation entre les fonctions d’ordonnateur et de comptable public n’est pas respecté. À cela s’ajoutent des contrats ne comportant pas toutes les mentions obligatoires, des obligations fiscales non respectées, ainsi que la conclusion de marchés avec un prestataire placé, selon les constatations de la mission, dans une situation de conflit d’intérêts. Comme si cela ne suffisait pas, les procédures de recrutement du personnel n’auraient pas toujours été respectées. Le rapport fait également état de faux diplômes présentés lors de recrutements. Des milliards distribués au titre d’avantages et de primes C’est toutefois sur le terrain financier que le rapport devient particulièrement accablant. Parmi les irrégularités relevées par les enquêteurs du bureau du vérificateur général, figure le paiement de 5,573 milliards de FCFA de primes de rendement indues au personnel. À cela s’ajoutent 2,480 milliards de FCFA de gratifications indues, ainsi que 3,128 milliards de FCFA de subventions irrégulières. Le rapport fait également état de 2,112 milliards de FCFA de dépenses payées sans le visa du Délégué du Contrôle financier. Les rémunérations indues accordées au personnel de direction atteindraient 469,3 millions de FCFA, tandis que les ristournes indûment payées sont évaluées à plus de 699 millions de FCFA. Autre constat, 150,6 millions de FCFA d’heures supplémentaires indues auraient été payés. Le rapport relève encore 166,9 millions de FCFA d’avantages indus au Délégué du Contrôle financier, 344,2 millions de FCFA de majorations indues sur des pensions de retraite, ainsi que 40 millions de FCFA de primes de panier commun indues. Carburant, missions, évacuations sanitaires, les anomalies s’accumulent Même les dépenses qui peuvent sembler secondaires révèlent des dysfonctionnements. La mission de vérification a relevé 22,9 millions de FCFA de dotations en carburant attribuées irrégulièrement, auxquels s’ajoutent 36,1 millions de FCFA de dotation de carburant indue. Des avances sur frais de mission, pour 13,8 millions de FCFA, n’auraient pas été justifiées. Le rapport mentionne également 2 millions de FCFA de frais d’évacuation sanitaire payés sans décision préalable du Conseil de Santé. Et la liste ne s’arrête pas là : 557,1 millions de FCFA de prestations non exécutées auraient été payés. Quand la gestion des ressources sociales devient une source d’inquiétude Il ressort que l’INPS n’est pas une structure ordinaire. Sa mission touche directement à la protection sociale. Les ressources qu’il gère ne sont donc pas de simples fonds disponibles à distribuer sans rigueur : elles participent au financement des prestations destinées aux assurés et aux retraités. C’est précisément ce qui rend les conclusions du contrôle particulièrement préoccupantes. Le Vérificateur général relève notamment le non-reversement de la totalité des retenues au titre de l’Assurance Maladie Obligatoire sur les pensions, pour un montant de 128,1 millions de FCFA. L’Institut aurait également procédé à une prise de participation financière sans les autorisations requises et au-delà du montant approuvé par son Conseil d’administration. Autrement dit, derrière les milliards de chiffres alignés dans le rapport se dessine surtout une question fondamentale : comment une institution aussi stratégique a-t-elle pu accumuler autant de manquements administratifs et financiers sur une période de cinq ans ? Le temps des explications et des responsabilités Face à ce constat, le Vérificateur général a quand-même formulé une série de recommandations à l’endroit des responsables de l’INPS. Il s’agit notamment de l’amélioration de la tenue des comptes, l’actualisation des procédures, l’inventaire des biens, meilleure conservation des archives, respect des règles de recrutement, renforcement du contrôle des marchés et cessation de certaines pratiques irrégulières. Mais au-delà des recommandations administratives, le dossier pourrait connaître une suite judiciaire. Le rapport précise que les faits susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale et à la législation budgétaire et financière seront transmis au Président de la Section des comptes de la Cour suprême et dénoncés au Procureur de la République près le Pôle judiciaire économique et financier. Il appartiendra donc aux autorités compétentes de déterminer les responsabilités éventuelles et de donner les suites appropriées aux faits relevés. Le plus inquiétant dans cette affaire reste le montant demeuré non régularisé de 15 925 298 453 FCFA. Face à une telle somme, les Maliens sont en droit d’attendre des explications claires, des responsabilités établies et, le cas échéant, la récupération des ressources indûment engagées. Car lorsqu’un organisme chargé de la protection sociale accumule autant d’irrégularités sur plusieurs exercices, ce n’est plus une simple affaire de paperasse administrative. C’est une alerte majeure sur la gouvernance, le contrôle interne et la gestion des ressources sociales. Massassi Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, est arrivé ce lundi 14 septembre 2026 à Bamako, à la tête d’une importante délégation, pour une visite officielle effectuée à l’invitation du Général de Division Abdoulaye Maïga, Premier ministre et Chef du Gouvernement du Mali. Accueilli à l’Aéroport International Président Modibo Keïta, le Chef du Gouvernement algérien entame ainsi une visite qui intervient dans un contexte marqué par la volonté des deux pays de redynamiser leur dialogue et de renforcer leurs relations bilatérales. Cette visite fait suite au déplacement effectué le 24 août dernier à Alger par le Premier ministre malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga. Cette rencontre avait permis d’engager des échanges directs sur les relations entre les deux pays et sur la nécessité de préserver leurs intérêts respectifs. À Bamako, Sifi Ghrieb sera porteur d’un message du Président algérien Abdelmadjid Tebboune à l’attention du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Il sera également reçu par le Chef de l’État malien. Le Premier ministre algérien aura, par ailleurs, une séance de travail avec son homologue malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga. Les échanges devraient permettre de poursuivre les discussions engagées entre Bamako et Alger et de consolider les canaux de dialogue entre les deux gouvernements. Cette visite traduit ainsi la volonté des deux parties de privilégier le dialogue direct et de poursuivre leurs efforts en faveur de relations fondées sur le respect mutuel et la préservation des intérêts de chacun. Boîte de commentaires Facebook [...]
Après six années loin des grandes scènes, Céline Dion a retrouvé son public samedi soir dans la région parisienne. Un retour très attendu, marqué par l’émotion, les grands classiques de son répertoire et l’enthousiasme de quelque 30 000 spectateurs. La scène, les lumières et surtout son public lui avaient manqué. Après six ans d’absence, Céline Dion a fait son grand retour sur scène samedi soir à la Plenitude Arena de Nanterre, près de Paris. Pour ce premier rendez-vous d’une série de seize concerts prévus dans la région parisienne, la star québécoise a offert à ses fans une soirée particulièrement forte en émotions. Pendant près de deux heures et demie, la chanteuse de 58 ans a revisité plusieurs de ses plus grands succès, en français comme en anglais. Face à elle, un public conquis, venu en nombre pour retrouver une artiste dont la voix et les chansons ont marqué plusieurs générations. Dès les premières minutes du spectacle, l’émotion était palpable. Les larmes aux yeux, Céline Dion a dû interrompre momentanément son premier titre, avant de rassurer ses admirateurs avec une phrase simple mais lourde de sens : « Je vais bien. » La chanteuse a également évoqué son parcours et sa fragilité, expliquant avoir appris à vivre avec cette réalité et surtout à en faire une force. Une manière pour elle de montrer que ce retour sur scène représente bien plus qu’un simple concert : il symbolise aussi une nouvelle étape de sa vie artistique. Le spectacle s’est ouvert avec « On ne change pas », un titre particulièrement symbolique pour cette soirée de retrouvailles. Au fil des chansons, Céline Dion a renoué avec les grands moments de sa carrière, alternant titres francophones et succès internationaux. Après plusieurs années marquées par son éloignement de la scène, ce retour a ainsi pris des allures de véritable communion entre l’artiste et son public. L’enthousiasme des quelque 30 000 spectateurs a accompagné la chanteuse jusqu’au dernier morceau.   Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 11 septembre 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de l’Ordonnance n°2024012/PT-RM du 30 août 2024, modifiée, portant Statut de la Magistrature. Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’actions du Pacte de Stabilité sociale et de Croissance, le Gouvernement a adopté l’Ordonnance n°2026-003/PT-RM du 2 mars 2026 portant Statut général des Fonctionnaires. Cette ordonnance a introduit d’importantes innovations dans la gestion des agents de l’Etat régis par ledit statut, notamment : – le paiement de la rémunération due aux fonctionnaires pendant le service militaire obligatoire ; – l’institution de l’indemnité de départ à la retraite pour les fonctionnaires. Dans un souci d’harmonisation, il est apparu nécessaire d’étendre ces innovations à d’autres agents de l’Etat ne relevant pas du Statut général des Fonctionnaires. Le projet d’ordonnance, adopté, prévoit le paiement de la rémunération due au Magistrat appelé à effectuer le service militaire obligatoire et institue l’indemnité de départ à la retraite pour le Magistrat admis à faire valoir ses droits à la retraite. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres : a. de la participation du Mali au débat général de la 81ème Session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations unies, prévu du 22 au 28 septembre 2026, à New York aux EtatsUnis d’Amérique. Cette 81ème Session, placée sous le thème : « Restaurer la confiance, gérer la transformation : des Nations unies au service de tous », sera l’occasion pour le Mali d’évoquer des sujets d’intérêt majeur, notamment la lutte contre le terrorisme, l’instauration de la paix et l’amélioration de la gouvernance politique et économique. En outre, la délégation malienne participera à des évènements parallèles de haut niveau. b. de la participation du Mali à la réunion commémorative de haut niveau marquant le 65ème Anniversaire de la 1ère Conférence des Pays Non-Alignés, du 31 août au 1er septembre 2026, à Belgrade en République de Serbie. Au cours de cette réunion, qui a regroupé les Etats présents à la Conférence fondatrice du Mouvement des Non-Alignés, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a renouvelé l’attachement constant du Mali aux valeurs, idéaux et objectifs de l’Organisation et a rappelé le rôle historique joué par le Mali lors de la création du Mouvement des Non-Alignés. Il a rappelé le leadership du Mali dans la définition des objectifs du Mouvement ainsi que sa posture en termes de respect de la souveraineté des Etats, de non-ingérence et de non-alignement, des principes conformes à la vision des Autorités de la Transition. Le ministre a également eu des échanges avec ses homologues sur les perspectives de renforcement de la coopération bilatérale, la promotion des échanges économiques et commerciaux ainsi que la situation sécuritaire du Mali et du Sahel. 2. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des Ministres de l’organisation de la 26ème Edition du Forum de Bamako, prévue en novembre 2026. Le Forum de Bamako est un espace de rencontre, de réflexion et d’échanges de haut niveau sur les grands enjeux politiques, économiques, sociaux et sécuritaires de l’Afrique qui rassemble des experts, des dirigeants, des chercheurs et des acteurs de la société civile. Cette 26ème Edition est placée sous le thème : « Refondation du système éducatif malien en cohérence avec les valeurs culturelles et répondant aux besoins de développement socio-économique du pays et de la sous-région ». 3. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a informé le Conseil des Ministres : a. de l’organisation de la 1ère Etape de la Tournée des Lauréats de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025. Dans la dynamique de consolidation et de capitalisation des acquis de la Biennale, le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme organise, de septembre à novembre 2026, la 1ère phase de la Tournée des Lauréats de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025 dans les Régions de Bougouni, Koulikoro, Ségou et dans le District de Bamako. Cette initiative vise à promouvoir l’excellence artistique, à renforcer la visibilité des lauréats et à favoriser la diffusion de leurs œuvres. La 1ère Etape de la Tournée concerne les disciplines de l’orchestre moderne, du théâtre et du solo de chant, offrant ainsi aux lauréats une plateforme d’expression et de rencontre avec les publics de ces localités. b. de l’organisation de la 1ère Edition du Marché national de l’Art contemporain, prévue du 26 novembre au 5 décembre 2026, à Bamako. Cet événement, placé sous le thème : « L’Art : Arme de résilience des peuples de l’AES », réunira artistes, galeristes, collectionneurs, professionnels de la culture, partenaires et grand public autour d’expositions, de rencontres professionnelles et d’échanges consacrés aux arts contemporains. Il a pour objectif de renforcer la visibilité des artistes maliens, de favoriser le développement des industries culturelles et créatives et de contribuer au rayonnement du patrimoine artistique national sur les scènes régionales et internationales. Cette 1ère Edition se tiendra en marge de la 15ème Edition des Rencontres de Bamako, Biennale Africaine de la Photographie, prévue du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027. 4. Le ministre de l’Elevage et de la Pêche a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 20ème Edition du Forum africain des Systèmes alimentaires, tenue du 31 août au 4 septembre 2026, à Kigali au Rwanda. Cette 20ème Edition, placée sous le thème : « Investir dans les systèmes agroalimentaires africains : nourrir les nations, créer des emplois et renforcer la résilience », a enregistré la participation de plus de 5 000 dirigeants, investisseurs, entrepreneurs, agriculteurs et partenaires au développement venus de plus de 50 pays pour débattre de l’avenir de l’Agriculture africaine. Le ministre de l’Elevage et de la Pêche, dans son intervention, a mis l’accent sur la prise en compte des actions de renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 20242033. En marge des séries de conférences, le ministre de l’Elevage et de la Pêche a rencontré le Viceprésident de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique et des Jeunes entrepreneurs maliens. 5. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays, marquée notamment par une diminution du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a cependant appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies. Bamako, le 11 septembre 2026 Le Secrétaire Général du Gouvernement, Birama COULIBALY Chevalier de l’Ordre national Boîte de commentaires Facebook [...]
Melkam Addis Amet (Bonne année) à l’Éthiopie ! Alors que les horloges internationales affichent le 11 septembre 2026, les Éthiopiens viennent officiellement de franchir le cap de la nouvelle année 2019. Dans les rues de la capitale, Addis-Abeba, l’effervescence est à son comble. Ici, pas de tragédie associée à cette date, mais un parfum de fête, de fleurs printanières et de ragoût épicé. Immersion au cœur d’Enkutatash, le Nouvel An éthiopien, une anomalie temporelle unique au monde qui régit aussi bien la foi que l’administration d’un État tout entier. Pour quiconque atterrit à l’aéroport international de Bole à cette date, le choc culturel est d’abord chronologique. En franchissant la douane, on ne recule pas seulement de quelques fuseaux horaires ; on rajeunissez de sept ans et huit mois. Cette singularité s’explique par la fidélité de l’Éthiopie au calendrier de l’Église orthodoxe copte, calqué sur l’ancien calendrier julien. Contrairement à l’Occident, qui a modifié ses calculs de la date de naissance du Christ lors du passage au calendrier grégorien en 1582, l’Éthiopie n’a jamais réformé son système. Mieux encore, l’année éthiopienne est divisée en 13 mois. Douze mois de 30 jours, suivis d’un petit mois intercalaire de 5 ou 6 jours nommé Pagumen. Ce treizième mois vient tout juste de s’achever, ouvrant la voie au 1er Meskerem, le jour de l’An. Alors que la nuit tombe sur la Corne de l’Afrique, les familles s’apprêtent à allumer le Chibo, de grands flambeaux de bois, devant leurs maisons, tout en dégustant le traditionnel café éthiopien. Le monde entier court après le temps et regarde vers 2027 ; l’Éthiopie, elle, savoure sereinement ses premiers pas en 2019. Melkam Addis Amet (Bonne année) à l’Éthiopie ! Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’IA ne s’attaquera plus seulement à nos boulots elle nous tuera aussi d’ici la fin de la décennie. Le chercheur en intelligence artificielle Jacob Coxon, âgé de 27 ans, qui a annoncé sa démission publique le 9 septembre 2026 pose les avertissements. Par une série de messages sur les réseaux sociaux, le scientifique britannique a dénoncé les pratiques d’OpenAI et d’Anthropic, les deux leaders du secteur pour lesquels il a travaillé ces trois dernières années. L’ingénieur mathématicien accuse ces laboratoires de mettre des vies en danger en accélérant le développement d’une superintelligence artificielle sans régulation adéquate.   « Les gens qui construisent l’IA croient sincèrement qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici la fin de la décennie », ce sont les déclarations de l’expert en pré-entraînement de modèles. Pour Coxon, les deux leaders du secteur jouent à la roulette russe avec nos vies. Obsédées par une course aux profits et la peur de se faire distancer par la concurrence, ces entreprises foncent à l’aveugle vers une superintelligence autonome capable de s’auto-améliorer. Une boîte de Pandore impossible à refermer.   Loin de démentir, les cadres de la tech ont capitulé devant ses accusations. Evan Hubinger, responsable de la science de l’alignement chez Anthropic, a publiquement validé l’alerte en ces termes : « Jacob a raison. Je pense personnelinement qu’il y a plus de 10 % de risques que l’IA tue l’humanité d’ici dix ans ». Pire encore, il confesse que son entreprise ne dispose d’aucun plan pour contrôler une superintelligence future.   Le mythe d’une technologie salvatrice s’effondre. Derrière les jolies discours se cache une réalité glaçante, les génies de la Silicon Valley ont peur de leur propre créature. Alors que des modèles récents ont déjà montré des capacités à contourner la surveillance humaine, l’affaire Coxon met les gouvernements face à un impératif historique. Si les régulateurs n’imposent pas un coup d’arrêt immédiat, le point de non-retour algorithmique pourrait être franchi dès l’année prochaine. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les Forces Armées Maliennes (FAMa) poursuivent leurs opérations aéroterrestres contre les groupes armés terroristes (GAT), au lendemain de plusieurs actions offensives signalées dans différentes zones du pays. Selon l’État-Major Général des Armées, plusieurs dizaines de terroristes ont été neutralisés et d’importants matériels détruits. Dans une mise à jour faisant suite à son dernier communiqué « Flash » relatif à l’attaque perpétrée le 10 septembre 2026 par des groupes armés terroristes dans le secteur de Dioura, l’État-Major Général des Armées indique que les FAMa maintiennent la pression sur les assaillants. À ce stade des opérations, le bilan provisoire fait état de plusieurs dizaines de terroristes neutralisés, ainsi que de la destruction de nombreuses motocyclettes et de plusieurs pick-up. Deux bases terroristes ciblées à Ouan Le même jour, au sud et à l’est de la localité de Ouan, dans la région de San, deux bases appartenant à des groupes armés terroristes ont été identifiées puis traitées avec succès par les forces maliennes. D’après l’État-Major Général des Armées, ces groupes disposaient notamment de matériels de guerre et de nombreuses motocyclettes. Ils seraient impliqués dans plusieurs attaques récemment perpétrées dans le Centre du pays. Un regroupement détecté à l’est de Sikasso Les opérations ont également concerné la région de Sikasso. Le 9 septembre 2026, à environ 30 kilomètres à l’est de Sikasso, un regroupement de terroristes disposant de matériels de guerre et préparant une action hostile a été détecté. Après confirmation des renseignements, la position identifiée a été ciblée et frappée avec succès, précise l’État-Major Général des Armées. Les opérations de reconnaissance se poursuivent Les FAMa poursuivent désormais les opérations de surveillance et de reconnaissance dans les différents secteurs concernés. Ces actions doivent permettre d’évaluer avec précision les effets des frappes, d’établir un bilan consolidé et de neutraliser d’éventuelles menaces résiduelles. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Exploit historique au CHU Gabriel Touré ! Pour la première fois, l’excellence médicale malienne a brillé de mille feux en réussissant la séparation chirurgicale de deux bébés siamois, ouvrant une nouvelle ère d’espoir pour la santé publique au Mali. Nés le 29 août 2026, ces nourrissons partageaient des attaches corporelles qui compromettaient lourdement leur pronostic vital. Grâce à la mobilisation d’une équipe pluridisciplinaire d’experts locaux, cet exploit historique positionne un peu plus la chirurgie malienne au rang des grands pionniers de la sous-région. Nées d’une quatrième grossesse du couple BERTHE, les nourrissons présentaient, dès leur naissance, plusieurs malformations congénitales. Elles étaient notamment reliées par un système urinaire et digestif commun, partageant une même vessie et le même côlon. Le succès de cette séparation marque non seulement un tournant décisif pour la survie et l’avenir des nouveau-nés, mais il insuffle également un vent d’immense fierté au sein du corps médical national, prouvant la haute technicité et la résilience des infrastructures de santé publiques au Mali. Portée par la formidable nouvelle d’une intervention réussie, une forte délégation ministérielle menée par le médecin-colonel-major Assa Badiallo Touré s’est rendue, ce mercredi 9 septembre 2026 au CHU Gabriel Touré, pour s’enquérir de près de la santé des nouveau-nés. Ravie de la prouesse accomplie, le Médecin Colonel-major, a salué le travail scientifique réalisé par les praticiens maliens. « Nous sommes réunis aujourd’hui pour un événement heureux, un exploit scientifique de nos praticiens réalisé au sein de la grande famille du CHU Gabriel Touré » a t- elle déclaré avant de rappeler le caractère particulièrement rare des naissances de bébés siamois. Selon les estimations évoquées lors de cette visite, ce phénomène concerne environ une naissance sur 200 000. Elle a félicité l’ensemble de l’équipe ayant participé à cette intervention, ainsi que tous les agents du CHU Gabriel Touré, au nom des plus hautes Autorités du pays. « Une telle intervention, c’est vraiment une prouesse » a t- elle rappelé une seconde fois. Cette réussite constitue également, selon les Autorités, une illustration concrète de l’importance des équipements médicaux de pointe mis à la disposition des établissements sanitaires et de la compétence du personnel soignant malien.  » A noter que, cet exploit historique témoigne de l’expertise et du dévouement de nos blouses blanches, capables de relever les défis les plus complexes pour sauver des vies. » Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce jeudi, le jeune prêcheur l’imam Bandiougou Traoré, a recouvré la liberté après avoir purgé deux ans de prison ferme à la Maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA). Son incarcération, ordonnée par le Pôle National de lutte contre la cybercriminalité prend ainsi fin. Condamné le 7 novembre 2024 par le Pôle National de lutte contre la cybercriminalité pour « atteinte au crédit de l’État », il avait été interpellé par la Brigade d’investigation judiciaire (BIJ) de la police nationale, à la suite d’une plainte déposée contre lui pour des propos tenus lors d’un prêche très critique à l’égard du comportement et de l’habillement des femmes au sein des Forces armées et dans les milieux sportifs. Ses déclarations avaient suscité de nombreuses réactions. Plusieurs organisations de défense des droits des femmes les avaient qualifiées de « misogynes » et de « discriminatoires ». L’imam avait été interpellé le 9 septembre 2024, avant d’être placé sous mandat de dépôt le lendemain. Cette condamnation était la deuxième infligée au religieux en 2024. Dans une première affaire, il avait été placé sous mandat de dépôt le 4 janvier, après un prêche au cours duquel il avait notamment critiqué la mauvaise gouvernance et les coupures d’électricité. Il avait été condamné à dix-huit mois d’emprisonnement, dont deux mois ferme et seize mois avec sursis, ainsi qu’à une amende de 500 000 francs CFA. Après avoir exécuté la partie ferme de sa peine, il avait recouvré la liberté le 11 mars 2024. Figure incontournable des prêches à Torokorobougou, Bandiougou Traoré navigue entre influence religieuse et turbulences judiciaires, car il a dû répondre de ses actes à deux reprises devant les tribunaux au cours de l’année 2024. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont poursuivi leur dynamique opérationnelle tout au long du mois d’août 2026. À travers une présence accrue sur les différents théâtres de l’opération Dougoukoloko, les forces ont multiplié les opérations de reconnaissance, de contrôle de zone et de neutralisation des groupes armés terroristes, tout en renforçant leurs missions de sécurisation et d’accompagnement des populations. C’est dans ce cadre que la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA) a levé le voile, ce jeudi 10 septembre 2026, sur le bilan mensuel des opérations conduites par les FAMa au cours de la période du 1er au 31 août. Face aux médias, le Directeur de la DIRPA, le Colonel-Major Bakary Bocar Maïga, a présenté les principaux résultats enregistrés sur les différents théâtres d’opérations. Depuis les attaques du 4 juillet dernier, la dynamique opérationnelle demeure marquée par une surveillance permanente et une pression continue exercée sur les Groupes Armés Terroristes (GAT). Une situation qui, selon la DIRPA, a contraint les groupes terroristes, notamment sur le théâtre Est, à privilégier la dispersion, le camouflage et l’évitement du contact direct avec les forces. Une forte activité opérationnelle  Sur le théâtre Est, couvrant notamment Gao, Ménaka et Kidal, les FAMa ont maintenu leurs actions de recherche et de neutralisation. Au Centre, où la menace terroriste s’est intensifiée, notamment après l’attaque de San le 9 août, le dispositif militaire a été adapté afin de répondre à l’évolution de la situation. Des opérations de reconnaissance offensive, de contrôle de zone et de recherche ont ainsi été menées dans plusieurs secteurs, notamment à San, Bandiagara, Macina, Boulkessi et Youwarou. Dans le Sud, où l’activité terroriste demeure diffuse et opportuniste, les forces ont poursuivi leurs opérations de reconnaissance et de sécurisation des axes, des convois et des travaux, tout en intervenant contre les regroupements terroristes détectés. Les chiffres communiqués par la DIRPA témoignent de l’intensité de cette activité. Au cours du mois d’août, 740 sorties aériennes, représentant plus de 2 293 heures de vol, ont été effectuées. Elles ont notamment concerné des missions de renseignement, de surveillance, de reconnaissance, de transport et d’évacuation sanitaire, auxquelles s’ajoutent 214 frappes contre des cibles terroristes. Près de 1 000 terroristes neutralisés Sur le terrain, le bilan matériel fait état de la destruction de 50 bases terroristes, 564 motocyclettes, 129 pick-up dont 9 équipés, 5 cachettes, ainsi qu’une mine d’or artisanale et 230 barriques de carburant. Sur le plan humain, les estimations présentées par la DIRPA font état d’environ 1 000 terroristes neutralisés sur les différents théâtres d’opérations au cours du mois. Au-delà de ces résultats, le mois d’août a également été marqué par la libération de plusieurs dizaines de frères d’armes précédemment retenus en otage. La DIRPA a réaffirmé la détermination des autorités militaires à poursuivre les efforts jusqu’à la libération de l’ensemble des FAMa encore en captivité. Des FAMa également au service des populations L’action des forces ne s’est toutefois pas limitée aux opérations de combat. Sur le terrain, les FAMa ont également poursuivi leurs missions de sécurisation et d’accompagnement des populations. Les unités terrestres ont notamment assuré l’escorte de 3 681 citernes au cours du mois d’août, contribuant ainsi à la sécurisation de l’approvisionnement. De son côté, l’Armée de l’Air a transporté 3 312 passagers et plus de 126 tonnes de fret. La sécurisation des foires, des travaux champêtres, des axes routiers et des convois de ravitaillement s’est également poursuivie. Des patrouilles permanentes et la sécurisation de certains vols humanitaires ont complété ce dispositif destiné à favoriser la continuité des activités et la protection des populations. Le Génie militaire et le Service de santé en appui L’appui aux populations s’est aussi traduit par l’intervention du Génie Militaire. À Bafoulabé, les bacs militaires ont permis, entre le 26 juillet et le 8 septembre 2026, le franchissement du fleuve par 2 476 engins roulants, facilitant ainsi la mobilité des personnes et des biens. Le Service de Santé des Armées a, pour sa part, poursuivi la prise en charge de patients civils aux côtés des militaires, illustrant l’engagement des structures militaires au-delà du seul cadre opérationnel. En toile de fond de ces opérations, les FAMa poursuivent leur montée en puissance. Le recrutement, la formation et le perfectionnement des personnels restent au cœur de cette dynamique. La formation initiale, la spécialisation, la formation interarmes et le perfectionnement des personnels doivent permettre de renforcer progressivement les différentes composantes des Forces Armées Maliennes et leurs directions de services. À travers ce bilan mensuel, la DIRPA met ainsi en avant une armée engagée simultanément sur plusieurs fronts, notamment la lutte contre les groupes armés terroristes, la sécurisation du territoire, l’accompagnement des populations et le renforcement de ses capacités opérationnelles. Boîte de commentaires Facebook [...]
Le football malien bénéficie désormais d’un nouveau soutien de poids. La Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT) et NDC Energies ont signé une convention de partenariat d’un montant de 300 millions de FCFA, traduisant la volonté de l’entreprise spécialisée dans l’importation et la commercialisation des hydrocarbures de contribuer davantage au développement du sport national. Le football malien peut compter sur un nouveau partenaire. La Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT) et NDC Energies ont procédé à la signature d’une convention de partenariat d’un montant de 300 millions de FCFA. La cérémonie s’est déroulée au siège de NDC Energies, à l’ACI 2000, en présence de Mahazou dit Baba Cissé, président de la FEMAFOOT, et de Mamadou Chérif Diarra, Directeur adjoint de NDC Energies. À travers cet engagement financier, NDC Energies entend apporter sa contribution à l’accompagnement du football malien et à la promotion des talents nationaux. Une démarche qui illustre la volonté de l’entreprise de s’investir dans des initiatives d’intérêt national, au-delà de ses activités dans le secteur énergétique. NDC Energies, un acteur incontournable du secteur des hydrocarbures Dirigée par l’entrepreneur malien Mamadou Niangadou, NDC Energies s’est progressivement imposée comme un acteur important du secteur énergétique au Mali. L’entreprise a notamment repris environ 80 stations-service de l’ancien réseau de TotalEnergies au Mali, renforçant ainsi sa présence dans la distribution des produits pétroliers. Avec des centaines de camions-citernes à son actif, NDC Energies participe à l’approvisionnement de plusieurs catégories de clients, notamment les sociétés minières et les réseaux indépendants. Cette activité contribue également à la création d’emplois et à l’émergence de nouvelles opportunités pour la jeunesse malienne. Mais c’est surtout pendant la récente crise du carburant que l’entreprise a particulièrement marqué les esprits. Alors que le Mali faisait face à une importante crise d’approvisionnement en carburant, avec des répercussions sur les activités économiques et la vie quotidienne des populations, les acteurs du secteur ont été appelés à multiplier les efforts pour maintenir la disponibilité des produits pétroliers. Dans ce contexte difficile, NDC Energies a joué un rôle important dans les efforts d’approvisionnement du marché, notamment à travers la mobilisation de ses moyens logistiques et la poursuite de la desserte de ses stations-service. L’entreprise s’est ainsi distinguée par sa capacité à maintenir ses opérations malgré les difficultés. Une mobilisation qui a été perçue comme une contribution aux efforts collectifs visant à atténuer les effets de la crise et à assurer la continuité de l’approvisionnement. En reconnaissance de cet engagement, une médaille de reconnaissance a été décernée à Mamadou Niangadou, PDG de NDC Energies, pour services rendus à la nation. Du carburant au football, le même engagement au service du Mali Le partenariat de 300 millions de FCFA conclu avec la FEMAFOOT s’inscrit dans cette dynamique. Pour NDC Energies, il ne s’agit plus seulement d’être un opérateur économique dans un secteur stratégique, mais également de contribuer à des initiatives capables de rassembler et de porter les aspirations de la jeunesse malienne. Le football constitue justement l’un des principaux vecteurs de cohésion, de fierté nationale et d’espoir pour la jeunesse. En accompagnant la FEMAFOOT, NDC Energies affirme donc son ambition de participer, à sa manière, à la construction d’un environnement plus favorable à l’épanouissement des sportifs maliens. Ainsi, Mamadou Niangadou et NDC Energies démontrent que la performance économique peut également s’accompagner d’un engagement citoyen. Après avoir apporté leur contribution dans un secteur aussi stratégique que celui de l’énergie, l’entreprise entend désormais apporter son soutien au football, autre domaine majeur de la vie nationale. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Premier ministre de la République algérienne démocratique et populaire, Sifi Ghrieb, effectuera une visite officielle à Bamako le lundi 14 septembre 2026, à l’invitation de son homologue malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga, Premier ministre, Chef du Gouvernement du Mali. L’information vient de la primature du Mali à travers un communiqué publié ce jour. À la tête d’une forte délégation, le Chef du Gouvernement algérien sera porteur d’un message du Président de la République algérienne démocratique et populaire, Abdelmadjid Tebboune, à son homologue malien, le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État. Cette visite intervient dans le prolongement de la visite de travail effectuée par le Premier ministre malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga, à Alger le 24 août 2026. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la redynamisation des relations bilatérales entre le Mali et l’Algérie. Durant son séjour à Bamako, Sifi Ghrieb sera reçu par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Il aura également une séance de travail avec son homologue malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga. Cette visite offrira ainsi aux deux parties l’occasion de renforcer leur dialogue direct, dans le respect mutuel et la préservation des intérêts de chacun des deux États. À travers cette démarche, le Mali et l’Algérie réaffirment leur volonté commune de consolider leur coopération dans les domaines d’intérêt commun, au bénéfice de leurs peuples respectifs. Les deux pays entendent poursuivre cette coopération dans un esprit de bon voisinage, de fraternité et de solidarité agissante. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
(Bobo-Dioulasso, 9 septembre 2026). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Chef suprême des Forces Armées nationales, a procédé à l’inauguration officielle du complexe industriel Textile des Forces du Burkina Faso, (TEXFORCES-BF), ce mercredi matin à Logofourousso, dans la commune de Bobo-Dioulasso. L’inauguration de ce complexe industriel, chargé de confectionner les uniformes des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) ainsi que de produire des effets d’habillement pour les populations civiles, matérialise la politique de souveraineté et de transformation locale du coton burkinabè conformément à la vision du Leader de la Révolution Progressiste Populaire (RPP). Pour le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, qui s’est adressé à la presse à l’issue de la cérémonie, cette inauguration est un message fort à l’endroit du Peuple burkinabè, qu’il exhorte à croire en ses propres potentialités. « Je pense que pour un être humain, se vêtir fait partie de la protection de sa dignité, de la même façon que s’alimenter. Pendant longtemps, même dans la sous-région, nous avons exporté nos matières brutes et nous avons décidé à travers ce complexe d’affirmer notre souveraineté en matière textile », soutient le Chef suprême des Forces armées nationales. Pour le Président du Conseil d’administration (PCA) de TEXFORCES-BF, le Général de Brigade Ismaël Kiswendsida DIAOUARI, Chef d’État-major particulier du Président du Faso, ce complexe porte une histoire, celle de la vision politique du Chef de l’État, devenue une réalité industrielle. « Un pays qui produit du coton ne peut durablement accepter que l’essentiel de la valeur ajoutée, l’essentiel des emplois, des savoir-faire et des devises liées à cette matière première se créent ailleurs », se convainc le PCA de TEXFORCES-BF. Conquérir le marché national, sous-régional et international Selon le Général de Brigade, TEXFORCES-BF porte des capacités annuelles pouvant atteindre 20 millions de mètres de tissu au tissage, 5 à 6 millions d’unités en tricotage, jusqu’à 20 millions de mètres en finition teinture, 4 à 6 millions de tenues, plus de 5 millions de tee-shirts et plus d’un million de paires de chaussettes par an. L’ambition à terme est de transformer jusqu’à 50 000 tonnes de coton par an, porter le tissage jusqu’à 100 millions de mètres par an et dépasser 20 millions de pièces confectionnées par an avec une conquête progressive du marché national, sous-régional et international. Le Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem PODA, en livrant le discours du Président du Faso, a affirmé qu’en ce jour, « nous n’inaugurons pas un simple complexe industriel, nous inaugurons un symbole vivant de notre souveraineté, une capacité nationale nouvelle et la preuve que le Peuple burkinabè peut produire, transformer, innover et répondre lui-même à des besoins stratégiques de la Nation ». Direction de la communication de la Présidence du Faso Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Burkina vient de gagner le pari de l’information crédible et accessible pour tout les burkinabè. Le décodeur Canal+ ne s’éteindra plus tout à fait au Burkina Faso. Mais, au-delà de cette victoire, un coup de génie que personne ne capte. En contraignant le géant français à laisser la télévision nationale accessible même après l’expiration des abonnements, l’État burkinabè vient de signer un coup de force réglementaire qui redessine silencieusement le marché de la publicité ouest africain. Cette victoire de la souveraineté audiovisuelle est l’aboutissement d’un bras de fer de plusieurs mois. Tout a commencé le 12 juin 2026, lorsque le Conseil supérieur de la communication (CSC) a infligé une première amende de 50 millions de francs CFA à Canal+ International pour non-respect de ses obligations d’accès gratuit aux chaînes locales. Face à la résistance de l’opérateur, qui imposait un astucieux système de validation par SMS, le régulateur a durci le ton en juillet 2026 avec une amende record de 200 millions de FCFA. Isolé, le groupe a finalement plié ; le jeudi 27 août 2026 à 15 heures, le signal en clair de la RTB est devenu automatique et gratuit sur tous les décodeurs coupés. Au-delà de la bataille politique, ce repli de Canal+ provoque un bousculade économique inattendu. En Afrique subsaharienne, le modèle de la télévision payante subit la loi de la « recharge » ; en fin de mois, l’audience s’effondre massivement au rythme des budgets des ménages. Les annonceurs (télécoms, brasseries, banques) qui achetaient des espaces publicitaires sur les chaînes privées internationales du bouquet voyaient leurs messages disparaître des écrans des foyers non réabonnés. Désormais, la donne change radicalement. En restant allumée en permanence, la RTB récupère techniquement cette « audience résiduelle » (ces centaines de milliers de foyers qui ont le décodeur coupé mais qui continuent de générer de l’audimat pour la télévision nationale) et s’impose comme le canal publicitaire le plus stable du pays. Pourquoi les grandes marques investiraient-elles sur des chaînes panafricaines au signal cyclique, alors que la télévision publique garantit une exposition continue, même sur un décodeur financièrement expiré ? L’argent de la publicité locale va inévitablement migrer vers la chaîne d’État. Pour Canal+, ce compromis technique ressemble à un piège commercial. Non seulement la multinationale perd une partie de l’écran noir qui incitait au réabonnement immédiat, mais elle voit ses propres espaces publicitaires perdre de la valeur au profit du média national. En voulant faire du droit à l’information, une réalité, le Burkina Faso a également court-circuité Canal + sur le champ publicitaire. Le Burkina n’a pas seulement fait respecter sa réglementation nationale et sa souveraineté, il vient d’infliger un coup Économique sévère au géant de la parabole blanche. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’équilibre délicat entre la sécurité numérique et le respect des libertés fondamentales est au cœur d’un événement majeur qui s’est ouvert aujourd’hui au Restaurant la pirogue à Bamako. Prévu sur deux jours, du 08 au 09 septembre 2026, cet atelier consultatif marque une étape décisive dans la gouvernance numérique du pays. Intitulé « Cadre consultatif d’échanges pratiques et de co-construction de solutions sur les enjeux de la régulation du cyberespace au Mali », cet événement est porté par le projet Siguida-Hêrêma. Cette initiative ambitieuse est menée par l’organisation internationale Search for Common Ground, en partenariat étroit avec l’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres du Mali (URTEL), et bénéficie du soutien financier de la Coopération belge au développement. L’ouverture officielle a été marquée par le discours de Mohamed Al Bachar, représentant de Monsieur Alhamdou Ag Ilyène, ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration. Dans son allocution, M. Al Bachar a salué la diversité et la qualité des participants, soulignant que le cyberespace est devenu un levier incontournable de mobilisation citoyenne et de développement économique, tout en reconnaissant les défis majeurs liés à la désinformation, aux discours de haine et à la cybercriminalité. Face aux interrogations légitimes de la société civile concernant l’impact des lois de 2013 et 2019 sur la liberté d’expression, il a réaffirmé la volonté du ministère de s’engager vers une gouvernance collective, basée sur l’écoute et l’expertise. De son côté, le représentant de Search for Common Ground a insisté sur l’approche de « Digital Peacebuilding » (consolidation de la paix numérique), visant à renforcer la résilience informationnelle. Il a rappelé que l’objectif n’est pas d’imposer mais d’écouter les divergences pour concevoir des réponses adaptées aux réalités maliennes. Un avis partagé par le président du comité de coordination du réseau Siguida-Hêrêma, qui s’est félicité de réussir l’exploit de réunir autour d’une même table des acteurs qui se parlent rarement : les institutions publiques, les médias, les confessions religieuses, les femmes et la jeunesse. Durant ces deux journées, les participants plancheront sur l’appropriation du cadre juridique existant, le partage d’expériences face aux dérives en ligne et l’impact des technologies émergentes comme l’intelligence artificielle. L’ambition finale est de soumettre aux autorités des recommandations concrètes et inclusives, assorties de responsabilités claires, pour bâtir un espace numérique malien pacifié, responsable et protecteur des droits de chacun. Stephan MOMO ( Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Commissariat de Police de Kalaban-Coro, sous la houlette du Commissaire Principal Yoro Diakité, a mis hors d’état de nuire un réseau de cinq (05) présumés voleurs et receleurs de motos Djakarta, au quartier Kabala le 31 août 2026. Informée de l’affaire, la Brigade de Recherches a appréhendé un premier suspect, M.Y, en train de brader une moto Djakarta. Son interrogatoire a permis d’identifier quatre (04) complices présumés et de saisir au total deux (02) motos Djakarta. Les cinq (05) suspects, identifiés par les initiales M.Y, 16 ans ; M.D, alias « Wozodeni », 15 ans ; M.F, alias « Bron », 16 ans ; D.S, 18 ans ; et A.K, 18 ans, ont été mis à la disposition de la Justice. L’enquête se poursuit afin d’identifier et d’interpeller d’éventuels autres complices. Selon le Commissaire Principal Yoro Diakité en charge du commissariat de police de Kalaban-Coro, cette opération traduit l’engagement constant de la Police Nationale dans la lutte contre la délinquance et la criminalité sous toutes ses formes, conformément aux orientations du Directeur Général de la Police Nationale, le Contrôleur Général de Police Youssouf KONÉ, avec le soutien du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. Par ailleurs il a invité la population à une bonne collaboration, notamment en signalant tout comportement suspect au 101 de la Police Nationale. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
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